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GUIDE MÉTHODOLOGIQUE DE PRODUCTION
DES INFORMATIONS RELATIVES
À LACTIVITÉ MÉDICALE
ET À SA FACTURATION
EN MÉDECINE, CHIRURGIE, OBSTÉTRIQUE
ET ODONTOLOGIE
Version Provisoire
Décembre 2025
I
PRÈAMBULE
Le présent document est la version provisoire du guide méthodologique de production du recueil
dinformations médicalisées MCOO , il est applicable à partir du 1er janvier 2026, il constitue
lannexe III prévu e à larticle 9 de larrêté du 23 décembre 2016 modifié relatif au recueil et
au traitement des données dactivité médicale et des données de facturation correspondantes,
produites par les établissements de santé publics ou privés ayant une activité en médecine,
chirurgie, obstétrique et odontologie, et à la transmission dinformations issues de ce traitement
dans les conditions définies à larticle L.6113-8 du code de la santé publique (arrêté « PMSI-
MCO »). Il se substitue à lédition précédente publiée au Bulletin officiel du 17 juillet 2025.
Des informations complémentaires seront disponibles :
• dans le Manuel des groupes homogènes de malades ;
• dans le Guide de lecture et de codage de la Classification commune des actes
médicaux (CCAM) ;
• dans le volume 2 de la Classification statistique internationale des maladies et des
problèmes de santé connexes, 10e révision (CIM10), OMS éd. ;
• sur le site Internet de l'Agence technique de l'information sur l'hospitalisation (ATIH).
Il est en outre conseillé de se reporter en tant que de besoin aux textes officiels cités dans ce
guide : codes de la santé publique et de la sécurité sociale, autres textes législatifs et
règlementaires, circulaires et instructions.
II
LE PMSI EN MÉDECINE, CHIRURGIE, OBSTÉTRIQUE
ET ODONTOLOGIE
La description de l'activité médicale dans le cadre du programme de médicalisation des
systèmes d'information (PMSI) en médecine, chirurgie, obstétrique et odontologie (MCO) des
établissements de santé publics et privés repose sur le recueil systématique de données
administratives, démographiques, médicales et de prise en charge, normalisées. Ce recueil
sinscrit dans la logique des dispositions des articles L.6113-8 du code de la santé publique,
qui sappliquent aux établissements de santé, publics et privés, en matière danalyse de
leur activité.
Les établissements de santé publics et privés, en France métropolitaine et dans les
départements doutre-mer, ayant une activité autorisée en médecine, chirurgie, obstétrique et
odontologie (MCO), quel que soit leur mode de financement, sont tenus de réaliser, pour
chaque patient pris en charge en hospitalisation, par extraction depuis le système
dinformation de létablissement de santé, un recueil dinformations portant sur lactivité de
soins et sur sa facturation.
Lenregistrement de lactivité est réalisé sous la forme dun résumé de sortie standardisé
(RSS). Ce recueil couvre lhospitalisation à temps complet et à temps partiel réalisée dans les
établissements de santé. Lactivité de consultations et de soins externes réalisée par les
établissements sous DAF est également enregistrée (RSF-ACE). Les informations du RSS
constituent un résumé normalisé et codé conforme au contenu du dossier médical du patient.
Le recueil dinformations portant sur la facturation est induit par les principes du modèle de
financement appliqué en MCO (financement à lactivité).
Les recueils dinformations sur lactivité et sa facturation sont rendus anonymes avant leur
télétransmission sécurisée vers une plateforme déchange (e-PMSI). Sur celle-ci, les données
transmises sont analysées selon un schéma standardisé et le résultat présenté sous forme
de tableaux consultables et téléchargeables par les établissements. La validation des
tableaux par les établissements rend les données transmises disponibles à leurs services de
tutelle (agence régionale de santé, assurance maladie). Les fichiers transmis et validés
alimentent une base nationale de données du PMSI en MCO, constituée sous la
responsabilité de lÉtat, et réglementée selon larrêté du 23 décembre 2016 modifié.
Ce guide comporte sept chapitres. Le chapitre I précise les conditions du recueil des
informations du RSS et pour chacune delles sa définition, son origine et les nomenclatures
de codage utilisées. Le chapitre II décrit le recueil des informations relatives à la facturation
de lactivité. Le chapitre III expose les modalités techniques de la transmission des
informations, Le chapitre IV décrit la hiérarchisation et le codage des informations médicales
du résumé dunité médicale, le chapitre V précise les directives de codage avec la CIM10,
le chapitre VI présente un guide de situations cliniques, le chapitre VII décrit les séances.
III
SOMMAIRE
I. PRODUCTION DES INFORMATIONS RELATIVES À LACTIVITÉ EN MÉDECINE, CHIRURGIE,
OBSTÉTRIQUE ET ODONTOLOGIE ............................................................................................................... 1
1. CHAMP DU RECUEIL ET DÉFINITIONS .................................................................................................... 2
1.1. STRUCTURES ET TYPES D'HOSPITALISATION CONCERNÉS .................................................................... 2
1.2. ADMISSION DANS UNE UNITÉ DHOSPITALISATION ...................................................................................... 3
1.3. AUTRES SÉJOURS ....................................................................................................................................................... 5
1.3.1. Nouveau-né ..................................................................................................................................... 5
1.3.2. Enfant né sans vie (« mort-né ») .................................................................................................. 5
1.3.4. Séances de radiothérapie et de dialyse rénale .......................................................................... 6
1.4. CAS PARTICULIER : LA PRÉPARATION À LIRRADIATION ............................................................................ 6
1.5. PRISES EN CHARGE REALISEES SANS NUITEE AU SEIN DES ETABLISSEMENTS DE SANTE ................................ 6
2. CONTENU DU RECUEIL ............................................................................................................................ 7
2.1. LE RÉSUMÉ D'UNITÉ MÉDICALE ............................................................................................................................. 7
2.2. LE RÉSUMÉ DE SORTIE STANDARDISÉ .............................................................................................................. 9
2.2.1. Les Informations administratives constantes au cours du séjour .......................................... 10
2.2.2. Informations variables au cours du séjour ................................................................................ 12
2.2.2.2. Informations Médicales .............................................................................................................. 21
2.3. LE RÉSUMÉ DE SORTIE ANONYME ..................................................................................................................... 25
2.4. LE FICHIER DINFORMATION DES UNITÉS MÉDICALES .............................................................................. 26
2.5 LE RESUME DE PARCOURS PATIENT POUR LA MALADIE RENALE CHRONIQUE RPP-MRC ......................................... 29
2.6. FORMATS DES RÉSUMÉS ....................................................................................................................................... 29
3. PRESTATIONS INTERÉTABLISSEMENTS (PIE) ................................................................................... 31
3.1. DÉFINITION .................................................................................................................................................................... 31
3.2. OBJECTIFS DU DISPOSITIF .................................................................................................................................... 31
3.3. DESCRIPTION DU DISPOSITIF ............................................................................................................................... 32
3.3.1. Cas général ................................................................................................................................... 32
3.3.2. Cas des séances de dialyse rénale, de radiothérapie et de chimiothérapie ........................ 33
4. PRESTATIONS INTERACTIVITES (PIA) .................................................................................................. 34
4.1. DÉFINITION .................................................................................................................................................................... 34
4.2. CAS PARTICULIER : LE MCO EST PRESTATAIRE POUR LHAD .................................................................................... 34
1. DISPOSITIF CIBLE ..................................................................................................................................... 37
2. MESURES TRANSITOIRES ....................................................................................................................... 38
2.1. ÉTABLISSEMENTS VISÉS AUX A, B ET C DE LARTICLE L.162-22 DU CSS .............................................. 38
2.1.1. Conditions de production des informations de facturation ..................................................... 38
2.1.2. Le fichier VID-HOSP .................................................................................................................... 39
2.1.3. Les Fichiers complémentaires .................................................................................................... 41
2.1.4. Le résumé standardisé de facturation des actes et consultations externes .......................... 43
2.1.4.2. Cumul de production dun RSF-ACE ....................................................................................... 45
2.1.5. Le fichier FICHSUP ...................................................................................................................... 46
2.2. ÉTABLISSEMENTS VISÉS AUX D ET E DE LARTICLE L.162-22 DU CSS .................................................. 49
2.2.1. Conditions de production des informations de facturation ..................................................... 49
2.2.2. Contenu du résumé standardisé de facturation ....................................................................... 50
2.2.3. Les fichiers FICHCOMP .............................................................................................................. 52
2.2.4 Les fichiers FICHOMP.csv ..................................................................................................... 53
2.2.5. Le fichier FICHSUP ...................................................................................................................... 53
III. TRANSMISSION, CHAINAGE ANONYME, CONFIDENTIALITÉ, QUALITÉ ET CONSERVATION
DES INFORMATIONS ...................................................................................................................................... 56
1. TRANSMISSION DES INFORMATIONS................................................................................................... 56
2. PRINCIPE DU CHAINAGE ANONYME .................................................................................................... 56
IV
3. PROCÉDURE DU CHAINAGE ANONYME .............................................................................................. 57
3.1. ÉTABLISSEMENTS VISÉS AUX A, B ET C DE LARTICLE L.162-22 DU CSS .............................................. 57
3.1.1. Création du numéro anonyme du patient .................................................................................. 57
3.1.2. Liaison entre le numéro anonyme et les informations dactivité et de facturation ..... 58
3.1.3. Concomitance de lattribution du numéro anonyme et de lanonymisation .......................... 58
3.2. ÉTABLISSEMENTS VISÉS AUX D ET E DE LARTICLE L.162-22 DU CSS .................................................. 58
3.3. TRAITEMENTS RÉALISÉS PAR LA PLATEFORME E-PMSI ........................................................................... 59
4. CONFIDENTIALITÉ ..................................................................................................................................... 59
5. QUALITÉ DES INFORMATIONS ET RESPONSABILITÉS .................................................................... 60
6. CONSERVATION DES INFORMATIONS ................................................................................................. 61
IV. HIÉRARCHISATION ET CODAGE DES INFORMATIONS MÉDICALES DU RÉSUMÉ DUNITÉ
MÉDICALE ........................................................................................................................................................ 63
1. LA MORBIDITÉ PRINCIPALE ................................................................................................................... 63
1.1. LE DIAGNOSTIC PRINCIPAL ................................................................................................................................... 63
1.2. LE DIAGNOSTIC RELIÉ .............................................................................................................................................. 64
2. LES DIAGNOSTICS ASSOCIÉS ............................................................................................................... 66
2.1. LES DIAGNOSTICS ASSOCIÉS SIGNIFICATIFS ............................................................................................... 66
2.2. LES DIAGNOSTICS ASSOCIÉS PAR CONVENTION ....................................................................................... 68
2.2.1. En conformité avec les règles de la CIM10 ....................................................................... 68
2.2.2. En cas de cause externe de morbidité ................................................................................. 69
2.2.3. Pour identifier les séjours avec une prestation inter-établissement demandée ................... 69
2.2.4. Pour identifier les séjours avec prises en charge dune IOA complexe ................................. 69
2.2.5 Pour identifier les séjours avec administration de sédation palliative ..................................... 69
2.2.6. Dans le cadre de la périnatalité ................................................................................................... 70
2.2.7. Complications dactes ................................................................................................................... 70
2.2.8. Infection .......................................................................................................................................... 71
2.2.9. Effets indésirables ......................................................................................................................... 71
2.2.10. Intoxications ................................................................................................................................. 71
2.2.11. Suicide et tentative de suicide ................................................................................................... 71
2.2.12. Dans les autres circonstances suivantes précisées ............................................................... 71
2.3 LES DIAGNOSTICS ASSOCIÉS EN RÉSUMÉ ...................................................................................................... 72
3. LES ACTES MÉDICAUX ............................................................................................................................ 72
4. LES DONNÉES À VISÉE DOCUMENTAIRE ............................................................................................ 74
V. CONSIGNES DE CODAGE AVEC LA 10E RÉVISION DE LA CLASSIFICATION INTERNATIONALE
DES MALADIES ................................................................................................................................................ 76
1. RÈGLES GÉNÉRALES DEMPLOI DE LA CIM10 ................................................................................ 76
2. DIRECTIVES RELATIVES AU CODAGE DE CERTAINS MOTIFS DE RECOURS AUX SOINS ET À
DIFFÉRENTS CHAPITRES DE LA CIM10 ................................................................................................... 78
ACCIDENTS VASCULAIRES CÉRÉBRAUX ................................................................................................................ 78
ACCOUCHEMENT IMPROMPTU OU À DOMICILE ................................................................................................... 81
ANÉMIE POSTHÉMORRAGIQUE AIGÜE APRÈS UNE INTERVENTION .......................................................... 81
ANTÉCÉDENTS.................................................................................................................................................................... 82
ATHEROSCLEROSE AVEC GANGRENE .................................................................................................................... 83
CARENCES VITAMINIQUES ............................................................................................................................................ 83
CHUTES A REPETITION ..................................................................................................................................................... 83
CODES OMS RÉSERVÉS A UN USAGE URGENT .................................................................................................... 84
COMPLICATIONS DES ACTES MÉDICAUX ET CHIRURGICAUX ....................................................................... 84
CYSTITE AIGÜE ................................................................................................................................................................... 88
DIABÈTE DE TYPE 2 TRAITÉ PAR INSULINE ............................................................................................................ 89
DOULEUR CHRONIQUE .................................................................................................................................................... 89
DOULEUR CHRONIQUE REFRACTAIRE (REBELLE) ........................................................................................................ 89
EFFETS NOCIFS DES MÉDICAMENTS ........................................................................................................................ 90
V
EMPLOI DES CODES DU GROUPE B95B98 CIM10 ............................................................................................. 91
EMPLOI DES CATÉGORIES O80 À O84 DE LA CIM10 .......................................................................................... 92
EMPLOI DES CATÉGORIES P00 À P04 DE LA CIM10 ........................................................................................... 92
ENFANTS NÉS SANS VIE ................................................................................................................................................. 92
EMPLOI DES CODES DU CHAPITRE XXI DE LA CIM10 ....................................................................................... 93
ÉTAT GRABATAIRE ......................................................................................................................................................... 103
HÉMANGIOME ET LYMPHANGIOME ........................................................................................................................ 104
HYPOTENSION ET BAISSE DE LA TENSION ARTÉRIELLE .............................................................................. 104
IDENTIFICATION DU POLYHANDICAP LOURD ..................................................................................................... 104
INFARCTUS DU MYOCARDE ....................................................................................................................................... 105
INSUFFISANCE RÉNALE FONCTIONNELLE .......................................................................................................... 105
INSUFFISANCE RESPIRATOIRE DE LADULTE .................................................................................................... 106
INTERRUPTION DE LA GROSSESSE ....................................................................................................................... 106
LÉSIONS TRAUMATIQUES ........................................................................................................................................... 109
MALADIES PROFESSIONNELLES ............................................................................................................................. 109
MALNUTRITION, DÉNUTRITION ................................................................................................................................. 109
ŒDÈME PULMONAIRE ................................................................................................................................................... 114
PRÉCARITÉ ........................................................................................................................................................................ 114
RÉSISTANCE AUX ANTIMICROBIENS...................................................................................................................... 115
SEPSIS ET CHOC SEPTIQUE ....................................................................................................................................... 116
SÉQUELLES DE MALADIES ET DE LÉSIONS TRAUMATIQUES ...................................................................... 117
SUICIDES ET TENTATIVES DE SUICIDE .................................................................................................................. 119
TRAITEMENT DES GRANDS BRULÉS ...................................................................................................................... 119
TUMEURS À ÉVOLUTION IMPRÉVISIBLE OU INCONNUE ................................................................................ 119
VIOLENCE ROUTIÈRE .................................................................................................................................................... 120
VI. GUIDE DES SITUATIONS CLINIQUES .................................................................................................. 122
1.1. HOSPITALISATION POUR DIAGNOSTIC .......................................................................................................... 122
1.1.1. Le séjour a permis le diagnostic de laffection causale .................................................... 122
1.1.2. Il n'a pas été découvert de cause à la symptomatologie ................................................. 122
1.1.3. Cas particuliers ...................................................................................................................... 123
1.1.4. Situations équivalentes ......................................................................................................... 125
1.2. HOSPITALISATION POUR TRAITEMENT ......................................................................................................... 127
1.2.1. Traitement répétitif ................................................................................................................. 127
1.2.2. Traitement unique .................................................................................................................. 129
1.2.3. Situations équivalentes (au traitement unique) ................................................................. 133
1.3. HOSPITALISATION POUR SURVEILLANCE .................................................................................................... 135
1.3.1. Surveillance négative ............................................................................................................ 135
1.3.2. Surveillance positive .............................................................................................................. 136
1.3.3. Situations équivalentes ......................................................................................................... 137
1.3.4. Remarque à propos de la notion de « bilan » ................................................................... 137
1.4. MALADIES CHRONIQUES ET DE LONGUE DURÉE ..................................................................................... 138
1.5. QUE FAIRE SI LANALYSE EN TERMES DE SITUATION CLINIQUE PROPOSE PLUS DUN
DIAGNOSTIC PRINCIPAL .............................................................................................................................................. 140
1.6. PRISE EN CHARGE PRÉVUE NON RÉALISÉE ............................................................................................... 140
VII. LES SÉANCES ......................................................................................................................................... 143
2. LHÉMODIALYSE ET LENTRAINEMENT À LA DIALYSE PÉRITONÉALE EN SÉANCES ............ 144
3. LA CHIMIOTHÉRAPIE EN SÉANCES .................................................................................................... 145
3.1. LA CHIMIOTHÉRAPIE POUR TUMEUR ............................................................................................................. 145
3.2. LA CHIMIOTHÉRAPIE POUR AFFECTION NON TUMORALE .................................................................... 145
4. LACTIVITÉ DE RADIOTHÉRAPIE ......................................................................................................... 145
4.1. LE RÉSUMÉ STANDARDISÉ DE PRÉPARATION .......................................................................................... 146
4.2. LE RSS-SÉANCE(S) DIRRADIATION ................................................................................................................ 147
5. LA TRANSFUSION SANGUINE EN SÉANCES .................................................................................... 149
6. LOXYGÉNOTHÉRAPIE HYPERBARE EN SÉANCES......................................................................... 149
VI
7. LES APHÉRÈSES SANGUINES EN SÉANCES .................................................................................... 149
INDEX ALPHABETIQUE ................................................................................................................................ 150
III
CHAPITRE I
PRODUCTION DES INFORMATIONS RELATIVES A
LACTIVITE EN MÉDECINE, CHIRURGIE, OBSTÉTRIQUE
ET ODONTOLOGIE
1
I. PRODUCTION DES INFORMATIONS RELATIVES À
LACTIVITÉ EN MÉDECINE, CHIRURGIE, OBSTÉTRIQUE ET
ODONTOLOGIE
Lidentification de l'activité médicale dans le cadre du programme de médicalisation des
systèmes d'information (PMSI) du champ dactivité de médecine, chirurgie, obstétrique et
odontologie (MCO) public et privé repose sur le recueil systématique de données
administratives et médicales normalisées
1 constituant le résumé de sortie standardisé
(RSS), et sur le traitement méthodique de ces données.
Dès lors quelle respecte les conditions exposées infra dans le point 1.5 de ce chapitre, toute
hospitalisation dans le champ dactivité de MCO d'un établissement de santé, avec ou sans
hébergement, doit donner lieu à la production d'un RSS con stitué de un ou de plusieurs
résumés d'unité médicale (RUM).
Lanonymisation du RSS est à lorigine du résumé de sortie anonyme (RSA) qui est
transmis à l'agence régionale de santé dont dépend l'établissement de santé.
À ces résumés sajoutent des recueils dinformations relatifs à la facturation de lactivité.
Le présent chapitre décrit les conditions de production et le contenu des RUM, RSS et
RSA. Les recueils relatifs à la facturation sont présentés dans le chapitre II.
1 Depuis 1994 pour les établissements de santé publics et privés visés aux a, b et c de larticle L.162-22 du
code de la sécurité sociale, depuis 1997 pour les établissements de santé privés visés aux d et e du même
article
2
1. CHAMP DU RECUEIL ET DÉFINITIONS
1.1. STRUCTURES ET TYPES D'HOSPITALISATION CONCERNÉS
Le champ dactivité de MCO est constitué par l'ensemble des unités médicales d'un
établissement de santé autorisé à dispenser des soins en médecine, chirurgie, obstétrique ou
odontologie.
Un établissement de santé, identifié par un numéro FINESS juridique, est constitué dun ou
de plusieurs établissements dits géographiques, identifiés chacun par un numéro FINESS
géographique. Le recueil PMSI doit-être réalisé sur la base du FINESS juridique pour les
établissements publics et sur la base du FINESS géographique pour les établissements
privés.
On désigne par unité médicale (UM) un ensemble individualisé de moyens matériels et
humains assurant des soins à des patients, repéré par un code spécifique dans une
nomenclature déterminée par l'établissement de santé et situé dans un établissement
géographique de celui-ci.
On désigne par séjour-patient la prise en charge dun patient dans une ou plusieurs UM dun
établissement géographique de létablissement de santé. Ainsi, le cas particulier de la prise
en charge successive dun pat ient dans deux entités géographiques dune m ême e ntité
juridique donne lieu à la production de deux séjours-patients.
Le découpage en UM est en effet pour lessentiel du ressort de létablissement de santé.
Toutefois, pour des raisons de cohérence entre les modalités médicales et comptables de
découpage, une UM ne peut appartenir quà une section danalyse comptable (SA), elle ne
peut pas être partagée entre deux SA
2
.
De plus, les établissements de santé disposant dune autorisation dactivité ou dune
reconnaissance contractuelle pour une ou plusieurs des activités mentionnées ci-dessous,
doivent isoler dans leur découpage les unités médicales concernées. Cette obligation étant
liée au modèle de financement, son respect fait lobjet de vérifications dans le cadre des
procédures de contrôle prévues par les articles L.162-23-12 et L.162-23-13 du code de la
sécurité sociale. Cet isolement doit être effectif pour tous les établissements, y compris
lorsqu'ils sont en attente d'autorisation ou de reconnaissance pour certaines activités.
A compter de 2024, et en raison de la mise en œuvre de nouveaux critères dautorisation pour les
UM de soins critiques, de nouveau codes permettant de les identifier ont été créés. Ces codes dUM
seront à utiliser après obtention des autorisations correspondantes auprès des ARS. Toutefois, les
codes concernant les anciennes autorisations devront être maintenus dans le fichier des UM
transmis, ceci afin de permettre la valorisation des suppléments rattachés aux anciennes
autorisations. Ces anciens codes ne s eront plus nécessaires lorsquaucun séjour de lannée civile
en cours ne justifiera de supplément alloué sur la base des anciennes autorisations.
2 « Le découpage en sections danalyse (SA) doit être cohérent avec le découpage en UM [...] pour
rapprocher sans ambiguïté activité, moyens et recettes […] Cela signifie quil faut être capable de
superposer une SA avec une UM [...] ou un regroupement dUM [...] du même champ » (Guide
méthodologique de comptabilité analytique hospitalière).
3
Les activités concernées sont les suivantes
3 :
• réanimation pédiatrique ;
• réanimation hors pédiatrie ;
• soins intensifs polyvalents et soins intensifs de spécialités pédiatriques
• Soins intensifs polyvalents et soins intensifs
de spécialité hors pédiatriques
• surveillance continue pédiatrique ;
• surveillance continue hors pédiatrie ;
• néonatalogie sans soins intensifs (type 2A) ;
• néonatalogie avec soins intensifs (type 2B) ;
• néonatalogie et réanimation périnatale (type 3) ;
• unité dhospitalisation de courte durée (UHCD)4;
• soins palliatifs ;
• anesthésie ou chirurgie ambulatoire ;
• hospitalisation à temps partiel de jour hors unité gériatrique, ou de nuit ;
• unité dhématologie équipée dun système de traitement de lair ;
• soins intensifs en unité neurovasculaire ;
• unité neurovasculaire hors soins intensifs ;
• unité daddictologie de recours et de référence ;
• centre d'hémodialyse pour adultes ;
• centre d'hémodialyse pour enfants ;
• unité d'hémodialyse médicalisée ;
• unité de court séjour gériatrique hors hospitalisation de jour ;
• hospitalisation de jour gériatrique ;
• unité hospitalière sécurisée interrégionale5,
• centre interrégional de référence ou centre correspondant pour la prise en charge des
infections ostéoarticulaires complexes6;
• unité de prise en charge de la douleur chronique.
1.2. ADMISSION DANS UNE UNITÉ DHOSPITALISATION
Ladmission dans une unité médicale dhospitalisation de MCO est le facteur déclenchant de
la production dun résumé dunité médicale (RUM). Dès lors quil respecte les conditions
exposées dans le point 1.5 du présent chapitre, tout séjour qui a donné lieu à l'enregistrement
administratif dune admission dans une unité médicale dhospitalisation de MCO, y compris
pour une prestation non prise en charge par lassurance maladie obligatoire (telle la
chirurgie esthétique), entraine la production d'un RUM à la fin du séjour dans lunité.
3 Les codes des unités sont donnés dans le point 2.4 de ce chapitre.
4 Article D.6124-22 du code de la santé publique.
5 Arrêté du 24 aout 2000 relatif à la création des unités hospitalières sécurisées interrégionales
destinées à l'accueil des personnes incarcérées.
6 Instruction n° DGOS/PF2/2010/466 du 27 décembre 2010 relative au dispositif de prise en charge des
infections ostéoarticulaires complexes.
4
Par hospitalisation on entend :
• lhospitalisation complète — dont lhospitalisation de semaine —, ou hospitalisation
avec hébergement ;
• lhospitalisation à temps partiel — dont lhospitalisation de jour et de nuit, lanesthésie
et la chirurgie ambulatoire, les séances —, ou hospitalisation sans hébergement.
Par référence à la Statistique annuelle des établissements de santé (SAE), le champ de
production d'un RUM en MCO inclut les formes dactivité (FA) suivantes :
• hospitalisation complète en fonctionnement permanent et de semaine : FA 03 et 20 ;
• hospitalisation à temps partiel de jour (FA 04) et de nuit (FA 05) ;
• anesthésie ou chirurgie ambulatoire : (FA 23) ;
• séances (traitements et cures ambulatoires) : (FA 19).
Lhospitalisation dans une unité dhospitalisation de courte durée (UHCD) donne lieu à la
production dun RUM à condition que, au moment de ladmission à lissue du passage dans
lespace dexamen et de soins de la structure daccueil des urgences, létat de santé du
patient :
• présente un caractère instable ou que le diagnostic reste incertain ;
• nécessite une surveillance médicale et un environnement paramédical qui ne peuvent
être délivrés que dans le cadre dune hospitalisation ;
• nécessite la réalisation dexamens complémentaires ou dactes thérapeutiques
7
.
Lorsque lune de ces conditions nest pas remplie, il ne doit pas être produit de RUM.
Le décès donne toujours lieu à la production d'un RUM ; dans son cas en effet une
admission est toujours prononcée, quel que soit le temps écoulé entre l'entrée du patient et
son décès. Toutefois, cette consigne ne sapplique pas systématiquement dans le cas de
décès dans le cadre de la Gradation des soins. En effet, linstruction Gradation (citée au point
1.5 ci -après) précise, pour les hospitalisations écourtées suite au décès, « quIl sagit des
hospitalisations écourtées au sens strict, c'est -à-dire ayant connu un commencement
dexécution se traduisant par la mobilisation par létablissement de certains moyens. Ne relève
pas de ce cas, et ne doit donc pas donner lieu à facturation d un GHS, la pri se en cha rge
écourtée qui naurait donné lieu quà une simple installation du patient dans les locaux, sans
mobilisation daucun moyen médical. »
L'interruption de la grossesse, y compris linterruption médicamenteuse, doit faire l'objet de
la production d'un RUM
8
. Pour l'interruption volontaire de grossesse médicamenteuse,
un RUM unique doit être produit. Il mentionne par convention des dates dentrée et de
sortie égales. Que la prise en charge ait été limitée à la consultation de prise du médicament
abortif ou quelle ait compris lensemble des étapes (consultation de délivrance du
médicament abortif, prise de prostaglandine et surveillance de lexpulsion, consultation de
contrôle), le RUM produit doit par convention indiquer une date de sortie égale à la date
de la consultation de délivrance du médicament abortif. Si la délivrance du médicament
abortif est réalisée au cours de deux consultations différentes, la date dentrée et de
sortie est celle de la date de la première consultation.
7 Arrêté relatif à la classification et à la prise en charge des prestations dhospitalisation pour les activités de
médecine, chirurgie, obstétrique et odontologie et pris en application de larticle L. 162-22 du code de la
sécurité sociale (arrêté « prestations »), accessible sur le site Internet de lAgence technique de linformation
sur lhospitalisation (ATIH).
8 Le codage de linterruption de la grossesse est traité dans le chapitre V.
5
1.3. AUTRES SÉJOURS
Les séjours suivants donnent aussi lieu à la production dun RUM
1.3.1. Nouveau-né9
Le séjour dun nouveau-né fait toujours l'objet de la production d'un RUM propre, y compris
si sa présence ne donne pas lieu à l'ouverture d'un dossier administratif d'admission
(nouveau-né parfois dit « non hospitalisé »)
10
. Les consignes de codage des informations
administratives concernant les nouveau-nés sont publiées sur le site de lATIH.
Fait ainsi l'objet de la production d'un RUM :
• le nouveau-né séjournant dans lunité dobstétrique (maternité) auprès de sa mère ;
• le nouveau-né transféré directement de la salle de naissance (salle de travail) dans un
autre établissement ;
• le nouveau-né hospitalisé après naissance à domicile, lorsquil séjourne en maternité
avec sa mère, ou en néonatalogie ;
• le nouveau-né né avant le départ, ou bien pendant le trajet vers létablissement de
santé qui devait accueillir la mère pour laccouchement ; un RUM est produit pour le
nouveau-né, par létablissement qui le prend en charge.
Le système dinformation doit donc être en mesure de produire des résumés de séjour en
labsence douverture de dossier administratif dadmission, sous le contrôle du médecin
responsable de linformation médicale.
1.3.2. Enfant né sans vie (« mort-né »)
La production d'un RUM simpose à partir de vingt-deux semaines révolues
daménorrhée ou dun poids dau moins cinq-cents grammes
11 pour :
• lenfant né sans vie dans un établissement de santé ;
• lenfant né sans vie avant le départ, ou bien pendant le trajet vers létablissement qui
devait accueillir la mère pour laccouchement ;
• le produit dune interruption de grossesse pour motif médical
12
.
1.3.3. Sujet décédé admis en vue de prélèvements dorganes
Il donne lieu à la production dun RUM dont le contenu obéit sans exception aux règles
générales. Le codage du diagnostic principal emploie la catégorie Z52 Donneurs d'organes et
de tissus de la CIM10.
9 Note dinformation n° DREES/BESP/DGS/SP1/DGOS/R3/2023/90 du 4 juillet 2023 Périnatalité
10 Il est recommandé de prendre connaissance des informations complémentaires données dans la note
technique de linstruction N° DREES/BES/DGS/SP1/DGOS/R3/2021/148 du 21 juin 2021.
11 « [ …] ces seuils [22 semaines daménorrhée ou un poids du fœtus de 500 grammes] conservent leur
caractère indispensable pour lélaboration des statistiques sanitaires et notamment létablissement des taux
de mortinatalité et de mortalité périnatale [...] » linstruction N° DREES/BES/DGS/SP1/DGOS/R3/2021/148
du 21 juin 2021.
12 Dite aussi interruption thérapeutique de grossesse.
6
1.3.4. Séances de radiothérapie et de dialyse rénale
Les séances de radiothérapie et de dialyse rénale effectuées dans un établissement de
santé soumis au recueil dinformations du PMSI en MCO donnent lieu à la production d'un
RUM y compris s'il n'y a pas eu admission administrative dans une unité médicale
dhospitalisation
13
.
Sont exclus de cette obligation les établissements ayant pour activité le traitement de
l'insuffisance rénale chronique par épuration extrarénale à domicile ou en autodialyse. À titre
dérogatoire, ces établissements sont autorisés à ne transmettre que leurs informations de
facturation, à l'exclusion des informations d'activité. Les informations de facturation sont
transmises sous forme de résumés standardisés de facturation anonymes (voir le chapitre II).
À lexception de celles citées au point 1.3 ci-dessus, les activités nayant pas fait lobjet de
l'enregistrement administratif dune admission dans une unité médicale dhospitalisation en
MCO ne donnent pas lieu à la production d'un RUM. Cest le cas des consultations externes
et des actes médicaux et paramédicaux réalisés à titre externe (voir le point 1.5 ci-dessous).
1.4. CAS PARTICULIER : LA PRÉPARATION À LIRRADIATION
Le résumé standardisé de préparation à l'irradiation (RSP) n'est pas un RUM à
proprement parler ; il suit des règles conventionnelles exposées dans le point 4.1 du chapitre
VIII.
1.5. PRISES EN CHARGE REALISEES SANS NUITEE AU SEIN DES ETABLISSEMENTS DE
SANTE
Ces prises en charge réalisées sans nuitée au sein des établissements de santé ainsi que
leurs modalités de facturation sont décrites dans un texte de référence :
LInstruction N° DGOS/R1/DSS/1A/2020/52 du 10 septembre 2020 relative à la
gradation des prises en charge ambulatoires réalisées au sein des établissements de
santé ayant des activités de médecine, chirurgie, obstétrique et odontologie ou ayant
une activité d'hospitalisation à domicile.
Elle remplace la « circulaire frontière », N° DGOS/R n°2010/201 du 15 juin 2010, relative aux
conditions de facturation dun groupe homogène de séjour (GHS) pour les prises en charge
hospitalières de moins dune journée, ainsi que pour les prises en charge dans une unité
dhospitalisation de courte durée (UHCD).
La circulaire frontière sattachait à distinguer soins externes et hospitalisations à temps partiel.
Linstruction Gradation précise les conditions de facturation à lassurance maladie, par les
établissements, de lensemble des prises en charge ambulatoires réalisées en leur sein. Elle
répond à une logique de gradation des soins et des moyens mobilisés autour du patient, en
fonction de ses besoins, dans un continuum allant de lactivité externe jusquà lhospitalisation
de jour.
Elle trouve son assise réglementaire dans larticle 11 du chapitre 7 « hospitalisation de jour et
hospitalisation en UHCD » de larrêté du 19 février 2015 modifié, relatif aux forfaits alloués aux
13 Les séances sont traitées dans le chapitre VII
7
établissements de santé mentionnés à larticle L162-22 du code de la sécurité sociale ayant
des activités de médecine, chirurgie, obstétrique et odontologie ou ayant une activité
dhospitalisation à domicile. Arrêté dit arrêté « forfaits », ou « prestations ».
Ainsi, pour pouvoir justifier une facturation de GHS, les prises en charge de moins dune
journée doivent répondre à des conditions spécifiques relatives à la typologie des prises en
charge dont elles relèvent, à lexception de certaines qui ne relèvent d aucune condition
spécifique (décès, transfert, fugue, sortie contre avis médical).
Cette typologie des prises en charge, ainsi que les conditions de facturation dun GHS à « taux
plein » ou « intermédiaire » sont décrites dans linstruction. Il est recommandé de sy référer,
pour en comprendre la logique et les modalités de description et de facturation.
Les variables du RSS à remplir selon la typologie des prises en charge sont décrites au point
2.2.1 ci-après (contenu du recueil - variables administratives constantes au cours du séjour).
2. CONTENU DU RECUEIL
2.1. LE RÉSUMÉ D'UNITÉ MÉDICALE
Le résumé dunité médicale (RUM) contient un nombre limité de rubriques de nature
administrative et médicale renseignées au moyen dinformations codées. On distingue des
informations constantes au cours du séjour, communes aux unités médicales fréquentées
par le patient, et celles qui sont propres à chaque unité médicale.
Le numéro de RSS
14 est attribué sous le contrôle du médecin responsable de
l'information médicale. Il peut être le numéro administratif de séjour (voir le point 2.2.2). Sil
est différent, le médecin responsable de linformation médicale conserve la
correspondance entre ce numéro et le numéro de RSS.
Il est impératif d'attribuer un numéro de RSS unique par séjour-patient :
• au sein d'un même fichier, les RSS de patients distincts doivent posséder des
numéros de RSS distincts ;
• dans le cas dun séjour multi-unité, les différents RUM constitutifs dun RSS doivent
comporter le même numéro de RSS ;
• en revanche, les RUM d'un même patient correspondant à des séjours distincts
doivent posséder des numéros de RSS distincts.
Dans le cas dun patient sorti puis réadmis le même jour calendaire, le séjour précédant la
sortie et celui suivant la réadmission sont considérés comme un seul séjour, donnant lieu à la
production dun RSS unique
15. En conséquence :
• si les deux parties du séjour se sont déroulées dans deux unités médicales
différentes, le même numéro de RSS est attribué aux deux RUM produits (voir
infra les consignes à propos des modes dentrée et de sortie) ;
14 Pour les rapports entre résumé de sortie standardisé (RSS) et RUM, voir plus loin le point 2.
15 Seul un cas exceptionnel, tel un retour du patient qui serait dû à une autre affection que celle prise en
charge initialement, à un autre problème quune complication de laffection prise en charge initialement
ou de son traitement, autoriserait à distinguer deux séjours, donc à produire deux RSS distincts, la date
de sortie du premier étant égale à la date dentrée du second. Il nest ainsi autorisé de produire deux RSS
distincts que si la réadmission est justifiée par un évènement indépendant du pre mier séjour, cas
exceptionnel. Toutes les fois que la réadmission est due à la même affection, à une complication de celle-ci
ou de son traitement, il ne doit être produit quun seul RSS.
8
• si lunité médicale de réadmission est la même que celle de sortie, il est produit
un RUM unique, comme sil ny avait pas eu de sortie.
Exemple : entrée le 5 mars dans lUM n° 1111 ; sortie le 9 mars de cette UM ;
réadmission le 9 mars dans lUM n° 1111 ; sortie de lUM le 11 mars : il est produit un RUM
unique au titre de lUM n° 1111, dont la date dentrée est le 5 et la date de sortie le 11 mars.
Les informations du RUM doivent être conformes au contenu du dossier médical du
patient
16
. Cette obligation fait notamment référence à la tenue des contrôles prévus par les
articles L.162-23-12 et L.162-23-13 du code de la sécurité sociale.
16 À propos du contenu de ce dossier, voir larticle R.1112-2 du code de la santé publique
9
2.2. LE RÉSUMÉ DE SORTIE STANDARDISÉ
La production des résumés de sortie standardisés (RSS) est assurée à partir des RUM, sous
le contrôle du médecin responsable de l'information médicale.
Le RSS est constitué de l'ensemble des RUM relatifs au même séjour d'un patient dans le
champ dactivité de MCO. Il comporte autant de RUM que le patient a fréquenté dunités
médicales pendant son séjour.
Si le patient n'a fréquenté qu'une seule unité médicale, on parle de séjour mono-unité et le
RSS équivaut au RUM : il ne comporte qu'un seul enregistrement (« RSS monoRUM »).
Si le patient a fréquenté plusieurs unités médicales on parle de séjour multi-unité et le RSS est
constitué par la suite des RUM résultant des séjours dans les différentes unités (« RSS
multiRUM »). Cette suite est ordonnée chronologiquement sous le contrôle du médecin
responsable de l'information médicale, avant classement dans un groupe homogène de
malades (GHM) ou groupage.
Le RSS ainsi constitué comporte un ensemble d'enregistrements jointifs possédant tous le
même numéro de RSS. La date d'entrée du premier RUM du RSS est la date d'entrée dans le
champ dactivité de MCO. La date de sortie du dernier RUM est la date de sortie du champ
dactivité de MCO. La date d'entrée d'un RUM intermédiaire est égale à la date de sortie du
RUM précédent. Les modes d'entrée et de sortie, ainsi que les codes de provenance et de
destination doivent s'enchainer avec cohérence. Le diagnostic principal du RSS multi-unité est
déterminé par un algorithme inscrit dans la procédure de groupage
1722.
Dans une entité géographique donnée, pour un séjour-patient donné, entre une date
dentrée et une date de sortie données, il ne peut être produit quun RSS et un seul.
Il est rappelé que dans le cas dun patient sorti puis réadmis le même jour calendaire, le
séjour précédant la sortie et celui suivant la réadmission sont, sauf exception, considérés
comme un seul séjour, donnant lieu à la production dun RSS unique.
Le RUM-RSS groupé est un enregistrement enrichi des résultats du groupage effectué par
le logiciel groupeur de l'établissement de santé, renseignés conformément au format
informatique en vigueur.
Chaque mois, un fichier de RUM-RSS groupés doit être produit par létablissement de
santé sous le contrôle du médecin responsable de linformation médicale. Il est constitué par
les RUM-RSS dont la date de sortie est comprise dans le mois civil considéré
18
.
17 Se reporter à la présentation générale du Manuel des groupes homogènes de malades consultable et
téléchargeable sur le site Internet de lATIH.
18 Sous réserve du caractère cumulatif de la transmission des informations (voir le point 1 du chapitre
III).
10
2.2.1. Les Informations administratives constantes au cours du séjour
❑ Numéro FINESS dinscription e-PMSI
On désigne ainsi le numéro de létablissement de santé dans le fichier national des
établissements sanitaires et sociaux (FINESS). Il doit être enregistré dans le RUM :
• le numéro FINESS de lentité juridique pour les établissements de santé
publics ;
• le numéro FINESS de lentité géographique pour les établissements de santé
privés.
La dénomination « numéro FINESS dinscription e-PMSI » fait référence à la plateforme e-
PMSI présentée dans la circulaire DHOS/E3 n° 187 du 22 a vril 20 04
19
. Chaque
établissement de santé doit vérifier cette information au moyen du site internet du fichier
FINESS, Il est indispensable que le numéro FINESS enregistré dans le RSS soit
identique à celui avec lequel létablissement est inscrit sur la plateforme e-PMSI pour pouvoir
effectuer correctement la transmission des informations.
❑ Numéro administratif de séjour
Il est habituellement attribué par les services administratifs de létablissement de santé.
Il est usuellement désigné par « n uméro de séjour », « numéro dadmission », « numéro
dhospitalisation » ou « numéro dentrée »
20
.
Le numéro administratif de séjour (NAS) doit être propre au séjour dans le champ
dactivité de MCO. Lorsquun patient entre dans ce champ par mutation depuis un autre (soins
médicaux et de réadaptation, psychiatrie… ; voir plus loin ce qui concerne les informations
mode dentrée et provenance) un NAS différent du précédent doit être créé pour le séjour en
MCO. De même, lorsquun patient sort de MCO par mutation vers un autre champ dactivité
(voir plus loin ce qui concerne les informations mode de sortie et destination), un NAS différent
de celui de MCO doit être créé dans le champ suivant.
Lorsque numéro de RSS et NAS sont différents, le médec in responsable de linformation
médicale conserve la correspondance entre eux.
Par convention, la création dun numéro administratif nest pas réservée aux séjours
dhospitalisation. Elle concerne aussi les prestations sans admission en hospitalisation,
notamment les séances de dialyse rénale et de radiothérapie citées supra dans le point 1.3.4.
Dans le cas dun patient sorti puis réadmis le même jour calendaire, on nidentifie quun seul
séjour. Le séjour précédant la sortie et celui suivant la réadmission sont considérés comme un
seul séjour auquel est attribué un NAS unique
21
.
❑ Version du format du RUM
Voir ci-dessous le point 2.6.
19 Ce changement de dénomination a pour motif la refonte de la Statistique annuelle des établissements de
santé (SAE) et la décision dachever la convergence entre elle et le PMSI : voir le point 2.4 de ce chapitre.
20 Il est propre au séjour. Il ne doit pas être confondu avec le numéro (identifiant) permanent du patient.
21 Il est propre au séjour. Il ne doit pas être confondu avec le numéro (identifiant) permanent du patient..
11
❑ Date de naissance : jour, mois, année
22
Elle est recueillie par référence aux documents détat civil ou dassurance maladie.
Hors anonymat demandé par le patient ou la patiente conformément aux articles 326 du code
civil, R1112-38 du code de la santé publique, on e nregistre toujours la date de naissance
réelle, y compris pour linterruption de la grossesse.
❑ Sexe
Il est recueilli par référence aux documents détat civil ou dassurance maladie
Code 1 Masculin
Code 2 Féminin
Code 3 Indéterminé 23
❑ Code postal du lieu de résidence
Il est le code postal du lieu de résidence pour les patients résidant en France, ou le code du
pays de résidence pour les patients résidant hors de France.
Si le code postal précis est inconnu : on enregistre par défaut le numéro du département suivi
de 999.
Si le patient réside en France mais que le département est inconnu : on enregistre par
défaut 99100.
Pour les patients résidant hors de France : on enregistre par défaut 99 suivi du code
INSEE du pays.
Si le pays de résidence est inconnu : on enregistre par défaut 99999.
Lorsque le patient réside dans une structure dhébergement médicosociale devenue son
domicile, il convient de noter le code postal de la commune de cet établissement. Les codes
postaux de type CEDEX ne doivent pas être utilisés.
Le code postal du lieu de de résidence dun nouveau-né est celui de la résidence de sa
mère.
Le code postal du lieu de résidence dune personne détenue est celui de létablissement
pénitentiaire de détention.
Lorsqu'une personne est admise dans un établissement de santé ou y reçoit des soins en
demandant à garder l'anonymat conformément aux articles 326 du code civil, R.1112-28 et
R.1112-38 du code de la santé publique, les informations d'identification sont limitées à
lidentifiant dit numéro de RSS, à l'année de naissance, au sexe et au numéro administratif de
séjour (voir ci-dessous). Le code postal de résidence enregistré est 99999. (article R.6113-1
du CSP).
22 Si le jour de la naissance est inconnu, on enregistre par défaut « 01 », soit le premier jour du mois. Si le
mois nest pas connu, on enregistre par défaut le mois de janvier (« 01 »). Si le jour et le mois ne sont pas
connus, on enregistre par défaut la date du 31 décembre de lannée de naissance. Si lannée nest pas connue
précisément, on enregistre par défaut la décennie. Il en résulte que pour une date de naissance inconnue,
on enregistre 31/12 et une décennie compatible, par exemple, 31/12/1970 (instruction générale relative
à létat civil du 2 novembre 2004).
23 Le codage de cette modalité de sexe Indéterminé est rendu nécessaire par les dispositions de la loi du 2
août 2021 relative à la bioéthique
12
2.2.2. Informations variables au cours du séjour
2.2.2.1 Informations propres à lunité médicale et aux mouvements du patient
❑ Numéro de l'unité médicale (UM)
Le numéro mentionné dans le RUM est celui de lUM dans laquelle le patient est
physiquement hospitalisé, y compris lorsque le médecin dispensant les soins est
rattaché à une UM différente.
Exemple : faute de place dans une unité A, un patient est hospitalisé dans une unité
B, mais la prise en charge médicale est assurée par A : le numéro dUM qui doit être
indiqué dans le RUM est celui de B.
Nouveau-nés : ils font toujours lobjet dun RUM propre, y compris dans le cas habituel où ils
ont séjourné dans lunité dobstétrique (maternité) auprès de leur mère et n'ont pas donné lieu
à l'ouverture d'un dossier administratif d'admission (nouveau-nés parfois dits
« non hospitalisés »). Pour eux le numéro d'UM est celui de l'unité d'hospitalisation où ils sont
physiquement présents, obstétrique ou néonatalogie.
Le numéro de RUM identifie chacun des RUM dun résumé de sortie standardisé multi-
unité
24
. Les différents RUM dun même RSS multi-unité doivent donc posséder des numéros
de RUM différents (en revanche, les mêmes numéros peuvent être employés dans des RSS
distincts).
Les établissements de santé sont libres du choix de leur mode de numérotation. La seule
obligation est quà lintérieur dun même RSS multi-unité, chaque RUM ait un numéro
différent.
Le numéro dUM enregistré dans le RUM est conforme au fichier structure de
létablissement de santé.
❑ Type dautorisation de lit identifié (dédié)
Cette variable ne concerne actuellement que les soins palliatifs. Elle doit être utilisée dans
le cas où un établissement de santé qui possède une reconnaissance contractuelle dactivité
de soins palliatifs développe celle-ci, non pas au sein d'une unité médicale entièrement
consacrée à cette activité, mais dans des lits identifiés au sein d'une ou plusieurs unités
médicales exerçant par ailleurs une autre activité. Le code à enregistrer dans ce cas e st
« 08 ».
En revanche, le type dautorisation ou de reconnaissance contractuelle des unités
médicales indiquées au point 1.1 nest pas une information du RUM
25
.
❑ Confirmation du codage du RSS
Linformation « confirmation du RSS » est particulière car la question de son
renseignement nest susceptible de se poser quaprès le classement du RSS dans un groupe
homogène de malades (GHM) ou groupage. Le RSS peut devoir être confirmé dans quatre
circonstances :
• lorsquun séjour comportant un accouchement est classé dans certains GHM
nappartenant pas à la catégorie majeure de diagnostic n° 14 Grossesses
pathologiques, accouchements et affections du postpartum ;
24 Pour les rapports entre résumé de sortie standardisé (RSS) et RUM, voir le point 2 suivant.
25 Voir le point 2.2 de ce chapitre.
13
• dans le cas de personnes transgenres, lorsque la fonction groupage génère une erreur
liée à lincompatibilité entre la variable sexe et le diagnostic principal alors que les
informations renseignées sont correctes cest notamment le cas quand le changement
de sexe a été fait à létat civil et que la CMD correspond à lorgane pris en charge ;
• lorsquun séjour est classé dans certains GHM couteux, avec une durée de séjour
anormalement courte alors que la sortie na eu lieu ni par décès, ni par transfert
vers la MCO, et hors prestation interétablissement ;
• lorsque la durée du séjour est égale ou supérieure à 365 jours.
Dans ces circonstances, lorsque la confirmation du RSS est demandée, la réponse revêt lune
des trois modalités suivantes :
• modification du contenu du RSS sil est erroné ;
• confirmation du contenu du RSS (code « 1 ») ;
• absence de correction et de confirmation, la zone de saisie étant laissée vide (« à
blanc »)
26
.
La confirmation dun RSS multi-unité (code « 1 ») doit être enregistrée dans le dernier
RUM, dans lordre chronologique, du RSS.
En labsence dune demande de confirmation de codage, la zone de saisie doit être
laissée vide (« à blanc »).
❑ Date d'entrée dans l'unité médicale : jour, mois, année
Quand un patient est hospitalisé dans une unité médicale de MCO
27 à l'issue d'un
passage par la structure d'accueil des urgences de la même entité géographique, la date
dentrée enregistrée dans le RUM est celle de larrivée du patient dans lentité
géographique.
Exemple : patient sétant présenté aux urgences un jour J à 22 heures, admis dans
une unité dhospitalisation quelques heures plus tard, à J+1. La date dentrée
enregistrée dans le RUM est celle du jour J.
Nouveau-nés : lorsquils sont nés dans létablissement de santé, leur date dentrée est celle
de leur naissance.
❑ Mode d'entrée dans l'unité médicale
Au sein de la notion générale de transfert au sens des codes de la sécurité sociale et de la
santé publique, le PMSI distingue la mutation et le transfert.
Code 6 Mutation
Le patient vient d'une autre unité médicale dhospitalisation appartenant à la
même entité géographique que létablissement de santé soit public ou privé.
Une entrée en MCO depuis le domicile lorsque le patient y bénéficiait
dhospitalisation à domicile (HAD) est codée comme une mutation si lHAD
appartient à la même entité géographique.
Dans le cas dun patient sorti puis réadmis le même jour calendaire, le séjour
précédant la sortie et celui suivant la réadmission sont considérés comme un
26 Le RSS est classé dans un groupe-erreur au tarif nul dans deux circonstances : absence de
modification ou de confirmation du RSS alors que celle-ci est nécessaire ; confirmation du RSS (code « 1 »)
alors quelle nest pas demandée. Les groupes-erreurs de la classification des GHM sont décrits dans la
présentation générale du Manuel des groupes homogènes de malades.
27 Quil sagisse dune unité dhospitalisation de courte durée ou dune autre unité dhospitalisation
14
seul séjour, donnant lieu à la production dun RSS unique
28
. En conséquence,
lorsque lunité médicale de réadmission est différente de celle de sortie, le
mouvement enregistré entre les deux est une mutation.
Code 7 Transfert définitif
Le patient vient dune autre entité géographique.
Ce type de transfert est à distinguer de lentrée pour prestation demandée par
un autre établissement de santé, à coder « 0 » (voir ci-dessous le mode
transfert provisoire).
Par « le patient vient » on entend :
• que le patient était hospitalisé :
il avait fait lobjet dune a dmission dans une un ité dhospitalisation, y
compris dans l unité d hospitalisation de courte durée, dans lentité
géographique ou létablissement de santé de provenance.
• ou quil nétait pas hospitalisé :
il avait fait lobjet dun passage par la structure des urgences dans lentité
géographique ou létablissement de santé de provenance.
Une entrée en MCO depuis le domicile lorsque le patient y bénéficiait dHAD
est codée comme un transfert si lHAD appartient, à une autre entité
géographique.
Code 0 Transfert provisoire (« transfert pour ou après réalisation d'un acte »)
Voir plus loin le point 3 (Prestations interétablissements).
Code 8 Domicile
Le patient vient de son domicile ou de son substitut, tel un établissement
dhébergement médicosocial
29
. Ce mode inclut les entrées à partir de la voie
publique.
Code N Naissance
Ce mode dentrée permet didentifier les RUM de naissance. Ce code ne doit être
utilisé que dans les RUM des nouveau -nés dont la naissance a eu lieu dans
létablissement.
Ainsi les nouveau -nés transférés auront un mode dentrée 7 transfert définitif ; les
nouveau-nés admis suite à un accouchement à domicile ou dans une maison de
naissance auront un mode dentrée 8.
A compter de 2025, les séjours après naissance en présence du SMUR et hors dun
établissement de santé seront considérés comme des séjours en provenance du
domicile et le mode dentrée sera codé « 8 ».
28 Se reporter au paragraphe concernant la variable Numéro administratif de séjour (NAS)
29 Établissement avec hébergement relevant du code de l'action sociale et des familles. Par exemple,
établissement dhébergement pour personnes âgées (EHPA), maison de retraite, section de cure
médicale, logement-foyer, établissement dhébergement pour enfants ou adultes handicapés
15
Ce mode dentrée « Naissance » concerne tout nouveau-né pour lequel est créé un
séjour, donc également les enfants nés sans vie (mort -nés), ainsi que les produits
davortement de plus de 22 SA et/ou de plus de 500 g.
Code O30 Patient entré décédé pour prélèvement dorganes
Le patient est entré décédé pour prélèvement dorganes. Ce mode dentrée est
codé pour les patients transférés par le SMUR (soit dans le cadre dun transfert,
soit dans le cadre dune première intervention SMUR , par exemple en cas
daccident de la voie publique).
❑ Provenance, si le mode dentrée le nécessite
• en cas dentrée par mutation ou transfert (définitif ou provisoire) :
Code 1 En provenance d'une unité de MCO sauf unité de réanimation
Dans le cas particulier dun patient sorti puis réadmis le même jour calendaire,
le séjour précédant la sortie et celui suivant la réadmission sont considérés
comme un seul séjour, donnant lieu à la production dun RSS unique
31
. En
conséquence, lorsque lunité médicale de réadmission est différente de celle
de sortie, le mouvement enregistré entre les deux est une mutation en
provenance de MCO.
En cas de mode dentrée correspondant à un Transfert Définitif (Code 7), le
code 1 de Provenance peut être utilisé si le patient vient dune structure des
urgences dune autre entité géographique, même sil ny était pas hospitalisé
(cf définition des transferts définitifs).
Code R En provenance dune unité de réanimation
Ce code est utilisé en cas dentrée par transfert provisoire ou définitif (code
« 0 » ou « 7 » du mode dentrée) depuis une unité de réanimation néonatale,
pédiatrique ou dadulte
32
.
Code 2 En provenance d'une unité de soins médicaux et de réadaptation
Code 3 En provenance d'une unité de soins de longue durée
Code 4 En provenance d'une unité de psychiatrie
Code 6 En provenance dhospitalisation à domicile
33
• en cas d'entrée à partir du domicile :
Code 7 En provenance d'une structure d'hébergement médicosociale
30 Ce mode dentrée remplace la variable « Hospitalisation pour prélèvement dorganes » du VIDHOSP. Il
permet la non facturation à lAssurance maladie du séjour (voir guide de lecture OVALIDE)
31 Se reporter au paragraphe concernant la variable Numéro administratif de séjour (NAS)
32 Dès lors que le séjour dans cette unité a donné lieu à la facturation dun supplément « réanimation », «
réanimation pédiatrique » ou « réanimation néonatale ».
33 Lorsquavant son hospitalisation en MCO, le patient était pris en charge par une structure
dhospitalisation à domicile
16
❑ Passage par une structure des urgences
Cette variable permet lidentification du passage par une structure des urgences du patient de
manière décorrélée de la variable Provenance. Elle peut être codée pour les patients dont le mode
dentrée est le code 8 Domicile ou le code 7 Transfert définitif.
Code 534 Passage par une structure des urgences de la même entité géographique (y
compris lUHCD)
Afin de distinguer les passages dans la structure d'accueil des urgences
relevant d'un mode particulier d'organisation (passage systématique) des
passages réellement motivés par l'état du patient, ce code n'est à utiliser que :
• lorsque le patient s'est spontanément présenté dans cette structure ;
• lorsqu'il y a été adressé par un médecin extérieur à létablissement de santé ;
• lorsque ladressage a été le fait dun service mobile durgence et de
réanimation (SMUR) ou dun centre 15
35
.
Le point essentiel conditionnant l'emploi du code de p a s s a g e p a r u n e
s t r u c t u r e d e s u r g e n c e s « 5 » est l'utilisation non systématique de la
structure d'accueil des urgences, fondée sur le problème du patient, réel ou
ressenti. Le patient est pris en charge par les urgences non pas parce que «
tous les entrants doivent (a priori) y passer », mais parce que son problème
personnel, apprécié par lui-même, par son entourage ou par un médecin,
justifie cette prise en charge.
Dans ces conditions le code de passage par une structure des urgences « 5 »
doit être enregistré dès lors qu'un hospitalisé a utilisé la structure d'accueil des
urgences, quelle que soit l'unité médicale dans laquelle il est admis à l'issue,
y compris s'il s'agit de lunité dhospitalisation de courte durée.
Code U36 Passage par une structure des urgences dune autre entité géographique (y compris
lUHCD)
Le code « U » est utilisé afin didentifier les admissions de patients en provenance
directe dune structure daccueil des urgences (service des urgences, UHCD37) dune
autre entité géographique
Code V38 Passage par une structure des urgences dune autre entité géographique et par
celle de lentité géographique de létablissement (UHCD comprises)
Le patient passe par une première structure des urgences dune autre entité
géographique. Puis le patient est admis directement dans la structure des
urgences de lentité géographique de létablissement.
Un document explicitant les recommandations de codage de cette variable et les combinations
possibles avec les variables mode dentrée et provenance est disponible en téléchargement
sur le site de lATIH39.
35 Y compris si le siège du SMUR ou celui du centre 15 est situé dans le même établissement de santé que la
structure daccueil des urgences.
36 Cette modalité correspond à lancien code U de la Provenance Avec passage dans la structure d'accueil
des urgences dune autre entité géographique.
37 En revanche lhospitalisation dans une unité médicale autre que lUHCD contre-indique lutilisation de cette
modalité, le patient sortant du contexte de lurgence.
38 Cette modalité correspond à laddition des anciens code U et 5 de la provenance.
39Recommandation de codage variable provenance urgences
17
❑ Conversion hospitalisation complète
Lorsquun patient, admis en UM dhospitalisation partielle, est muté dans une UM dhospitalisation
complète ou mixte, la conversion du séjour devra être codée. Lobjectif de ce codage est de pouvoir
identifier ces séjours.
Trois valeurs de cette variable sont possibles :
• variable à blanc : RUM non concerné
• variable «conversion » : valeur 1
• variable « absence de conversion » : valeur 2
Lorsque cette situation se présente, certains établissements sont contraints décraser le RUM en
hospitalisation partielle pour respecter les règles de la norme B2, ou du fait de leur système
dinformation. En conséquence, quil y ait eu , ou non , écrasement du RUM en hospitalisation
partielle réalisé à lentrée , le codage de la conversion devra être réalisé dans le premier RUM
dhospitalisation complète.
Le repérage des conversions concerne :
• les patients entrés en UM dhospitalisation partielle (chirurgie ambulatoire , HDJ, plateau
ambulatoire interventionnel, séance) ;
• les patients admis aux urgences et adressés dans une UM dhospitalisation partielle ;
• les patients admis en prestation inter établissement en UM dhospitalisation partielle
(établissement prestataire).
Une conversion est renseignée pour les patients mutés en UM dhospitalisation complète dans
létablissement.
Le repérage ne concerne pas les séjours ambulatoire s programmés dans des unités
dhospitalisation complète (ambulatoire dit « forain »).
❑ Prise en charge réhabilitation améliorée après chirurgie (RAAC)
Cette variable doit être renseignée pour tous les séjours comprenant une intervention intégrée
dans un protocole de RAAC.
Code 1 : prise en charge RAAC
Code 2 : pas de prise en charge RAAC
❑ Non programmée (NP)
Cette variable doit être renseignée pour tous les séjours de patients adultes faisant partie du
périmètre du recueil spécifié dans la notice dédiée.
• 1 = oui : répondant à la définition de ladmission non programmée dans la notice dédiée
• 2 = non
• Non renseigné : lorsque le caractère non programmé est inconnu ou lorsque le séjour nest
pas concerné. Concerne donc des séjours ou situations exclues du périmètre de recueil ci-
dessus.
18
❑ Date de sortie de l'unité médicale : jour, mois, année
En cas de décès la date de sortie enregistrée dans le RUM est celle du décès, y compris si
des prélèvements dorganes ou de tissus
40 ont lieu à une date ultérieure.
Le changement dannée civile en cours de séjour na pas pour effet de clôturer celui-ci.
❑ Mode de sortie de l'unité médicale
Au sein de la notion générale de transfert au sens des codes de la sécurité sociale et de la
santé publique, le PMSI distingue la mutation et le transfert.
Code 6 Mutation
Le patient sort vers une autre unité médicale dhospitalisation appartenant à la
même entité géographique que létablissement de santé soit public ou privé.
Une sortie de MCO vers le domicile lorsque le patient y bénéficie
dhospitalisation à domicile (HAD) est codée comme une mutation si lHAD
appartient, à la même entité géographique.
Dans le cas dun patient sorti puis réadmis le même jour calendaire, le séjour
précédant la sortie et celui suivant la réadmission sont considérés comme un
seul séjour, donnant lieu à la production dun RSS unique
41
. En conséquence,
lorsque lunité médicale de sortie est différente de celle de réadmission, le
mouvement enregistré entre les deux est une mutation.
Code 7 Transfert définitif
Hospitalisé à part entière, le patient sort pour une autre entité géographique.
Ce type de transfert est à distinguer de la sortie après prestation réalisée pour
le compte dun autre établissement de santé, à coder « 0 » (voir ci-dessous le
mode transfert provisoire).
Une sortie de MCO vers le domicile lorsque le patient y bénéficie dHAD est
codée comme un transfert si lHAD appartient à une autre entité géographique.
Code 0 Transfert provisoire (« transfert pour ou après réalisation d'un acte »)
Voir plus loin le point 3 (Prestations interétablissements).
Code 8 Domicile
Le patient retourne à son domicile ou à son substitut (se reporter au mode
dentrée domicile).
Code 9 Décès
Le patient est décédé dans lunité médicale.
❑ Destination, si le mode de sortie le nécessite
• en cas de sortie par mutation ou transfert (définitif ou provisoire) :
Code 1 Vers une unité de MCO
Dans le cas dun patient sorti puis réadmis le même jour calendaire, le séjour
précédant la sortie et celui suivant la réadmission sont considérés comme un
seul séjour, donnant lieu à la production dun RSS unique41. En conséquence,
lorsque lunité médicale de sortie est différente de celle de réadmission, le
mouvement enregistré entre les deux est une mutation à destination de MCO.
40 Ou une autopsie médicale, dès lors que les actes en rapport sont inscrits dans la Classification
commune des actes médicaux.
41 Se reporter au paragraphe concernant la variable Numéro administratif de séjour (NAS) .
19
Code 2 Vers une unité de soins médicaux et de réadaptation
Code 3 Vers une unité de soins de longue durée
Code 4 Vers une unité de psychiatrie
Code 6 Vers lhospitalisation à domicile
42
• en cas de sortie vers le domicile :
Code 7 Vers une structure d'hébergement médicosociale
43
Une absence provisoire du patient dite permission nest pas à considérer comme une
sortie, elle ne doit pas faire clore le RUM. Dans son cas, les dates dentrée et de sortie
indiquées dans le RUM sont celles du début et de la fin du séjour dans lunité médicale au
cours duquel la permission a eu lieu. Sa durée maximale est de quarante-huit heures
44
.
❑ Nombre de séances : voir le chapitre VII
INSTRUCTION GRADATION
Linstruction relative à la gradation des prises en charge ambulatoires réalisées au sein des
établissements de santé ayant des activités de médecine, chirurgie, obstétrique et odontologie ou
ayant une activité d'hospitalisation à domicile, précise les règles de facturation des prises en charge
en ambulatoire en décrivant une gradation allant des prises en charge en externe jusquà
lhospitalisation de jour, à compter du 1er mars 2020.
Les évolutions de recueil : les nouvelles variables
Des variables sont recueillies pour décrire les moyens mobilisés lors de la prise en charge des
patients en séjours de médecine (cest-à-dire sans acte CCAM classant45) pour lesquels la date de
sortie est la même que la date dentrée. Parmi les séjours sans nuitée, le recueil de ces variables
ne concerne pas :
- lUHCD, sauf pour ladministration de produits de la réserve hospitalière ;
- les prises en charge qui ne relèvent daucune condition spécifique tel que précisé dans
linstruction ;
- les prises en charge en addictologie ;
- les séjours avec acte CCAM classant45 ;
- les prises en charge médicales associées à un geste danesthésie générale ou loco -
régionale.
Il sagit des variables suivantes : A noter que pour lensemble de ces variables, la justification de ce
codage doit être tracée dans le dossier du patient.
42 Lorsquaprès son hospitalisation en MCO, le patient est pris en charge par une structure
dhospitalisation à domicile
43 Établissement avec hébergement relevant du code de l'action sociale et des familles. Par exemple,
établissement dhébergement pour personnes âgées (EHPA), maison de retraite, section de cure
médicale, logement-foyer, établissement dhébergement pour enfants ou adultes handicapés.
44 Article R.1112-56 du code de la santé publique.
45 Acte CCAM « classant » : acte présent sur la liste de lAnnexe 8 du Volume 1 du Manuel des Groupes
Homogènes de Malades figurant en annexe I de larrêté du 23 décembre 2016 modifié.
20
❑ Variable : Nombre dinterventions
La variable « nombre dinterventions » permet de recueillir le nombre dinterventions coordonnées
par un professionnel médical pour un patient. Il sagit dactes CCAM ou dinterventions réalisées
directement auprès du patient par des professionnels médicaux, paramédicaux ou socio-éducatifs,
dans les conditions de lAnnexe 4 de lInstruction.
La variable « Nombre dinterventions » est à recueillir avec les modalités suivantes :
▪ A = moins de 3 interventions
▪ B = 3 interventions
▪ C = 4 interventions ou plus
▪ non renseigné.
❑ Variable : Contexte patient/surveillance particulière
Le « contexte patient » fait référence à la fragilité du patient et à son terrain à risque au moment de
la prise en charge. Ce contexte justifie un environnement et des soins adaptés ou des précautions
particulières, que dautres patients nauraient pas requis.
La « surveillance particulière » fait référence à des modalités de prises en charge qui nécessitent
un temps plus important de surveillance du patient ou de réalisation, ceci hors administration de
produits de la réserve hospitalière.
La variable « contexte du patient/surveillance particulière » est à recueillir avec les modalités
suivantes :
▪ 1 = oui (contexte particulier et/ou surveillance particulière)
▪ 2 = non
▪ non renseigné
❑ Variable : Administration de produits de la réserve hospitalière (RH)
Cette variable est codée dans les situations où une hospitalisation est requise pour ladministration
de produits de la réserve hospitalière.
La variable « administration dun produit de la RH » est à recueillir avec les modalités suivantes :
▪ 1 = oui (oui administration de produit de la RH)
▪ 2 = non
▪ non renseigné
Remarque : cette variable peut également être recueillie dans les séjours réalisés en UHCD.
❑ Variable : Rescrit tarifaire
Dès lors quune décision de rescrit est publiée, celle -ci devient opposable pour les autres
établissements, pour des situations de fait comparables. Les séjours relevant de ces situations de
faits comparables peuvent donner lieu au codage de la variable « Rescrit tarifaire ».
La variable « Rescrit tarifaire » est à recueillir avec les modalités suivantes :
▪ 1 = oui (situation relevant dune hospitalisation de jour)
▪ 2 = non
▪ non renseigné
21
2.2.2.2. Informations Médicales
❑ Diagnostics : diagnostic principal et, sil y a lieu, diagnostic relié, diagnostics
associés
Leur définition et les règles de leur choix sont précisées dans le chapitre IV.
Il ne peut figurer dans le RUM, comme diagnostic principal, diagnostic relié ou diagnostic
associé, que des problèmes de santé présents, actifs, au moment de lhospitalisation. Cette
notion inclut les problèmes de santé diagnostiqués ou traités au cours dun passage par
la structure daccueil des urgences de létablissement dhospitalisation.
Les diagnostics doivent figurer dans le RUM sous forme codée selon la Classification
internationale des maladies et des problèmes de santé connexes dans sa version CIM 10 à
usage PMSI la plus récente publiée au Bulletin officiel, et consultable et téléchargeable sur
le site Internet de lATIH.
Les consignes de codage sont données dans le chapitre V de ce guide.
❑ Actes médicaux techniques
Ne doivent être enregistrés dans le RUM que les actes réalisés au cours du séjour, entre les
dates dadmission et de sortie, y compris les actes effectués au cours dun passage par la
structure daccueil des urgences de létablissement dhospitalisation.
Un acte réalisé avant une hospitalisation, ou bien programmé au cours dune
hospitalisation mais réalisé ultérieurement (en ambulatoire ou en e xterne, par exemple) ne
doit pas être enregistré dans le RUM du séjour
46
.
Les actes doivent figurer dans le RUM sous forme codée selon la plus récente version en
vigueur de la Classification commune des actes médicaux (CCAM).
La CCAM peut être consultée et téléchargée sur le site Internet de lATIH. Ses règles
dutilisation sont indiquées dans un Guide de lecture et de codage publié au Bulletin officiel et
téléchargeable sur le site Internet de lATIH.
Le codage dun acte avec la CCAM associe les informations suivantes :
• le code principal (sept caractères alphanumériques) ;
• le code phase : presque toujours « 0 » (seul un petit nombre dactes
connaissent une réalisation en phases distinctes) ;
• le ou les codes activité
47 ;
• le nombre de réalisations de lacte ;
• la date de réalisation de lacte ;
• le code extension documentaire
48
.
Depuis 2015, une CCAM descriptive à usage PMSI a été mise en ligne sur le site de
lATIH. Pour bien distinguer la CCAM descriptive de la CCAM utilisée pour la
tarification (paiement à lacte), les codes principaux à 7 caractères de format 4 lettres
3 chiffres, sont complétés par une extension à 3 caractères : un tiret, 2 chiffres.
46 Ce qui ne soppose pas à ce quil le soit éventuellement comme une donnée à visée documentaire (voir
le point 4 du chapitre IV).
47 Lorsquun acte a été réalisé sous anesthésie générale ou locorégionale, la saisie du code dactivité
« 4 » peut être indispensable au classement correct du RSS dans un groupe homogène de malades.
48 La saisie du code extension documentaire est obligatoire pour les actes danesthésie. Son omission est
toujours considérée comme une erreur non bloquante. Il sagira dune erreur bloquante ultérieurement,
pour les notions derreurs bloquante et non bloquante, voir la présentation générale du Manuel des groupes
homogènes de malades.
22
Lenregistrement de la date de réalisation est obligatoire pour tous les actes.
La variable « date de réalisation » étant renseignée :
• la variable « nombre de réalisations de lacte » est égale à 1 à lexception des
cas où le même acte est réalisé plus dune fois le même jour ;
• si un même acte est réalisé plusieurs fois à des dates différentes pendant le
séjour, il faut renseigner plusieurs « zones dacte »
49
, une par jour de réalisation de
lacte.
Lorsquun acte dautopsie est réalisé sur un enfant né sans vie ou sur un fœtus, lacte est
codé :
• dans le RUM de lenfant lorsquil en est produit
50 ;
• dans le RUM de la mère sil ne doit pas être produit de RUM, cest-à-dire pour une
issue de grossesse avant vingt-deux semaines révolues daménorrhée et dun
poids de moins de cinq-cents grammes.
Depuis le 1er mars 2011, tous les pr élèvements dorganes sur des person nes décédées
doivent être enregistrés dans le recueil FICHCOMP
51 de létablissement de santé siège du
prélèvement.
Lorsque lhospitalisation dans une unité médicale de MCO est précédée par un passage dans
la structure d'accueil des urgences de la même entité géographique, les actes effectués
aux urgences sont enregistrés dans le RUM de la première unité médicale où est hospitalisé
le patient
52
.
Lorsquun patient a été provisoirement transféré d'un établissement de santé demandeur
(A) vers un établissement prestataire (B) pour la réalisation dun acte ou dune prise en charge
facturée à A par B, A code lacte dans le RUM du séjour
53
.
❑ Poids du nouveau-né
On enregistre le poids en grammes à lentrée dans lunité médicale (UM) des enfants âgés
de moins de 29 jours ou pesant moins de 2500 grammes quel que soit lâge
54
.
Dans le cas dun enfant né sans vie, son poids de naissance doit être enregistré dans le RUM
produit pour lui (se reporter au point 1.3.2 de ce chapitre).
❑ Date des dernières règles : jour, mois, année55
Il sagit de la date recalculée, daprès la date de début de grossesse éventuellement en tenant
compte de lensemble des corrections, notamment échographiques ou daprès la date de
49 Lensemble des informations enregistrables pour un acte définit une « zone dacte » du format du RUM
(voir infra le point 2.6).
50 Se reporter au point 1.3.2 de ce chapitre.
51 Voir le point 2.1.3 du chapitre II.
52 On rappelle que pour un patient qui se présente dans la structure d'accueil des urgences de
létablissement de santé un jour J, hospitalisé à J+1 dans une unité médicale de MCO du
même établissement, la date dentrée enregistrée dans le RUM est celle du jour J : se
reporter aux informations relatives à la date dentrée du RUM.
53 Voir le point 3 (Prestations interétablissements) de ce chapitre.
54 Le poids à lentrée dans lUM dun enfant âgé de 29 jours ou plus mais pesant moins de 2500
grammes doit donc désormais être enregistré dans le RUM. Cette consigne, applicable depuis le 1 er mars
2012, résulte de la refonte de la catégorie majeure n° 15 (CM 15). Un RSS orienté dans la CM 15 est
classé dans un groupe-erreur sil ne mentionne pas le poids de lenfant. En cas de RSS multiRUM, le poids
est recherché dans le premier RUM dans lordre chronologique.
55 Précisions concernant la date des dernières règles (DDR) y compris dans les cas de FIV. Note dinformation
n°DRESS/BESP/DGS/SP1/DGOS/R3/2023/90 DU 4 JUILLET 2023.
23
conception qui sert de référence pour le calcul de lâge gestationnel. Par exemple, si la date
de conception est le 14 juillet, la date des dernières règles est le 1er juillet (14-13=1).
DDR recalculée à renseigner = Date de conception 13 jours
= Date de début de grossesse corrigée 13 jours
Il ne sagit pas de la date déclarée par la patiente.
Si la date de début de la grossesse est inconnue, on enregistre la meilleure estimation
obstétricale et pédiatrique.
La date des dernières règles est enregistrée dans les RUM des patientes lors des séjours
de la grossesse — y compris pour son interruption — et de laccouchement
56
. La date des
dernières règles doit être enregistrée lors de tout séjour au cours duquel la grossesse est
prise en charge, que ce soit à titre de morbidité principale ou associée
57
.
❑ Âge gestationnel
Lâge gestationnel est exprimé en nombre de semaines révolues d'aménorrhée à partir de la
date des dernières règles telle que calculée ci-dessus.
Il est saisi dans le RUM de la mère à la date de laccouchement, y compris en cas
dinterruption de la grossesse pour motif médical
58
; l'âge gestationnel doit être saisi dans
le RUM dans lequel est enregistré l'acte d'accouchement, et seulement dans celui-ci.
Il est saisi dans le RUM de lenfant à la date de la naissance :
• dans létablissement de santé de naissance,
• dans le cas général, dans le RUM produit par la première unité d'hospitalisation du
nouveau-né (maternité, néonatalogie...),
• dans le cas dun nouveau-né transféré directement de la salle de naissance (salle
de travail) dans un autre établissement de santé, dans le RUM produit pour lui,
• dans le cas des enfants nés sans vie et des produits dinterruption de la grossesse
pour motif médical à partir de 22 semaines révolues daménorrhée ou dun poids
dau moins cinq-cents grammes, dans le RUM produit pour eux ;
• dans létablissement de santé recevant un nouveau-né par transfert, y compris
en provenance directe dune salle de naissance : dans le RUM de la première
unité d'hospitalisation.
En cas de mutation ou de transfert, lâge gestationnel à la naissance
59 doit être
enregistré dans les RUM successifs produits
60
.
Lâge gestationnel enregistré dans le RUM de la mère et dans celui de lenfant doit-être le
même.
56 La date des dernières règles nest enregistrée que dans le RUM de la mère ; dans les cas
daccouchement et dinterruption de la grossesse pour motif médical, elle ne lest pas dans le RUM du
nouveau-né ou du produit de linterruption. Lors dun séjour de la grossesse (de lantepartum) la date des
dernières règles permet le calcul de lâge gestationnel à lentrée de la patiente. Des informations
complémentaires sur la date des dernières règles sont données dans la note technique constituant lannexe
II de linstruction N° DREES/BES/DGS/SP1/DGOS/R3/2021/148 du 21 juin 2021 .
57 Ces notions sont développées dans le chapitre IV.
58 Aussi dite interruption thérapeutique de grossesse (ITG), voir pages 69-70.
59 Dans le cas dun nouveau-né prématuré cest lâge gestationnel à la naissance qui doit être enregistré, non
lâge gestationnel augmenté du nombre de jours de vie.
60 Le respect de cette consigne est nécessaire à un classement optimal du séjour dans la nouvelle CM 15.
Celui-ci tient compte en effet de deux variables : le poids et lâge gestationnel.
24
❑ Indice de gravité simplifié (IGS II)
Sa mention ne concerne que les patients hospitalisés dans une unité de réanimation, de soins
intensifs ou de surveillance continue
61
. En soins intensifs de spécialité, le clinicien apprécie si
le recueil de l'IGS II est pertinent en fonction du patient ; dans le cas inverse il nest pas
recueilli
62
.
LIGS II est calculé en attribuant à chaque variable le nombre de points le plus important
relevé au cours des 24 heures suivant l'admission dans l'unité de soins.
❑ Type de dosimétrie
Code 1 Dosimétrie pour radiothérapie conformationnelle avec modulation dintensité
[RCMI]
Code 2 Dosimétrie tridimensionnelle avec histogramme dose-volume [HDV] sur les
volumes cibles et les organes à risque
Code 3 Dosimétrie tridimensionnelle sans HDV sur les volumes cibles et les organes
à risque
Code 4 Autres types de dosimétrie
❑ Type de machine en radiothérapie
63
Code 1 Machine de type Tomothérapy ou Novalis ou Cyberknife ou
protonthérapie
Code 2 Machine équipée dimagerie portale, de collimateur multilame, de système
denregistrement et de contrôle et dun module de repositionnement du malade
à distance
Code 3 Machine équipée dimagerie portale, de collimateur multilame, de système
denregistrement et de contrôle, sans module de repositionnement du malade
à distance
Code 4 Machine non équipée dimagerie portale, de collimateur multilame ou de
système denregistrement et de contrôle
❑ Numéro « innovation »
Cette variable a pour objectif lidentification des prises en charges pour lesquelles un patient
a bénéficié dun produit ou dun acte relevant dune procédure « innovante», quelle soit
diagnostique ou thérapeutique, procédure qui fait lobjet, soit dun financement
expérimental dans le cadre dun projet de recherche spécifié, de type pr ogramme
hospitalier de recherche clinique (PHRC) ou soutien aux techniques innovantes et
couteuses (STIC), soit dune mesure relevant de larticle L.165-1-1 du code de la sécurité
sociale.
Depuis le 1er mars 2013, il importe de produire, pour chacune de ces prises en charge en
hospitalisation, un RSS respectant en tous points les conditions habituelles du recueil pour le
séjour concerné, et de renseigner spécifiquement le champ « innovation » au moyen du
61 Des consignes pratiques de recueil sont disponibles sur le site Internet de l'Agence technique de
l'information sur l'hospitalisation (ATIH) et de la Société française danesthésie et de réanimation.
62 En réanimation, dans les USIP (ou USIP dérogatoires), et en surveillance continue, lIGS II est utilisé pour
le financement de lactivité (voir larrêté relatif aux forfaits alloués aux établissements de santé mentionnés à
larticle L. 162-22 du code de la sécurité sociale ayant des activités de médecine, chirurgie, obstétrique et
odontologie ou ayant une activité dhospitalisation à domicile (arrêté « prestations »)).
63 Linformation type de machine en radiothérapie nest pas utilisée par la version 11 de la classification des
groupes homogènes de malades.
25
numéro didentification communiqué à létablissement de santé à loccasion de la mise en
œuvre du programme. Ce num éro, qui est simp lement à reproduire selon linformation
communiquée par la Direction générale de loffre de soins (DGOS), est constitué de :
• 5 caractères alphabétiques pour désigner le type de programme ;
• 2 caractères numériques pour désigner lannée de mise en œuvre du
programme ;
• 2 caractères numériques pour désigner le type de technologie de santé ;
• 3 caractères numériques pour désigner le numéro du projet proprement dit.
❑ Données à visée documentaire, s'il y a lieu
64
2.3. LE RÉSUMÉ DE SORTIE ANONYME
La production du résumé de sortie anonyme (RSA) est effectuée sous le contrôle du
médecin responsable de linformation médicale à partir du RUM-RSS groupé. Elle est le
résultat d'un processus automatique réalisé par un module logiciel fourni par lATIH, nommé
DRUIDES (pour « Dispositif de Remontée Unifié et Intégré des Données des Etablissements
de Santé »)
Le RSA est toujours un enregistrement unique, y compris dans le cas dun RSS multi-unité.
Dans ce cas :
• le mode d'entrée du RSA est celui de la première unité médicale fréquentée dans
lordre chronologique, le mode de sortie est celui de la dernière ;
• le diagnostic principal du RSA est choisi parmi les diagnostics principaux des RUM
constituant le RSS, selon lalgorithme évoqué ci-dessus à propos du RSS multi-unité,
appliqué par DRUIDES.
Le RSA comporte lensemble des informations du RSS, à lexception des suivantes qui
sont ignorées ou transformées afin dassurer lanonymat :
• numéro de RSS ;
• numéro administratif de séjour ;
• numéro(s) d'unité médicale ; seul figure le nombre de RUM composant le RSS
dorigine ;
En outre, les données à visée documentaire, destinées à lusage interne des
établissements de santé, sont exclues.
En revanche, le RSA comporte des informations supplémentaires, en particulier :
• l'âge calculé à la date d'entrée, en années, ou en jours pour les enfants de moins de un an
à cette date ;
• le code géographique attribué selon une liste convenue au niveau national ;
• La durée du séjour, le mois et lannée de sortie
• le type dautorisation ou de reconnaissance contractuelle de lunité médicale (voir le
point 2.4 suivant)
65
;
64 Voir le point 4 du chapitre IV.
65 Linformation relative à ces unités nest pas enregistrée dans le RUM mais dans un fichier spécifique nommé
fichier dinformation des unités médicales (se reporter au Manuel dutilisation de DRUIDES téléchargeable sur
le site Internet de lATIH).
26
• le numéro d'index servant au chainage anonyme66
• le résultat du groupage effectué par la fonction groupage officielle ;
• en cas de prestation interétablissement (voir le point 3 de ce chapitre), si le séjour du
RSA est celui de létablissement de santé demandeur ou celui du prestataire ;
• le numéro du groupe homogène de séjours (GHS)
67 ;
• le nombre éventuel de suppléments liés au séjour dans une unité médicale identifiée
comme étant de réanimation, de soins intensifs, de surveillance continue, de
néonatalogie, de soins intensifs néonataux ou de réanimation néonatale ;
• la situation de lhospitalisation par rapport à la borne extrême basse (type de
minoration, nombre de journées entre la borne et la durée du séjour) ou le nombre de
journées au-delà de la borne extrême haute ;
• le nombre éventuel de suppléments pour hémodialyse, entrainement à la dialyse et
oxygénothérapie hyperbare hors séances ;
• le nombre d'actes de radiothérapie ;
• le séjour dans un lit identifié dédié aux soins palliatifs ;
• le numéro du RUM ayant fourni le diagnostic principal du séjour.
Les RSA sont transmis mensuellement à lagence régionale de santé (voir le point 1 du
chapitre III).
2.4. LE FICHIER DINFORMATION DES UNITÉS MÉDICALES
Linformation relative aux unités médicales (UM) nécessitant une autorisation ou une
reconnaissance contractuelle (tableau suivant) nest pas enregistrée dans le RUM mais dans
un fichier spécifique nommé fichier dinformation des unités médicales (fichier IUM).
Code UM Classification de l'unité médicale fonctionnelle
01A Réanimation adulte hors grands brûlés
01B Réanimation adulte grands brûlés
02A Soins intensifs en cardiologie = USIC
02B Autres soins intensifs (hors UNV, USIC, néonatologie)
03A Soins surveillance continue adulte hors grands brûlés
03B Soins surveillance continue adulte grands brûlés
04 Néonatologie sans SI
05 Soins intensifs en néonatologie
06 Réanimation néonatale
07A UHCD structures des urgences générales
07B UHCD structures des urgences pédiatriques
08 Soins et accompagnement des malades en phase terminale (unité de soins
palliatifs)
13A Réanimation pédiatrique hors grand brûlés
13B Réanimation pédiatrique grands brûlés
14A Soins surveillance continue pédiatrique hors grands brûlés
14B Soins surveillance continue pédiatrique grands brûlés
16 Unité d'hématologie équipée d'un système de traitement de l'air
17 UNV hors SI
18 Soins intensifs en UNV
19 Unité d'addictologie de recours et de référence
20 Traitement des grands brûlés (hors réanimation et surveillance continue grands brûlés)
21 Hémodialyse en centre pour adulte
22 Hémodialyse en centre pour enfant
66 Voir le chapitre III.
67 Pour des précisions sur la notion de GHS et les informations du RSA qui suivent, voir larrêté « prestations ».
27
23 Hémodialyse en unité médicalisée
34 Hémodialyse en unité d'autodialyse
35 Hémodialyse à domicile
36 Dialyse péritonéale à domicile
37 Unité de dialyse saisonnière
26 Unité hospitalière sécurisée interrégionale UHSI
40 Unité d'hospitalisation d'oncologie médicale
41 Unité d'hospitalisation d'oncologie chirurgicale
42 Unité de radiothérapie ambulatoire
43 Unité de chimiothérapie ambulatoire
50 Chirurgie cardiaque
51 Neurochirurgie
52 Autre chirurgie pédiatrique (ou chirurgie indifférenciée pédiatrique)
53 Autre chirurgie adulte (ou chirurgie indifférenciée adulte)
61 Unité de prise en charge de la douleur chronique
62 Etablissement ciblé pour le forfait diabète
63 Etablissement ciblé pour le forfait insuffisance rénale chronique
27 Médecine gériatrique
28 Médecine pédiatrique (hors unité d'oncologie médicale, spécialisée ou non)
29 Autres spécialités médicales adultes (non classées ailleurs) ou unité de médecine
indifférenciée
70 Gynécologie seule
71 Obstétrique seule
73 Gynécologie obstétrique indifférenciée
Dans le cadre de la refonte de la Statistique annuelle des établissements de santé (SAE), il a
été décidé dachever la convergence entre celle-ci et le PMSI en préenregistrant lors de la
collecte de la SAE les données dactivité issues du PMSI. Lalimentation automatique dune
partie du recueil de la SAE à partir des données issues du PMSI, ventilées par site
géographique et par discipline, est effective depuis mars 2014.
La réalisation de cet objectif a nécessité :
• un typage de lensemble des unités médicales (non plus seulement de celles
nécessitant une autorisation ou une reconnaissance contractuelle) cohérent avec celui
de la SAE ;
• un renforcement du contrôle des numéros FINESS, notamment par lobligation pour
les établissements publics de renseigner, pour chaque UM, leur numéro FINESS
géographique en complément de leur numéro FINESS dinscription à la plateforme e-
PMSI
68
.
Le fichier dinformation des UM a en conséquence été enrichi afin que toutes les unités
médicales de MCO soient typées. A chaque unité est affecté un type dUM et un seul, de
manière à nappartenir quà une seule discipline et à permettre ainsi une partition des UM de
létablissement de santé. Le typage des UM est fait sur 4 caractères, les 3 premiers concernent
le type médical dUnité et le dernier concerne le type dorganisation qui peut prendre 3 valeurs
: P/C/M avec P = hospitalisation partielle, C = hospitalisation complète et M = hospital isation
mixte.
A compter de 2024, et en raison de la mise en œuvre de nouveaux critères dautorisation pour
les UM de soins critiques, de nouveaux codes permettant de les identifier ont été créés. Ces
codes dUM seront à utiliser après ob tention des autorisations correspondantes auprès des
ARS. Toutefois, les codes concernant les anciennes autorisations devront être maintenus
dans le fichier des UM transmis, ceci afin de permettre la valo risation des suppléments
68 Circulaire DHOS/E3 n° 187 du 22 avril 2004 relative à lorganisation des droits daccès à la plate-forme
déchange e-PMSI.
28
rattachés aux anciennes autorisations. Ces anciens codes ne seront plus nécessaires
lorsquaucun séjour de lannée civile en cours ne justifiera de supplément alloué sur la base
des anciennes autorisations.
Le tableau concernant les nouveaux codes est le suivant :
CODE UM UNITE MEDICALE
01A Réanimation adulte hors grands brûlés
02C Soins intensifs polyvalents adultes
02I Soins intensifs de spécialité (dont nephrologie, app.respiratoire, HGE)
02D Soins intensifs polyvalents dérogatoires adultes
02E Soins intensifs en cardiologie = USIC adultes
02F Soins intensifs neurovasculaires (USINV) adultes
02H Soins intensifs d'hématologie (USIH) adultes
13G Réanimation pédiatrique de recours hors grand brûlés
15I Soins intensifs pédiatriques de spécialité
15E Soins intensifs pédiatriques de cardiologie
13A Réanimation pédiatrique hors grand brûlés
15C Soins intensifs polyvalents pédiatriques
15I Soins intensifs pédiatriques de spécialité
15E Soins intensifs pédiatriques de cardiologie
15D Soins intensifs polyvalents dérogatoires pédiatriques
15H Soins intensifs d'hématologie (USIH) pédiatriques
A compter du 1er mars 2025, les USIP et USIP dérogatoires autorisées dans le cadre de loctroi
des nouvelles autorisations, devront être identifiées par un nouveau code dUM. Les deux
codes concernant ces UM devront être enregistrés dans les fichiers des UM transmis
mensuellement, si des séjours ont été réalisés dans la période de 2025 précédant le 1er mars,
ceci afin de permettre la valorisation des suppléments en tenant compte des règles décrites
dans les arrêtés relatifs aux forfaits de 2024 et de 2025 (Chapitre 4 : Fa cturation de
suppléments en sus des GHS).
Le nouveau code à enregistrer dans le fichier des UM à compter du 1 er mars 2025 est décrit
dans le tableau ci-dessous :
Nouveau type d'autorisation USIP
24C Soins intensifs polyvalents adultes
24D Soins intensifs polyvalents dérogatoires adultes
25C Soins intensifs polyvalents pédiatriques
25D Soins intensifs polyvalents dérogatoires pédiatriques
La nomenclature des UM est détaillée dans une notice sur le site internet de lATIH :
https://www.atih.sante.fr/refonte-sae-2013-um-finess-geographique.
29
Le tableau suivant répertorie les codes dautorisation des UM concernées par les nouvelles
autorisations de soins critique s, selon la date, effective de mise en œuvre de la nouvelle
autorisation, ainsi que selon la période concernée de 2025 , si des autorisation s dUSIP ou
USIP dérogatoires ont été acquises avant le 1er mars 2025 ou en cours dannée.
2.5 LE RESUME DE PARCOURS PATIENT POUR LA MALADIE RENALE CHRONIQUE RPP-
MRC
Ce résumé est un recueil standardisé, produit en référence à larrêté du 25 septembre 2019 modifié
en application de l article L. 162-22 , concernant les forfaits alloués aux établissements de santé
dans le cadre de la prise en charge de patients atteints de maladie rénale chronique , hors
suppléance de stade 4 ou 5
Lannexe 1 de cet arrêté décrit les variables constitutives du recueil . Un guide de recueil de ces
données accompagne larrêté.
Un corpus de documents relatifs à la production de ce recueil figure sur le site de lATIH, arrêté du
25 septembre 2019 modifié, guide de recueil, notice technique MRC.
2.6. FORMATS DES RÉSUMÉS
La description des formats informatiques des résumés dactivité, du fichier dinformation des
unités médicales et du fichier de RPP -MRC est disponible sur le site Internet de lATIH.
Adultes /
pédiatriques Unité Régime Supplément
applicable Code UM1 Unité après mise en œuvre de la réforme Supplément
applicable
Code UM
2
avant
mars 2025
Code UM 3
après 1er mars
2025
Adultes
Réanimation Autorisation REA ou STF 01A Unité de réanimation REA ou STF 01A 01A
Adultes USI polyvalentes (avec réanimation sur
site) STF 02C 24C
Adultes USIP dérogatoires (sans réanimation sur
site) STF 02D 24D
Adultes USIH (avec ou sans
réanimation sur site)
Reconnaissance
contractuelle STF 16 USIH (avec ou sans réanimation sur site) STF 02H 02H
Adultes USIC (avec ou sans
réanimation sur site)
Reconnaissance
contractuelle STF 02A USIC (avec ou sans réanimation sur site) STF 02E 02E
Adultes USINV (avec ou sans
réanimation sur site)
Reconnaissance
contractuelle STF 18 USINV (avec ou sans réanimation sur site) STF 02F 02F
Adultes Soins intensifs de
spécialité
Reconnaissance
contractuelle STF 02B USI de spécialités (avec réanimation sur
site) STF 02I 02I
Adultes Unité de surveillance
continue
Reconnaissance
contractuelle SRC 03A Unité de surveillance continue hors
champ SRC 03A 03A
Pédiatriques
Réanimation Autorisation REP ou STF 13A Unité de réanimation pédiatrique REP ou STF 13A 13A
Pédiatriques Unité de réanimation de recours
pédiatrique REP ou STF 13G 13G
Pédiatriques USI polyvalentes pédiatrique (avec
réanimation sur site) STF 15C 25C
Pédiatriques USIP dérogatoires pédiatrique (sans
réanimation sur site) STF 15D 25D
Pédiatriques USIH pédiatrique (avec ou sans
réanimation STF 15H 15H
Pédiatriques Soins intensifs pédiatriques de
cardiologie STF 15E 15E
Pédiatriques USI de spécialités pédiatrique (avec
réanimation sur site) STF 15I 15I
Pédiatriques Unité de surveillance
continue
Reconnaissance
contractuelle SRC 14A Unité de surveillance continue hors
champ SRC 14A 14A
Autorisation
Avant la mise en œuvre de la réforme des autorisations
de soins critiques (régime encore en vigueur dans 
plusieurs régions en 2025)
Après la mise en œuvre de la réforme des autorisations de soins
critiques (régime en vigueur dans plusieurs régions dès 2025)
Régime en vigueur
Autorisation
Autorisation
Autorisation
Autorisation
Autorisation
Autorisation
Autorisation
Reconnaissance
contractuelle
Reconnaissance
contractuelle
Autorisation
Autorisation
Autorisation
Autorisation
Autorisation
Autorisation
30
Sont également indiquées les dates à partir desquelles ces formats sont obligatoires ainsi que
leur période de validité.
Les établissements de santé doivent veiller au strict respect de ces normes et formats, faute
de quoi les données ne pourraient pas être prises en compte lors des différents
traitements.
31
3. PRESTATIONS INTERÉTABLISSEMENTS (PIE)
3.1. DÉFINITION
On désigne par « prestation interétablissement » une situation dans laquelle un
établissement de santé a recours au plateau technique ou aux équipements dun autre
établissement de santé, relevant du même champ dactivité, pour assurer aux patients des
soins ou des examens quil ne peut pas effectuer lui-même.
On parle de prestation interétablissement dans les conditions suivantes :
• un patient est provisoirement transféré d'un établissement de santé demandeur A vers
un établissement de santé prestataire B pour la réalisation dun acte médicotechnique
ou dune autre prestation (par exemple, un séjour en soins intensifs) ;
• le séjour du patient en B dure au plus 2 journées civiles (pas plus d'une nuitée en B),
après quoi le patient revient en A ;
• le séjour en A et la prestation réalisée en B relèvent du même champ dactivité au
sens des articles R.162-29 à R.162-29-3 (MCO, SMR, psychiatrie).
Dans ces conditions, le séjour en A n'est pas clos administrativement, il est suspendu. En
dautres termes, la réalisation de l'acte en B intervient sans interruption de lhospitalisation
en A.
Il est à noter quune prestation réalisée par un établissement MCO pour le compte dun
établissement HAD nest pas gérée comme une situation de PIE mais comme une prestation
interactivités (voir PIA au point 4.2. ci-dessous) ; ceci à titre dérogatoire bien que lHAD fasse
partie du champ MCO.
3.2. OBJECTIFS DU DISPOSITIF
Ils sont au nombre de trois :
• faire en sorte que les séjours au cours desquels un acte ou une prestation est réalisé
à l'extérieur mais financièrement supporté par létablissement de santé demandeur A
soient justement renseignés au plan médical et correctement classés dans les
groupes homogènes de malades.
• éclairer les services de tutelle, qui pourraient sétonner de voir figurer dans les RSA
produits par A des actes que cet établissement nest pas autorisé à réaliser
(équipements ou activités soumis à autorisation) ou pour lesquels il n'est pas équipé ;
telle est la fonction principale du code de la Classification internationale des maladies
étendu pour la circonstance : Z75.80 Sujet adressé dans un autre établissement pour
réalisation d'un acte ;
• permettre à l'établissement de santé prestataire B de faire valoir, dans la base
régionale du PMSI, lensemble de lactivité quil a réalisée au bénéfice de patients
hospitalisés dans ses murs, alors même que la logique financière ne l'autoriserait pas
à produire de RUM pour une activité qui lui est payée par un autre établissement.
32
3.3. DESCRIPTION DU DISPOSITIF
On distingue le cas général et celui de certaines séances.
3.3.1. Cas général
1°) Établissement de santé prestataire B
Par « établissement de santé prestataire B » on entend une autre entité géographique de la
même entité juridique ou dune autre entité juridique, que létablissement de santé soit
public ou privé.
Si le patient fait l'objet d'une admission en hospitalisation, B produit un RSS dont les
modes d'entrée et de sortie sont codés « 0 » (transfert provisoire). La prestation de B
nest pas facturée à lassurance maladie car cest à A que B la facture.
Les dates d'entrée et de sortie correspondantes ne peuvent qu'être identiques ou différer
d'un seul jour.
Si le patient n'est pas hospitalisé, cest-à-dire si lactivité est réalisée à titre externe, aucun RSS
ne doit être produit par B et la prestation, facturée à A, ne doit pas lêtre à lassurance
maladie. En particulier, lorsque B est un établissement de santé visé aux a, b et c de larticle
L.162-22 du code de la sécurité sociale, la consultation ou les actes donnent lieu à la
production dun résumé standardisé de facturation des actes et consultations externes (RSF-
ACE)
69 non facturable à lassurance maladie.
La non-facturation de la prestation de B à lassurance maladie résulte des informations
enregistrées, selon le cas, dans le fichier VID-HOSP ou dans lenregistrement « A » (début
de facture) du RSF-ACE, décrits dans le chapitre II. Linformation « séjour facturable à
lassurance maladie » doit être codée « 0 » non (cest-à-dire séjour non facturable à
lassurance maladie) et linformation « motif de non facturation à lassurance maladie » doit
être codée « 5 » patient hospitalisé dans un autre établissement.
NB : si la durée d'hospitalisation en B est de plus de 2 journées civiles — plus d'une nuit hors
de A —, le régime de suspension de séjour et les consignes données ci-dessus ne
s'appliquent pas. Il sagit dun transfert définitif de A vers B. La situation est celle
d'hospitalisations administrativement distinctes avec leurs RSS respectifs également
distincts.
2°) L'établissement de santé demandeur A fait figurer dans son RUM :
• la prestation effectuée en B dont il assume la charge financière, notamment le code
de lacte sil sagit dun acte médicotechnique inscrit à la Classification commune des
actes médicaux ;
• et le code Z75.80 en position de diagnostic associé
70 pour signaler qu'une prestation
a été réalisée dans un autre établissement.
Il est fortement recommandé de ne produire qu'un seul RUM englobant la période de
suspension de lhospitalisation. Toutefois, létablissement de santé A peut être amené à
réaliser deux RUM (avant et après prestation) soit en raison de contraintes dues à son
système d'information, soit en raison du retour du patient dans une unité médicale différente
69 Le RSF-ACE est décrit dans le point 2.1.4 du chapitre II.
70 La notion de diagnostic associé est développée dans le point 2 du chapitre IV.
33
de celle dont il était parti. Dans ce cas les deux RUM doivent comporter le même numéro de
RSS. Les modes de sortie et d'entrée encadrant la suspension de séjour doivent être codés
« 0 ». En d'autres termes : le mode de sortie du premier RUM (début de la suspension de
lhospitalisation, départ vers B) doit être codé « 0 » départ par transfert provisoire (pour
réalisation d'un acte) et le mode d'entrée du second RUM (fin de suspension de séjour, retour
de B) doit être également codé « 0 » retour de transfert provisoire (après réalisation d'un
acte). La destination doit être codée dans le premier RUM et la provenance dans le second.
Les dates de départ vers B et de retour de B ne peuvent qu'être identiques ou différer d'un
seul jour.
Lorsque ces conditions sont respectées les deux RUM pré et postprestation sont
considérés par la fonction groupage comme appartenant à un RSS unique.
3°) Le cas échéant, l'établissement de santé demandeur A fait figurer dans ses fichiers
complémentaires (FICHCOMP) ou son fichier de facturation (RSF) :
• les spécialités pharmaceutiques et produits et prestations mentionnés à larticle L.162-
22-7 du CSS délivrés par létablissement prestataire ;
• le placement du patient par létablissement prestataire dans des unités médicales
soumises à autorisation donnant lieu au paiement de suppléments journaliers :
réanimation, soins intensifs, surveillance continue et néonatalogie.
3.3.2. Cas des séances de dialyse rénale, de radiothérapie et de chimiothérapie
1°) L'établissement de santé prestataire B produit toujours un RSS-séance(s) conformément
aux consignes données dans le chapitre VII de ce guide, à lexception dune prise en charge
pour dialyse en UDM.
Dans le cas des séances hors dialyse en UDM, Les modes dentrée et de sortie de ce RSS
sont toujours codés « 0 », complétés par les codes de provenance et de destination. Cette
règle sapplique quel que soit le champ dhospitalisation du pati ent en A : MCO, soins
médicaux et de réadaptation ou psychiatrie.
Toutefois, lorsque la prestation de B est une séance de dialyse rénale, de radiothérapie ou
de chimiothérapie pour tumeur ou pour maladie non tumorale, la facturation de la séance
seffectue comme si le patient nétait pas hospitalisé en A :
• dans les établissements de santé publics et privés visés aux a, b et c de larticle L.162-
22 du code de la sécurité sociale (CSS), les séances effectuées dans le cadre des
prestations interétablissements donnent lieu à la facturation par B du groupe
homogène de séjours correspondant ; le cas échéant, B enregistre donc dans
FICHCOMP les spécialités pharmaceutiques mentionnées à larticle L.162-22-7 du
CSS
71 ;
• les établissements de santé visés aux d et e du même article facturent directement
leurs prestations à lassurance maladie.
Dans le cas de séances de dialyse en unité de dialyse médicalisée, le prestataire facture un
forfait D11 dhémodialyse en unité de dialyse médicalisée, quel que soit le champ
dhospitalisation du patient en A.
71 Le recueil FICHCOMP est décrit dans le chapitre II.
34
2°) L'établissement de santé demandeur A
Les actes de dialyse rénale, de radiothérapie ou de chimiothérapie ne figurent pas dans son
RUM (sinon éventuellement comme donnée à visée documentaire) puisque A nen
assume pas la charge financière. Le code Z75.80 Sujet adressé dans un autre établissement
pour réalisation d'un acte doit être enregistré dans le RUM. Les éventuelles spécialités
pharmaceutiques consommées au cours des séances effectuées en B ne sont pas
enregistrées dans le fichier FICHCOMP de A.
4. PRESTATIONS INTERACTIVITES (PIA)
4.1. DÉFINITION
On désigne par « prestation interactivités » une situation dans laquelle une unité
dhospitalisation a recours au plateau technique ou aux équipements dune autre unité
dhospitalisation relevant dun champ dactivité différent72, pour assurer au patient des soins
ou des examens quelle ne peut pas effectuer elle-même.
Il convient de distinguer les prestations réalisées à titre externe des prestations donnant lieu
à une admission en hospitalisation :
Le régime des prestations interactivités (PIA ) dites « séjours », facturables directement à
lassurance maladie par les établissements prestataires, a été clarifié en 2016. La clarification
du régime des PIA « externes », qui correspondent aux situations où la prestation réalisée par
létablissement prestataire prend l a forme dune prise en charge externe (ACE), avait été
renvoyée à un texte ultérieur.
Depuis mars 2019, les modalités de facturation des PIA « externes » sont alignées sur celles
des PIA « séjours ». Les prises en charges externes réalisées par des établissements MCO
pour des patients hospitalisés en SMR ou en psychiatrie seront désormais facturables
directement à lassurance maladie par létablissement MCO prestataire et ne feront plus lobjet
dune refacturation entre établissements.
Les précisions sur les conditions de production de linformation médicale sur le sujet des PIA
séjours sont décrites dans une notice publiée sur le site de lATIH.
4.2. CAS PARTICULIER : LE MCO EST PRESTATAIRE POUR LHAD
Ce cas est géré à titre dérogatoire comme une PIA et non comme une PIE (cf. point 3.1.).
Si la prestation fait lobjet dune hospitalisation, létablissement B facture donc le séjour à
lassurance maladie. Il produit un RSS dont les modes dentrée et de sortie ne sont pas « 0 »
transfert provisoire mais « 6 ou 7 » selon le cas.
72 Au sens des articles R.162-29 à R.162-29-3 (MCO, SMR, psychiatrie.)
CHAPITRE II
PRODUCTION DES INFORMATIONS RELATIVES À LA
FACTURATION DE LACTIVITÉ EN MÉDECINE,
CHIRURGIE, OBSTÉTRIQUE ET ODONTOLOGIE
36
Le dispositif de production, de traitement et de transmission des informations des
établissements de santé décrit dans lannexe III à son article 9 de larrêté du 23 décembre
2016 (arrêté « PMSI-MCO
1 ») a notamment pour but de mettre à la disposition de lÉtat des
informations communes aux établissements de santé publics et privés ayant une activité de
MCO, relatives à leur activité médicale et à sa facturation.
En ce qui concerne lactivité médicale, toute hospitalisation dans un établissement de
santé public ou privé fait lobjet dun recueil dinformations
2 transmis sous forme anonyme à
lagence régionale de santé : le résumé de sortie anonyme
3
. En revanche, seuls les
établissements de santé privés visés aux d et e de larticle L.162-22 du code de la sécurité
sociale (CSS) produisent aujourdhui un recueil dinformations relatives à la facturation des
séjours, le résumé standardisé de facturation (RSF), transmis à lagence régionale de
santé après anonymisation sous la forme dun résumé standardisé de facturation anonyme.
Les établissements de santé publics et privés visés aux a, b et c produiront un RSF
lorsqu'ils factureront directement leur activité dhospitalisation à l'assurance maladie. Dans
cette attente le dispositif décrit dans larrêté PMSI-MCO constitue un objectif à la date
dapplication du présent guide et certaines dérogations sont reconnues à titre transitoire.
Ce chapitre décrit lobjectif, sous lappellation de dispositif cible, et les mesures
transitoires, notamment celles instituées dans lattente de la facturation directe de leur activité
à lassurance maladie par les établissements de santé publics et privés visés aux a, b et c de
larticle L.162-22 du CSS.
Comme tous les établissements publics de santé, les établissements de santé publics de
Mayotte et Saint-Pierre-et-Miquelon sont tenus de produire les informations relatives à leur
activité, décrites dans le chapitre I. En revanche, nétant pas soumis à la tarification à lactivité,
la production des informations relatives à la facturation de leurs prestations est, pour eux,
simplifiée.
1 Arrêté relatif au recueil et au traitement des données dactivité médicale et des données de facturation
correspondantes, produites par les établissements de santé publics ou privés ayant une activité en
médecine, chirurgie, obstétrique et odontologie, et à la transmission dinformations issues de ce
traitement dans les conditions définies à larticle L. 6113-8 du code de la santé publique.
2 Depuis 1994 pour les établissements de santé publics et privés visés aux a, b et c de larticle L.162-22 du
code de la sécurité sociale, depuis 1997 pour les établissements de santé privés visés aux d et e du même
article.
3 Se reporter au chapitre I.
37
1. DISPOSITIF CIBLE
En même temps que des résumés de sortie standardisés (RSS) les établissements de
santé publics et privés produisent des résumés standardisés de facturation (RSF).
Le RSF doit être produit pour lensemble des prestations hospitalières :
• prestations de séjour et de soins mentionnées au 1° de larticle R.162-32 du CSS et
nécessitant une hospitalisation, y compris les prestations relatives à lactivité
dalternative à la dialyse en centre ;
• spécialités pharmaceutiques et produits et prestations mentionnés à larticle L.162-22-
7 du CSS
4 ; ainsi que les médicaments mentionnés à larticle L.162-22-7-3 du CSS;
• prestations de prélèvement dorganes sur des personnes décédées ;
• prestations hospitalières ne nécessitant pas lhospitalisation du patient, mentionnées
aux 2°, 4°, 5° et 6° de larticle R.162-32 du CSS ; elles concernent les soins dispensés dans
les services et les unités daccueil et de traitement des urgences, les soins non
programmés nécessitant lutilisation de matériel de petite chirurgie ou
dimmobilisation, ainsi que les soins nécessitant lutilisation dun secteur opératoire ou la
surveillance du patient dans un environnement hospitalier ainsi que les soins
représentatifs de la mise à disposition de l'ensemble des moyens nécessaires à
l'administration, en en vironnement hospitalier, de produits et prestations mentionnés à
l'article L. 165-1 et de spécialités pharmaceutiques, inscrits sur la liste mentionnée à
l'article L. 162-22-7. Figure également la prestation dadministration de produits de
la réserve hospitalière, en environnement hospitalier (i.e. hors hospitalisation du
patient) ne figurant pas sur la liste, couvrant lachat du produit, son administration
et la surveillance du patient qui en découle ;
• prestations relatives à linterruption volontaire de la grossesse ;
• actes et consultations externes mentionnés à larticle L.162-2 et à larticle L.162-26-1
du code de la sécurité sociale ;
Toutefois, le recueil des actes et consultations externes ne simpose quaux
établissements de santé publics et privés visés aux a, b et c de larticle L.162-22 du CSS. En
effet, ils ne constituent pas des prestations hospitalières pour les établissements de santé
privés visés aux d et e.
Il est produit un RSF par hospitalisation et un RSF correspond donc à un RSS. La liaison entre
eux est assurée par le numéro de RSS du séjour, information commune aux deux résumés.
Les conditions de production du RSF sont identiques à celles des informations dactivité
décrites dans le point 1 du chapitre 1. En conséquence, les prestations ne nécessitant
pas lhospitalisation ne donnent lieu quà la production dun RSF, il nest pas produit de
RSS dans leur cas.
4 Les produits et prestations sont ceux mentionnés à larticle L.165-1 du CSS, dits dispositifs médicaux
implantables.
La liste des spécialités pharmaceutiques et des produits et prestations mentionnés à larticle L.162-22-7 (liste
en sus) est tenue à jour sur le site Internet de lAgence technique de linformation sur lhospitalisation
(ATIH). La liste des médicaments sous ATU / post ATU mentionnés à larticle L. 162-22-7-3 fera lobjet dune
diffusion.
38
Le RSF reproduit le contenu de la facture transmise par les établissements de santé aux
organismes d'assurance maladie. Il est un support destiné à fournir à lÉtat ces informations
de facturation.
L'anonymisation du RSF est à lorigine du résumé standardisé de facturation anonyme
(RSFA) élaboré de façon concomitante au résumé de sortie anonyme (RSA).
Le fichier de RSFA, comme le fichier de RSA, est élaboré sous le contrôle du médecin
responsable de l'information médicale pour l'établissement de santé, et les deux fichiers sont
transmis à l'agence régionale de santé (voir le point 1 du chapitre III).
2. MESURES TRANSITOIRES
2.1. ÉTABLISSEMENTS VISÉS AUX A, B ET C DE LARTICLE L.162-22 DU CSS
2.1.1. Conditions de production des informations de facturation
À la date dapplication du présent guide, les établissements de santé publics et privés visés
aux a, b et c de larticle L.162-22 du CSS ne sont pas soumis à la production de RSF pour les
prestations suivantes :
• prestations de séjour et de soins mentionnées au 1° de larticle R.162-32 du CSS et
nécessitant une hospitalisation ;
• spécialités pharmaceutiques et produits et prestations mentionnés à larticle L.162-22-
7 du CSS ;
• prestations de prélèvement dorganes sur des personnes décédées ;
• prestations relatives à linterruption volontaire de grossesse.
Pour le financement de ces prestations, dans lattente de la facturation de leur activité
dhospitalisation directement à lassurance maladie, ces établissements produisent des
recueils nommés VID-HOSP, FICHCOMP et FICHSUP.
Pour les établissements de santé publics et privés visés aux a, b et c de larticle L.162-22 du
CSS, la production dun RSF ne concerne actuellement que :
• les prestations hospitalières ne nécessitant pas lhospitalisation du patient,
mentionnées aux 2°, 4° , 5° et 6° de larticle R.162-32 du CSS ; il sagit des soins
dispensés dans les services et les unités daccueil et de traitement des urgences, des
soins non programmés nécessitant lutilisation de matériel de petite chirurgie ou
dimmobilisation, des soins nécessitant lutilisation dun secteur opératoire ou la
surveillance du patient dans un environnement hospitalier, ainsi que des soins
représentatifs de la mise à disposition de l'ensemble des moyens nécessaires à
l'administration, en environnement hospitalier, de produits et prest ations
mentionnés à l'article L. 165-1 et inscrits sur la liste mentionnée à l'article L. 162-22-7
;
• les prestations relatives à lactivité dalternative à la dialyse en centre ;
• les actes et consultations externes.
Ils produisent au titre de ces derniers un RSF qui leur est propre : le résumé standardisé de
facturation des actes et consultations externes (RSF-ACE), décrit plus loin dans le
point 2.1.4.
39
2.1.2. Le fichier VID-HOSP
Il est produit par les services administratifs (bureau des admissions ou des frais de séjour) sous
la responsabilité du directeur de létablissement de santé. Il contient :
• les informations relatives à la situation du patient vis-à-vis de lassurance maladie ;
• les variables identifiantes (« VID ») nécessaires à la génération du numéro de
chainage des résumés de sortie anonymes (voir le chapitre III).
Le lien entre un enregistrement VID-HOSP et les autres recueils relatifs au même
séjour est assuré par le numéro administratif de séjour (« HOSP »).
VID-HOSP est léquivalent du RSF « A » Début de facture produit par les
établissements de santé privés visés aux d et e de larticle L.162-22 du CSS (voir infra
le point 2).
Le fichier VID -HOSP est identique dans tous les champs du PMSI : psychiatrie, hospitalisation à
domicile (HAD), médecine, chirurgie, obstétrique et odontologie (MCO), et soins médicaux et de
réadaptation (SMR).
Pour une description détaillée du fichier VID-HOSP, se reporter à la documentation des formats sur
le site Internet de lAgence technique de linformation sur lhospitalisation (ATIH). Des informations
complémentaires sur les règles de gestion du fichier VID-HOSP sont disponibles sur des ressources
de la CNAM :
- Documentation de la norme B2 pour les variables qui sont issues de cette dernière :
https://www.ameli.fr/assure/documentation-technique/norme-b2
- Documentation des variables liées au flux dinformation de séjours:
https://www.ameli.fr/etablissement/exercice-professionnel/flux-information-sejour-flsj
• numéro du format de VID-HOSP ;
• montant total du séjour remboursable par lassurance maladie complémentaire ;
• date de lhospitalisation
5
.
La date de lhospitalisation est la date du premier jour de lhospitalisation en cours,
sans interruption
6
, quelle se soit déroulée dans un seul ou plusieurs établissements,
dans un seul ou plusieurs champs dactivité.
Exemples : séjour avec transferts entre deux établissements de santé E1 et E2
hospitalisation initiale en MCO en E1 le 10 mars, transfert en MCO de E2 le 15 mars,
puis retour en MCO de E1 le 19 mars, sortie à domicile le 25 mars : la date de
lhospitalisation pour les deux établissements dans les enregistrements relatifs
aux trois hospitalisations (10-15, 15-19 et 19-25 mars) est le 10 mars ;
hospitalisation initiale en MCO en E1 le 15 mars, transfert provisoire en MCO de E2
le 18 mars, retour en MCO de E1 le 19 mars, sortie à domicile le 25 mars : la date
de lhospitalisation pour les deux établissements dans les enregistrements relatifs
aux deux hospitalisations (15-25 pour E1, 18-19 pour E2) est le 15 mars ;
hospitalisation initiale en MCO en E1 le 11 avril, transfert en SMR de E2 le 29 avril,
retour en MCO de E1 le 9 mai, nouveau transfert en SMR de E2 le 12 mai, sortie au
domicile le 8 juin ; la date de lhospitalisation pour les deux établissements dans les
enregistrements relatifs aux quatre hospitalisations (11-29/4, 29/4-9/5, 9/5-12/5 et
12/5-8/6) est le 11 avril.
5 Cette variable est utilisée pour lapplication de la règle dexonération du ticket modérateur à 30 jours.
6 On rappelle quun transfert provisoire pour prestation interétablissement, ou une permission,
ninterrompent pas lhospitalisation (se reporter pour le premier au point 3 du chapitre I, pour la seconde au
point 2.2.2 du chapitre I).
40
• code gestion
7
• Numéro didentification permanent du patient (IPP)
Par ailleurs, la saisie des variables Code participation assuré ; N° dentrée ; Rang de
naissance ; Rang du bénéficiaire ; N° caisse gestionnaire ; N° centre gestionnaire
auparavant facultative, devient obligatoire.
Il est produit une ligne dans le fichier VID-HOSP par séjour. Une ligne de fichier VID-HOSP
correspond ainsi à un RSS à lexception de deux circonstances :
• les séances, lenregistrement de plusieurs séances successives dans un seul RSS
restant possible (voir le chapitre VII) ;
• le nou veau-né sans numéro administratif, séjournant dans lunité dobstétrique
(maternité) auprès de sa mère : un fichier VID-HOSP est créé pour la mère ; il nen est pas
créé pour le nouveau-né ; le numéro administratif de séjour de la mère est enregistré dans
son RSS et dans celui du nouveau-né
8
;
Si un numéro administratif est créé pour le nouveau -né resté auprès de sa mère
et quil na pas nécessité de soins autres que ceux normalement requis, la variable
« Hospitalisation d'un nouveau-né auprès de la mère » devra être codée à 1 dans
le VIDHOSP du nouveau-né pour les établissements ex-DG.
En aucun cas, il ne doit être produit un traitement hybride : production, pour les nouveau-nés,
de VID-HOSP en indiquant le numéro administratif de la mère avec des variables différentes
de celles de la mère (modification de la date de naissance ou du sexe par exemple) voir notice
ATIH du 24 décembre 2018.
Dans le c a d r e de la mise en œuvre de s prem i è r e s expérimentat i o n s de la
facturation individuelle des établissements de santé (FIDES), deux zones sont
distinguées au sein du fichier VID-HOSP :
• une zone obligatoire recensant les variables devant être renseignées par tous les
établissements, y compris les expérimentateurs ;
• une zone relative à FIDES recensant les nouvelles variables que seuls les
établissements retenus pour mener lexpérimentation FIDES devront renseigner.
Pour les établissements non retenus pour lexpérimentation, la zone FIDES ne doit pas
être renseignée. Pour les autres, les deux zones doivent être renseignées.
Deux nouvelles variables ont été ajoutées en 2015 :
• « Numéro daccident du travail ou date daccident de droit commun »,
• « Numéro dorganisme complémentaire ».
Les variables suivantes sont ajoutées en 2017 :
• « N° FINESS dinscription e-PMSI »
• « N° immatriculation individuel »
7 Cette variable est issue des informations relatives à la situation du patient vis-à-vis de lassurance maladie.
Elle est présente dans la zone « Régime obligatoire » de la carte vitale. Cette variable est également
ajoutée dans les fichiers RSF-ACE.
8 Pour éviter que soient comptabilisées des hospitalisations simultanées, D R U I D E S crée les
informations de chaînage en croisant les informations du RSS (date de naissance et sexe) et ANO-HOSP
(voir le chapitre III).
41
• « Clé du N° immatriculation individuel »
• « Nature de la pièce justificative des droits »
• « Prise en charge établie le »
• « Attestation de droits, carte Vitale ou prise en charge valable à compter du »
• « Délivrée par »
• « Régime de prestation de lassuré »
• « Top éclatement des flux par létablissement »
• « Date dentrée »
• « Date de sortie »
La variable suivante a été ajoutée en 2022 :
• LINS9 (identifiant national de santé).
Pour une description détaillée du fichier VID-HOSP, se reporter au site Internet de
lAgence technique de linformation sur lhospitalisation (ATIH).
2.1.3. Les Fichiers complémentaires
2.1.3.1 Fichiers FICHCOMP
Les fichiers FICHCOMP (pour fichiers complémentaires) enregistrent les prestations
suivantes :
• les spécialités pharmaceutiques et produits et prestations
10 mentionnés à larticle
L.162-22-7 du CSS y compris, dans le cadre des prestations interétablissements,
sagissant de létablissement demandeur, ceux payés par lui au prestataire ;
• Les médicaments daccès précoce : AAP et compassionnel : AAC, CPC
• les prélèvements dorganes sur les personnes décédées
11
;
• les prestations interétablissements correspondant à des séjours dans des unités
médicales soumises à autorisation donnant lieu au paiement de suppléments
journaliers : réanimation, soins intensifs, surveillance continue et néonatalogie ;
• la dialyse péritonéale réalisée en cours dhospitalisation
12
;
• les transports entre établissements (voir la notice spécifique Transport).
Dans le cas des médicaments liste en sus et ceux disposant dun accès précoce, il est
nécessaire que le « code indication » soit recueilli.
Dans le cas des prélèvements dorganes sur les patients décédés, les forfaits
correspondant aux actes effectués à une date postérieure au décès doivent être enregistrés
9 La loi N°2016-41 du 26 janvier 2016 et le décret dapplication N° 2017 -412 du 27 mars 2017 , L 1111-8 et
article R 1111 -8-1 à 7 du CSP précisent les modalités de référencement des données de santé par un
identifiant national de santé (INS).
10 Il convient de noter queu égard à larticle R.165-43, « la prise en charge d'un produit ou dune
prestation inscrite, sur la liste prévue à l'article L. 165-1 ne peut intervenir que si le produit ou la prestation a été
effectivement délivré et, dans le cas où la prescription concerne un produit implantable, que si celui-ci a été
effectivement implanté ». A ce principe général doit être associée une clarification : les DM sont enregistrés
dès lors quils ont été effectivement implantés y compris dans les cas particuliers où seul un implant - parmi
les deux contenus dans un seul et même kit stérile- a pu être posé au patient.
Ainsi, dans ce cas de figure et lorsque le dispositif concerné est facturable en sus, lES, sous
FICHCOMP, code la délivrance du kit (enregistré sous un même et seul numéro LPP) et son
implantation, quand bien même seule la moitié des DM aurait été implantée.
11 Depuis le 1er mars 2011, les forfaits correspondant aux prélèvements dorganes sur une personne
décédée sont enregistrés dans le recueil FICHCOMP de létablissement de santé siège du
prélèvement. En revanche, les informations sur les prélèvements de tissus (os, cornée, etc.) continuent dêtre
recueillies par l'Agence de biomédecine. Leur rémunération est de ce fait indépendante des recueils
relatifs à lactivité et à la facturation décrits dans les chapitres I et II du présent guide.
12 Dans le respect des conditions de leur facturation prescrites par larrêté « prestations ».
42
dans le recueil FICHCOMP du séjour. En dautres termes, pour un patient décédé le jour J
— dont la date de sortie enregistrée dans le résumé dunité médicale est J —, les forfaits
correspondant aux actes de prélèvement dorganes effectués à J+x sont enregistrés dans le
recueil FICHCOMP du séjour achevé le jour J.
La variable « validation de la prescription initiale oui, non » est relative aux « médicaments
orphelins ». En effet, conformément à l'article L.162-22-7 du CSS « la prise en charge des
médicaments orphelins [...] est subordonnée à la validation de la prescription initiale par le
centre de référence de la maladie pour le traitement de laquelle la prescription est envisagée,
lorsqu'il existe, ou par l'un des centres de compétence qui lui sont rattachés ».
Un nouveau fichier a été créé en 2013 pour permettre le codage des maladies rares,
conformément à linstruction N° DGOS/PF2/2012/389 du 16 novembre 2012 relative aux
modalités de codage PMSI concernant les patients atteints de maladie rare
13
.
Il est produit un recueil FICHCOMP par séjour-patient. Il contient les données relatives aux
mêmes séjours que ceux contenus dans le fichier de RSS et chaque recueil FICHCOMP est
lié au RSS correspondant par le numéro administratif de séjour (se reporter au point 2.2.1du
chapitre I).
Lanonymisation de FICHCOMP est à lorigine de FICHCOMPA. La production de
FICHCOMPA est effectuée sous le contrôle du médecin responsable de linformation
médicale. Elle est réalisée par le même module logiciel — DRUIDES — qui est à lorigine du
résumé de sortie anonyme (RSA) (se reporter au point 2.2 du chapitre I). FICHCOMPA est lié
au RSA du même séjour par un numéro dindex décrit dans le point 3.1.3 du chapitre III.
Depuis le 1er mars 2018, un recueil des indications des spécialités pharmaceutiques inscrites
sur la liste en sus a été mis en place. Ce recueil est porté par le fichier FICHCOMP «
médicaments hors AP-AC » pour les établissements de santé ex DG (et par le RSF-H pour les
établissements de santé ex OQN)
Depuis 2019, un fichier FICHCOMP Top Maison de Naissance est créé, il concerne les séjours
en provenance dune maison de naissance.
Ce FICHCOMP concerne les établissements MCO auxquels sont adossées les maisons de
naissance en cours dexpérimentation (8 maisons de naissance). Lobjectif de ce FICHCOMP
est dy inscrire le numéro administratif du ou des séjours de la mère et/ou de lenfant dont létat
de santé a nécessité le transfert de la maison de naissance à létablissement MCO
dadossement.
Seul le séjour motivant le transfert doit être enregistré dans FICHCOMP.
Ainsi, par exemple, le bébé en bonne santé accompagnant sa mère ne doit pas voir son séjour
inscrit dans ce FICHCOMP.
Les données du FICHCOMP ne seront pas remontées dans la base nationale mais
permettront uniquement de porter à 1 la variable TOP Maison de Naissance dans le RSA.
Les contenus et formats des fichiers FICHCOMP sont publiés sur le site Internet de lATIH.
Les fichiers FICHCOMPA sont transmis mensuellement à lagence régionale de santé
(voir le point 1 du chapitre III).
13 Cest ce fichier (dénommé « FICHCOMP ORP ») non pas celui à visée denquête, qui recueille les
variables décrites dans linstruction, notamment le code « ORPHA » de la maladie rare.
43
2.1.3.2 Fichiers FICHCOMP.csv
Tout comme les fichiers FICHCOMP , ces fichiers permettent de recueillir au séjour, des
informations complémentaires aux informations du RSS.
La différence avec FICHCOMP réside dans le format de ces fichiers qui sont produits au format
CSV, plus simple dutilisation.
Ces fichiers sont apparus dans le cadre de larticle 51 de la LFSS pour 2018 permettant
dexpérimenter de nouvelles procédures, pour ré former lorganisation et le financement de
notre système de santé (doù Datexp, pour « données dexpérimentation »). Par extension, ils
ont également servi à accompagner les nouveaux projets nécessitant un recueil adapté, au
séjour ou au parcours. Pour 2022, tous ces fichiers sont renommés FICHCOMP.csv. En effet,
ces projets ne sont majoritairement pas dans le cadre expérimental de larticle 51.
Plusieurs fichiers FICHCOMP.csv existent actuellement pour les recueils suivants :
- CAR-T-CELL
- Dispositifs médicaux (DM) intra GHS
Un fichier FICHCOMP.csv est produit pour le recueil des informations liées aux
consommations de dispositifs médicaux dits intraGHS. Ce recueil sera effectif pour
janvier 2022. Le format du fichier est publié sur le site internet de lATIH . Le référentiel
des codes IUD-ID sera publié sur le site internet du ministère.
- Maladies rénales chroniques (MRC). Un FICHCOMP.csv est produit pour le recueil des
informations liées à la Maladie rénale chronique, tel que défini et décrit dans larrêté du
29 septembre 2019 modifié. Il est produit depuis le 1er octobre 2019 et restera le format
de transmission de ces données.
- Hébergements temporaires non médicalisés (HTNM). Le format du fichier est publié sur
le site internet de l'ATIH.
Ce type de fichier est un fichier au format CSV ayant 3 champs obligatoires :
- Le N° Finess PMSI de létablissement
- Un n° de recueil FICHCOMP.csv
- Un n° de fichier (en cas de nécessité de plusieurs fichiers pour le projet)
Le programme danonymisation (DRUIDES) est modifié pour permettre la récupération de ces
fichiers, y compris le FICHCOMP HTNM à partir du M1 2026 et le FICHCOMP MRC à partir
du S1 2026. Le numéro administratif est remplacé par le même numéro dindex que dans les
fichiers anonymes (RSA…).
2.1.4. Le résumé standardisé de facturation des actes et consultations externes
2.1.4.1 Description
À la date dapplication du présent guide, le résumé standardisé de facturation des actes et
consultations externes (RSF-ACE) est un recueil par patient propre aux établissements de
santé publics et privés visés aux a, b et c de larticle L.162-22 du CSS. Il est réservé au
recueil de lactivité externe donnant lieu à un paiement à l'établissement. Cette activité fait en
général déjà lobjet dune télétransmission de factures à lassurance maladie pour information.
Le recueil du RSF-ACE est fondé sur une extraction des informations à partir des données
télétransmises.
On désigne par RSF-ACE un ense mble denregistrements : « A » Début de facture, « B »
Prestations hospitalières, « P » Prestations hospitalières : prothèses, « H » Prestations
44
hospitalières : médicaments, « C » Honoraires, « M » CCAM14, « L » Codage affiné des actes
de biologie.
Lenregistrement « A » est constamment produit car il contient les informations relatives à la
prise en charge du patient par lassurance maladie et celles nécessaires au chainage
anonyme (voir le chapitre III). Les autres enregistrements le sont ou non selon les prestations
dispensées.
Le numéro FINESS géographique est obligatoire dans le fichier des RSF ACE. En cas
d'absence de ce numéro, la ligne concernée ne sera pas valorisée.
Trois variables ont été ajoutées à ce fichier à compter de lannée 2014 :
Coefficient MCO
Intégration du « coefficient MCO » dans le recueil des RSF-ACE. Cette intégration met en
conformité avec les règles FIDES qui préconisent l'application du coefficient prudentiel dans
la variable coefficient MCO (Annexe 27 norme B2).
Ce coefficient MCO est égal au produit (Coeff Transition x Coeff Géographique x Coeff
Prudentiel).
Code de gestion
Dans la perspective de simplifier la répartition des charges hospitalières entre les régimes
dassurance maladie, la loi de financement de la sécurité sociale pour 2014 prévoit de
sappuyer sur les données du PMSI. A cette fin, une nouvelle variable « code gestion » est
introduite dans le fichier VIDHOSP et concerne tous les champs dactivité (voir annexe V,
point II). Ses modalités sont les mêmes que celles de VIDHOSP.
Typage de certaines consultations
Il est ajouté au RSF-ACE une variable permettant didentifier lunité ou le centre (« UF »)
réalisant lactivité de consultation pour les unités de consultations et de soins ambulatoires
(UCSA) et certaines consultations spécifiques financées par la dotation MIG.
La nomenclature utilisée est la suivante :
01 : Les consultations mémoire effectuées exclusivement dans les centres mémoire
de ressources et de recherche (CM2R)
02 : Les consultations assurées par les centres référents pour les troubles
spécifiques d'apprentissage du langage
03 : Les consultations « maladies rares » effectuées exclusivement dans les centres
de références pour la prise en charge des maladies rares
04 : Les consultations pour la mucoviscidose effectuées exclusivement pour les
centres de ressources et de compétences sur la mucoviscidose
06 : Les consultations mémoire effectuées exclusivement dans les établissements ne
disposant pas de ressources et de recherche (CM2R)
07 : Les consultations hospitalières d'addictologie
08 : Les consultations hospitalières de génétique
09 : Les consultations de prise en charge des patients atteints de la maladie de
Parkinson ou de syndromes parkinsoniens effectuées exclusivement dans les
centres experts de la maladie de Parkinson
10 : Les consultations réalisées par les UCSA (soins aux détenus)
11 : Unités durgences gynécologiques
12 : Les consultations réalisées au sein des structures détude et de traitement de la
douleur chronique
14 Classification commune des actes médicaux.
45
Une information est ajoutée dans le type « A » en 2020 :
• Le numéro didentification permanent du patient (IPP)
Une information a été ajoutée dans le type « A » en 2022 :
• LINS (identifiant national de santé)
Les RSF-ACE « B », « P », « C », « H », « M » et « L » enregistrent notamment :
• les consultations des médecins et les actes des personnels paramédicaux au moyen
des lettres-clés de la Nomenclature générale des actes professionnels ;
• les actes médicaux techniques codés selon la Classification commune des actes
médicaux ;
• les actes de la Nomenclature des actes de biologie médicale (RSF-ACE « L ») ;
• la prestation administration de produits et prestations et spécialités pharmaceutiques
en environnement hospitalier (APE)
15
• les forfaits
16
:
« accueil et traitement des urgences » (ATU) ;
« forfait de petit matériel » (FFM) ;
« sécurité et environnement hospitalier » (SE), relatifs aux soins nécessitant
lutilisation dun secteur opératoire ou la surveillance du patient dans un
environnement hospitalier ;
• les forfaits techniques liés aux actes de scanographie, remnographie et
tomographie à émission de positons ;
• les forfaits relatifs aux alternatives à la dialyse en centre (forfaits « D »).
Lanonymisation du RSF-ACE est à lorigine du RAFAEL (pour « résumé anonyme de
facturation de lactivité externe lié
17 »). La production du RAFAEL est effectuée sous le
contrôle du médecin responsable de linformation médicale. Elle résulte d'un processus
automatique i n t é g r é d a n s l e logiciel DRUIDES fourni par lATIH.
Les contenus et formats du RSF-ACE et du RAFAEL sont publiés sur le site Internet de
lATIH.
Les RAFAEL sont transmis mensuellement à lagence régionale de santé (voir le point 1 du
chapitre III). Seuls les enregistrements contenant des informations doivent être transmis.
2.1.4.2. Cumul de production dun RSF-ACE
• Règles relatives à la production de deux RSF ACE le même jour
« Le cumul de deux RSF-ACE (renvoyant tous deux à des actes ou consultations externes),
le même jour, pour un même patient, est autorisé dans le respect des règles dutilisation de
la CCAM et de la NGAP.
Il nen est pas de même lorsque les RSF-ACE renvoient dune part à une consultation ou un
acte externe et dautre part à une prestation dhospitalisation, sauf cas particuliers » :
15 Décret n° 2011-221 modifiant larticle R.162-32 du CSS. Enregistrement « P » du RSF-ACE.
16 Pour une information sur ces forfaits, voir larrêté « prestations ».
17 Le mot « lié » est en rapport avec le résumé. Il est justifié par les informations de chainage anonyme (voir
le chapitre III) contenues dans le RAFAEL.
46
Le montant du forfait D12 (à titre dillustration) ayant été calculé de manière à intégrer
la réalisation dune consultation en relation avec la séance de dialyse hors centre, le
cumul nest pas autorisé18.
Toutefois, dans le cas particulier, et très circonscrit, où la consultation externe a été
réalisée à la suite, ou en amont, dune séance de dialyse hors centre, et na aucun lien
avec cette prestation dhospitalisation, (les motifs de prise en charge sont distincts)
alors il est possible de produire deux RSF ACE le même jour, pour le même patient.
• Règles relatives à la production dun RSS et dun RSF ACE le même jour
En règle générale, le cumul dun RSF-ACE et dun RSS, le même jour, pour un même patient,
nest pas autorisé sauf cas particuliers :
Le cumul dun RSF-ACE pour forfait D11 dhémodialyse en unité de dialyse médicalisée, et
dun RSS pour prise en charge en hospitalisation est autorisé sous certaines conditions,
décrites dans larrêté du 19 février 2015 pré cité.
Le cumul dun RSF-ACE correspondant à un forfait de dialyse hors centre (D12 ou D13), avec
un RSS produit le même jour, nest autorisé quà la double condition suivante :
• La séance dialyse a eu lieu le jour dadmission ou de sortie dun service
dhospitalisation ;
• Lhospitalisation ne doit avoir aucun lien avec la pathologie rénale justifiant la
séance de dialyse.
• Si lune de ces deux conditions nest pas respectée, seule la production du RSS est
autorisée.
Le cumul dun RSF-ACE correspondant à un acte ou consultation externe et dun
RSS produits le même jour (cas dun cumul ayant lieu le jour dadmission ou de
sortie dun service dhospitalisation) nest autorisé quà la condition que cette hospitalisation
nait aucun lien avec la pathologie justifiant lacte ou la consultation externe. Dans le
cas contraire seule la production du RSS est autorisée.
2.1.5. Le fichier FICHSUP
FICHSUP (pour fichiers supplémentaires) est un recueil mensuel qui nest produit que
dans les circonstances suivantes :
1) FICHSUP est produit par les établissements de santé bénéficiant dun financement au titre
des missions dintérêt général pour les activités de génétique, la production de lettres-clés B
de biologie hors nomenclature (BHN)
1918 et la réalisation dactes danatomie et de cytologie
pathologiques hors Classification commune des actes médicaux (CCAM).
2) Il a été estimé nécessaire dobtenir des précisions sur lactivité des lactariums.
Dans cette optique les informations suivantes sont demandées depuis 2015 :
18 (cette disposition ne vaut que pour les établissements relevant de léchelle tarifaire publique, dans laquelle
les charges médicales sont prises en compte dans les constructions tarifaires. Sagissant des établissements
relevant de léchelle tarifaire privé, il convient de se référer à une circulaire de la CNAMTS du 22 juin
2012 portant sur la facturation des actes des médecins salariés en établissements de san té visés au d de
l'article L162-22 du code de la sécurité sociale).
19 Lettres-clés de la Nomenclature générale des actes professionnels (NGAP) de lAssurance maladie.
47
❑ Pour les établissements autorisés à l'activité de lactarium
• Collecte
Pour tous les lactariums : Quantité de lait collecté pour don personnalisé (en litres)
Pour les lactariums à usage extérieur : Quantité de lait collecté dans le cadre d'un don
anonyme (en litres)
• Distribution
Pour tous les lactariums : Quantité de lait pasteurisé congelé distribué pour don
personnalisé (en litres)
Pour les lactariums à usage extérieur :
o Quantité de lait pasteurisé congelé requalifié en don anonyme (en litres)
o Quantité de lait pasteurisé congelé distribué au total dans le cadre du don
anonyme (en litres)
• Cession
Pour les lactariums à usage extérieur : Quantité de lait pasteurisé congelé vendu (en
litres)
❑ Pour les établissements consommateurs de lait de lactarium
Quantité de lait congelé consommé (en litres)
Quantité de lait lyophilisé consommé (en litres) (lactarium)
Un établissement producteur de lait maternel (lactarium) étant également consommateur de
ce produit pour ses besoins internes, renseigne donc les deux parties du fichier, en tant que
producteur et en tant que consommateur.
Le contenu et le format de FICHSUP sont publiés sur le site Internet de lATIH.
FICHSUP est transmis mensuellement à lagence régionale de santé (voir le point 1 du
chapitre III).
3) Depuis 2016 un recueil dactivités concernant lactivité des SMUR a été mis en place.
Dans le cadre des travaux pour la réforme du financement des urgences, il a été estimé
nécessaire de recueillir via le PMSI des informations concernant lactivité des SMUR. Dans
cette optique il a été mis en place depuis 2016, un FICHSUP SMUR. Ce recueil ne
concerne que les établissements ex-DG. Pour les établissements ex-OQN sièges de SMUR,
les données seront recueillies via la SAE et validées par les ARS.
Chaque établissement dans lequel est implanté un SMUR ou une antenne de SMUR doit être
identifié dans FICHSUP SMUR par son établissement géographique dimplantation, et cest
au niveau de cette entité géographique que doit être renseigné lensemble de lactivité SMUR
de létablissement.
Les informations recueillies sont les suivantes :
▪ FINESS ET : Numéro FINESS établissement de lentité géographique où le SMUR ou
lantenne de SMUR est implanté ;
▪ FINESS dinscription ePMSI de létablissement auquel le SMUR ou lantenne de SMUR
est rattaché ;
▪ Nombre total de sorties SMUR « primaires » (terrestres, aériennes, maritimes) ;
• Nombre total de sorties SMUR « secondaires » (terrestres, aériennes, maritimes);
• Nombre total de TIIH (transfert infirmier inter-hospitalier) réalisés avec les moyens
du SMUR.
48
Les définitions sont précisées ci-dessous :
• FINESS établissement de lentité géographique (Finess ET) limplantation SMUR :
cf INSTR. DREES/DREES/DMSI/DGOS/R2/2015/240 du 21/07/15, relative à
lenregistrement des SMUR et antennes SMUR dans les systèmes dinformation
FINESS et ARHGOS dans le cadre de laccès aux soins urgents ;
▪ Sortie SMUR : mobilisation dune équipe dintervention SMUR déclenchée et
coordonnée par le SAMU. Léquipe dintervention SMUR comporte au moins un
médecin (= équipe médicalisée), un infirmier et un conducteur ou pilote. Il peut sagir
dune intervention SMUR terrestre, aérienne ou maritime selon le mode de transport
utilisé.
▪ Sortie SMUR « primaire » : mobilisation dune équipe dintervention SMUR pour la
prise en charge, en tous lieux et prioritairement hors de l'établissement de santé, dun
patient dont l'état requiert de façon urgente une prise en charge médicale et de
réanimation et nétant pas déjà admis dans un établissement de santé.
▪ Sortie SMUR « secondaire » : mobilisation dune équipe dintervention SMUR en vue
du transfert entre deux établissements de santé (au sens dentités géographiques
différentes désignés par des FINESS ET différents) dun patient déjà admis dans un
établissement de santé et nécessitant une prise en charge médicale pendant le trajet.
Les transferts réalisés entre deux entités géographiques différentes de la même entité
juridique doivent en cohérence être comptabilisés comme des interventions SMUR
« secondaires ».
Concernant la mobilisation du SMUR pour une prise en charge au sein de
létablissement où le SMUR est implanté (même entité géographique au sens
FINESS établissement ET) :
- Si la personne prise en charge requiert de façon urgente une prise en charge médicale
et de réanimation et si elle nest pas déjà admise dans létablissement (visiteur,
professionnel…), il sagit dune intervention SMUR primaire qui doit être
comptabilisée comme telle dans FICHSUP SMUR.
- Si la personne prise en charge est un patient déjà admis dans létablissement (même
entité géographique que le SMUR), cette prise en charge est réalisée dans le cadre
de la continuité des soins dans ce même établissement de santé. Ces cas ne doivent
PAS être comptabilisés dans FICHSUP SMUR.
A toutes fins utiles, il est rappelé que :
➢ les personnes prises en charge dans des structures assimilées au domicile
(EHPAD…) ne sont pas considérées comme admises en établissement de
santé.
➢ Les personnes prises en charge en HAD, dans les établissements de santé
mentale, les établissements de soins médicaux et de réadaptation, les unités de
long séjour rattachées à un établissement de santé, sont considérées comme
admises en établissements de santé.
▪ TIIH (transfert infirmier inter-hospitalier) : mobilisation dune équipe dintervention
composée dun infirmier (= équipe para-médicalisée) et dun conducteur ou pilote, pour
le transfert dun patient déjà admis dans un établissement de santé vers un autre
établissement de santé (au sens dentités géographiques différentes désignés par des
FINESS ET différents). Les TIIH comportent notamment :
➢ Les TIIH réalisés avec les moyens matériels et/ou humains dune équipe
SMUR déclenchés et coordonnés par le SAMU (seuls ces TIIH doivent
être renseignés dans le FICHSUP SMUR) ;
49
➢ Les TIIH réalisés avec des moyens matériels et humains autres que ceux
dune équipe SMUR (ils ne doivent PAS être renseignés dans le FICHSUP
SMUR).
Le calendrier de mise en œuvre est le suivant :
Mise à disposition du fichier depuis mars 2016,
Remontées mensuelles cumulatives
4) A compter de mars 2016, un recueil spécifique a été également mis en place dans le cadre
de la création dune MIG pour financer la primo-prescription de chimiothérapie orale. Ce
recueil concerne lensemble des établissements de santé titulaires dune autorisation
dexercer lactivité de traitement du cancer par chimiothérapie, quel que soit leur statut.
1/File active de patients de létablissement ayant eu un traitement du cancer par
chimiothérapie orale pendant lannée :
2/ Nombre total de consultations médicales de primo-prescription de traitement du cancer en
chimiothérapie par voie orale réalisées pendant lannée au sein de létablissement de santé :
Le recueil quant à lui reste différencié selon le type de variables avec un recueil mensuel
cumulatif concernant uniquement les deux variables obligatoires :
1/File active de patients de létablissement ayant eu un traitement du cancer par
chimiothérapie orale pendant lannée :
2/ Nombre total de consultations médicales de primo-prescription de traitement du cancer
en chimiothérapie par voie orale réalisées pendant lannée au sein de létablissement de
santé
Le détail des variables à recueillir est publié sur le site de lATIH
https://www.atih.sante.fr/mco/outils-informatiques
5) Le recueil FICHSUP mis en place en M12 2016 concernant les médicaments délivrés par
les Unités Sanitaires (ex UCSA) est pérennisé. Ce recueil devient mensuel et cumulatif en
2017.
La production dautres fichiers de facturation est décrite dans la notice technique PMSI dite
interchamps. Leur format fait lobjet dune information sur le site de lATIH.
En conclusion, les informations transmises à lagence régionale de santé par les
établissements de santé publics et privés visés aux a, b et c de larticle L.162-22 du CSS
comprennent aujourdhui les fichiers de RSA, RAFAEL, FICHCOMPA — et le cas échéant
FICHSUP — auxquels sajoute un fichier nommé ANO qui réunit les informations relatives à
la prise en charge des patients par lassurance maladie enregistrées dans VID-HOSP et le
fichier de chainage anonyme (voir le chapitre III).
2.2. ÉTABLISSEMENTS VISÉS AUX D ET E DE LARTICLE L.162-22 DU CSS
2.2.1. Conditions de production des informations de facturation
Pour les établissements de santé privés visés aux d et e de larticle L.162-22 du code de la
sécurité sociale (CSS), la production du RSF concerne actuellement :
• les prestations de séjour et de soins mentionnées au 1° de larticle R.162-32 du CSS
et nécessitant une hospitalisation, y compris les prestations relatives à lactivité
dalternative à la dialyse en centre ;
50
• les spécialités pharmaceutiques et les produits et prestations mentionnés à larticle
L.162-22-7 du CSS ; les spécialités pharmaceutiques et les produits et prestations
ainsi que les médicaments mentionnés à larticle L. 162-22-7-3 du CSS ;
• les prélèvements dorganes ou de tissu sur des personnes décédées ;
• les prestations hospitalières ne nécessitant pas lhospitalisation du patient,
mentionnées aux 2°, 4°, 5° et 6° de larticle R.162-32 du CSS ; elles concernent les
soins dispensés dans les services et les unités daccueil et de traitement des
urgences, les soins non programmés nécessitant lutilisation de matériel de petite
chirurgie ou d immobilisation, les soins nécessitant lutilisation dun secteur
opératoire ou la surveillance du patient dans un environnement hospitalier ainsi
que les soins représentatifs de la mise à disposition de l'ensemble des moyens
nécessaires à l'administration, en environnement hospitalier, de produits et prestations
mentionnés à l'article L. 165-1 et de spécialités pharmaceutiques, inscrits sur la liste
mentionnée à l'article L. 162-22-7. Figure également la prestation dadministration de
produits de la réserve hospitalière, en environnement hospitalier (i.e. hors
hospitalisation du patient) ne figurant pas sur la liste, couvrant lachat du produit, son
administration et la surveillance du patient qui en découle ;
• les prestations relatives à linterruption volontaire de grossesse ;
À lexception des prestations hospitalières ne nécessitant pas lhospitalisation du patient
mentionnées au quatrième point ci-dessus, il est produit un RSF par séjour. Le lien entre le
RSF et le RSS est assuré par le numéro de RSS, information commune aux deux résumés.
La correspondance entre RSS et RSF est respectée dans le cas de laccouchement. Les
séjours de la mère et du nouveau-né étant payés par un forfait global, il est produit une facture
unique pour deux RSS (celui de la mère et celui de lenfant). La correspondance entre RSS
et RSF est assurée par la production de deux RSF : lun au titre de la mère, correspondant à
la facture adressée à lassurance maladie, lautre au titre du nouveau-né, ne contenant pas
de données de facturation, dit « RSF à zéro ».
En revanche, pour les prestations hospitalières ne nécessitant pas lhospitalisation du
patient, mentionnées aux 2°, 4° et 5° de larticle R.162-32 du CSS, létablissement nest tenu
de ne produire quun RSF
20
.
Les établissements ex-OQN devront produire des Résumés Standardisés de Facturation
(RSF) pour les actes et consultations externes des médecins salariés.
2.2.2. Contenu du résumé standardisé de facturation
Le RSF contient dune part des informations communes au RSS du même séjour, dautre part des
informations de facturation.
Les éléments communs au RSF et au RSS (numéro FINESS, numéro de RSS, sexe, date de
naissance) respectent les définitions qui ont été données dans le chapitre I.
Les informations de facturation reproduisent le contenu du bordereau transmis par les
établissements aux organismes d'assurance maladie.
20 La production dun RSS, vide dans ce cas (RSS dit « à blanc »), est facultative. En son absence, le logiciel
DRUIDES crée automatiquement un tel RSS et lassocie au RSF.
51
Lappellation RSF désigne un ensemble denregistrements : « A » Début de facture, « B »
Prestations hospitalières, « I » Prestations hospitalières : interruption de séjour, « P »
Prestations hospitalières : prothèses, « H » Prestations hospitalières : médicaments, « C »
Honoraires, « M » CCAM
21
, « L » Codage affiné des actes de biologie
22
.
Le type « A » est constamment produit car il contient les informations relatives à la prise en
charge du patient par lassurance maladie et celles nécessaires au chainage anonyme
(voir le chapitre III). Les autres types le sont ou non selon les soins dispensés. Ils permettent
la saisie des prestations indiquées supra dans le point 1 (Dispositif cible) à lexception des
actes et consultations externes qui ne constituent pas des prestations hospitalières pour les
établissements de santé privés visés aux d et e de larticle L.162-22 du CSS.
Deux informations sont ajoutées dans le type « A » depuis 2012
23 :
• patient bénéficiaire de la CMU (couverture maladie universelle) ;
• numéro de facture du séjour de la mère.
Ce numéro doit être renseigné pour tous les nouveau-nés nés dans létablissement de
santé : ceux restés auprès de leur mère en maternité et ceux mutés dans dautres
unités ou restés hospitalisés au-delà de la sortie de leur mère
24
. Il est destiné à relier
les séjours de la mère et de lenfant et à permettre limputation des deux groupes
homogènes de séjours (GHS)
25 sur la facture du séjour de la mère.
Deux informations sont ajoutées dans le type « A » en 2020 :
• Le numéro didentification permanent du patient (IPP)
• Le code postal du lieu de résidence du patient
Une information est ajoutée dans le type « A » en 2022 :
• LINS (identifiant national de santé)
Le contenu et le format des enregistrements du RSF sont conformes au cahier des
charges de la norme B2 publié par lAssurance maladie.
Le RSF anonymisé est le résumé standardisé de facturation anonyme (RSFA). La
production du RSFA est effectuée sous le contrôle du médecin responsable de linformation
médicale. Elle est réalisée par le même module logiciel — DRUIDES— qui est à lorigine du
résumé de sortie anonyme (RSA) dans les établissements de santé privés visés aux d et e
de larticle L.162-22 du CSS. Les RSFA sont transmis mensuellement à lagence
régionale de santé (voir le point 1 du chapitre III). Seuls les enregistrements contenant des
informations doivent être transmis.
Les informations suivantes ne figurent plus dans le résumé standardisé de facturation
anonyme :
• le numéro de séjour ;
• le numéro dassuré social (numéro de matricule dans les formats de recueil) ;
• le rang de bénéficiaire ;
• le numéro de facture ;
• la date et le rang de naissance ;
21 Classification commune des actes médicaux.
22 Destiné à lenregistrement, sil y a lieu, dactes de la Nomenclature des actes de biologie médicale.
23 Elles sont présentes dans le fichier VID-HOSP décrit dans le point 2.
24 La seule exception est laccouchement « sous X » (article R.1112-28 du code de la santé publique).
25 Pour des précisions sur la notion de GHS, voir larrêté « prestations ».
52
• les dates dentrée et de sortie du séjour ;
Les variables suivantes sont ajoutées :
• le numéro séquentiel de RSFA (identique à celui du RSA) ;
• le numéro de facture séquentiel ;
• les mois et année de la date dentrée et de sortie du séjour ;
• la durée du séjour ;
• Le code géographique de résidence.
Pour davantage dinformations sur le contenu et le format des enregistrements RSF et
RSFA, se reporter :
• au site Internet de lATIH ;
• au cahier des charges interrégime des normes B2 accessible sur le site Internet de
lAssurance maladie.
A compter du 1er mars 2018, un recueil des indications des spécialités
pharmaceutiques inscrites sur la liste en sus est mis en place. Ce recueil est porté par le fichier
FICHCOMP « médicaments hors ATU » pour les établissements de santé ex DG et par le RSF-
H pour les établissements de santé ex OQN.
2.2.3. Les fichiers FICHCOMP
Les fichiers FICHCOMP (pour fichiers complémentaires) enregistrent les prestations
suivantes :
• Il est produit un recueil FICHCOMP par séjour-patient. Il contient les données relatives
aux mêmes séjours que ceux contenus dans le fichier de RSS et chaque recueil
FICHCOMP est lié au RSS correspondant par le numéro administratif de séjour (se
reporter au point 2.2.1du chapitre I).
• Lanonymisation de FICHCOMP est à lorigine de FICHCOMPA. La production de
FICHCOMPA est effectuée sous le contrôle du médecin responsable de linformation
médicale. Elle est réalisée par le même module logiciel — DRUIDES — qui est à
lorigine du résumé de sortie anonyme (RSA) (se reporter au point 2.2 du
chapitre I). FICHCOMPA est lié au RSA du même séjour par un numéro dindex
décrit dans le point 3.1.3 du chapitre III.
En 2019, un fichier FICHCOMP Top Maison de Naissance a été créé, il concerne les
séjours en provenance dune maison de naissance.
Ce FICHCOMP concerne les établissements MCO auxquels sont adossées les maisons de
naissance en cours dexpérimentation (8 maisons de naissance). Lobjectif de ce FICHCOMP
est dy inscrire le numéro administratif du ou des séjours de la mère et/ou de lenfant dont
létat de santé a nécessité le transfert de la maison de naissance à létablissement MCO
dadossement.
Seul le séjour motivant le transfert doit être enregistré dans FICHCOMP.
Ainsi, par exemple, le bébé en bonne santé accompagnant sa mère ne doit pas voir son
séjour inscrit dans ce FICHCOMP.
Les données du FICHCOMP ne seront pas remontées dans la base nationale mais
permettront uniquement de porter à 1 la variable TOP Maison de Naissance dans le RSA
53
Les contenus et formats des fichiers FICHCOMP sont publiés sur le site Internet de lATIH.
Les fichiers FICHCOMPA sont transmis mensuellement à lagence régionale de santé
(voir le point 1 du chapitre III).
2.2.4 Les fichiers FICHOMP.csv
Tout comme les fichiers FICHCOMP , ces fichiers permettent de recueillir au séjour, des
informations complémentaires aux informations du RSS.
La différence avec FICHCOMP réside dans le format de ces fichiers qui sont produits au format
CSV, plus simple dutilisation.
Ces fichiers sont apparus dans le cadre de larticle 51 de la LFSS pour 2018 permettant
dexpérimenter de nouvelles procédures, pour réformer lorganisation et le financement de
notre système de santé (doù Datexp, pour « données dexpérimentation »). Par extension, ils
ont également servi à accompagner les nouveaux projets nécessitant un recueil adapté, au
séjour ou au parcours. Pour 2022, tous ces fichiers sont renommés FICHCOMP.csv. En effet,
ces projets ne sont majoritairement pas dans le cadre expérimental de larticle 51.
Plusieurs fichiers FICHCOMP.csv existent actuellement pour les recueils suivants :
- Dispositifs médicaux (DM) intra GHS
Un fichier FICHCOMP.csv est produit pour le recueil des informations liées aux
consommations de dispositifs médicaux dits intraGHS. Ce recueil sera effectif pour
janvier 2022. Le format du fichier est publié sur le site internet de lATIH. Le
référentiel des codes IUD-ID sera publié sur le site internet du ministère.
- Maladies rénales chroniques (MRC). Un FICHCOMP.csv est produit pour le
recueil des informations liées à la Maladie rénale chronique, tel que défini et décrit
dans larrêté du 29 septembre 2019 modifié. Il est produit depuis le 1 er octobre
2019 et restera le format de transmission de ces données.
- Hébergements temporaires non médicalisés (HTNM). Le format du fichier est
publié sur le site internet de l'ATIH.
Ce type de fichier est un fichier au format CSV ayant 3 champs obligatoires :
- Le N° Finess PMSI de létablissement
- Le N° de recueil FICHCOMP.csv
- Le N° de fichier (en cas de nécessité de plusieurs fichiers pour le projet)
Le programme danonymisation (DRUIDES) est modifié pour permettre la récupération de ces
fichiers, y compris pour le FICHCOMP HTNM à partir du M1 2026 et le FICHCOMP MRC à
partir du S1 2026. Le numéro administratif est remplacé par le même numéro dindex que dans
les fichiers anonymes (RSA…).
2.2.5. Le fichier FICHSUP
FICHSUP (pour fichiers supplémentaires) est un recueil mensuel qui nest produit que dans
les circonstances suivantes :
1) Il est produit par les établissements de santé bénéficiant dun financement au titre
des missions dintérêt général pour les activités de génétique, la production de lettres-clés B
54
de biologie hors nomenclature (BHN)
26 et la réalisation dactes danatomie et de cytologie
pathologiques hors Classification commune des actes médicaux (CCAM).
2) Depuis mars 2016, un recueil spécifique a été mis en place dans le cadre de la création
dune MIG pour financer la primo-prescription de chimiothérapie orale. Ce recueil concerne
lensemble des établissements de santé titulaires dune autorisation dexercer lactivité
de traitement du cancer par chimiothérapie, quel que soit leur statut.
Le recueil concerne uniquement les deux variables obligatoires :
1/File active de patients de létablissement ayant eu un traitement du cancer par
chimiothérapie orale pendant lannée.
2/ Nombre total de consultations médicales de primo-prescription de traitement du cancer
en chimiothérapie par voie orale réalisées pendant lannée au sein de létablissement de
santé :
Le détail des variables à recueillir est publié sur le site de lATIH
http://www.atih.sante.fr/mco/outils-informatiques
26 Lettres-clés de la Nomenclature générale des actes professionnels (NGAP) de lAssurance maladie.
CHAPITRE III
TRANSMISSION, CHAINAGE ANONYME,
CONFIDENTIALITÉ, QUALITÉ ET CONSERVATION
DES INFORMATIONS
56
III. TRANSMISSION, CHAINAGE ANONYME,
CONFIDENTIALITÉ, QUALITÉ ET CONSERVATION DES
INFORMATIONS
1. TRANSMISSION DES INFORMATIONS
Conformément aux articles L.6113-8 et R.6113-10 du code de la santé publique et à
larrêté du 23 décembre modifié, les établissements de santé publics et privés transmettent
à l'agence régionale de santé les fichiers de données dactivité et de facturation anonymes
:
- établissements de santé publics et privés visés aux a, b et c de larticle L.162-22
du code de la sécurité sociale : fichiers de RSA
1
, FICHCOMPA, RAFAEL, ANO
et le cas échéant FICHSUP
22 ;
- établissements de santé privés visés aux d et e du même article : fichiers de
RSA et de RSFA2.
La transmission est mensuelle et cumulative reprenant les envois des mois précédents.
Les obligations en matière de transmission ne sont considérées comme satisfaites
que lorsque les données ont été validées par létablissement de santé producteur.
La transmission s'effectue par une méthode de télétransmission sécurisée agréée par les
services de l'État, suivant une procédure décrite dans la circulaire DHOS/E3 n° 187
du 22 avril 2004 relative à lorganisation des droits daccès à la plate-forme déchange e-
PMSI.
2. PRINCIPE DU CHAINAGE ANONYME
Un chainage anonyme des recueils dinformation du PMSI est mis en œuvre depuis 2001
(circulaire DHOS-PMSI-2001 n° 106 du 22 février 2001). Il permet de relier entre elles
les hosp italisations dun m ême pa tient, où quelles a ient lieu : secteur public ou p rivé,
médecine, chirurgie, obstétrique ou odontologie (MCO), hospitalisation à domicile, soins
de suite et de réadapt ation (SMR) ou psychiatrie. Le chainage anonyme repose sur la
création dun numéro anonyme (« non signifiant ») propre à chaque patient, au moyen
dun module logiciel qui utilise t rois variables : le numéro dassuré social (numéro
douvrant droit), la date de naissance et le sexe
33. Les hospitalisations dune même
personne peuvent ainsi être reconnues et « chai nées » , mais il est impossible
didentifier la personne à partir de son numéro de chainage (il est impossible de
retourner du numéro au patient).
Le numéro anonyme est caractéristique d'un individu car, à partir des mêmes variables
identifiantes, on obtient le même numéro anonyme (reproductibilité). Lors des
1 Se reporter au chapitre I.
2 Se reporter au chapitre II.
3 Le dispositif ne permet donc pas de distinguer les jumeaux de même sexe ayant le même ouvrant
droit, et le numéro de chainage anonyme dune personne change si elle change de numéro dassuré
social.
57
hospitalisations success ives dun patient donné — cest-à-dire pour des variables
identifiantes identiques — cest le même numéro anonyme qui est chaque fois calculé.
Le chainage anonyme sest appliqué en 2001 aux RSA et RSFA. Il a été étendu aux autres
recueils relatifs à la facturation (FICHCOMPA, RAFAEL) à mesure de leur création. En
MCO le chainage anonyme sapplique aujourdhui à tous les recueils dinformations
anonymes relatifs à lactivité et à sa facturation, dans tous les établissements de santé
publics et privés visés à larticle L.162-22 du code de la sécurité sociale.
3. PROCÉDURE DU CHAINAGE ANONYME
3.1. ÉTABLISSEMENTS VISÉS AUX A, B ET C DE LARTICLE L.162-22 DU CSS
À titre transitoire, jusqu'à ce que les établissements de santé publics et privés visés aux a, b
et c de larticle L.162-22 du code de la sécurité sociale (CSS) facturent leur activité
dhospitalisation directement à lassurance maladie au titre du dispositif cible décrit dans
le chapitre II, la procédure de chainage anonyme comporte les étapes suivantes :
• lors de chaque séjour un numéro anonyme est créé par les services administratifs
de létablissement de santé ; il en résulte un fichier qui fait correspondre à
chaque numéro administratif de séjour (NAS) un numéro anonyme ; ce fichier est
transmis au médecin responsable de linformation médicale ;
• lorsque NAS et numéro du résumé de sortie standardisé (RSS) sont différents,
le médecin responsable de linformation médicale produit un fichier qui fait
correspondre à chaque NAS le numéro du RSS du séjour
4 ; la jonction de ce
fichier avec celui transmis par les services administratifs crée pour chaque
séjour une relation entre NAS, numéro de RSS et numéro anonyme ;
• lors de lanonymisation des enregistrements contenant le numéro de RSS ou le
NAS (R SS, RSF-ACE et FICHCOMP) un lien est ainsi établi entre
lenregistrement anonymisé et le numéro anonyme.
3.1.1. Création du numéro anonyme du patient
La première étape consiste en la création du numéro anonyme par les services
administratifs de létablissement de santé — bureau des admissions ou des frais de séjour
— à partir de variables identifiantes : numéro d'assuré social (numéro douvrant droit), date
de naissance et sexe.
Ces variables sont présentes dans le fichier VID-HOSP décrit au point 2 du chapitre II.
La création du numéro anonyme utilise un module logiciel fourni par lATIH nommé module
danonymisation et de gestion des informations de chainage (MAGIC). MAGIC contient
une fonction d'occultation des informations nominatives (FOIN)
5 créée par la Caisse
4 Se reporter au point 2.2.1 du chapitre I : « le numéro de RSS est attribué sous le contrôle du médecin
responsable de l'information médicale. Il peut être le numéro administratif de séjour. Sil est différent, le
médecin responsable de linformation médicale conserve la correspondance entre ce numéro et le
numéro de RSS ».
5 Elle procède par hachage des informations selon la technique du Standard Hash Algorithme. Des
informations plus détaillées sur la génération et les utilisations du numéro anonyme sont disponibles sur
le site Internet de lATIH.
58
nationale dassurance maladie des travailleurs salariés, validée par la Commission
nationale de linformatique et des libertés et par le Service central de sécurité des systèmes
d'information.
Le numéro anonyme créé est mis en relation avec le NAS. Un fichier nommé ANO-HOSP
(ANO faisant référence au numéro anonyme, HOSP au NAS) est ainsi produit par le service
administratif, dont chaque enregistrement :
• associe le NAS au numéro anonyme du patient ;
• et rend compte des contrôles de conformité effectués par MAGIC sur les
informations de VID-HOSP.
Le contenu et le format de ANO-HOSP ainsi que la signification des codes-retour du
contrôle de conformité sont donnés dans le Manuel dutilisation de MAGIC, téléchargeable
sur le site Internet de lATIH.
3.1.2. Liaison entre le numéro anonyme et les informations dactivité et de facturation
Le fichier ANO-HOSP est transmis au médecin responsable de linformation médicale
pour létablissement de santé. Celui-ci produit pour sa part un fichier nommé HOSP-
PMSI qui établit une correspondance entre NAS et numéro de RSS.
3.1.3. Concomitance de lattribution du numéro anonyme et de lanonymisation
La dernière étape est réalisée sous le contrôle du médecin responsable de l'information
médicale. Elle utilise le programmes DRUIDE S, Ils traitent en particulier le fichier ANO-
HOSP et les fichiers des recueils relatifs à lactivité et à sa facturation : RSS, FICHCOMP,
RSF-ACE. Ils produisent :
• les fichiers anonymes correspondants (RSA, FICHCOMPA, RAFAEL) ;
• un fichier de chainage qui établit une correspondance entre chaque numéro
de chainage anonyme et les enregistrements anonymes correspondants,
par lintermédiaire dun numéro dindex.
Le numéro anonyme est ainsi inséré dans un fichier, le fichier de chainage qui ne
contient ni donnée médicale ni donnée de facturation. Il associe à chaque numéro anonyme
un numéro d'index (numéro séquentiel de rang) également présent dans les enregistrements
anonymes (RSA, FICHCOMPA, RAFAEL). Le fichier de chainage crée ainsi un lien indirect
entre chaque enregistrement anonyme et le numéro anonyme correspondant.
Lassociation du fichier de chainage et des informations sur la prise en charge des patients
par lassurance maladie enregistrées dans VID-HOSP constitue le fichier ANO (se reporter
au chapitre II).
3.2. ÉTABLISSEMENTS VISÉS AUX D ET E DE LARTICLE L.162-22 DU CSS
Les établissements de santé privés visés aux d et e de larticle L.162-22 du code de la
sécurité sociale (CSS) ne produisent pas le fichier VID-HOSP, les variables identifiantes
nécessaires au calcul du numéro anonyme étant présentes dans le RSF « A » Début
de facture
6
.
6 Se reporter au point 1 du chapitre II.
59
Sous le contrôle du médecin responsable de linformation médicale, les fichiers de RSF et
de RSS sont soumis au logiciel DRUIDES qui intègre la fonction FOIN. DRUIDES
assure la production des fichiers anonymes relatifs à lactivité et à sa facturation (RSA,
RSFA) et du fichier de chainage.
Ainsi, comme dans les établissements visés aux a, b et c, de manière concomitante à son
anonymisation, chaque recueil anonyme (RSA et RSFA) se voit attribué le numéro
anonyme propre au patient. Le fichier de chainage, qui ne contient ni donnée médicale ni
donnée de facturation, associe à chaque numéro anonyme un numéro d'index également
présent dans les recueils anonymes.
Lassociation du fichier de chainage et des informations sur la prise en charge des patients
par lassurance maladie enregistrées dans le RSF « A » constitue le fichier ANO (se reporter
au chapitre II).
3.3. TRAITEMENTS RÉALISÉS PAR LA PLATEFORME E-PMSI
Dès la réception des fichiers anonymes par la plateforme déchange e-PMSI, avant
deffectuer les traitements d'exploitation des données, la fonction FOIN est appliquée
une deuxième fois. Il est ainsi calculé un second numéro anonyme différent du numéro
anonyme présent dans létablissement de santé. Lors de la création du second numéro
anonyme un nou veau numéro dindex est créé, entrainant la rupture entre le numéro
anonyme final et les données d'amont. Les fichiers transmis à lagence régionale de santé
ne contiennent que le second numéro anonyme.
4. CONFIDENTIALITÉ
Les données recueillies dans le cadre du PMSI sont protégées par le secret professionnel
(articles L.1110-4 et R.4127-4 du code de la santé publique (CSP).
Le service ou département de l'information médicale qui organise le recueil, la circulation et
le traitement des données médicales, est placé sous la responsabilité d'un médecin. Son
rôle est prévu par les articles R.6113-1 à R.6113-8 du CSP.
La création des fichiers et les traitements de données sont soumis à l'avis préalable de la
Commission nationale de l'informatique et des libertés.
Le résumé dunité médicale (RUM), le résumé de sortie standardisé (RSS) et les recueils
FICHCOMP et RSF-ACE sont indirectement nominatifs au regard de loi n° 78-17 du
6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, leur contenu ne peut
être porté à la connaissance que des seuls acteurs légalement ou règlementairement
autorisés et des personnes travaillant sous leur responsabilité.
Dans les conditions prévues à l'article L.1112-1 du CSP les médecins inspecteurs de la
santé publique et les médecins conseils des organismes d'assurance maladie ont accès,
par l'intermédiaire du médecin responsable de l'information médicale, aux résumés de sortie
lors des procédures de contrôle prévues par les articles L.162-22-17 et L.162-22-18 du
code de la sécurité sociale.
60
5. QUALITÉ DES INFORMATIONS ET RESPONSABILITÉS
Les informations du RUM doivent être conformes au contenu du dossier médical du
patient.
Conformément aux articles R.6113-1 et R.6113-4 du code de la santé publique :
• les données sont recueillies, pour chaque patient, par le praticien responsable de
la structure médicale ou médicotechnique ou par le praticien ayant dispensé des
soins au patient, et elles sont transmises au médecin responsable de l'information
médicale pour l'établissement de santé ;
• le praticien responsable d'une structure médicale ou médicotechnique ou le
praticien a yant dispensé les soins est garant, pour ce qui le concer ne, de
l'exhaustivité et de la qualité des informations qu'il transmet pour traitement au
médecin responsable de l'information médicale pour l'établissement de santé.
Le médecin responsable de l'information médicale conseille les praticiens pour la
production des informations. Il veille à la qualité des données qu'il confronte, en tant que
de beso in, a vec les doss iers médicaux et les fichiers admin istratifs. Dans le cadre des
contrôles prévus par les articles L.162-23-12 et L.162-23-13 du code de la sécurité sociale,
il doit en outre être en mesure d'assurer le rapprochement entre le dossier médical du
patient et le numéro du RSS et RSF y afférent.
Les praticiens de l'établissement ont un droit d'accès et de rectification quant aux
informations relatives aux soins qu'ils ont dispensés ou qui ont été dispensés dans une
structure médicale ou médicotechnique dont ils ont la responsabilité. Ils sont
régulièrement destinataires des résultats des traitements de ces informations
S'agissant de la responsabilité des acteurs hospitaliers en cas de défaut de qualité de
l'information, il convient de rappeler :
• que le directeur est responsable des informations transmises règlementairement
à l'extérieur de l'établissement de santé ;
• que le règlement intérieur du département ou du service de linformation médicale,
approuvé par la commission médicale d'établissement et par le conseil
d'administration, est de nature à fixer les responsabilités de chacun des acteurs
(services administratifs, médecin responsable de linformation médicale,
médecins responsables des soins…).
61
6. CONSERVATION DES INFORMATIONS
Le médecin responsable de l'information médicale pour létablissement de santé
sauvegarde le fichier de RSS , RPP-MRC qui est à la source du fichier de RSA, RPPA-
MRC ou RSFA ainsi que lensemble des fichiers créés par les programmes informatiques
générateurs des résumés anonymes et assure la conservation de la copie produite.
La durée de conservation de tous les fichiers, non anonymes et anonymes, dactivité et de
facturation constitués au titre dune année, est de cinq ans
7
.
La table de correspondance entre les numéros administratifs de séjour et les numéros de
RSS, lorsquils diffèrent, doit être conservée pendant le même temps.
7 Cette durée ne doit pas être confondue avec celle de la conservation du dossier médical.
CHAPITRE IV
HIÉRARCHISATION ET CODAGE DES INFORMATIONS
MÉDICALES DU RÉSUMÉ DUNITÉ MÉDICALE
63
IV. HIÉRARCHISATION ET CODAGE DES INFORMATIONS
MÉDICALES DU RÉSUMÉ DUNITÉ MÉDICALE
Le praticien responsable d'une structure médicale ou médicotechnique ou le praticien ayant
dispensé les soins est garant, pour ce qui le concerne, de l'exhaustivité et de la qualité des
informations qu'il transmet pour traitement au médecin responsable de l'information
médicale pour l'établissement (article R.6113-4 du code de la santé publique).
Le résumé dunité médicale doit être conforme au contenu du dossier médical du patient. Les
éléments qui doivent au minimum constituer ce dossier sont précisés dans larticle
R.1112-2 du code de la santé publique. Les informations propres à étayer le contenu du
résumé dunité médicale doivent être présentes dans le dossier médical du patient et
vérifiables dans le cadre des procédures de contrôle prévues par les articles L.162-23-12 et
L.162-23-13 du code de la sécurité sociale.
Il ne peut être codé dans le résumé dunité médicale (RUM) comme diagnostics
principal, relié et associé, que des affections ou des problèmes de santé présents
— « actifs » — au moment de lhospitalisation. De même il ne peut être codé que des
actes réalisés pendant lhospitalisation.
1. LA MORBIDITÉ PRINCIPALE
La morbidité principale est constituée par le diagnostic principal, complété le cas échéant
par le diagnostic relié.
1.1. LE DIAGNOSTIC PRINCIPAL
Le diagnostic principal (DP) du RUM est le problème de santé qui a motivé ladmission du
patient dans lunité médicale (UM), pris en charge pendant le séjour et déterminé à la
sortie de celle-ci conformément au guide des situations cliniques chapitre 0.
Il résulte de cette définition quun problème de santé inexistant à ladmission ou
étranger au motif de celle-ci, et apparu ou découvert au cours du séjour dans lUM, ne
peut jamais être le DP.
Partant de sa définition, le DP doit être déterminé conformément au guide des
situations cliniques et en connaissance des possibilités de codage offertes par la
10e révision de la Classification internationale des maladies (CIM10).
64
Le DP peut être :
▪ une maladie, un syndrome, un symptôme, une lésion traumatique ou une intoxication
classés dans les chapitres I à XIX voire XXII
1 de la CIM10 ;
▪ ou l'une des entités classées dans le chapitre XXI Facteurs influant sur l'état de santé
et motifs de recours aux services de santé (« codes Z »).
En revanche, lemploi du chapitre XX Causes externes de morbidité et de mortalité
(codes commençant par les lettres V, W, X et Y) nest pas autorisé pour le codage du DP.
Le DP est déterminé à la fin du sé jour du patient dans lunité médicale, conformément au
guide des situations cliniques du chapitre VI. Il est énoncé en connaissance de l'ensemble
des informations médicales le concernant, y compris les résultats d'examens effectués
pendant le séjour qui parviendraient postérieurement à la sortie (anatomopathologie,
virologie...).
1.2. LE DIAGNOSTIC RELIÉ
Le diagnostic relié (DR) a pour rôle, en association avec le DP, de rendre compte de la prise
en charge du patient lorsque celui-ci ny suffit pas en termes médicoéconomiques. Sa
détermination repose sur trois principes :
• il ny a lieu de mentionner un DR que lorsque le DP est codé avec le chapitre XXI de
la CIM10 ;
• le DR est une maladie chronique ou de longue durée ou un état permanent, présent
au moment du séjour objet du résumé ;
• le DR répond à la question : « pour quelle maladie ou état la prise en charge
enregistrée comme DP a-t-elle été effectuée ? ».
1) Il ny a lieu de mentionner un DR que lorsque le DP est codé avec le chapitre XXI de la
CIM10 (« codes Z »).
En effet, limprécision médicale de certains codes Z a parfois pour corollaire
une imprécision au regard de la classification des groupes homogènes de malades
(GHM). Cest par ce défaut que le PMSI est concerné.
Toutefois, le fait quun DR ne doive être mentionné que lorsque le DP est un code Z
ne signifie pas quun DR soit obligatoire chaque fois que le DP est un code Z. Le DR
doit aussi respecter les deux autres principes énoncés ci-après.
2) Le DR est une maladie chronique ou de longue durée ou un état permanent, présent au
moment du séjour objet du résumé.
Une maladie justifiant des soins palliatifs entre dans ce cadre. Une séquelle — cest-
à-dire un code intitulé « Séquelles de... » dans la CIM10 (voir Les séquelles de
maladies et de lésions traumatiques dans le point 2 du chapitre V) — peut aussi être
codée comme DR à partir du 1er mars 2013.
À lexception dune hémopathie maligne, le DR ne peut pas être une affection aigüe.
En effet, si une telle affection est présente lors de lhospitalisation, ou bien elle est
le motif de lhospitalisation et elle est alors le DP, ou bien une autre affection a rang de
DP et elle est alors un diagnostic associé
2
. Sil sagit dun antécédent, laffection nexiste
1 Se reporter à la CIM10 à usage PMSI publiée sur le site Internet de lAgence technique de
linformation sur lhospitalisation.
2 La notion de diagnostic associé est développée dans le point 2 de ce chapitre.
65
plus et elle ne peut figurer dans le RUM que codée comme un antécédent, avec le
chapitre XXI de la CIM10.
Seule une maladie chronique en cours (« active ») au moment de lhospitalisation, un
état permane nt ou une maladie justifiant des soins palliatifs peut être mentionné
comme DR. En conséquence, au terme dun séjour conclu par la non-confirmation
dune affection suspectée, celle-ci ne peut pas être codée comme DR.
Par « état permanent »
3 on entend :
• certaines entités classées dans le chapitre XXI de la CIM10, telles un antécédent
personnel ou familial (catégories Z80 et suivantes), un état postopératoire (stomie,
présence dimplant ou de greffe, absence acquise dun membre ou dun organe…) ;
• une séquelle : code de la CIM10 intitulé « Séquelles de... » ;
• éventuellement dexceptionnels symptômes sans diagnostic étiologique (chapitre XVIII,
codes « R ») : ronflement, troubles de la sensibilité cutanée, amnésie…
Un état peut être qualifié de permanent dans la mesure où, lors de lhospitalisation
au cours de laquelle il est enregistré, létat des connaissances ne permet pas de lui
prévoir un terme ou autorise à estimer quil peut durer jusquà la fin de la vie du patient.
Par « maladie justifiant des soins palliatifs » on entend toute affection recevant des
soins conformes aux références citées infra dans la note 22 (point 1.2.2.3, chapitre
VI).
3) Le DR répond à la question : « pour quelle maladie ou état la prise en charge enregistrée
comme DP a-t-elle été faite ? ».
Le DR est laffection motivant la prise en charge indiquée par le DP. Pour autant, le
rôle du DR nest pas daccroitre le sens médical du codage (même sil y concourt),
par exemple de traduire la filiation entre causes et effets ; il est de compléter le
diagnostic principal lorsquil est susceptible de ne pas suffire seul, au regard de la
classification des GHM, à traduire quelle a été la prise en charge en termes
dutilisation des moyens.
Depuis la version 11 des GHM (2009), le DR intervient dans lalgorithme de la
classification pour orienter des séjours entre les catégories majeures de diagnostic
plus précisément que ne le permettrait leur DP.
Il résulte de ce qui vient dêtre exposé quil existe une différence fondamentale de
sens entre DR et diagnostic associé. Pour plus dinformation, voir le point 2 (Les
diagnostics associés) de ce chapitre.
Remarque : le double codage dague-astérisque
Lorsque la CIM10 offre la possibilité de coder une affection à la fois en termes
étiologiques (code signalé par une dague : †) et de manifestation (code signalé par un
astérisque : *), les deux codes doivent être enregistrés dans le RUM.
Lorsque cette possibilité intéresse le DP ou le DR, le code à enregistrer, du code dague ou
du code astérisque, est celui qui correspond le plus précisément à la prise en charge.
Lautre code doit être enregistré comme diagnostic associé. Le double codage dague-
astérisque ne crée pas dexception aux consignes de choix du DP ni à la définition du DR.
3 Notion comparable à celle de « déficience permanente » de la Classification internationale du
fonctionnement, du handicap et de la santé (CIF) de lOrganisation mondiale de la Santé.
66
2. LES DIAGNOSTICS ASSOCIÉS
On distingue des diagnostics associés significatifs et des diagnostics associés par
convention.
2.1. LES DIAGNOSTICS ASSOCIÉS SIGNIFICATIFS
Un diagnostic associé significatif (DAS) est une affection, un symptôme ou tout autre motif de
recours aux soins coexistant avec le DP — ou, ce qui revient au même, avec le couple DP-DR
—, et constituant :
• un problème de santé distinct supplémentaire (une autre affection) ;
• ou une complication de la morbidité principale ;
• ou une complication du traitement de la morbidité principale.
Un DAS est enregistré à la fin du séjour dans lunité médicale, en connaissance de
l'ensemble des informations acquises, y compris déventuels résultats d'examens effectués
pendant le séjour qui parviendraient postérieurement à la sortie.
Un diagnostic associé est significatif :
• sil est pris en charge à titre diagnostique ou thérapeutique ;
• ou sil majore leffort de prise en charge dune autre affection.
Par prise en charge diagnostique, on entend la mise en œuvre de moyens nécessaires au
diagnostic dune affection nouvelle (par exemple, une affection aigüe intercurrente) ou au
« bilan » dune affection préexistante, tels que :
• la consultation auprès du patient dun médecin ou dun auxiliaire médical spécialisé
(par exemple, la consultation dun tabacologue auprès dun patient hospitalisé pour
angine de poitrine, ou linterrogatoire alimentaire dun patient obèse ou diabétique par
une diététicienne…) ;
• la réalisation dinvestigations médicotechniques quelle que soit leur nature (biologie,
imagerie, explorations fonctionnelles, endoscopie…) y compris, sagissant d'examens
effectués pendant le séjour, lorsque les résultats sont rendus postérieurement à la
sortie du patient.*
Par prise en charge thérapeutique, on entend la réalisation dun traitement :
• traitement médicamenteux quelles quen soient la posologie et la voie
dadministration, y compris la simple poursuite dun traitement suivi à domicile ;
• acte thérapeutique médicotechnique (traitement chirurgical, perendoscopique, par
voie endovasculaire, etc.) ;
• acte thérapeutique dauxiliaire médical : soins descarre, prescriptions ou préparations
diététiques, kinésithérapie…
Par majoration de leffort de prise en charge dune autre affection, on entend
laugmentation imposée par une affection B de leffort de soins relatif à une affection A
enregistrée comme DP, DR ou DAS, par rapport à ce quil aurait dû être en labsence
de B. Si laffection B, quoique non prise en charge à titre diagnostique ou thérapeutique,
a néanmoins alourdi la prise en charge de A, alors B est un DAS.
Exemple : prise en charge pour une affection médicale ou chirurgicale (affection A)
dun patient atteint dun handicap psychique ou physique sévère (affection B) :
autisme, infirmité motrice cérébrale, état grabataire… Le handicap est un DAS.
67
Les informations attestant de la majoration de leffort — de la dispensation de soins
supplémentaires du fait de B — doivent figurer dans le dossier médical du patient.
Peut ainsi être considéré comme un diagnostic associé significatif un état de santé ayant
accru la charge en soins ou des conditions socioéconomiques ayant justifié une prise en
charge particulière
4
.
Lorsquun patient atteint dune maladie chronique ou de longue durée en cours de
traitement est hospitalisé pour un autre motif (par exemple, fracture de jambe chez un
cardiaque, pneumonie chez un diabétique…) la maladie chronique ou de longue durée est
naturellement un DAS, à moins quelle nait pas bénéficié dune surveillance et que son
traitement ait été interrompu pendant le séjour.
Exemples de situations dans lesquelles un problème de santé correspond à la définition
dun DAS :
• survenue dune cystite aigüe à colibacille au cours dune hospitalisation dont le motif
principal est autre :
si la cystite est diagnostiquée et traitée dans la même unité médicale (UM), elle est
un DAS car pour lUM la prise en charge est diagnostique et thérapeutique,
si la cystite est diagnostiquée dans une première unité (UM1) puis traitée dans une
autre (UM2), elle est un DAS pour les deux UM puisque la prise en charge est
diagnostique dans lUM1 et thérapeutique dans lUM2 ;
• diabétique stable hospitalisé pour un autre motif principal : le diabète est un DAS car
glycémie et glycosurie sont surveillées et le traitement est poursuivi ;la prise en
charge est diagnostique (surveillance de la glycémie et de la glycosurie) et
thérapeutique ;
• patient atteint dune artériopathie oblitérante des membres inférieurs hospitalisé pour
un autre motif ; à loccasion du séjour, une échographie doppler artérielle est faite à
titre de « bilan » ; lartériopathie est un DAS ; la prise en charge est ici diagnostique ;
• difficultés psychologiques et sociales chez une accouchée récente, ayant nécessité
une prise en charge spécialisée (psychologue, assistante sociale…) : les difficultés
sont un DAS
5
. La prise en charge est ici diagnostique et thérapeutique.
Il existe ainsi une différence fondamentale de sens entre les notions de DAS et de
diagnostic relié (DR). Le premier correspond à une affection ou à un problème de santé
supplémentaire, venant en sus de la morbidité principale, ou la compliquant, ou compliquant
son traitement, alors que le DR est une information, une précision qui fait partie de la
morbidité principale
6
.
Ne doivent pas être retenues comme significatives les affections ne respectant pas la
définition, par exemple, les antécédents guéris, les maladies stabilisées ou les facteurs de
risque nayant bénéficié daucune prise en charge.
Lorsque lhospitalisation dans une unité médicale de MCO est précédée par un passage dans
la structure d'accueil des urgences de létablissement de santé, un problème de santé
4 Les soins, la prise en charge, doivent être mentionnés dans le dossier médical (idem note 108).
5 Voir notamment les catégories Z55-Z65 de la CIM10 et les explications données à leur propos dans le chapitre suivant.
6 Jusquà la version 6.7 de la fonction groupage (2002), un code en position de DR était automatiquement
« récupéré » pour le groupage comme un diagnostic associé significatif ; ce nest plus le cas depuis la version 7.9
(2004) dans un RSS monoRUM : un code figurant en position de DR nest plus pris en considération par les tests sur la
présence dune complication ou morbidité associée (CMA, voir la note 8).
68
diagnostiqué ou traité aux urgences doit être enregistré dans le RUM de la première unité
médicale où le patient est hospitalisé
7
. Il peut sagir :
• du diagnostic principal (DP) du séjour : se reporter au point 1.2 de ce chapitre ;
• dun diagnostic associé significatif (DAS).
Exemples :
patient sétant présenté aux urgences pour des douleurs hypogastriques et une
impossibilité duriner ; le diagnostic de rétention durines est établi ; après
évacuation vésicale, le patient est hospitalisé en urologie où une intervention sur sa
prostate est effectuée ; la rétention durine diagnostiquée et traitée aux urgences est
un DAS du RUM durologie ;
patient amené aux urgences après une chute ; une fracture de lhumérus est
diagnostiquée ; une plaie du cuir chevelu est parée et suturée ; le patient
est hospitalisé en chirurgie osseuse où une ostéosynthèse de lhumérus est réalisée ;
la plaie du cuir chevelu traitée aux urgences est un DAS du RUM de chirurgie
osseuse.
Ainsi, lorsque des problèmes de santé distincts du diagnostic principal de la première unité
dhospitalisation ont été diagnostiqués ou traités aux urgences, la première unité
dhospitalisation les enregistre comme DAS dans son RUM.
Lenregistrement dans le résumé dunité médicale dune affection correspondant à la
définition dun DAS est obligatoire.
Les informations attestant des prises en charge en rapport avec chaque DAS, notamment les
comptes rendus des interventions de médecins ou dauxiliaires médicaux, doivent figurer dans
le dossier médical conformément à larticle R.1112-2 du code de la santé publique.
2.2. LES DIAGNOSTICS ASSOCIÉS PAR CONVENTION
Les diagnostics associés (DA) par convention ne répondent pas forcément à la définition
précédente mais ils doivent être enregistrés comme DA du fait des consignes de codage
propres au PMSI en MCO.
Un DA conventionnel est enregistré dans les circonstances suivantes :
2.2.1. En conformité avec les règles de la CIM10
• Le double codage dague-astérisque : Lorsque la CIM10 offre la possibilité de coder, un
diagnostic à la fois en termes étiologiques (code signalé par une dague : †) et de
manifestation (code signalé par un astérisque : *) les deux codes doivent être
enregistrés dans le RUM.
o Lorsque le diagnostic principal (DP) ou le diagnostic relié (DR) du RUM est un
code astérisque (*) de la CIM10, le code dague (†) correspondant doit être
enregistré comme DA ou vice versa ;
o Lorsquun diagnostic associé significatif (DAS) est un code astérisque (*) de la
CIM10, le code dague (†) correspondant doit être enregistré comme DA ou vice
versa ;
7 On rappelle que pour un patient qui se présente dans la structure d'accueil des urgences de létablissement un
jour J, hospitalisé à J+1 dans une unité médicale de MCO du même établissement, la date dentrée enregistrée dans
le RUM est celle du jour J : se reporter aux informations relatives à la date d entrée du RUM dans le po int
2.2.2 du chapitre I.
69
• Les séquelles : lorsque le DP est une manifestation séquellaire dun problème ancien,
la nature de la manifestation doit être enregistrée comme DP et le code « séquelles
de » comme DA (voir le point 2 du chapitre V) ;
2.2.2. En cas de cause externe de morbidité
• Les codes V, W, X et Y du chapitre XX de la CIM10 (Causes externes de mortalité et
de morbidité) sont enregistrés en position de DA ;
o la violence routière : si un ou des facteurs favorisants étaient présents au
moment de laccident, ils doivent être enregistrés comme DA (voir le point 2 du
chapitre V) ;
2.2.3. Pour identifier les séjours avec une prestation inter-établissement demandée
• Létablissement de santé demandeur doit associer Z75.80 Personne adressée dans un
autre établissement pour la réalisation dun acte comme DA, au codage de la prestation
extérieure (se reporter au point 3 du chapitre I) ;
2.2.4. Pour identifier les séjours avec prises en charge dune IOA complexe
• Afin de permettre lidentification des patients atteints dune infection ostéoarticulaire
complexe (IOA), Z76.800 Sujet ayant recours aux services de santé après une réunion de
concertation pluridisciplinaire [RCP] ayant établi la complexité d'une infection
ostéoarticulaire doit être enregistré comme DA dès lors que le patient a fait lobjet dune
réunion de concertation pluridisciplinaire visée par un centre interrégional de référence
ayant confirmé le caractère complexe de lIOA ; même si une seule RCP a été réalisée,
Z76.800 doit être saisi dans les RUM de tous les séjours ultérieurs du patient motivés par la
prise en charge de lIOA ;
2.2.5 Pour identifier les séjours avec administration de sédation palliative
• Utiliser le code Z51.85 Sédation profonde continue maintenue jusquau décès (SPCMJD)
comme DA pour décrire une sédation profonde et continue provoquant une altération de la
conscience maintenue jusquau décès, associée à une analgésie et à l'arrêt de l'ensemble des
traitements de maintien en vie (article L.1110-5-2 du code de santé publique), elle est mise en
œuvre dans les cas suivants :
1° Lorsque le patient atteint d'une affection grave et incurable et dont le pronostic vital est
engagé à court terme, présente une souffrance réfractaire aux traitements ;
2° Lorsque la décision du patient , atteint d'une affection grave et incurable , dengager son
pronostic vital à court terme et susceptible d'entraîner une souffrance insupportable , prend la
décision darrêter son traitement.
3° Lorsque le patient ne peut pas exprimer sa volonté et que, au titre du refus de l'obstination
déraisonnable telle que décrite dans l article L. 1110 -5-1du code de santé publique , une
décision darrêt du traitement de maintien en vie est prise par le médecin après la mise en
œuvre dune procédure collégiale.
• Utiliser le code Z51.86 Sédation palliative hors SPCMJD, comme DA, pour décrire une sédation
proportionnée, cest -à-dire de profondeur et de durée proportionnelles au soulagement du
symptôme. Elle concerne certaines situations de détresse vitale nécessitant un soulagement
70
urgent ( détresse respiratoire , hémorragie grave par exemple) (cf. recommandations HAS,
janvier 2020)
Lensemble de la procédure suivie est inscrite au dossier medical du patient.
2.2.6. Dans le cadre de la périnatalité
• Lantepartum : pour un classement dans les groupes homogènes de malades (GHM) ad
hoc, lantepartum doit être enregistré par un code Z35. Surveillance dune grossesse à haut
risque ;
• Laccouchement : pour le même motif, il doit donner lieu à la saisie dun code Z37.
Résultat de laccouchement en position de DA ;
Cette consigne simpose aussi en cas daccouchement impromptu avant
hospitalisation (par exemple, avant le départ ou pendant le trajet vers la maternité) ; le
DP est alors codé Z39.00 Soins et examens immédiatement après un accouchement
hors d'un établissement de santé , et un code Z37. est indispensable en position de
DA (se reporter au Manuel des groupes homogènes de malades).
• Le postpartum : pour un classement dans les GHM ad hoc, ils doivent donner lieu à la
saisie dun code Z39. Soins et examens du postpartum ;
• Linterruption de la grossesse :
o à compter de la V2023, le code Z64.0 nest plus lélément permettant dorienter
un séjour en racine dIVG. Cette orientation est désormais réalisée à partir du DP
en O04.-, codes dont les extensions permettent de différencier lIVG de lITG ;
o le produit dune interruption médicale de grossesse : à partir de vingt-deux
semaines révolues daménorrhée ou dun poids dau moins cinq-cents
grammes, il donne lieu à la production dun RUM, dans lequel on enregistre la
cause de la mort ;
• Les nouveau-nés recevant du lait provenant dun lactarium : afin de les identifier, le
code Z76.850 Enfant recevant du lait provenant dun lactarium doit être enregistré comme
DA.
• En outre, sagissant des enfants nés sans vie, la cause de la mort est enregistrée
comme DA, que son identification ait donné lieu à des investigations (par exemple,
anatomocytopathologiques) ou non.
Concernant la périnatalité des fiches de codage ont été créées par la Fédération Française
des Réseaux de Santé en Périnatalité en collaboration avec lATIH. Il est à noter que les
fiches concernant les IVG ont été mises à jour à la suite de ces travaux intervenus dans la
version 2023.
2.2.7. Complications dactes
• Lorsque le codage utilise un code «habituel» de la CIM10 il est complété par le code
du groupe T80T88 correspondant à la nature de la complication. Dans tous les
cas le codage est complété en DA par le ou les codes ad hoc du chapitre XX (Y60
Y84, Y88, Y95).
71
2.2.8. Infection
• Utiliser, au besoin, un code supplémentaire (B95-B98), pour identifier l'agent
infectieux. Ces codes ne doivent être utilisés quen position de d iagnostic associé.
Leur usa ge doit être conforme à leur intitulé. Ils sont donc réservés aux cas dans
lesquels une infection est présente, infection classée dans un chapitre distinct du
chapitre I (CIM 10, vol. 2, § 4.4.4).
• Utiliser, au besoin, un code supplémentaire (U82U84) pour identifier une résistance
de lagent infectieux aux médicaments antimicrobiens, dans le respect des consignes
de codage du chapitre V point 2.
2.2.9. Effets indésirables
• Le codage des effets indésirables associe au code de la nature de leffet un code du
chapitre XX de la CIM10 (catégories Y40Y59). Il nutilise pas les codes du
groupe T36 T50. En effet, les notes dinclusion et dexclusion qui figurent sous
lintitulé du groupe T36T50 dans le volume 1 de la CIM10 indiquent que
leffet indésirable dune « substance appropriée administrée correctement » doit
être codé selon la nature de leffet.
2.2.10. Intoxications
• Utiliser, au besoin, un code supplémentaire de cause externe (Chapitre XX) pour
identifier le médicament éventuellement en cause.
• Pour le codage dune intoxication volontaire, le code exact est celui de lintoxication
par le produit. Le coma ou dautres complications éventuelles doivent être
enregistrés comme DA.
• Le codage des intoxications médicamenteuses accidentelles et volontaires (la CIM
10 emploie pour les secondes les qualificatifs auto-infligées, intentionnelles et
auto-induites) doit utiliser les catégories T36 à T50. La distinction entre les
circonstances accidentelles et volontaires est assurée par des codes du chapitre
XX : catégories X40 à X44 pour les premières, X60 à X64 pour les secondes,
saisis en tant que diagnostic associé (DA).
2.2.11. Suicide et tentative de suicide
• Suicide et tentative de suicide. Les RUM produits pour les séjours dont suicide ou
tentative de suicide sont le motif, mentionnent un diagnostic principal codé avec
le chapitre XIX de la CIM10 Lésions traumatiques, empoisonnements et certaines
autres conséque nces de cause externe. On enregistre en tant que d iagnostics
associés (DA) les éventuelles complications, conformément à la définition dun DA
significatif (se reporter au point 2 du chapitre IV) ainsi quun code du groupe X60
X84 du chapitre XX74 pour enregistrer le caractère auto-infligé des lésions et le ou
les moyens utilisés.
2.2.12. Dans les autres circonstances suivantes précisées
• Lorsquun patient a été admis pour un acte ou pour des soins qui nont pas pu être
réalisés pour un des motifs classés dans la catégorie Z53 Sujets ayant recours aux
services de santé pour des actes médicaux spécifiques, non effectués ; le code Z53.
correspondant au motif peut-être enregistré comme DA, en complément du problème
de santé finalement pris en charge ;
72
• Un patient incarcéré : Z65.1 Emprisonnement ou autre incarcération doit être
enregistré en position de diagnostic associé lorsque les soins ont été dispensés à une
personne détenue ;
2.3 LES DIAGNOSTICS ASSOCIÉS EN RÉSUMÉ
Il est essentiel que le RUM décrive le plus exactement possible le séjour du
patient, notamment sans oublier aucun DA :
pour ne pas prendre le risque d'omettre une complication ou morbidité
associée (CMA) ou une complication spécifique dune catégorie majeure ;
parce que, du fait des listes d'exclusion, il ne suffit pas que le résumé de
sortie standardisé mentionne un DA appartenant à la liste des CMA pour être
classé dans un GHM de niveau de sévérité 2, 3 ou 4
8 ;
parce que la liste des CMA évoluant, décrire le séjour en fonction de ce qu'elle
est — et, de façon générale, de l'état de la classification des GHM — à un moment
donné, expose à sinterdire la comparaison de son activité dans le temps ;
parce quun codage de bonne qualité des DA dans les bases nationales de
résumés de sortie anonymes (RSA) est nécessaire pour faire évoluer la
classification des GHM afin quelle reflète le mieux possible les cas pris
en charge et les pratiques, générateurs des charges financières des
établissements de santé ;
parce quun codage de bonne qualité des DA (comme de toutes les informations
du RUM) dans les bases régionales et nationales de RSA est nécessaire à la
qualité des analyses effectuées sur celles-ci pour des objectifs dorganisation
de loffre de soins et de santé publique.
Des dia gnostics a ssociés peu vent être omis ou codés a vec une pr écision
insuffisante au regard des possibilités de la CIM10 parce qu'ils sont sans
rapport avec la spécialité de l'unité médicale qui produit le RUM. Mais celui-ci n'a
pas pour objectif un recueil dinformations limité à la discipline de l'unité. Il importe
qu'il résume le séjour réel du patient, y compris le cas échéant les soins liés à des
problèmes situés hors du domaine précis de cette discipline, sans omission et
avec la meilleure précision possible au regard de la CIM10.
3. LES ACTES MÉDICAUX
Les actes médicaux doivent figurer dans le RUM sous forme codée selon la plus récente
version en vigueur de la Classification commune des actes médicaux (CCAM).
La CCAM peut être consultée et téléchargée sur le site Internet de lATIH. Ses règles
dutilisation sont indiquées dans un Guide de lecture et de codage publié au Bulletin officiel et
téléchargeable sur le site Internet de lAgence technique de linformation sur lhospitalisation
(ATIH).
Seuls les actes réalisés au cours du séjour, entre les dates dentrée et de sortie, peuvent être
enregistrés dans le RUM. Un acte réalisé avant une hospitalisation, ou bien programmé au
8 Pour des informations sur les notions de CMA, de niveau de sévérité et de liste dexclusion, se reporter à la
présentation générale du Manuel des groupes homogènes de malades.
73
cours dune h ospitalisation mais réalisé u ltérieurement (en ambulatoire ou en externe, p ar
exemple), ne doit pas être enregistré dans le RUM de cette hospitalisation
9
.
Le codage dun acte avec la CCAM associe les informations suivantes10 :
• son code principal (sept caractères alphanumériques) ;
• la phase : presque toujours codée « 0 » (seul un petit nombre dactes connaissent une
réalisation en phases distinctes) ;
• la ou les activités autorisées réalisées ;
• le nombre de réalisations de lacte ;
• la date de réalisation de lacte ;
• une éventuelle extension documentaire.
Lenregistrement de la date de réalisation est obligatoire pour lensemble des actes. La
variable « date de réalisation » étant renseignée :
• la variable « nombre de réalisations de lacte » est égale à 1 à lexception des cas où
le même acte est réalisé plus dune fois le même jour ;
• si un même acte est réalisé plusieurs fois à des dates différentes pendant le séjour, il
faut renseigner plusieurs « zones dacte »
10
, une par jour de réalisation de lacte.
Depuis le 1er mars 2011, tous les prélèvements dorganes effectués sur des personnes
décédées doivent être enregistrés dans le recueil FICHCOMP
11 de létablissement de santé
siège du prélèvement.
Lorsquun acte dautopsie porte sur un enfant né sans vie ou sur un fœtus, lacte est codé :
• dans le RUM de lenfant lorsquil en est produit ;
• dans le RUM de la mère sil ny a pas lieu de produire un RUM cest-à-dire pour une
issue de grossesse avant vingt-deux semaines révolues daménorrhée et dun poids
de moins de cinq-cents grammes.
Lorsque lhospitalisation dans une unité médicale de MCO est précédée par un passage dans
la structure d'accueil des urgences de cet établissement, les actes effectués aux urgences
sont enregistrés dans le RUM de la première unité où le patient est hospitalisé
12
.
Lenregistrement dans le résumé du séjour, lorsquils sont réalisés, des actes classants de la
classification des GHM, y compris les gestes danesthésie
13
, est obligatoire.
Les actes réalisés dans les UM de réanimation
Les données PMSI sont mobilisées dans de nombreuses études, notamment dans le cadre
des études nationales de coûts (ENC). Pour ventiler une partie des charges des unités de
réanimation sur les séjours concernés, lunité dœuvre utilisée est le score Oméga. A partir
de lENC 2015, le calcul de cette unité sera directement réalisé par lATIH, sur la base des
informations issues des bases PMSI. Pour opérer ce calcul, il est essentiel que lensemble
9 Ce qui ne soppose pas à ce quil le soit éventuellement comme une donnée à visée documentaire.
10 Lensemble des informations enregistrables pour un acte définit une « zone dacte » du format du RUM.
11 Se reporter au point 2.1.3 du chapitre II.
12 On rappelle que pour un patient qui se présente dans la structure d'accueil des urgences de létablissement un
jour J, hospitalisé à J+1 dans une unité médicale de MCO du même établissement, la date dentrée enregistrée dans le
RUM est celle du jour J : se reporter aux informations relatives à la date dentrée du RUM dans le point 2.2.2
du chapitre I.
13 Lorsquun acte a été réalisé sous anesthésie générale ou locorégionale, la saisie du code dactivité
« 4 » ou du geste complémentaire peut être indispensable au classement correct du RSS dans un GHM.
74
des actes réalisés dans lunité de réanimation soit codé. Aussi, il convient de veiller au bon
codage des actes de réanimation.
Les résumés de sortie des séjours de moins dune journée (cest-à-dire dont les dates
dentrée et de sortie sont égales) doivent enregistrer tous les actes réalisés dès lors quils
sont inscrits dans la CCAM, y compris sil ne sagit pas dactes classants au sens de la
classification des GHM.
Dans les résumés de sortie des séjours de 1 jour et plus (cest-à-dire dont les dates
dentrée et de sortie diffèrent de 1 ou plus), la mention des actes classants ne constitue
cependant qu'un minimum. L'évolution des pratiques médicales, de la classification des GHM
et du financement de lactivité est susceptible de rendre d'autres actes discriminants
(« marqueurs ») en termes de prise en charge. Il est fortement recommandé d'étendre le
recueil à tous les actes répertoriés dans la CCAM.
Les modalités techniques denregistrement des actes consistent aujourdhui dans la
plupart des établissements de santé, à terme dans tous, en une saisie sur le lieu de leur
réalisation, alimentant un « serveur dactes » dans lequel les codes et autres informations
sont prélevées pour la production des RUM. Elles permettent un enregistrement exhaustif des
actes réalisés inscrits dans la CCAM. La connaissance des actes classants est indispensable
à lévolution des groupes chirurgicaux et de ceux qui dépendent des actes classants non
opératoires, mais celle des actes non classants lest autant pour lévolution des
groupes « médicaux ». La connaissance la plus complète possible des actes
médicotechniques réalisés au cours des hospitalisations est en effet nécessaire à lanalyse
des résumés de sortie et à lidentification dactes marqueurs.
À partir de 2015, une CCAM descriptive à usage PMSI est mise en ligne sur le site de lATIH.
Pour bien distinguer la CCAM descriptive de la CCAM utilisée pour la tarification (paiement à
lacte), les codes principaux à 7 caractères de format 4 lettres 3 chiffres, sont complétés par
une extension à 3 caractères : un tiret, 2 chiffres.
4. LES DONNÉES À VISÉE DOCUMENTAIRE
Une donnée à visée documentaire (DAD) peut être nimporte quelle information : un
chiffre, un code dacte ou de diagnostic ou du langage naturel.
Si des nomenclatures de codage sont employées, elles peuvent être celles du PMSI ou
nimporte quelle autre. La saisie de DAD est facultative. Elles ne modifient pas le classement
en groupes homogènes de malades et ne sont pas incluses dans le résumé de sortie
anonyme : au contraire des diagnostics associés (significatifs et conventionnels), elles ne
sont donc pas transmises à lagence régionale de santé.
CHAPITRE V
CONSIGNES DE CODAGE AVEC LA 10e RÉVISION DE LA
CLASSIFICATION INTERNATIONALE DES MALADIES
76
V. CONSIGNES DE CODAGE AVEC LA 10E RÉVISION DE LA
CLASSIFICATION INTERNATIONALE DES MALADIES
1. RÈGLES GÉNÉRALES DEMPLOI DE LA CIM10
La dixième révision de la Classification internationale des maladies et des problèmes de
santé connexes (CIM10) à usage PMSI est louvrage de référence pour le codage des
diagnostics du résumé dunité médicale (RUM). Sa table analytique (chapitres I à XXII) est
divisée en catégories dont les codes, alphanumériques, sont constitués de trois caractères.
La majorité des catégories sont subdivisées en sous-catégories codées avec quatre
caractères. Pour le recueil dinformations du PMSI la règle est de coder avec quatre
caractères chaque fois quune catégorie est subdivisée ; un code à trois caractères nest
admis que lorsquil correspond à une catégorie non subdivisée. Le recueil standard
dinformations du PMSI utilise aussi des codes étendus au-delà du quatrième caractère.
Les diagnostics doivent figurer dans le RUM sous forme codée selon la CIM10 à usage PMSI
publié au Bulletin officiel, et consultable et téléchargeable sur le site Internet de lATIH.
Le codage des diagnostics avec la CIM10 doit respecter :
• les conventions utilisées dans la table analytique du volume 1 (volume 2, § 3.1.4) et
dans lindex alphabétique (ib. § 3.2.4) ;
• les règles et directives concernant le codage de la morbidité exposées dans la partie
4.4 du volume 2.
À propos de ces dernières on souligne toutefois deux réserves.
1) Trois de ces directives sont incompatibles avec les règles du recueil dinformations du
PMSI en MCO :
• celle selon laquelle « Si, à la fin de lépisode de soins, laffection principale est toujours
qualifiée de suspectée, douteuse, etc., et sil ny a pas dautres informations ou
explications, le diagnostic suspecté sera codé comme sil était certain » (volume 2
page 103 ou 134
1
) ; en effet, dans cette situation il faut interroger le médecin qui a
donné les soins ou consulter le dossier du patient pour obtenir les informations
nécessaires au respect des règles exposées dans le guide des situations cliniques
(chapitre VI) ;
• celle qui concerne le codage des affections multiples : « Lorsque des affections
multiples sont enregistrées dans une catégorie intitulée " …multiples ", et quaucune
delles ne prédomine, le code pour la catégorie " …multiples " doit être utilisé de
préférence, et des codes supplémentaires facultatifs peuvent être ajoutés pour
chacune des affections mentionnées » (volume 2 page 103 ou 135). Cette
recommandation privilégie le code « …multiples » et considère comme facultatifs les
codes précis correspondant à chacune des lésions ou affections. Ce sont au contraire
ces derniers qui doivent être enregistrés dans le résumé de sortie, le code
« …multiples » nayant dès lors pas de raison dêtre saisi (sinon éventuellement
1 Dans lensemble de ce chapitre, les numéros de page renvoient au volume 2 de lédition imprimée de la Classification statistique
internationale des maladies et des problèmes de santé connexes, dixième révision (CIM10) ; OMS éd. Le premier numéro (ici « 103 »)
correspond à lédition de 1993, le second (« 134 ») à lédition de 2008.
77
comme donnée à visée documentaire
2
) ; le choix du diagnostic principal (DP) en cas
daffections multiples est traité dans le chapitre VI (point 1.5) ;
• celle qui concerne le cancer : « Une tumeur, quelle soit primitive ou secondaire, qui
est lobjet des soins pendant une période de traitement, doit être enregistrée et codée
comme "affection principale". Quand laffection principale", telle quelle a été
enregistrée par le praticien, est une tumeur primitive qui nexiste plus (dont lablation
a eu lieu pendant un épisode de soins précédent), classer comme "affection
principale" la tumeur secondaire, la complication actuelle ou la circonstance
appropriée codable au chapitre XXI […] qui est lobjet du traitement ou des soins
en cours. Un code approprié du chapitre XXI pour antécédent personnel de
tumeur peut être utilisé comme code supplémentaire facultatif. » (volume 2 p. 118
ou 152). Le codage de la tumeur comme diagnostic principal ou relié doit
respecter le guide des situations cliniques et les consignes données à propos de la
notion dantécédent de cancer.
2) Si dautres directives de la CIM10 diffèrent de celles données dans le présent guide
méthodologique, ce sont les consignes de celui-ci qui prévalent.
On rappelle quil ne peut être codé dans le RUM comme diagnostics principal, relié ou
associé, que des affections ou des problèmes de santé présents — « actifs » — au
moment de lhospitalisation
3
.
Une affection constituant un « antécédent personnel » au sens dune maladie antérieure
guérie, ne doit pas être enregistrée dans le RUM avec le code quon utiliserait si elle était
présente (« active »), cest-à-dire quelle ne doit pas être codée avec les chapitres I à XIX de
la CIM10 (sinon éventuellement comme une donnée à visée documentaire). La même règle
simpose dans le cas dun « antécédent familial », cest-à-dire dune affection dont le patient
nest personnellement pas atteint. Un antécédent personnel ou familial, au sens dune
affection dont le patient nest plus ou nest pas atteint au moment du séjour objet du RUM,
doit être codé avec le chapitre XXI (« codes Z ») de la CIM10.
Ce chapitre donne des explications et des consignes pour des difficultés de codage
souvent rencontrées. Elles respectent généralement celles qui figurent dans le volume 2 de
la CIM10 pour la morbidité, avec pour objectif une interprétation unique des possibilités
offertes. Elles respectent une règle générale primordiale : le meilleur code est le plus précis
par rapport à linformation à coder (volume 2 p. 109 ou 147, règle MB4).
Le sujet de ce chapitre est le codage. Les conditions de production du RUM sont
données dans le chapitre I, les définitions des informations médicales et les consignes
de hiérarchisation des diagnostics du RUM le sont dans le chapitre IV. Elles
constituent un préalable dont les règles et exemples de codage donnés ci-après ne
sauraient dispenser.
2 Se reporter au point 4 du chapitre IV.
3 La seule exception est en rapport avec la règle D2 de choix du diagnostic principal (se reporter au point
1.1.2 du chapitre VI).
78
2. DIRECTIVES RELATIVES AU CODAGE DE CERTAINS MOTIFS DE RECOURS
AUX SOINS ET À DIFFÉRENTS CHAPITRES DE LA CIM10
ACCIDENTS VASCULAIRES CÉRÉBRAUX
La CIM10 permet le codage des différents types daccidents ainsi que certaines
étiologies particulières, les manifestations cliniques, les séquelles et les antécédents.
Les types daccidents vasculaires cérébraux
Le codage des AVC constitués fait appel, à la phase aigüe, aux catégories I60 à I63 qui
excluent les lésions traumatiques.
Le codage des AVC hémorragiques utilise les catégories suivantes :
• I60 Hémorragie sous-arachnoïdienne ; cette catégorie inclut la rupture danévrisme
dartère cérébrale ;
• I61 Hémorragie intracérébrale ;
• I62 Autres hémorragies intracrâniennes non traumatiques ; cette catégorie inclut
lhémorragie sous-durale et extradurale.
Les AVC par infarctus cérébral ou AVC ischémiques — embolie, thrombose, bas débit — sont
codés avec la catégorie I63 Infarctus cérébral.
La catégorie I64 Accident vasculaire cérébral, non précisé comme étant hémorragique par
infarctus nest employée quen labsence dexamen dimagerie diagnostique, par exemple, si le
patient décède avant toute investigation.
Les accidents ischémiques transitoires ( AIT) sont codés avec la catégorie G45 Accidents
ischémiques cérébraux transitoires et syndromes apparentés.
Manifestations cliniques des accidents vasculaires cérébraux
Les manifestations les plus fréquentes sont lhémiplégie, le plus souvent flasque à la
phase initiale (G81 Hémiplégie) et laphasie (R47 Troubles du langage, non classés
ailleurs). À linitiative de la Société française neurovasculaire, ces deux catégories ont
fait lobjet dextensions par lATIH en 2007 afin de distinguer les symptômes selon leur
moment dapparition et leur évolution :
• G81.0 Hémiplégie flasque est subdivisé en : G81.00 Hémiplégie flasque récente,
persistante au-delà de 24 heures, G81.01 Hémiplégie flasque récente, régressive
dans les 24 heures et G81.08 Hémiplégie flasque, autre et sans précision ; on emploie
les mêmes codes pour les parésies et les paralysies (—plégies) car ce sont des
syndromes paralytiques que la CIM10 classe dans les catégories G81 à G83 ;
• R47.0 Dysphasie et aphasie est subdivisé en : R47.00 Aphasie récente, persistante
au-delà de 24 heures, R47.01 Aphasie récente, régressive dans les 24 heures, R47.02
Aphasie autre et sans précision, R47.03 Dysphasie.
Dautres manifestations peuvent être observées : troubles de la conscience (catégorie
R40 Somnolence, stupeur et coma), de la sensibilité (R20 Troubles de la sensibilité
cutanée), visuels (H51 Autres anomalies des mouvements binoculaires, H53 Troubles de
la vision), locked-in syndrome (G83.5)
4
.
4 Dit aussi syndrome de verrouillage, denfermement, de désafférentation.
79
Les syndromes des artères cérébrales (G46) : la CIM10 réserve les codes G46.0 à G46.2
Syndromes de lartère cérébrale moyenne, antérieure, postérieure, à l'enregistrement de
syndromes neurologiques résultant d'une insuffisance circulatoire sans infarctus (voir le titre
de la catégorie dague correspondante I66). Ainsi, G46.0, G46.1 et G46.2 ne peuvent pas
être associés à un code dinfarctus cérébral, alors que cette association est possible pour
les codes G46.3 à G46.8.
Étiologies, séquelles, antécédents daccidents vasculaires cérébraux
Les étiologies des AVC sont classées dans des rubriques diverses de la CIM10 ; par
exemple la fibrillation auriculaire (I48), les malformations congénitales vasculaires cérébrales
(Q28.), lathérosclérose cérébrale (I67.2), lencéphalopathie hypertensive (I67.4), etc.
La CIM10 définit les séquelles comme des « états pathologiques, stables,
conséquences daffections qui ne sont plus en phase active ». Leur codage donne la priorité
aux manifestations cliniques observées, auxquelles on associe un code de la catégorie I69
Séquelles de maladies cérébrovasculaires.
Par construction de la CIM10, la notion dantécédent dAVC, codée Z86.70, exclut celle de
séquelle. Le code Z86.70 Antécédents personnels de maladies cérébrovasculaires doit
être employé dès que lAVC est considéré comme ancien et quil ne persiste aucune séquelle
fonctionnelle.
Règles de codage des accidents vasculaires cérébraux
1°) AIT ou AVC constitué, à la phase aigüe
Lors du séjour initial de prise en charge, le codage du diagnostic principal (DP) emploie :
• pour un AIT, la catégorie G45 ; ses codes précisent la topographie ou la forme de
laccident, par exemple G45.3 Amaurose fugace ;
• pour un AVC constitué, un code I60., I61., I62. ou I63. .
Les codes I60., I61., I62. et I63. sont employés pendant lensemble de la
première prise en charge de lAVC en médecine, chirurgie, obstétrique (MCO). Si
plusieurs unités (mutations) ou établissements de santé (transferts) successifs de
MCO sont fréquentés pen dant cette première prise en charge, ces codes sont
employés par les unités médicales success ives. En revanche, en cas de
réhospitalisation en MCO après un retour à domicile ou après un séjour en soins
médicaux et de réadaptation, lAVC initial est codé comme une séquelle. Il importe
que le dossier médical soit en accord avec cette règle. Ainsi, un AVC est considéré
comme étant dans sa phase initiale aigüe tant que le malade na pas quitté le
champ d activité de MCO où l a amené la survenue de son AVC. Il est considéré
comme séquellaire dès lors quil a quitté ce champ.
Le code I64 ne doit être employé quen labsence dexamen de neuro-imagerie et ne
doit pas lêtre en association avec un code plus précis.
Un code dAIT (G45.) et un code dAVC constitué (I60I64) ne peuvent être associés
que sil sagit de deux épisodes distincts au cours du même séjour.
Les manifestations cliniques de lAVC sont codées comme diagnostics associés
significatifs (DAS) si elles en respectent la définition. Il importe de les coder
le plus précisément possible et demployer les extensions prévues pour certains codes
(hémiplégie, dysphasie et aphasie : se reporter au point 2 supra).
Les codes G46.0 Syndrome de l'artère cérébrale moyenne, G46.1 Syndrome de
l'artère cérébrale antérieure, G46.2 Syndrome de l'artère cérébrale postérieure, ceux
80
des catégories I65 Occlusion et sténose des artères précérébrales, n'entraînant pas
un infarctus cérébral, I66 Occlusion et sténose des artères cérébrales, n'entraînant pas
un infarctus cérébral, les codes I67.0 Dissection d'artères cérébrales, non rompue et
I67.1 Anévrisme cérébral, (non rompu), ne doivent pas être employés en
association avec un code I60I64 pour décrire lartère atteinte ou le mécanisme
de laccident. La CIM10 exclut en effet lusage de ces rubriques en cas
dinfarctus cérébral.
Létiologie ne peut être codée comme diagnostic associé que si elle en
respecte la définition.
Les complications sont codées comme DAS si elles en respectent la définition,
par exemple, inhalation, épilepsie, escarre, démence vasculaire…
2°) Séjour pour poursuite des soins dans une autre unité médicale ou dans un autre
établissement
Par exemple, en cas de transfert dans un autre établissement de MCO après sortie
dunité neurovasculaire, lAVC peut être codé comme DP dans lautre établissement
dès lors quil continue dêtre le sujet des soins (situation clinique de traitement unique
partagé : se reporter au point 1.2.2.3 du chapitre VI).
3°) Séjour pour prise en charge dune aggravation dun état neurologique consécutif à
un AVC, ou dune complication dun AVC ou de son traitement
Il sagit ici de séjours distincts de celui où a eu lieu la prise en charge initiale.
La man ifestation ou la complication prise en charge est codée comme DP. Les
exemples les plus fréquents sont les troubles de la marche ou laggravation de la
spasticité (catégorie R26 Anomalies de la démarche et de la motilité), le syndrome
dépressif (catégorie F32 Épisodes dépressifs), lépilepsie (catégories G40 Épilepsie et
G41 État de mal épileptique), la démence vasculaire (catégorie F01 Démence
vasculaire). Un code de séquelle dAVC (I69) est placé en DAS.
4°) Séjour pour récidive dAVC : une récidive dAVC, à la condition quelle soit confirmée par
limagerie, doit être codée comme un AVC à la phase aigüe.
5°) Séjour pour surveillance (suivi) au long cours dun AVC
La situation est celle dun patient atteint dun AVC déjà diagnostiqué et traité,
hospitalisé pour la surveillance des suites de celui-ci.
Sil nest pas découvert daffection nouvelle le code du DP appartient au chapitre XXI
de la CIM-10 (se reporter aux consignes de codage de la situation clinique de
surveillance négative dans le point 1.3.1 du chapitre VI). Un code de séquelle dAVC
(I69) est placé en DR et les manifestations séquellaires éventuelles sont codées
comme DAS si elles en respectent la définition.
En labsence de séquelles le DP est Z86.70 Antécédents personnels de
maladies cérébrovasculaires, on ne code pas de diagnostic relié (DR).
Si une affection nouvelle liée à lAVC, cest-à-dire une complication de celui-ci ou de
son traitement, est découverte (surveillance dite positive), cette affection est
le DP. Les éventuelles manifestations séquellaires respectant la définition dun
DAS, complétées par un code de séquelle I69., sont enregistrées en position de
diagnostics associés.
6°) Soins palliatifs : le DP est codé Z51.5 Soins palliatifs. Le code de lAVC est enregistré en
position de DR : soit un code dAVC aigu lorsquil sagit de la prise en charge initiale, quelle
81
se fasse au sein dun même établissement ou détablissements différents (voir ci-dessus
séjour pour poursuite des soins), soit un code de séquelle dAVC si ce dernier a été pris en
charge lors dun précédent séjour.
7°) Séjour pour répit de la famille ou des aidants : le DP est codé Z74.2 Besoin dassistance
à domicile, aucun autre membre du foyer nétant capable dassurer les soins ou Z75.5 Prise
en charge pendant les vacances. Un code de séquelle de maladie cérébrovasculaire (I69.)
est saisi en position de DAS.
ACCOUCHEMENT IMPROMPTU OU À DOMICILE
Un séjour faisant suite à un accouchement impromptu survenu avant larrivée de la mère dans un
établissement de santé, par exemple au domicile ou pendant le trajet vers la maternité , que
laccouchement ait eu lieu, ou pas, en présence du SMUR, est codé comme suit :
• DP : Z39.00 ;
• DA : Z37. ;
• pas dacte daccouchement.
Laccouchement à domicile, résultant du choix de la mère, ne donne pas lieu à la production dun
RSS puisquil nexiste pas de séjour hospitalier, ni pour la mère ni pour le nou veau-né
5
. Une
hospitalisation ne surviendrait quen cas de complication :
• si la complication concerne la mère, son séjour est un séjour du postpartum,
non daccouchement ; le DP est déterminé conformément à sa définition et au guide
des situations cliniques ; en labsence de problème de santé propre au nouveau-né
et pris en charge, le séjour de celui-ci est aussi un séjour du postpartum, son DP
est codé Z76.2 Surveillance médicale et soins médicaux dautres nourrissons et
enfants en bonne santé ;
• si la complication concerne lenfant, un RSS est produit pour lui ; le DP est
déterminé conformément à sa définition et au guide des situations cliniques.
ANÉMIE POSTHÉMORRAGIQUE AIGÜE APRÈS UNE INTERVENTION
Lemploi du code D62 Anémie posthémorragique aigüe pour mentionner la constatation
dune anémie postopératoire se discute devant un résultat dhémogramme postopératoire
prouvant la chute de lhémoglobine en deçà de 13 grammes par décilitre chez lhomme,
12 grammes par décilitre chez la femme (11 grammes par décilitre chez la femme enceinte),
chez un adulte jusqualors non anémié. Le présent article vise à rappeler et à préciser les
règles justifiant lemploi du code D62 dans cette circonstance particulière.
Les règles de lart en matière de transfusion de patients subissant une intervention ont été
définies par les experts de la Société française danesthésie et de réanimation (SFAR) lors de
lélaboration de la Classification commune des actes médicaux. Il a été admis que l'anesthésiste
doit assurer la compensation des pertes sanguines, en particulier au cours des interventions par
nature hémorragiques : certaines interventions sur le squelette (particulièrement hanche, fémur,
genou, colonne vertébrale) ou le système cardiovasculaire. Cette restitution du volume sanguin
peut utiliser des modalités très variables : allotransfusion, autotransfusion, emploi de système de
récupération sanguine peropératoire. Elle peut être entièrement effectuée au cours de
lintervention selon les pertes estimées, et éventuellement poursuivie au décours de lopération.
Dans ces conditions le code D62 ne doit pas être mentionné.
5 Y compris si celui-ci est né sans vie (voir pages 70 et 92).
82
Inversement, une anémie postopératoire peut se révéler consécutive à un phénomène
hémorragique inhabituel : le saignement peut résulter de la lésion elle-même (par exemple,
rupture de la rate, plaie du foie) ou dun traumatisme peropératoire (plaie dun gros vaisseau,
lâchage dune suture vasculaire, conditions particulières de travail sur le site opératoire). Ces
cas nécessitent des transfusions massives, ou à tout le moins dont le volume dépasse le
volume prévisible en fonction de lintervention. Le code D62 peut alors être mentionné dans
le résumé dunité médicale.
ANTÉCÉDENTS
Une affection constituant un antécédent personnel — une maladie ancienne guérie — ne doit
pas être enregistrée dans le résumé dunité médicale (RUM) avec le code quon utiliserait si
elle était présente (« active »), cest-à-dire quelle ne doit pas être codée avec les chapitres
I à XIX de la CIM10 (sinon éventuellement comme une donnée à visée documentaire). La
même règle simpose dans le cas dun antécédent familial, cest-à-dire dune affection dont le
patient nest personnellement pas atteint. Un antécédent personnel ou familial, au sens dune
affection dont le patient nest plus ou nest pas atteint au moment du séjour objet du RUM,
doit être codé avec le chapitre XXI (« codes Z »).
On trouve dans le chapitre XXI de la CIM10 des catégories (Z80 à Z99) destinées au
codage des antécédents.
Les affections qui entrainent habituellement des séquelles font partie des exclusions de ces
catégories.
Exemples :
Z86.1 Antécédents personnels de maladies infectieuses et parasitaires exclut les
séquelles de maladies infectieuses et parasitaires ;
Z86.7 Antécédents personnels de maladies de lappareil circulatoire exclut linfarctus
ancien, les séquelles de maladies cérébrovasculaires et le syndrome postinfarctus
6
.
Le problème que pose lutilisation des catégories dantécédents en général, et dantécédents
personnels en particulier, est celui de la définition du mot « antécédent ». On retient la
suivante : une affection ancienne qui nexiste plus et qui nest pas cause de troubles
résiduels
7 au moment de lhospitalisation concernée par le recueil dinformations.
Le problème concerne notamment les antécédents personnels de tumeur maligne :
à partir de quand un cancer peut-il être considéré comme un antécédent ?
Le choix entre « cancer » et « antécédent de cancer » est dabord une question médicale, il
ne dépend pas du codeur au vu dune information telle que « cancer datant de 3 ans » ou «
cancer datant de 10 ans »
8
. Si un clinicien estime quun cancer « extirpé chirurgicalement
dans sa totalité » est devenu un antécédent, il faut le coder avec la catégorie Z85 de la CIM
10. Sil considère au contraire quil est trop tôt pour parler dantécédent, il faut lenregistrer au
moyen du code adapté du chapitre II de la CIM10.
6 Z86.7 a des extensions, créées pour la version 11 des GHM (2009) : Z86.70 et Z86.71. Leur emploi est obligatoire (voir le Manuel des
groupes homogènes de malades).
7 Sinon on parlerait de séquelles, non dantécédents (voir le point 2 de ce chapitre).
8 On sest longtemps fondé sur un délai de cinq ans. Cette référence est de tradition purement orale, elle na jamais figuré dans aucun
document officiel. Elle est médicalement erronée puisque la durée à partir de laquelle une rémission autorise à parler dantécédent de
cancer varie, en fonction notamment de lorgane atteint et du type histologique. Il ne faut plus se référer au délai de cinq ans.
83
Ainsi, il nappartient pas au médecin responsable de linformation médicale ni au
codeur de trancher entre cancer et antécédent de cancer. Ce diagnostic est de la
compétence du médecin qui dispense les soins au patient.
ATHEROSCLEROSE AVEC GANGRENE
Des subdivisions ont été créées par lOMS en 2013 avec les sous-catégories appropriées en
I70 Athérosclérose pour indiquer la présence ou labsence de gangrène. Le code I70.21
Athérosclérose des artères distales, avec gangrène comporte intrinsèquement la notion de
gangrène. De ce fait, lorsquil est utilisé comme diagnostic principal, I70.21 ne devrait pas
permettre de codage supplémentaire pour décrire la gangrène associée. Ainsi, la note
accompagnant le code R02 Gangrène non classée ailleurs dans le volume 1 de la CIM-10
précise que ce code est à utiliser « à lexclusion de gangrène au cours dathérosclérose
(I70.2). ». Toutefois, à titre dexception, lutilisation en diagnostic associé, du code R02
lorsque I70.21 est codé en DP, est autorisée. En effet, porter le code R02 en diagnostic
associé est actuellement le seul moyen de discriminer les prises en charge avec gangrène
lors du groupage en GHM.
CARENCES VITAMINIQUES
Lenregistrement dans le RUM-RSS dun code de carence vitaminique ou davitaminose —
catégories E50 à E56 de la CIM10 — nécessite la mention du diagnostic dans le dossier
médical, étayé par un dosage biologique témoignant dune carence, dun déficit, dune
insuffisance vitaminique ou dune hypovitaminose.
La supplémentation systématique du nouveau-né en vitamines A, D, E et K ne doit pas
donner lieu à lenregistrement de codes de carence vitaminique ou davitaminose.
CHUTES A REPETITION
Le codage des chutes à répétition (R29.6) est réservé aux situations correspondant à la
définition suivante : chutes à répétition en raison du grand âge ou d'autres problèmes de santé
mal définis. La chute est définie comme le fait de se retrouver involontairement sur le sol ou
dans une position de niveau inférieur par rapport à sa position de départ. Le caractère répétitif
des chutes est considéré à partir du moment où la personne a fait au moins deux chutes dans
lannée qui précède le recueil dinformation.
Exemples
La chute à répétition est le DP dun séjour motivé par la chute, séjour au cours duquel aucune
lésion (conséquence de la chute) nest traitée et aucune cause nest trouvée. Il peut donc sagir :
• dune chute constatée répétitive (au moins deux chutes dans lannée), le DP est
la chute R29.6 ;
• dun bilan de chutes répétitives à la recherche dune pathologie causale et sans
que cette cause soit trouvée, le DP est la chute R29.6 ;
La notion de chute à répétition peut être un DAS car elle marque une fragilité du patient dans
les cas pour lesquels elle ne sera pas le DP :
• Dans les cas où la chute à répétition est à lorigine de lésion, la lésion étant le
DP du séjour, et seulement si auc une causalité nest retrouvée, l e DAS est la
chute R29.6.
84
CODES OMS RÉSERVÉS A UN USAGE URGENT
Les codes U00 -U49 sont utilisés par lOMS pour une attribution provisoire à de nouvelles
maladies détiologie incertaine. Pour les situations où de nouveaux problèmes de santé
surviendraient et nécessiteraient dêtre identifiés et suivis de manière urgente dans les
systèmes dinformation, lOMS a retenu 10 codes dattente dans les catégories U07. Ces
catégories et sous-catégories doivent être disponibles dans tous les systèmes électroniques à
tout moment et utilisées, sans délai, selon les instructions de l OMS adapté es au PMSI et
publiées sur le site de lATIH. Ces codes, dont le libellé dattente est Usage urgent de U07sont
intégrés à la liste des codes utilisables dans les recueils PMSI. Cependant, en labsence de
consignes spécifiques données par lOMS, leur utilisation est proscrite et conduit à un groupage
en erreur. En 2020, les consignes OMS données pour les codes en lien avec la crise sanitaire
permettent dutiliser ces codes spécifiques, sans groupage en erreur.
COMPLICATIONS DES ACTES MÉDICAUX ET CHIRURGICAUX
Limportance de leur enregistrement tient notamment au fait que la réduction de la
iatrogénie fait partie des objectifs nationaux de santé publique
9
.
Le volume 2 de la CIM10 présente, pages 107-108 ou 140-141
10
, les rubriques destinées au
codage des complications des actes médicochirurgicaux.
Les recommandations qui suivent sappuient :
• sur la page 105 ou 136 du volume 2 : « Il est recommandé, pour les traumatismes et
autres affections dues à des causes externes, de coder tant la nature de laffection
que les circonstances de la cause externe. Le code préféré pour " laffection
principale " devrait être celui qui désigne la nature de laffection. » ;
• et sur la règle MB4 pour le choix de laffection principale (ib. page 109 ou 147) :
« Lorsque le diagnostic enregistré comme " affection principale " décrit une affection
en termes généraux et quun terme donnant des informations plus précises sur le
siège ou la nature de laffection est enregistré ailleurs, choisir ce dernier comme "
affection principale ", si cela nentraine pas une perte dinformation. »
Résumé
Une complication dun acte diagnostique ou thérapeutique doit être codée dans le respect
de la règle générale, cest-à-dire de la façon la plus précise au regard de linformation. La
notion de précision sentend ici par rapport à la nature de la complication — notion prioritaire
— et à son caractère secondaire à un acte.
La règle générale est : pour le codage des complications des actes médicaux
et chirurgicaux, on préfère toujours un codage privilégiant la nature de la
complication.
Il en résulte que le codage dune complication dun acte diagnostique ou thérapeutique
peut être décrit comme suit au regard de la CIM10 :
9 Loi n° 2004-806 du 9 aout 2004, objectifs n° 26 à 29.
10 Dans lensemble de ce chapitre, les numéros de page renvoient au volume 2 de lédition imprimée de la Classification statistique
internationale des maladies et des problèmes de santé connexes, dixième révision (CIM10) ; OMS éd. Le premier numéro (ici « 103 »)
correspond à lédition de 1993, le second (« 134 ») à lédition de 2008..
85
avec un code du groupe T80T88 lorsque le code le plus précis pour la
complication appartient à ce groupe ;
sinon avec un code dune catégorie « Atteintes [troubles] [affections] de lappareil
[...] après un acte à visée [...] » lorsque la n ature de la compl ication figure d ans
lintitulé, ce qui exclut les sous-catégories .8 et .9 ;
dans les autres cas avec un code « habituel » de la CIM10.
Lorsque le codage utilise un code « habituel » de la CIM10 il est complété par le code
du groupe T80T88 correspondant à la nature de la complication.
Dans tous les cas le codage est complété par le ou les codes ad hoc du chapitre XX
(Y60 Y84, Y88, Y95).
• Les codes du groupe T80T88
Les codes du groupe T80T88 doivent être employés lorsquils apportent le plus de
précision, cest-à-dire lorsque la CIM10 noffre pas par ailleurs une possibilité de codage plus
précis, notamment selon la nature de la complication
11
.
Des sous-catégories telles que Embolie gazeuse consécutive à une injection
thérapeutique... (T80.0) ou Choc anaphylactique dû au sérum (T80.5) contiennent la
manifestation (embolie gazeuse, choc) et son étiologie (injection, administration de sérum).
Les sous-catégories des complications mécaniques de prothèse (T82.0 à T82.5, T83.0 à
T83.4, T84.0 à T84.4, T85.0 à T85.6) sont comparables, ainsi que les catégories T86 et T87.
Il nexiste pas dautre code dans la CIM10 permettant denregistrer une information aussi
complète plus précisément.
Exemples :
déplacement dune électrode de stimulation cardiaque : T82.1 ;
luxation dune prothèse de hanche : T84.0 ;
rejet dune greffe de rein : T86.1 ;
névrome dun moignon damputation de jambe : T87.3.
En revanche, plusieurs sous-catégories sont très imprécises. Lemploi de certaines nest pas
autorisé po ur le co dage du diagnostic principal ( DP) : T80.2, T81.2, T 81.4, T88.0, T88.1,
T88.7
12 et toutes les subdivisions .8 et .9 hors celles de la catégorie T86. Mais les autres
codes du groupe T80T88 ne doivent pas pour autant être considérés comme satisfaisant à
priori à la règle selon laquelle le meilleur code est le plus précis par rapport à linformation à
coder. Pour le codage des complications des actes médicaux et chirurgicaux, on
préférera toujours un codage selon la nature de la complication.
• Les catégories « atteintes [troubles] [affections] de lappareil [...] après un
acte à visée diagnostique et thérapeutique, non classé[e]s ailleurs »
Les sous-catégories contiennent habituellement une manifestation précise et son
étiologie.
Exemples :
I97.2 Lymphœdème après mastectomie ;
J95.1 Insuffisance pulmonaire aigüe consécutive à une intervention chirurgicale
thoracique.
11 NB le titre du groupe T80-T88 : « Complications de soins chirurgicaux et médicaux, non classées ailleurs ».
12 Auxquels sajoutent T81.3, T85.5, T86.0 et T86.8, devenus imprécis du fait de leur subdivision.
86
On en rapproche les complications dactes classées dans le chapitre XV de la CIM10
Grossesse, accouchement et puerpéralité : quatrièmes caractères des catégories O03O06
et O08 pour les grossesses terminées par un avortement, catégories O29, O74... Leur emploi
simpose pour le dossier de la mère pendant la grossesse, le travail, laccouchement et la
puerpéralité. Par exemple, O35.7, O75.4, O86.0 et O90.0 à O90.2.
On en rapproche également les codes dont le libellé mentionne explicitement ou
implicitement le fait que laffection est toujours consécutive à un acte. Par exemple, K43.1
Eventration postopératoire, avec gangrène ou K43.5 Hernie péristomiale, sans occlusion ni
gangrène.
Les sous-catégories codées .9 ne sont pas autorisées comme DP et une information
orientant vers lune delles doit faire rechercher davantage de précision.
Les sous-catégories codées .8 telles que I97.8 Autres troubles de lappareil circulatoire
après un acte à visée diagnostique et thérapeutique [...], J95.8 Autres troubles respiratoires
après un acte à visée diagnostique et thérapeutique [...] ou K91.8 Autres atteintes de lappareil
digestif après un acte à visée diagnostique et thérapeutique [...] sont imprécises. Aux sous-
catégories .8 il faut préférer les codes « habituels » de la CIM10
13
.
• Les codes « habituels » de la CIM10
Le volume 2 désigne ainsi les autres codes des chapitres I à XIX. Les affections qui leurs
correspondent peuvent compliquer un acte médicochirurgical ou bien apparaitre
indépendamment de tout contexte iatrogénique. La CIM10 donne pour exemples :
pneumopathie, embolie pulmonaire (volume 2 p. 108 ou 140). On pourrait ajouter : anémie,
infection urinaire, ulcère gastroduodénal « de stress », etc.
Un code « habituel » doit être préféré à un code « T » imprécis ou à un code « .8 » dune
catégorie « Atteintes [Troubles] [Affections] de lappareil [...] après un acte à visée [...] ». On
privilégie en effet le codage le plus précis selon la nature de la complication.
Exemples par rapport aux codes T imprécis :
sepsis à staphylocoques consécutif à une perfusion : A41.2 ;
abcès de paroi après appendicectomie : L02.2 ;
abcès sous-phrénique après cholécystectomie : K65.0 ;
thrombose dun pontage artériel synthétique fémoropoplité : I74.3 ;
infection à bactéries pyogènes dune prothèse articulaire : M00. ;
infection osseuse due à un matériel dostéosynthèse : M86. ;
endocardite infectieuse sur valve prothétique : I33.0 ;
rupture de sutures tendineuses de doigts : S66. ;
phlébite superficielle du membre supérieur due à une perfusion : I80.8 ;
pneumothorax compliquant une intervention thoracique : S27.01.
Exemples par rapport aux codes « .8 » des catégories « Atteintes [Troubles]
[Affections] de lappareil... après un acte à visée... » :
pneumonie postopératoire : J18.9 (non J95.8) ;
ulcère gastrique « de stress » postopératoire : K25.3 (non K91.8) ;
infarctus du myocarde postopératoire : I21. (non I97.8).
13 NB le titre des catégories : « Atteintes [Troubles]... de lappareil... après un acte à visée..., non
classées ailleurs ».
87
Lorsquun codage précis selon la nature de la complication conduit à lenregistrer avec un code
« habituel », il doit être complété par un code du groupe T80T88, quelle que soit
limprécision de celui-ci, y compris sil sagit dun code non autorisé comme DP :
• lorsque le code « habituel » est préférable à un code du groupe T80T88 : le code
« T » auquel il a été préféré doit être enregistré comme diagnostic associé ;
• lorsque le code « habituel » est préférable à un code « .8 » dune catégorie «
Atteintes [Troubles] [Affections] de lappareil [...] après un acte à visée […] »,
le code « T » correspondant doit être enregistré comme diagnostic associé.
Exemples :
sepsis à staphylocoques consécutif à une perfusion : A41.2, T80.2 ;
abcès de paroi après appendicectomie : L02.2, T81.4 ;
abcès sous-phrénique après cholécystectomie : K65.0, T81.4 ;
thrombose dun pontage artériel synthétique fémoropoplité : I74.3, T82.8 ;
infection à bactéries pyogènes dune prothèse articulaire : M00. , T84.5 ;
infection osseuse due à un matériel dostéosynthèse : M86. , T84.6 ;
endocardite infectieuse sur valve prothétique : I33.0, T82.6 ;
rupture de sutures tendineuses de doigts : S66. , T81.38 ;
phlébite superficielle du membre supérieur due à une perfusion : I80.8, T80.1 ;
pneumothorax compliquant une intervention thoracique : S27.01, T81.2 ;
pneumonie postopératoire : J18.9, T81.4 ;
ulcère gastrique « de stress » postopératoire : K25.3, T81.8 ;
infarctus du myocarde postopératoire : I21., T81.8.
À la question « quel code "T" choisir ? », la réponse est : lorsque lindex alphabétique
(volume 3) de la CIM10 indique pour la complication un code du groupe T80T88, cest lui
qui doit compléter le code « habituel ».
Exemples :
infection à bactéries pyogènes dune prothèse articulaire : M00. , T84.5 car à
lentrée « Complication, prothèse, implant, greffe, articulaire interne, infection,
inflammation » lindex alphabétique indique T84.5 ;
infection osseuse due à un matériel dostéosynthèse : M86. , T84.6 car à lentrée
« Complication, ostéosynthèse, infection, inflammation » il est indiqué T84.6 ;
endocardite infectieuse sur valve prothétique : I33.0, T82.6 car à lentrée «
Complication, prothèse, implant, greffe, valvulaire cardiaque, infection, inflammation
NCA » il est indiqué T82.6.
Ce codage complémentaire en tant que diagnostic associé ne sapplique quaux codes «
habituels ». Il ne concerne ni les codes « T » ni les codes des catégories « Atteintes
[Troubles] [Affections] de lappareil [...] après un acte à visée […] »
• Les circonstances sont enregistrées avec le chapitre XX de la CIM10
Quel que soit le code de la complication — quil soit issu du groupe T80T88, dune
catégorie « Atteintes [Troubles] [Affections] de lappareil [...] après un acte à visée [...] » ou
quil sagisse dun code « habituel » —, les circonstances iatrogéniques doivent être
enregistrées au moyen dun code du chapitre XX en position de diagnostic associé.
Exemples :
déplacement dune électrode de stimulation cardiaque : T82.1, Y83.1 ;
luxation dune prothèse de hanche : T84.0, Y83.1 ;
88
rejet dune greffe de rein : T86.1, Y83.0 ;
névrome dun moignon damputation de jambe : T87.3, Y83.5 ;
sepsis à staphylocoques consécutif à une perfusion : A41.2, T80.2, Y84.8 ;
abcès de paroi après appendicectomie : L02.2, T81.4, Y83.6 ;
abcès sous-phrénique après cholécystectomie : K65.0, T81.4, Y83.6 ;
thrombose dun pontage artériel synthétique fémoropoplité : I74.3, T82.8, Y83.1 ;
infection à bactéries pyogènes dune prothèse articulaire : M00. , T84.5, Y83.1 ;
infection osseuse due à un matériel dostéosynthèse : M86. , T84.6, Y83.4 ;
endocardite infectieuse sur valve prothétique : I33.0, T82.6, Y83.1 ;
rupture de sutures tendineuses de doigts : S66. , T81.38, Y83.4 ;
phlébite superficielle du membre supérieur due à une perfusion : I80.8, T80.1,
Y84.8 ;
pneumothorax compliquant une intervention thoracique : S27.01, T81.2, Y83. ;
pneumonie postopératoire : J18.9, T81.4, Y83. ;
ulcère gastrique « de stress » postopératoire : K25.3, T81.8, Y83. ;
infarctus du myocarde postopératoire : I21. , T81.8, Y83. .
Les codes « Y » donnés ici à titre dexemple appartiennent au groupe Y83Y84 Actes
chirurgicaux et autres actes médicaux à lorigine de réactions anormales du patient ou de
complications ultérieures, sans mention daccident au cours de lintervention. Ils permettent
lenregistrement de circonstances comparables à la notion daléa médical.
Lorsque les circonstances de la complication sont différentes, on dispose des codes des
groupes Y60Y69 Accidents et complications au cours dactes médicaux et chirurgicaux et
Y70Y82 Appareils médicaux associés à des accidents au cours dactes diagnostiques et
thérapeutiques.
Exemple : perforation sigmoïdienne au cours dune coloscopie : S36.50, T81.2, Y60.4.
Lorsque la complication est une séquelle dun acte antérieur, le codage, conforme aux
consignes données au début de ce chapitre sur les complications des actes médicaux ou
chirurgicaux, est complété avec la catégorie Y88.
Exemple : cicatrice classification hypertrophique séquellaire dune intervention
chirurgicale : L91.0, T81.8, Y88.3.
Sagissant de complications dues à des actes effectués dans des établissements
dhospitalisation, le codage doit être complété en tant que de besoin par le code Y95 Facteurs
nosocomiaux.
CYSTITE AIGÜE
Le diagnostic de cystite aigüe est posé devant lassociation :
• de signes fonctionnels de type pollakiurie, douleurs mictionnelles... ;
• et dune pyurie constatée avec une bandelette urinaire, ou dune pyurie avec
bactériurie en cas détude cytobactériologique urinaire.
La mention de cystite (aigüe), dinfection vésicale (aigüe) ou dinfection urinaire basse dans
le dossier, appuyée sur ces arguments, permet dutiliser le code N30.0 Cystite aigüe pour
mentionner cette affection. Quand ces éléments manquent ou devant la présence isolée de
germes dans luroculture (bactériurie), on code N39.0 Infection des voies urinaires, siège non
précisé.
89
DIABÈTE DE TYPE 2 TRAITÉ PAR INSULINE
Des extensions des codes de la catégorie E11 Diabète sucré de type 2 de la CIM10 ont été
créées en 2011 pour distinguer le diabète de type 2 traité par voie orale de celui
nécessitant un traitement par insuline (diabète de type 2 dit insulinonécessitant,
insulinorequérant ou insulinotraité). Les codes étendus correspondant à ces derniers sont
ceux possédant le chiffre 0 » en cinquième position du code : E11.00 Diabète sucré de type
2 insulinotraité, avec coma, E11.10 Diabète sucré de type 2 insulinotraité, avec acidocétose,
E11.20 Diabète sucré de type 2 insulinotraité, avec complications rénales […] E11.90 Diabète
sucré de type 2 insulinotraité, sans complication. Ces codes sont réservés au diabète de
type 2 insulinotraité au long cours. Ils ne doivent pas être employés lorsquun évènement
ponctuel exige, pendant une hospitalisation, un bref remplacement dun traitement
antidiabétique oral par linsuline, par exemple pour une anesthésie. La mention dun code
étendu E11.0 dans un RUM suppose que le patient fût déjà traité par insuline à son domicile
avant son hospitalisation ou que le traitement insulinique soit poursuivi à domicile après la
sortie (il est alors mentionné dans lordonnance de sortie).
DOULEUR CHRONIQUE
La douleur chronique prise en compte dans les recommandations de la HAS 14 est un
syndrome multidimensionnel expr imé par la personne qui en est atteinte ; il y a douleur
chronique, quelles que soient sa topographie et son intensité, lorsque la douleur présente
plusieurs des caractéristiques suivantes :
• Persistance ou récurrence ;
• Durée au-delà de ce qui est habituel pour la cause initiale présumée, notamment si la
douleur évolue depuis plus de 3 mois ;
• Réponse insuffisante au traitement ;
• Détérioration significative et progressive du fait de la douleur, des capacités
fonctionnelles et relationnelles du patient dans ses activités de la vie journalière, au
domicile comme à lécole ou au travail.
La douleur chronique peut être accompagnée de manifestations psychopathologiques.
Lutilisation du code R52.2 douleur chronique nécessite que le dossier mentionne lexistence
dune douleur chronique dans le cadre de cette définition.
DOULEUR CHRONIQUE REFRACTAIRE (REBELLE)
Une douleur chronique réfractaire15 est une douleur :
• ne répondant pas aux traitements conventionnels recommandés et conduits
conformément aux règles de bonnes pratiques,
• et ne permettant pas un soulagement satisfaisant et durable de la douleur, ni une
qualité de vie acceptable pour le patient, et/ou occasionnant des effets indésirables
intolérables et incontrôlables.
Une douleur chronique réfractaire peut nécessiter une hospitalisation pour avis
diagnostique pluri professionnel et/ou prise en charge thérapeutique spécifique nécessitant
des compétences particulières : traitements médicaux invasifs ou traitements médicaux
nécessitant une surveillance par ticulière, actes de radiologie interventionnelle, actes
14 Douleur chronique HAS décembre 2008 : reconnaître le syndrome douloureux chronique, lévaluer et orienter le patient
15 Les termes suivants peuvent être utilisés à la place du terme réfractaire (à privilégier) : rebelle / irréductible
90
dinfiltrations ou danalgésie locorégionale, actes chirurgicaux, traitements non
médicamenteux associés ...
EFFETS NOCIFS DES MÉDICAMENTS
Une « intoxication » médicamenteuse doit être codée de manière différente selon quelle est
accidentelle ou volontaire, ou bien sil sagit dun effet indésirable. La CIM 10 désigne les
premières circonstances par le mot empoisonnement 16 et les distingue de leffet indésirable
en usage thérapeutique17.
1. Les intoxications accidentelles et volontaires
Le codage des intoxications médicamenteuses accidentelles et volontaires (la CIM10
emploie pour les secondes les qualificatifs auto-infligées, intentionnelles et auto-induites) doit
utiliser les catégories T36 à T50. La distinction entre les circonstances accidentelles et
volontaires est assurée par des codes du chapitre XX : catégories X40 à X44 pour les
premières, X60 à X64 pour les secondes, saisis en tant que diagnostic associé (DA)
18
.
Le codage du symptôme ou du syndrome engendré par une intoxication médicamenteuse au
lieu demployer son code « T » a souvent pour origine une confusion entre la définition du
diagnostic principal (DP) et la notion de problème ayant mobilisé lessentiel des soins
19
. On
rappelle que le DP doit être déterminé sur la base de sa définition et selon la situation clinique,
et que la notion de problème ayant mobilisé lessentiel des soins nest dutile que dans les
rares cas où lanalyse en termes de situation clinique conduit à un choix entre plusieurs DP.
Le « coma » (terme sans doute employé de manière générique pour les divers troubles de la
conscience classés dans la catégorie R40) après prise de psychotrope en est un exemple. Il
est souvent avancé que « cest le coma qui a mobilisé lessentiel des soins » pour le coder
comme DP, lintoxication (le code « T ») étant mentionnée comme DA. Le résultat est le
classement du résumé de sortie dans le groupe homogène de malades (GHM) Troubles de
la conscience et comas dorigine non traumatique. Cette attitude est erronée : dune part, le
symptôme R40. na pas à être choisi pour DP alors que sa cause, lintoxication, est identifiée
(règle D1) ; dautre part, le contenu du GHM Troubles de la conscience et comas dorigine
non traumatique dans lequel classe le DP « coma » correspond à des affections dont la cause
est ignorée. Ainsi, pour une intoxication volontaire par prise de psychotrope sédatif ou
hypnotique à lorigine de troubles de la conscience, le code exact est celui de lintoxication
par le produit (catégorie T42). Le coma ou dautres complications éventuelles doivent être
enregistrées comme DA.
Cette règle nest pas réservée aux troubles de la conscience et aux médicaments
psychotropes. Conformément à la définition du DP et au guide des situations cliniques,
elle doit être appliquée de manière générale aux complications des intoxications
médicamenteuses accidentelles et volontaires.
16 On doit considérer quil correspond au mot intoxication du langage médical courant. Le mot
empoisonnement de la CIM10 ne doit en effet pas être compris selon lacception pénale quil a en France.
17 La distinction est lisible en tête de chaque page de lIndex des médicaments et autres substances
chimiques (Table des effets nocifs) de lindex alphabétique de la CIM10 (volume 3). On rappelle que lemploi
de ce tableau facilite considérablement le codage des effets nocifs des médicaments.
18 Ces codes ont quatre caractères. Cest le sens du signe « . » (point tiret) qui les suit dans lindex
alphabétique de la CIM10. Une note dans le volume 1 de la CIM10, sous le titre des deux groupes, indique
que les quatrièmes caractères sont indiqués au début du chapitre.
19 Se reporter au point 1.5 du chapitre précédent.
91
2. Les effets indésirables
20
Les notes dinc lusion et d exclusion qui figurent sous lintitulé du groupe T36T50 dans le
volume 1 de la CIM10 indiquent que leffet indésirable dune « substance appropriée
administrée correctement » doit être codé selon la nature de leffet. Le codage des effets
indésirables des médicaments nutilise donc pas les codes du groupe T36T50. Il associe au
code de la nature de leffet un code du chapitre XX de la CIM10 (catégories Y40Y59).
Exemples :
bradycardie au cours dun traitement par la digitaline : R00.1, Y52.0 ;
gastrite aigüe au cours dun traitement par antiinflammatoire non stéroïdien : K29.1,
Y45.3
Pour un effet donné, enregistrer quil est secondaire à un traitement médicamenteux nest
possible quen employant le chapitre XX de la CIM10.
Le mot « surdosage » est parfois à lorigine de difficultés. Par « substance appropriée
administrée correctement » on entend le respect de la prescription médicamenteuse,
notamment de la posologie. En présence dune complication dun traitement médicamenteux,
le langage médical courant utilise parfois le mot « surdosage », par exemple, lorsquune
hémorragie au cours dun traitement anticoagulant coexiste avec une élévation de
linternational normalized ratio (INR) au-dessus de la valeur thérapeutique souhaitée ou
lorsquune complication dun traitement saccompagne dune concentration sanguine de
médicament supérieure à la valeur thérapeutique admise (digoxinémie, lithémie…). De tels
cas, lorsque la prescription a été respectée, doivent être classés comme des effets
indésirables et leur codage ne doit pas utiliser les codes du groupe T36T50.
EMPLOI DES CODES DU GROUPE B95B98 CIM10
Ces codes ne doivent être utilisés quen position de diagnostic associé. Leur usage doit être
conforme à leur intitulé. Ils sont donc réservés aux cas dans lesquels une infection est
présente, infection classée dans un chapitre distinct du chapitre I (CIM10, vol. 2, § 4.4.4). La
rubrique de linfection saccompagne souvent dune note signalant la possibilité
dassociation : « Utiliser, au besoin, un code supplémentaire (B95B98) pour identifier lagent
infectieux ».
Exemples :
endocardite subaigüe à streptocoques D: I33.0, B95.2 ;
sinusite maxillaire chronique à Hæmophilus influenzæ : J32.0, B96.3 ;
abcès cutané à Staphylococcus aureus : L02., B95.6 ;
ostéite à Staphylococcus aureus : M86., B95.6 ;
pyélonéphrite aigüe à Escherichia coli : N10, B96.2 ;
ascite infectée à Escherichia coli : R18, B96.2.
En labsence dinfection, une colonisation (« portage sain ») doit être codée avec la
catégorie Z22.
20 Limportance de leur enregistrement tient entre autres au fait que la réduction de la iatrogénie fait partie
des objectifs nationaux de santé publique (loi n° 2004-806 du 9 aout 2004, objectifs n° 26 à 29).
92
EMPLOI DES CATÉGORIES O80 À O84 DE LA CIM10
On attire l'attention sur la note inscrite en tête du groupe Accouchement (O80O84) dans le
volume 1 de la CIM10, et sur les explications données pages 124-125 ou 159-160
2119 du
volume 2. Il en résulte en particulier que l'emploi des codes O81.0 à O84.9 comme diagnostic
principal (DP) du résumé dunité médicale est une erreur. Depuis la version 11 des GHM
(2009) ils ne sont plus utilisables en position de DP. Pour enregistrer un accouchement
instrumental le code du DP doit être choisi parmi les autres codes du chapitre XV.
Lexemple 24 donné p. 125 ou 160 du volume 2 de la CIM10 est une illustration de la
consigne de codage.
EMPLOI DES CATÉGORIES P00 À P04 DE LA CIM10
Une note dinclusion placée sous le titre du groupe P00P04 Fœtus et nouveau-né affectés
par des troubles maternels et par des complications de la grossesse, du travail et de
laccouchement ( CIM10, volume 1, chapitre XVI) fixe des conditions très restrictives à
lemploi de ces codes : ce groupe « com prend les affections maternelles mentionnées
seulement si elles sont précisées comme étant la cause de mortalité ou de morbidité du fœtus
ou du nouveau-né ».
Il est apparu que cette contrainte empêchait de recueillir des informations nécessaires pour
expliquer les consommations de ressources inhabituelles de certains séjours de
nouveau-nés. Par exemple, dans le cas dune naissance par césarienne, un nouveau-né en
parfaite santé voit la charge en soins accrue du fait de la césarienne, et sa durée de séjour
augmentée du seul fait de la prolongation de lhospitalisation de sa mère. Si on allègue la
contrainte ci-dessus pour ne pas employer le code P03.4, aucune information du résumé de
séjour du nouveau-né nexplique lallongement du séjour.
En conséquence, il faut étendre lutilisation des codes P00P04 aux circonstances dans
lesquelles les états mentionnés ont été cause de soins supplémentaires au nouveau-né, et
considérer à priori que ces soins ont été dispensés dès lors que la mère a présenté une des
affections répertoriées dans les rubriques du groupe P00P04.
Exemple : un nouveau-né normal né par césarienne bénéficie habituellement de soins
supplémentaires par rapport à un nouveau-né normal né par voie basse (présence
dun pédiatre, surveillance en rapport avec les risques respiratoires, soins nécessités
par la moindre autonomie de la mère...). Il est donc licite de mentionner
systématiquement le code P03.4 dans le dossier de tout nouveau-né extrait par
césarienne.
ENFANTS NÉS SANS VIE
Pour la production des informations concernant les enfants nés sans vie (« mort-nés ») et leur
mère, la référence est la note technique qui constitue lannexe 2 de linstruction N°
DREES/BES/DGS/SP1/DGOS/R3/2021/148 du 21 juin 2021.
Les enfants nés sans vie et les produits dinterruption de grossesse pour motif médical
(IMG) donnent lieu à la production dun résumé dunité médicale (RUM)
22 à partir de vingt-
deux semaines révolues daménorrhée ou dun poids dau moins cinq-cents grammes.
21Dans lensemble de ce chapitre, les numéros de page renvoient au volume 2 de lédition imprimée de la Classification statistique
internationale des maladies et des problèmes de santé connexes, dixième révision (CIM10) ; OMS éd. Le premier numéro (ici « 103 »)
correspond à lédition de 1993, le second (« 134 ») à lédition de 2008.
22 La réduction de la mortalité périnatale est un objectif national de santé publique : loi n° 2004-806 du 9 aout
2004, objectif n° 45.
93
Lenregistrement du diagnostic principal doit employer le code P95 de la CIM10, à
lexclusion de tout autre, y compris, par convention, si la cause du décès est connue. Le
RUM-RSS enregistre lâge gestationnel (se reporter au chapitre I), la cause de la mort. Les
codes des actes éventuels, en particulier celui dautopsie, sont saisis dans le RUM.
Lorsquun acte dautopsie est réalisé sur un enfant né sans vie ou sur un fœtus, lacte est codé
:
• dans le RUM de lenfant lorsquil en est produit, cest-à-dire à partir de vingt-deux
semaines révolues daménorrhée ou dun poids dau moins cinq-cents grammes ;
• dans le RUM de la mère sil ne doit pas être produire de RUM, cest-à-dire pour une
issue de grossesse avant vingt-deux semaines révolues daménorrhée et dun poids de
moins de cinq-cents grammes.
En cas de naissance dun enfant mort -né hors dun établissement de santé (domicile ou
maison de naissance) un RSS devra être produit si la mère est hospitalisée. Un RSS est
produit lorsque la naissance est assurée par un service mob ile durgence et de
réanimation, quel que soit son établissement dimplantation.
EMPLOI DES CODES DU CHAPITRE XXI DE LA CIM10
Les codes du chapitre XXI Facteurs influant sur l'état de santé et motifs de recours aux
services de santé (« codes Z ») peuvent, et souvent doivent, être utilisés dans le résumé
dunité médicale (RUM) comme diagnostic principal (DP), relié (DR) ou associé (DA)
23
.
Il est recommandé de lire la note figurant à la première page du chapitre XXI du volume 1,
spécialement les lignes relatives aux deux circonstances indiquées pour lemploi des codes Z
(alinéas a et b).
Les explications qui suivent visent à aider à la compréhension du se ns des codes Z, dont
lusage est parfois difficile pour les codeurs. Elles donnent des consignes ou indiquent des
préconisations demploi en matière de codage. On ne saurait en déduire des modalités de
recueil de linformation qui ne seraient pas conformes aux conditions de production du RUM
exposées dans le chapitre I ni aux règles de hiérarchisation des diagnostics qui font lobjet du
chapitre IV.
Catégories Z00Z02
Elles répertorient des motifs de recours qui relèvent, sauf exception, de lactivité externe. Par
exemple, Z00.0 correspond aux bilans de santé (« check up ») effectués à titre préventif et
systématique, notamment dans des centres spécialisés ; Z00.1 est destiné aux examens
réguliers systématiques du nourrisson et Z01.4 correspond aux examens gynécologiques
systématiques, Z01.5 Test cutanés de diagnostic et de sensibilisation est le diagnostic
principal des séjours pour tests allergologiques. Les patients concernés ne se plaignent de
rien et aucun diagnostic nest rapporté (sinon c'est la symptomatologie ou le diagnostic qu'on
coderait).
Catégories Z03 et Z04 Mise en observation et examen médical pour suspicion de maladies,
non confirmées.
La catégorie Z03 est celle des « suspicions non confirmées ». Elle permet le codage de
situations caractérisées par l'éventualité initiale d'une maladie qui (après observation,
examens…) n'est finalement pas confirmée
24
. Cest ce quexplique la note dinclusion située
sous son titre dans le volume 1 de la CIM10.
23 Les notions de DP, DR et DA ont été traitées dans le chapitre IV.
24 Z32.0 est un autre code de suspicion non confirmée.
94
Si l'on se reporte aux règles de hiérarchisation de la morbidité dans le RUM, une
alternative apparait pour la détermination du DP (se reporter au point 1.1.2 du chapitre IV :
lorsquun signe ou un symptôme fait suspecter une affection qui nest finalement pas
confirmée, doit-on choisir le signe ou le symptôme à l'origine de la suspicion ou utiliser un
code de la catégorie Z03.
La règle générale est : le meilleur code est le plus précis par rapport à linformation à
coder. Lorsquune symptomatologie est présente, on préfèrera son code (le plus souvent
présent dans le chapitre XVIII de la CIM10) à un code Z toutes les fois quil est plus précis.
Les cas dans lesquels lemploi de la catégorie Z03 simpose sont rares. La suspicion trouve
en effet en général son origine dans un symptôme, un résultat dexamen complémentaire ou
dans un antécédent personnel ou familial, toutes circonstances pour lesquelles la CIM10
contient le plus souvent des codes adéquats. En revanche, Z03.6 Mise en observation pour
suspicion deffet toxique de substances ingérées peut être le code le plus adapté à une
suspicion dabsorption de produit toxique, notamment chez les enfants, lorsquelle repose
sur une crainte de lentourage mais quelle est finalement infirmée.
La catégorie Z04 a un contenu plus médicolégal ; elle permet le codage de situations
caractérisées par la suspicion :
• de la présence dans le sang d'alcool ou de substances pharmacologiques ; le code
Z04.0 est employé lorsque leur présence n'est pas confirmée, sinon on ferait appel à
la catégorie R78 ;
• d'une lésion susceptible de se manifester secondairement par rapport au traumatisme
responsable : codes Z04.1 à Z04.3 ; leur emploi est réservé aux situations dans
lesquelles aucune lésion nest finalement diagnostiquée (sinon c'est elle qu'on
coderait) ;
• dautres problèmes médicolégaux : Z04.4, Z04.5, Z04.6 ; les codes Z04.4 et Z04.5
peuvent être utilisés autant pour les coupables que pour les victimes : on les emploie
lorsque aucun état morbide (lésion traumatique, trouble mental…) n'est mis en
évidence, sinon c'est lui qu'on coderait (ce qu'on enregistre avec ces codes, c'est un
motif d'utilisation des services de santé).
La sous-catégorie Z04.8 permet le codage de situations caractérisées par des
investigations diverses, spécialement paracliniques, volontiers programmées. Z04.8 a des
extensions
25 :
• Z04.800 est le code imposé pour le DP des séjours motivés par lenregistrement dun
électroencéphalogramme de longue durée ;
• Z04.801 est le code imposé pour le DP des séjours motivés par un enregistrement
polygraphique ;
• Z04.802 est le code des examens et mises en observation pour bilan préopératoire ou
préinterventionnel ;
• Z04.880 est le code des examens et mises en observation pour d'autres raisons
(investigations).
Lemploi de Z04.800, Z04.801 ou Z04.802 simpose comme DP du RUM, quune affection ait
été diagnostiquée ou non au terme du séjour (se reporter au point 1.1.3 du chapitre VI).
Z04.9 correspond à une information trop imprécise pour être acceptable.
Lorsquun code des catégories Z03 ou Z04 est en position de DP, sauf cas particulier, il ne
justifie pas de diagnostic relié (DR).
25 Elles ont été créées pour la version 11 des GHM (2009). Leur emploi est obligatoire. En effet, Z04.8, devenu
imprécis du fait de leur création, nest plus utilisable comme DP, DR et DA à compter de la version 11 des
GHM.
95
Catégories Z08 et Z09 Examen de contrôle après traitement
On comprendra leur intitulé comme « examen de contrôle de traitement », cest-à-dire
après traitement, ou en cours de traitement. Leurs codes peuvent donc être employés que le
traitement soit achevé ou en cours. Les codes de ces catégories sont typiquement des codes
de surveillance négative au sens du guide des situations cliniques (se reporter au chapitre VI
situation 1.3.1)
26
.
Z08.2 et Z09.2 : lintitulé de ces deux sous-catégories contient le mot « chimiothérapie » alors
que seule Z08 concerne les tumeurs malignes ; on rappelle en effet que le mot
chimiothérapie na pas dans la CIM10 le sens implicite de « chimiothérapie antitumorale »
qui est le sien dans le langage courant ; il a son sens premier de « traitement par des moyens
chimiques »
27
.
Lorsquun code des catégories Z08 ou Z09 est en position de DP, le code de la maladie
surveillée doit figurer en position de DR chaque fois quelle respecte sa définition (se reporter
au point 2 du chapitre IV).
Catégorie Z10 Examen général de routine d'une sous-population définie
Elle n'a pas d'emploi dans le champ dactivité couvert par le PMSI en MCO car elle ne
comprend que des motifs de consultation externe dont certains ne concernent pas les
établissements d'hospitalisation.
Catégories Z11 à Z13 Examens spéciaux de dépistage
Le mot dépistage a dans la CIM10 le sens de « recherche de certaines affections
inapparentes par des examens effectués systématiquement dans des collectivités »
(dictionnaire Garnier-Delamare). Les codes des catégories Z11 à Z13 ne doivent donc pas
être employés pour des patients présentant un problème de santé personnel. Il est erroné de
coder comme un dépistage une situation dexamens diagnostiques motivés par un
antécédent personnel ou familial (de cancer ou de polyadénome colique, par exemple)
ou par une symptomatologie quelconque (élévation du PSA
28
, par exemple).
Dans ce cas cest le motif des explorations qui doit être codé : selon le cas lantécédent
personnel ou familial (voir plus loin ce qui concerne les catégories Z80 à Z92), le facteur
de risque, le signe clinique ou paraclinique qui les a motivées, dans le respect du principe
général selon lequel le code le plus juste est le plus précis par rapport à linformation à coder.
Pour le dépistage précoce de la surdité néonatale permanente (SPN) réalisé lors des
séjours de nouveau-nés
29
, le code Z13.51 Examen spécial de dépistage des affections des
oreilles doit être systématiquement codé en DAS lorsquun dépistage (test et éventuel retest)
de la surdité néonatale permanente est réalisé, selon les recommandations de la HAS
30
, par
oto-émissions acoustiques automatisées (OEAA) ou par potentiels évoqués auditifs
automatisés (PEAA).
Catégories Z20 à Z29 Sujets pouvant courir un risque lié à des maladies transmissibles
Catégorie Z20 : elle permet de coder l'absence dune maladie infectieuse initialement
crainte du fait du contact du patient avec une personne infectée ou de tout autre mode
26 Rappel : dans la mesure où lhospitalisation est ju stifiée con formément à larrêté « prestations » et à
linstruction « gradation ».
27 Cest en ce sens quon parle parfois de « chimiothérapie antituberculeuse ».
28 Antigène spécifique de la prostate (prostate specific antigen).
29 Le dépistage précoce de la SPN sinscrit dans un programme de santé au sens de l'article L.1411-6 du
code de la santé publique.
30 Voir les rapports de la HAS sur lévaluation du dépistage néonatal systématique de la surdité
permanente bilatérale.
96
d'exposition à un agent infectieux (personnel soignant, de laboratoire...) ; en effet, si la
maladie infectieuse était confirmée, cest elle quon coderait.
Exemple : enfant hospitalisé après la découverte chez son père d'une tuberculose
pulmonaire, dans la crainte d'une contamination qui n'est finalement pas confirmée :
cet enfant n'est pas tuberculeux : on ne code donc pas cette maladie (elle ne doit
pas être codée avec le chapitre I de la CIM10) ;
il ne présente aucun symptôme, seule la maladie de son père a motivé le recours
aux soins : il ny a donc pas lieu dutiliser un code du chapitre XVIII.
Le code est ici Z20.1.
Z21 est le code de la séropositivité isolée au virus de limmunodéficience humaine (VIH). Si
la séropositivité s'associe à l'un des états classés dans les catégories B20 à B24 du chapitre I
de la CIM10, c'est un code de celles-ci qu'on emploie, non Z21.
La catégorie Z22, dans la suite logique de Z21, est la catégorie des colonisations («
portages sains ») : bactéries…
La catégorie Z29 comprend certaines mesures de prévention :
• la sous-catégorie Z29.0 Isolement nest pas destinée au classement des situations
disolement social qui doivent être codées avec la catégorie Z60 ; le code Z29.0 est
destiné au codage de lisolement dans un but thérapeutique, tel quil sen réalise pour
des sujets atteints dune maladie infectieuse contagieuse ou bien susceptibles de
contracter une telle maladie. Bien que la catégorie Z29 soit classée dans un groupe
(Z20Z29) qui concerne les maladies infectieuses, labsence dun autre code
disolement dans le chapitre XXI conduit à autoriser lemploi de Z29.0 dans toutes les
situations où un patient est isolé pour être mis à labri de lentourage ou pour mettre
celui-ci à labri du patient ;
• Z29.1 ou Z29.2 peuvent être utilisés lors des séjours motivés par ladministration dune
immunothérapie ou dune chimiothérapie prophylactique, quel quen soit le motif
(infectieux, tumoral…), mais à condition que le caractère prophylactique (préventif)
soit établi.
Dans le champ actuel du PMSI en MCO, parmi les catégories Z20 à Z29, seules Z20, Z21,
Z22 et Z29 sont, en pratique, susceptibles d'être utilisées pour le codage des RUM. Si un
code de ces rubriques est en position de diagnostic principal (DP) dun RUM, seuls ceux de
la catégorie Z29 sont susceptibles de justifier un DR, à condition que laffection concernée
respecte sa définition (se reporter au point 2 du chapitre IV).
Catégories Z30 à Z39 Sujets ayant recours aux services de santé pour des motifs liés à la
reproduction
La catégorie Z33 permet, dans le cas dune femme enceinte hospitalisée pour un motif sans
rapport avec sa grossesse, denregistrer celle-ci comme diagnostic associé lorsquelle se
déroule normalement.
Exemple : traumatisme de la jambe chez une femme enceinte ; DP : la lésion de la
jambe ; diagnostic associé : Z33.
Catégories Z34 et Z35 : Z34 comprend la surveillance systématique de la grossesse
normale, habituellement réalisée « en externe ». Lintitulé de la catégorie Z35 Surveillance
dune grossesse à haut risque ne doit pas être lu de manière rigide. Il doit lêtre dans son
contexte. Deux catégories de la CIM10 sont destinées au codage des surveillances de
grossesses : Z34 pour les grossesses normales et Z35 pour les autres, cest-à-dire pour
toutes les non normales (à risque, « haut » ou non).
Dans le cas des hospitalisations de lantepartum, la mention d'un code Z35. est
indispensable à l'orientation correcte du résumé de sortie standardisé (RSS) dans les groupes
homogènes de malades (GHM) de l'antepartum29.
97
Catégorie Z37 : la mention d'un de ses codes comme diagnostic associé est indispensable
au classement du RSS dans un GHM d'accouchement
31
. Un code de cette catégorie doit être
enregistré dans les RSS de tous les séjours comportant un accouchement
32
.
Catégorie Z38 : Z38.0 Enfant unique né à lhôpital est le code le plus fréquemment utilisé
comme diagnostic principal (DP) des résumés de séjour des nouveau-nés, puisquil lest pour
tous ceux en bonne santé, venus au monde au cours dune naissance unique dans un
établissement de santé. Z38.0 est le code du DP du RUM du nouveau-né dont le séjour se
déroule en maternité auprès de sa mère. Dans cette situation il ne justifie aucun diagnostic
relié. Lorsque le diagnostic principal du séjour dun nouveau-né est un problème de santé,
son code doit être dabord cherché dans le chapitre XVI de la CIM10 (puis, à défaut, dans
un autre chapitre).
Catégorie Z39 Soins et examens du postpartum :
Ce code est toujours requis pour les séjours du postpartum.
• il ne doit pas être enregistré dacte daccouchement dans le RUM ;
• un code de la catégorie Z37 Résultat de laccouchement doit être saisi en position de
diagnostic associé.
Lextension Z39.00 Soins et examens immédiatement après un accouchement hors d'un
établissement de santé créée pour la version 11c des GHM permet le codage dun
accouchement impromptu avant le départ pour la maternité, ou bien sur le chemin de celle-ci,
que cet accouchement ait eu lieu en présence du SMUR ou pas.
Dans ces cas :
Lorsquaprès accouchement dans un établissement de santé E1, une mère est transférée avec
son enfant dans un établissement de santé E2 pour les soins du postpartum (soins
standard, pas de complication, nouveau-né normal), dans E2 :
• le DP du RUM de la mère est codé Z39.08 Soins et examens immédiatement après
laccouchement, autres et sans précision ;
• le DP du RUM du nouveau-né est codé Z76.2 Surveillance médicale et soins
médicaux dautres nourrissons et enfants en bonne santé.
Catégories Z40 à Z54 Sujets ayant recours aux services de santé pour des actes médicaux
et des soins spécifiques
Les rubriques de ce groupe correspondent particulièrement au rôle décrit dans lalinéa a de
la première page du chapitre XXI de la CIM10 : « Quand un sujet, malade ou non, entre en
contact avec les services de santé pour une raison précise, par exemple pour recevoir des
soins ou des services de niveau limité pour une affection en cours […] ».
Dans le cadre des actes opératoires prophylactiques pour facteur de risque de tumeur
maligne, des extensions, permettant de signaler lorgane opéré, ont été ajoutées au code
«Z40.0 = opération prophylactique pour facteur de risque de tumeur maligne». Lutilisation des
codes Z40 concerne également les interventions réalisées à but thérapeutique ou
prophylactique, dans le cadre de la prise en charge de tumeurs malignes portant sur dautres
localisations. Ainsi, dans le cadre du traitement dun cancer du sein hormonosensible, une
ovariectomie pour castration doit être codée avec le code Z40.01 en DP.
31 Pour davantage dinformations, se reporter à la description de la catégorie majeure de diagnostic n° 14
dans le Manuel des groupes homogènes de malades.
32 On rappelle que les codes Z37. sont, dans le PMSI, le seul « compteur daccouchements » fiable et
exhaustif.
98
La catégorie Z41 comprend les soins « sans raison médicale », cest-à-dire non motivés par
un état morbide. Elle est notamment destinée au codage du DP des séjours pour chirurgie
esthétique (Z41.0, Z41.1) et pour intervention dite de confort (Z41.80). Dans le cadre du
PMSI, on désigne par chirurgie esthétique toute intervention de chirurgie plastique non
prise en charge par lassurance maladie obligatoire33.On désigne par intervention « de
confort » un acte médicotechnique autre que la chirurgie esthétique, non pris en charge par
lassurance maladie obligatoire.
La catégorie Z42 comprend les prises en charge pour des interventions chirurgicales
plastiques réparatrices, nécessitées par les conséquences dune intervention antérieure ou
dun traumatisme antérieurement traité (cest le sens de « soins de contrôle »).
Il résulte de ce qui vient dêtre dit à propos des catégories Z41 et Z42 que la chirurgie
plastique donne lieu à deux codages distincts
34 :
• lorsquil sagit de chirurgie esthétique le DP doit toujours être codé Z41.0 ou Z41.1, à
lexclusion de tout autre code ; le défaut corrigé peut être codé en position de
diagnostic relié (DR) ;
• lorsquil sagit de chirurgie plastique non esthétique, de réparation dune lésion
congénitale ou acquise, prise en charge par lassurance maladie obligatoire, le DP doit
être codé avec un autre code de la CIM10 ; il peut sagir dun code des chapitres I à
XIX ou dun code de la catégorie Z42 ; le choix entre les deux possibilités obéit au
principe général qui veut que le meilleur code soit le plus précis au regard de
linformation à coder. Avec un DP codé Z42. le motif de lintervention peut être
mentionné en position de DR sil respecte sa définition.
Exemples :
mise en place de prothèses internes pour augmentation du volume mammaire à
visée esthétique : Z41.1 ;
mise en place dune prothèse mammaire interne après mastectomie : Z42.1 ;
rhinoplastie à visée esthétique : Z41.1 ;
rhinoplastie pour déviation de la cloison nasale : J34.2 ;
exérèse dune cicatrice chéloïde : L91.0.
Il nappartient pas au médecin responsable de linformation médicale ni au codeur de
trancher entre chirurgie esthétique et autre chirurgie plastique, ni de décider si une
intervention est de confort ou non. Il sagit dun choix qui est dabord de la compétence
du médecin qui dispense les soins, en cohérence avec la prise en charge par
lassurance maladie obligatoire.
La catégorie Z43 est une rubrique de soins de stomie. Elle comprend des soins médicaux
ponctuels (voir la note dinclusion figurant sous le titre de la catégorie) incluant la fermeture
de la stomie. Ces soins font habituellement lobjet dun acte ou dune prescription médicale.
La catégorie Z43 exclut les soins habituels tels queffectués ou effectuables à domicile (soins
quotidiens dhygiène, changements de poche ou de canule de trachéostomie) qui se codent
avec la catégorie Z93 (voir plus loin). Elle exclut aussi les complications comprises dans les
rubriques J95.0, K91.4 et N99.5.
Exemple : sujet ayant subi quelques mois plus tôt une résection sigmoïdienne pour
perforation diverticulaire, réhospitalisé pour fermeture de la colostomie
(rétablissement de la continuité colique) : le code du DP est Z43.3.
33 sans préjudice de la prise en charge par lassurance maladie de certains actes de chirurgie esthétique
lorsquils sont suivis de complication.
34 Se reporter au point 1.2.2 du chapitre IV.
99
Les catégories Z44 à Z46 permettent de coder la mise en place, la surveillance et les
soins, et lablation de certains dispositifs médicaux, en particulier prothétiques.
Par convention, le diagnostic principal dun séjour pour limplantation dun stimulateur ou
dun défibrillateur cardiaque est la cardiopathie qui la justifie, et non Z45.0.
Z45.1 et Z45.2 comprennent les prises en charge pour mise en place et ablation de pompe à
perfusion et de dispositif d'accès vasculaire ; notamment, Z45.2 est le code de mise en
place, entretien et ablation dun système diffuseur implantable (chambre implantable)
35
. Le
DP des séjours pour mise en place dune fistule de dialyse rénale est codé Z49.0 et non Z45.2
(voir ci-dessous le commentaire à propos de la catégorie Z49).
Le DP des hospitalisations pour la mise en place d'un stimulateur du système nerveux
central (cérébral ou médullaire) doit être codé Z45.84 Ajustement et entretien d'une prothèse
interne du système nerveux central. Il s'agit en effet, en général, de séjours programmés
spécifiquement réservés à l'acte médicotechnique de pose du stimulateur.
On comparera les catégories Z43 à Z46 avec les catégories Z93 à Z98 étudiées plus loin.
Lorsquun code des catégories Z43 ou Z45 de la CIM10 correspond à une prise en
charge pour laquelle un code dacte existe dans la CCAM, la saisie dans le même RUM
du code Z43. ou Z45. en position de diagnostic associé (DA) en sus de celui de lacte
est redondante et nest pas justifiée. Un tel emploi de « codes Z » serait incorrect au
regard de la CIM10
36
.
Exemples : dans le cas dun séjour pour colectomie sans rétablissement de la
continuité, il nest pas justifié dassocier dans le même RUM le code de lacte et Z43.3
en position de DA ; dans le cas dun séjour pour pose de stimulateur cardiaque, il nest
pas justifié dassocier dans le même RUM le code de lacte et Z45.0 en position de
DA.
La catégorie Z47 est celle des soins faisant suite à un acte sur lappareil locomoteur (on
retrouve dans son intitulé la notion de « soins de contrôle » soulignée à propos de la catégorie
Z42) : ablation de matériel dostéosynthèse, changement ou ablation dappareil
dimmobilisation… Z47.0 doit notamment être utilisé pour coder le DP des séjours pour
ablation de matériel dostéosynthèse ;il ne faut pas, au terme de ces séjours, coder
à nouveau la lésion osseuse initiale guérie ou consolidée, ni comme DP, ni comme DR,
ni comme d iagnostic associé ; elle ne peut éventuellement être quune donnée à visée
documentaire. Le DP des séjours pour retrait de prothèse temporaire de type espaceur
(spacer), mise en place suite à une infection, et repose de prothèse définitive se code Z47.0
Soins de contrôle impliquant lenlèvement dune plaque et autre prothèse interne de fixation.
La catégorie Z48 peut être employée pour les soins postinterventionnels immédiats. Par soins
postinterventionnels on entend notamment la surveillance postopératoire et celle qui fait suite
à un acte médicotechnique tel quune intervention par voie endoscopique ou
endovasculaire et limagerie interventionnelle.
La catégorie Z49, malgré la présence du mot « surveillance » dans son intitulé, comprend les
prises en charge pour des actes de préparation à la dialyse rénale ; Z49.0 comprend ainsi la
mise en place des fistules et cathéters de dialyse. En effet, en raison de la spécificité de
cette catégorie et de son rôle dans la classification des GHM, il faut coder Z49.0 (et non
Z45.2) le DP des séjours pour la confection dune fistule.
35 Voir lindex alphabétique de la CIM10 à lentrée « accès vasculaire ».
36 Se reporter aux explications données à la première page du chapitre XXI dans le volume 1.
100
La catégorie Z51 est destinée au codage des prises en charges motivées par des actes
thérapeutiques (radiothérapie, transfusion sanguine...). Son utilisation pour le codage du DP
est une condition d'un enregistrement juste des séances au sens du PMSI en MCO
37
, mais
lemploi de la catégorie Z51 ne leur est pas réservé.
Z51.1 code le DP des séjours pour chimiothérapie pour tumeur
38
.
Les chimiothérapies intraartérielles sans embolisation sont des traitements in situ liés à
l'anatomie du foie qui permet cette technique. Comme toute chimiothérapie, le traitement est
fait en séance. Dans ce cas, le DP est « Z51.1 = Séance de chimiothérapie pour tumeur ».
Z51.2 est employé pour les autres séjours pour « chimiothérapie », dès lors que laffection
traitée nest pas une tumeur. Le mot chimiothérapie a en effet dans la CIM10 son sens
premier de « traitement par des moyens chimiques »
39
.
Z51.3 : on ne tiendra pas compte de lindication « sans mention de diagnostic
», désormais entre parenthèses. Elle est liée à lesprit général du chapitre XXI de la CIM10 et
elle est sans conséquence pour le codage. Z51.3 a des extensions
40 :
• Z51.30 est le code du DP des séjours pour transfusion sanguine ;
• Z51.31 est le code du DP des séjours pour aphérèse sanguine.
Exemple : hospitalisation pour transfusion sanguine d'un patient atteint d'anémie
réfractaire, Z51.30.
Tous les séjours pour chimiothérapie, radiothérapie, transfusion sanguine, aphérèse
sanguine, oxygénothérapie hyperbare, quil sagisse de séances ou dhospitalisation
complète, doivent comporter en position de DP le code ad hoc de la catégorie Z51 de la CIM
10.
Lorsquun code Z51.0, Z51.1, Z51.2, Z51.3, Z51.5 ou Z51.8 est en position de DP, la
maladie traitée est enregistrée comme diagnostic relié chaque fois quelle respecte sa
définition, ce qui est le plus souvent le cas (se reporter au point 2 du chapitre IV).
Lorsquun code de la catégorie Z51 de la CIM10 correspond à une prise en charge pour
laquelle un code dacte existe dans la CCAM, la saisie dans le même RUM du code Z51.
en position de diagnostic associé (DA) en sus de celui de lacte est redondante et nest
pas justifiée
41
. Un tel emploi de « codes Z » serait incorrect au regard de la CIM 10
42
.
Z51.00 Séance de préparation à une irradiation et Z51.01 Séance dirradiation font
exception. Lorsquun acte dirradiation est effectué au cours dune hospitalisation pour un
autre motif (un autre DP), Z51.01 figure dans le même RUM que lacte. Pour ce qui concerne
Z51.00 voir dans le point 4.1 du chapitre VII le cas particulier où la totalité de la préparation
et de lirradiation ont lieu au cours dune même hospitalisation.
Exemple : la transfusion de concentrés de globules rouges dun volume inférieur à
une demi-masse sanguine se code FELF011 ; la mention, en sus, de Z51.30 en
position de DA nest pas justifiée.
37 Voir le chapitre VII.
38 Voir aussi ce qui a été écrit plus haut à propos de la chimioprophylaxie (catégorie Z29).
39 Se reporter à ce qui est écrit plus haut à propos des catégories Z08 et Z09.
40 Créées pour la version 10c des GHM (2008).
41 En labsence dacte dans la CCAM, Z51.1 Séance de chimiothérapie pour tumeur nest ainsi pas
concerné. La chimiothérapie antitumorale ne peut être enregistrée quavec ce code. De même Z51.2 Autres
formes de chimiothérapie lorsquil nexiste pas dacte dans la CCAM pour enregistrer ladministration
du médicament.
42 Se reporter aux explications données à la première page du chapitre XXI dans le volume 1.
101
Les codes de la catégorie Z52 sont utilisés pour le codage du diagnostic principal du RSS
produit pour un sujet admis aux fins de prélèvements dorganes ou de tissus
43
.
Le code étendu national Z52.80 Donneuse dovocytes a été créé pour être utilisé depuis
2012 dans deux circonstances :
• comme diagnostic principal du séjour pour prélèvement dovocytes ;
• comme diagnostic associé du séjour de prélèvement dovocytes en cas de partage
(egg sharing).
La catégorie Z53 permet le codage des circonstances dans lesquelles les soins prévus à
ladmission ne sont pas prodigués ; le mot acte de lintitulé doit être lu avec lacception
étendue de « prestation de soins », « prise en charge ».
Exemples :
refus dune transfusion sanguine pour motif de conviction : Z53.1 ;
sortie contre avis médical ou par fuite : Z53.2.
Catégories Z55 à Z76 Sujets dont la santé peut être menacée par des conditions socio-
économiques et psycho-sociales — Sujets ayant recours aux services de santé pour d'autres
motifs
Elles permettent le codage de situations nombreuses et variées qui concernent tant
l'hospitalisation que les soins externes. Elles répertorient des problèmes familiaux, sociaux,
économiques, psychologiques, scolaires et professionnels, parmi lesquels des marqueurs de
précarité socioéconomique quil est recommandé denregistrer dans le RUM. Il nest guère
dautre moyen que la lecture du contenu de ces rubriques pour prendre connaissance des
possibilités de codage quelles offrent.
Au regard de la note figurant à la première page du chapitre XXI, les catégories Z55 à Z76
correspondent à la fois à lalinéa a : « Quand un sujet, malade ou non, entre en contact avec
les services de santé […], par exemple, pour […] discuter dun problème qui ne représente
pas en soi une maladie ou un traumatisme » et à lalinéa b : « […] des circonstances ou des
problèmes qui influencent létat dun sujet, sans constituer en eux-mêmes une maladie ou un
traumatisme. De tels facteurs peuvent […] être enregistrés comme facteur supplémentaire
[…] ».
Z65.1 Emprisonnement ou autre incarcération doit être enregistré en position de
diagnostic associé lorsque les soins ont été dispensés à une personne détenue.
Z74.2 Besoin d'assistance à domicile, aucun autre membre du foyer n'étant capable
d'assurer les soins est employé lorsquune personne qui ne peut vivre à son domicile quavec
une aide, doit être hospitalisée ou maintenue en hospitalisation du fait de labsence ou de la
défaillance de celle-ci.
Exemple : personne handicapée à laquelle laide du conjoint est indispensable au
maintien à domicile ; survenue dune affection chez le conjoint imposant son
hospitalisation ; lépouse, incapable de vivre seule au domicile, est hospitalisée dans
le même temps ; le DP du séjour de lépouse est codé Z74.2.
Z75.1 Sujet attendant dêtre admis ailleurs, dans un établissement adéquat ne doit être
employé que si le séjour ou la prolongation de lhospitalisation est motivé par la seule attente
de lunité ou de létablissement adéquat, non par un évènement morbide.
43 Se reporter au point 1.3.3 du chapitre I.
102
Dans lintitulé de Z75.80 Sujet adressé dans un autre établissement, pour réalisation dun acte,
le sens du mot « acte » ne doit pas être limité à la notion dacte médicotechnique. Il doit être
compris avec le sens large de « prestation de soins », « prise en charge ».
Z76.8 a connu la création dextensions en 2011 pour la version 11c des GHM :
• Z76.800 Sujet ayant recours aux services de santé après une réunion de concertation
pluridisciplinaire ayant établi la complexité dune infection ostéoarticulaire ;
• Z76.850 Enfant recevant du lait provenant dun lactarium
44
.
Afin didentifier les patients atteint dune infections ostéoarticulaires (IOA) complexe
45
,
Z76.800 Sujet ayant recours aux services de santé après une réunion de concertation
pluridisciplinaire [RCP] ayant établi la complexité d'une infection ostéoarticulaire doit être
enregistré comme DA dès lors que le patient a fait lobjet dune réunion de concertation
pluridisciplinaire visée par un centre interrégional de référence ayant confirmé le caractère
complexe de lIOA. Même si une seule RCP a été réalisée, Z76.800 doit être saisi dans les
RUM de tous les séjours ultérieurs du patient motivés par la prise en charge de lIOA.
Pour identifier les nouveau-nés recevant du lait dun lactarium, Z76.850 Enfant recevant du
lait provenant dun lactarium doit être enregistré comme DA dans le RUM de leur séjour.
Catégories Z80 à Z92 Antécédents personnels et familiaux
Les codes de ces catégories peuvent notamment être utilisés pour le codage du DP dans des
situations de diagnostique au sens du guide des situations cliniques (se reporter au point
1.3.1.3 du chapitre IVI).
Exemple : patient ayant un antécédent familial de cancer colique, hospitalisé pour
coloscopie, où la coloscopie ne retrouve aucune lésion : le DP est Z80.00.
Un DP dantécédent personnel ou familial de maladie ne justifie jamais de diagnostic relié.
Z92.1 et Z92.2 : la complexité apparente de leur intitulé est due à l'acception étymologique large
du mot « antécéd ent » qui est celle de la CIM10. Ces codes peuvent être employés
lorsqu'un recours aux soins est motivé par la prise d'un médicament prescrit antérieurement,
que la prise soit poursuivie (« utilisation actuelle ») ou qu'elle ait cessé au moment du recours.
Exemple : patient porteur d'une valve cardiaque prothétique, prenant un
antivitamine K (AVK) au long cours, hospitalisé pour extractions dentaires : le DP
est laffection dentaire, la prise de l'AVK (Z92.1) est un DAS (il a fallu surveiller lINR,
réintroduire lAVK après les soins dentaires).
Catégories Z93Z98
La catégorie Z93 est une rubrique relative aux stomies. On lemploie pour le codage des soins
habituels tels queffectués ou effectuables à domicile (soins quotidiens dhygiène,
changements de poche, changements de canule de trachéostomie). Elle soppose à la
catégorie Z43 : se reporter supra à la présentation de celle-ci.
Les catégories Z94 et Z95 sont employées pour coder le DP des situations de surveillance
négative
46 des porteurs dorgane ou de tissu greffé (Z94), de pontage coronaire et de
prothèse endoartérielle (stent), de prothèse valvulaire cardiaque et « autres implants et
greffes et cardiaques et vasculaires ».
44 Se reporter aux points 2.1.5 du chapitre II et 1 du chapitre IV.
45 Instruction n° DGOS/PF2/2010/466 du 27 décembre 2010 relative au dispositif de prise en charge des infections
ostéoarticulaires complexes.
46 Se reporter au point 1.3.1 du chapitre VI.
103
Exemples :
patient porteur d'un cœur transplanté, hospitalisé pour bilan de surveillance
postgreffe ; aucune anomalie n'est constatée ; le DP du séjour est codé Z94.1
47 ;
patient porteur dun pontage coronaire hospitalisé pour bilan de surveillance ;
aucune anomalie nest constatée : le DP du séjour est codé Z95.1.
Les catégories Z96 et Z97 permettent le codage de la présence de divers implants,
prothèses et appareils. Leur emploi nest admissible quen labsence de complication. En cas
de soins nécessités par une complication, se reporter plus haut dans ce chapitre au point
traitant des complications des actes médicaux et chirurgicaux.
Lorsquun code des catégories Z93, Z95 ou Z96 de la CIM10 correspond à une prise
en charge pour laquelle un code dacte existe dans la CCAM, la saisie dans le même
RUM du code Z93., Z95. ou Z96. en position de diagnostic associé (DA) en sus de
celui de lacte est redondante et nest pas justifiée. Un tel emploi de « codes Z » serait
incorrect au regard de la CIM10
48
.
Exemples :
- dans le cas dun séjour comportant une colectomie sans rétablissement de la
continuité, il nest pas justifié dassocier dans le même RUM le code de lacte et Z93.3
en position de DA ;
- dans le cas dun séjour de pose de stimulateur cardiaque, il nest pas justifié dassocier
dans le même RUM le code de lacte et Z95.0 en position de DA ;
- dans le cas dun séjour comportant une implantation de prothèse articulaire, il nest
pas justifié dassocier dans le même RUM le code de lacte et Z96.6 en position de DA,
etc.
Catégorie Z99 Dépendance envers des machines et appareils auxiliaires, non classée
ailleurs
Est dépendante envers une machine ou un appareil une personne atteinte dune affection
chronique dont la survie est subordonnée à lutilisation régulière et durable de ce matériel.
Cest en ce sens que doit être comprise lutilisation des codes de la catégorie Z99. Ils ne
doivent pas être employés pour mentionner lutilisation dun matériel de ce type en phase
aigüe : par exemple, Z99.0 Dépendance envers un aspirateur ou Z99.1 Dépendance envers
un respirateur ne doivent pas servir à mentionner lutilisation de ces matériels chez un patient
sous ventilation mécanique pour insuffisance respiratoire aigüe, Z99.2 Dépendance envers
une dialyse rénale ne peut pas être employé pour les séjours des patients dialysés pour
insuffisance rénale aigüe.
ÉTAT GRABATAIRE
Son codage (R26.30) est réservé aux situations correspondant à la définition suivante : «
état d'une personne confinée au lit ou au fauteuil par sa maladie, incapable de subvenir
seule sans aide et en toute sécurité à ses besoins alimentaires, d'hygiène personnelle,
d'élimination et d'exonération, de transfert et de déplacement ».
NB la conjonction « et » — non « ou » — qui lie les différents besoins. Le mot « maladie »
est aussi essentiel. Le codage dun état grabataire suppose la chronicité. Sont en
conséquence exclus les états qui correspondent transitoirement à la définition (par exemple,
dans les suites dune intervention chirurgicale) mais tels que « létat grabataire » nexistait pas
47 Un rejet, en revanche, doit être codé T86.2.
48 Se reporter aux explications données à la première page du chapitre XXI dans le volume 1.
104
avant les soins, leur est dû, et est appelé à disparaitre dans un délai bref, de lordre de la
durée du séjour en MCO.
HÉMANGIOME ET LYMPHANGIOME
Ces lésions, tumorales ou dysplasiques selon les cas, nobéissent pas au mode de
classement habituel adopté dans le chapitre II du volume 1 de la CIM10 : alors que le
classement des tumeurs y suit une logique topographique, l'OMS fait ici une exception en les
distinguant daprès leur nature. En France, la consigne est d'employer la catégorie D18 pour
les seuls hémangiomes et lymphangiomes superficiels (limités aux téguments), mais
denregistrer le code de tumeur bénigne de l'organe lorsque ces tumeurs atteignent un organe
profond. Par exemple, un hémangiome du côlon droit doit être codé D12.2 et non D18.0.
HYPOTENSION ET BAISSE DE LA TENSION ARTÉRIELLE
La CIM10 distingue deux modalités de codage des baisses de la pression intraartérielle
[tension artérielle]. Elles correspondent à deux conditions très différentes de diagnostic.
Une baisse de la pression intraartérielle peut être un signe daccompagnement de
diverses maladies, ou une « découverte fortuite isolée », qui ne permet pas de porter le
diagnostic de maladie hypotensive chronique. Dans les deux circonstances, cette chute
tensionnelle est qualifiée par la CIM10 de « non spécifique » : elle doit alors être
codée R03.1 Constatation dune baisse non spécifique de la tension artérielle. Elle répond
en effet aux critères qui conduisent à utiliser le chapitre XVIII qui contient les signes et
symptômes « a) […] pour lesquels aucun diagnostic plus précis na pu être porté, même après
examen de tous les faits s'y rapportant ; b) […] existant lors de la première consultation, qui
se sont avérés être transitoires et dont les causes n'ont pu être déterminées ; c) [se
rapportant] aux diagnostics provisoires chez un malade qui n'est pas revenu pour d'autres
investigations ou soins […] ». Lutilisation du code R03.1 suit ainsi la logique exposée dans la
note placée sous le libellé Constatation dune élévation de la tension artérielle, sans diagnostic
dhypertension (R03.0) : par analogie, on doit considérer que « cette catégorie [R03.1] doit
être utilisée pour enregistrer soit un épisode [hypotensif] chez un malade pour lequel aucun
diagnostic formel d[hypotension] n'a été porté, soit une découverte fortuite isolée. »
A contrario, lhypotension artérielle qualifiée didiopathique ou dorthostatique est une
maladie chronique invalidante, nécessitant habituellement un traitement prolongé. Son
diagnostic repose sur la constatation répétée dune baisse des pressions diastolique et
systolique, mesurées dans des conditions rigoureuses. Les codes I95.0, I95.1 et I95.8 ne
doivent être employés que devant un diagnostic établi de maladie hypotensive chronique
(sauf si elle sintègre dans un ensemble de troubles neurovégétatifs et neurologiques,
constituant alors le syndrome de Shy et Drager, code G23.8).
La même argumentation conduit à distinguer la maladie hypertensive (I10) et lélévation «
non spécifique » de la pression intraartérielle (R03.0).
IDENTIFICATION DU POLYHANDICAP LOURD
Le polyhandicap se définit par lassociation de quatre critères :
• une déficience mentale profonde ou une démence sévère ;
• un trouble moteur à type de paralysie partielle ou totale, dataxie, de tremblements
sévères, de dyskinésie ou de dystonie ;
• une mobilité réduite conséquence du trouble moteur ;
105
• une restriction extrême de lautonomie caractérisée par la dépendance permanente
envers une tierce personne ou un appareil.
Pour permettre lidentification du polyhandicap lourd dans les recueils dinformations du
PMSI, quatre listes de codes de la CIM10 ont été élaborées sous le contrôle de la Société
française de pédiatrie et de la Société française de neuropédiatrie :
• liste 1 : déficiences mentales ou psychiatriques sévères ;
• liste 2 : troubles moteurs ;
• liste 3 : critères de mobilité réduite ;
• liste 4 : restrictions extrêmes de lautonomie.
Un code au moins de chacune des quatre listes
49 doit être présent dans le RSS pour
affirmer le polyhandicap lourd.
INFARCTUS DU MYOCARDE
Les codes de prise en charge dite « initiale » de linfarctus du myocarde sont réservés aux
situations de première prise en charge thérapeutique de linfarctus selon les règles de lart
cardiologiques. En conséquence, lemploi des extensions correspondant aux prises en
charge dites « autres » (I21.08, I21.18, I21.28, I21.38, I21.48, I21.98, I22.08, I22.18, I22.88 et
I22.98) simpose par exemple dans les cas suivants :
• séjour après mutation ou transfert depuis une unité de soins intensifs ;
Exemple : dans le cas dun patient hospitalisé en soins intensifs cardiologiques pour
un infarctus du myocarde, cette unité utilise un code de prise en charge initiale ; en
revanche, lunité suivante — de cardiologie « courante » en général — du même
établissement (mutation) ou dun autre (transfert) doit utiliser un des codes de prise en
charge « autre » ;
• erreur dorientation : hospitalisation initiale dans une unité inadéquate suivie dune
mutation ou dun transfert le jour même ou le lendemain dans une unité cardiologique.
Exemple : infarctus du myocarde à symptomatologie abdominale ayant initialement
égaré le diagnostic et justifié une admission en gastroentérologie ; correction rapide
du diagnostic et mutation en soins intensifs cardiologiques : lunité de
gastroentérologie, qui na pas assuré la prise en charge cardiologique de linfarctus
doit utiliser un des codes de prise en charge « autre ». Lunité de soins intensifs
cardiologiques qui prend en charge linfarctus utilise un code de prise en charge initial.
INSUFFISANCE RÉNALE FONCTIONNELLE
L'insuffisance rénale fonctionnelle est une altération de la fonction rénale, habituellement
passagère et curable. Conséquence dune diminution de la perfusion rénale, elle peut être
secondaire à une hypovolémie, une hypotension ou une cause iatrogène. Elle représente une
forme particulière dinsuffisance rénale aigüe dont la cause nest ni une atteinte organique du
rein ni un obstacle des voies excrétrices. Elle est qualifiée de prérénale ou dextrarénale.
Conformément à la note dexclusion placée dans le volume 1 de la CIM10 sous le titre du
groupe N17N19 Insuffisance rénale, linsuffisance rénale fonctionnelle doit donc être
codée R39.2 Urémie extrarénale. Labsence de lésion du parenchyme rénal invalide la
consigne jusquici donnée de la coder N17.8 Autres insuffisances rénales aigües. La
49 Voir les listes et recommandations pour le codage du polyhandicap lourd sur le site Internet de lATIH.
106
catégorie N17 doit être réservée au codage des insuffisances rénales aigües avec atteinte
organique du tissu rénal. En cas dinsuffisance rénale aigüe dont la cause, extrarénale ou
par atteinte organique, est incertaine, on emploie le code N17.9.
INSUFFISANCE RESPIRATOIRE DE LADULTE
Lutilisation du code J96.0 Insuffisance respiratoire aigüe nécessite :
• que le dossier comporte la mention dune insuffisance ou dune décompensation
respiratoire aigüe, ou dune détresse respiratoire ;
• et la constatation au cours du séjour dune saturation artérielle en oxygène (SaO2)
inférieure à 90 % ou dune pression partielle dans le sang artériel (PaO2) inférieure à
60 mm de mercure en air ambiant. Le critère gazométrique ne simpose pas en cas de
ventilation artificielle.
Lutilisation du code J96.1 Insuffisance respiratoire chronique nécessite que le dossier
mentionne lexistence dune insuffisance respiratoire chronique, ou dune affection
respiratoire chronique, et dune PaO2 inférieure à 60 mm de mercure en air ambiant de manière
prolongé.
INTERRUPTION DE LA GROSSESSE
Par « interruption de la grossesse » on entend :
• dune part linterruption volontaire (IVG) : articles L.2212-1 et suivants, R.2212-1 et
suivants du code de la santé publique (CSP) ;
• dautre part linterruption pour motif médical (IMG)
50 : articles L.2213-1 et suivants,
R.2213-1 et suivants du CSP.
1. Codage de lIVG
1.1 IVG non compliquée
Le codage des IVG non compliquées repose sur la présence en DP de lun des 3 codes suivants :
• O04.90, interruption volontaire de grossesse (IVG dans le cadre légal), complet ou
sans précision, sans complication
• O07.4 Echec dune tentative davortement médical sans complication
• O07.9 Echec dune tentative davortement, autres et sans précision, sans
complication
Le code Z640 Difficultés liées à une grossesse non désirée ne sera plus recherché pour
lorientation dans la racine 14Z08Z.
Lacte enregistré est, selon le cas, JNJD002 Évacuation d'un utérus gravide par aspiration
et/ou curetage, au 1er trimestre de la grossesse ou JNJP001 Évacuation d'un utérus gravide
par moyen médicamenteux, au 1er trimestre de la grossesse.
Même si le libellé de lacte semble en restreindre lutilisation au premier trimestre de la
grossesse, lacte JNJD002 Évacuation dun utérus gravide par aspiration et/ou curetage, au
1er trimestre de la grossesse doit continuer à être codé en cas de technique chirurgicale pour
50 Dite aussi interruption thérapeutique de grossesse.
107
une grossesse de plus de 14SA et de moins de 16SA, car il permet lorientation des séjours
dans les forfaits ad-hoc.
Par ailleurs, la date des dernières règles est enregistrée.
Dans le cas de lIVG médicamenteuse, on rappelle quun résumé dunité médicale (RUM)
unique doit être produit. Il doit mentionner par convention des dates dentrée et de sortie
égales à la date de la consultation de délivrance du médicament abortif, que la prise
en charge ait été limitée à la consultation de prise du médicament abortif ou quelle
ait compris lensemble des étapes (consultation de délivrance du médicament abortif,
prise de prostaglandine et surveillance de lexpulsion, consultation de contrôle)
51
.
1.2 IVG compliquée
1°) Lorsquune complication survient au cours du séjour même de lIVG, celle-ci est codée
par le quatrième caractère du code O04.. Le cas échéant, un code de la catégorie O08
Complications consécutives à un avortement, une grossesse extra-utérine et molaire en
position de diagnostic associé peut identifier la nature de la complication (CIM10, volume 2
p. 123 ou 158
52
). La date des dernières règles est enregistrée.
2°) Lorsquune complication donne lieu à une réhospitalisation après le séjour dIVG, deux
cas doivent être distingués :
• sil sagit dun avortement incomplet, avec rétention simple — non compliquée — de
produits de la conception :
le DP est codé O04.4 Avortement médical incomplet, sans complication,
lacte enregistré est JNMD001 Révision de la cavité de l'utérus après avortement ;
la date des dernières règles est enregistrée ;
• sil sagit dun avortement incomplet avec rétention compliquée de produits de la
conception, ou dune autre complication :
le DP est un code de la catégorie O08 Complications consécutives à un
avortement, une grossesse extra-utérine et molaire ;
lacte ou les actes réalisés pour le traitement de la complication sont enregistrés.
1.3 Échec dIVG
On parle d'échec dIVG devant le constat dune poursuite de la grossesse. Ce cas est
généralement observé après une IVG médicamenteuse. Il conduit à pratiquer une IVG
instrumentale. Le RUM doit être codé comme suit :
• le DP est un code de la catégorie O07 Échec d'une tentative d'avortement ;
• lacte enregistré est JNJD002 Évacuation d'un utérus gravide par aspiration et/ou
curetage, au 1er trimestre de la grossesse ;
• la date des dernières règles est enregistrée.
51 Se reporter au point 1.2 du chapitre I.
52 Dans lensemble de ce chapitre, les numéros de page renvoient au volume 2 de lédition imprimée de la Classification statistique
internationale des maladies et des problèmes de santé connexes, dixième révision (CIM10) ; OMS éd. Le premier numéro (ici « 103 »)
correspond à lédition de 1993, le second (« 134 ») à lédition de 2008.
108
2. Codage de lIMG
Il diffère selon la durée de la gestation au moment de linterruption
5351.
2.1 IMG avant vingt-deux semaines révolues daménorrhée
On code un avortement : DP O04.-1 ; ou O04.-2 ou O04.-3
• DA : on enregistre le motif de lIMG ; selon quil est classé dans le chapitre XV de la
CIM10 ou dans un autre chapitre, on choisit le code ad hoc du chapitre XV (en
particulier dans la catégorie O35 (Soins maternels pour anomalies et lésions fœtales,
connues ou présumées)
54 ou un code des catégories O98 ou O99, précisé si besoin
par un code des chapitres I à XVII et XIX
55 ;
• acte dinterruption de grossesse
• date des dernières règles.
2.2 IMG à partir de vingt-deux semaines révolues daménorrhée
Cest un accouchement. Le codage diffère selon que le motif de linterruption est fœtal ou
maternel.
Si la cause est une anomalie fœtale : •
DP : un code de la catégorie O35 ;
• DA : on enregistre par convention un code étendu de la catégorie Z37 Résultat de
laccouchement (en général Z37.11 Naissance unique, enfant mort-né, à la suite dune
interruption de la grossesse pour motif médical
56
) ;
• acte daccouchement ;
• âge gestationnel et date des dernières règles.
Si la cause de linterruption est maternelle :
• DP : selon que la cause est classée dans le chapitre XV de la CIM10 ou dans un
autre chapitre, on choisit le code ad hoc du chapitre XV ou un code des catégories
O98 ou O99 ; pas de DR ;
• DA : on enregistre par convention un code de la catégorie Z37 (en général Z37.11
Naissance unique, enfant mort-né, à la suite dune interruption de la grossesse pour
motif médical) ; si besoin, un code des chapitres I à XVII et XIX précise le DP53 ;
• acte daccouchement ;
• âge gestationnel et date des dernières règles.
Les produits dIMG à partir de vingt-deux semaines révolues daménorrhée ou dun poids dau
moins cinq-cents grammes donnent lieu à la production dun RUM par convention, le DP est
codé P95. .
53 Voir les informations données dans la note technique constituant lannexe II linstruction N°
DREES/BES/DGS/SP1/DGOS/R3/2021/148 du 21 juin 2021.
54 La note dinclusion placée sous son titre dans le volume 1 de la CIM10 ne soppose pas à sa mention dans
le résumé de sortie, conjointement à un code davortement.
55 Voir dans le volume 1 de la CIM10 les notes figurant en tête des catégories O98 et O99.
56 Code Z37.1 de la CIM10 étendu pour la circonstance à compter de la version 11c (2011) de la
classification des GHM.
109
LÉSIONS TRAUMATIQUES
La précision du caractère fermé ou ouvert des fractures devient obligatoire en 2015 (Chapitre
XIX de la CIM 10). Les fractures non précisées comme fermées ou ouvertes se codent en
fractures fermées.
MALADIES PROFESSIONNELLES
En plus du codage selon la nature de laffection (asbestose, silicose, « gale » du ciment, etc.)
la CIM10 donne la possibilité de signaler le caractère professionnel dune affection au moyen
du code Y96 Facteurs liés aux conditions de travail. Dès lors que la causalité a été
établie, il faut lenregistrer en position de diagnostic associé. Cette consigne vaut pour tous les
problèmes de santé de cause professionnelle, y compris les lésions traumatiques et leurs
séquelles.
MALNUTRITION, DÉNUTRITION
La CIM10 classe les états de malnutrition dans le groupe E40 E46 : E40 Kwashiorkor, E41
Marasme nutritionnel ; E42 Kwashiorkor avec marasme 57 ; E43 Malnutrition
protéinoénergétique grave, sans précision ;E44.0 Malnutritionprotéinoénergétique modérée ;
E44.1 Malnutrition protéinoénergétique légère ; E46 Malnutrition sans précision58. Elle range
sous le terme générique de malnutrition 59 un groupe daffections résultant dune carence
dapport ou dune désassimilation protéinoénergétique : on doit donc lentendre dans le sens
restreint de dénutrition.
La HAS publie en novembre 2019 et mis à jour en 2021 des recommandations de bonne
pratique pour le diagnostic de la dénutrition de lenfant et de ladulte. Ce document a été
élaboré en collaboration avec la Fédération française de nutrition (FFN) 60. Pour les patients
de moins de 70 ans, le diagnostic de la dénutrition nécessite la présence dau moins 1 critère
phénotypique et 1 critère étiologique. Ce diagnostic est un préalable obligatoire avant de juger
de sa sévérité. Il repose exclusivement sur des critères non biologiques. Ces critères sont
exposés ci-dessous :
1. Le diagnostic de la dénutrition chez les patients âgés de moins de 18 ans
Les critères phénotypiques sont les suivants :
- perte de poids ≥ 5 % en 1 mois ou ≥ 10 % en 6 mois ou ≥ 10 % par rapport au poids
habituel avant le début de la maladie ;
- IMC < courbe IOTF 18,5 ;
57 Les codes E40, E41 et E42 ne peuvent connaître quun emploi exceptionnel en France.
58 Auxquels sajoute O25 Malnutrition au cours de la grossesse.
59 Cet anglicisme désigne de fait tout trouble lié à un déséquilibre alimentaire, aussi bien en défaut quen
excès.
60 Diagnostic de la dénutrition de lenfant et de ladulte - novembre 2019.
110
- stagnation pondérale aboutissant à un poids situé 2 couloirs en dessous du couloir
habituel de lenfant (courbe de poids) ;
- réduction de la masse et/ou de la fonction musculaires (lorsque les normes et/ou les outils
sont disponibles)
Les critères étiologiques sont les suivants :
- réduction de la prise alimentaire ≥ 50 % pendant plus d1 semaine, ou toute réduction des
apports pendant plus de 2 semaines par rapport :
• à la consommation alimentaire habituelle quantifiée,
• ou aux besoins protéino-énergétiques estimés ;
- absorption réduite (malabsorption/maldigestion) ;
- situation dagression (hypercatabolisme protéique avec ou sans syndrome inflammatoire):
• pathologie aiguë ou
• pathologie chronique évolutive ou
• pathologie maligne évolutive
1.1 Les critères de dénutrition modérée chez les patients âgés de moins de 18 ans
- courbe IOTF 17 < IMC < courbe IOTF 18,5 ;
- perte de poids ≥ 5 % et ≤ 10 % en 1 mois ou ≥ 10 % et ≤ 15 % en 6 mois par rapport au
poids habituel avant le début de la maladie ;
- stagnation pondérale aboutissant à un poids situé entre 2 et 3 couloirs en dessous du
couloir habituel.
Lobservation dun seul critère de dénutrition modérée suffit pour poser le diagnostic de
dénutrition modérée dès lors que la dénutrition est présente ( 1 caractère phénotypique + 1
caractère étiologique).
1.2 Les critères de dénutrition sévère chez les patients âgés de moins de 18 ans
- IMC ≤ courbe IOTF 17 ;
- perte de poids > 10 % en 1 mois ou > 15 % en 6 mois par rapport au poids habituel avant
le début de la maladie ;
- stagnation pondérale aboutissant à un poids situé au moins 3 couloirs (représentant 3
écart-types) en dessous du couloir habituel ;
- infléchissement statural (avec perte dau moins un couloir par rapport à la taille
habituelle).
Lobservation dun seul critère de dénutrition sévère suffit à qualifier la dénutrition de sévère dès
lors que la dénutrition est présente (1 caractère étiologique + 1 caractère phénotypique).
111
1.3 Consigne
Une dénutrition sévère se code E43 Malnutrition protéino-énergétique grave, sans précision,
une dénutrition modérée se code E44.0 Malnutrition protéino-énergétique modérée.
2. Le diagnostic de la dénutrition chez ladulte (≥ 18 ans et < 70 ans)
Les critères phénotypiques sont les suivants :
- perte de poids ≥ 5 % en 1 mois ou ≥ 10 % en 6 mois ou ≥ 10 % par rapport au poids
habituel avant le début de la maladie ;
- IMC < 18,5 kg/m2 ;
- réduction quantifiée de la masse et/ou de la fonction musculaires.
Les critères étiologiques sont les suivants :
- réduction de la prise alimentaire ≥ 50 % pendant plus d1 semaine, ou toute réduction des
apports pendant plus de 2 semaines par rapport :
• à la consommation alimentaire habituelle quantifiée,
• ou aux besoins protéino-énergétiques estimés ;
- absorption réduite (malabsorption/maldigestion) ;
- situation dagression (hypercatabolisme protéique avec ou sans syndrome inflammatoire)
• pathologie aiguë ou
• pathologie chronique évolutive ou
• pathologie maligne évolutive.
2.1 Les critères de dénutrition modérée chez ladulte (≥ 18 ans et < 70 ans)
- 17 < IMC < 18,5 kg/m2 ;
- perte de poids ≥ 5 % en 1 mois ou ≥ 10 % en 6 mois ou ≥ 10 % par rapport au poids
habituel avant le début de la maladie ;
- mesure de lalbuminémie par immunonéphélémétrie ou immunoturbidimétrie >30 g/L et
< 35 g/L. Les seuils dalbuminémie sont à prendre en compte quel que soit létat
inflammatoire.
Lobservation dun seul critère de dénutrition modérée suffit à qualifier la dénutrition de modérée
dès lors que la dénutrition est présente (1 caractère étiologique + 1 caractère phénotypique).
2.2 Les critères de dénutrition sévère chez ladulte (≥ 18 ans et < 70 ans)
- IMC ≤ 17 kg/m2 ;
- perte de poids ≥ 10 % en 1 mois ou ≥ 15 % en 6 mois ou ≥ 15 % par rapport au poids
habituel avant le début de la maladie ;
- mesure de lalbuminémie par immunonéphélémétrie ou immunoturbidimétrie ≤ 30g/L. Les
seuils dalbuminémie sont à prendre en compte quel que soit létat inflammatoire.
112
Lobservation dun seul critère de dénutrition sévère suffit à qualifier la dénutrition de sévère dès
lors que la dénutrition est présente (1 caractère étiologique + 1 caractère phénotypique).
Lors de lobservation simultanée dun seul critère de dénutrition sévère et dun ou plusieurs
critères de dénutrition modérée, il est recommandé de poser un diagnostic de dénutrition
sévère.
2.3 Consigne
Une dénutrition sévère se code E43 Malnutrition protéino-énergétique grave, sans précision,
une dénutrition modérée se code E44.0 Malnutrition protéino-énergétique modérée.x
3. Le diagnostic de la dénutrition chez la personne âgée de 70 ans et plus
Le diagnostic repose sur la recommandation de bonnes pratiques de la HAS élaborée en
collaboration avec la Fédération française de nutrition intitulée "Diagnostic de la dénutrition chez la
personne de 70 ans et plus".
Pour les patients de 70 ans et plus, le diagnostic de la dénutrition nécessite la présence dau moins
1 critère phénotypique et 1 critère étiologique. Ce diagnostic est un préalable obligatoire avant de
juger de sa sévérité. Il repose exclusivement sur des critères non biologiques. Ces critères sont
résumés ci-dessous.
Les critères phénotypiques sont les suivants (1 seul critère suffit) :
- perte de poids ≥ 5 % en 1 mois ou ≥ 10 % en 6 mois ou ≥ 10 % par rapport au poids
habituel avant le début de la maladie ;
- IMC < 22 kg/m261;
- sarcopénie confirmée par une réduction quantifiée de la force et de la masse musculaire.
Les critères étiologiques sont les suivants (1 seul critère suffit) :
- réduction de la prise alimentaire ≥ 50 % pendant plus d1 semaine, ou toute réduction des
apports pendant plus de 2 semaines par rapport à la consommation alimentaire habituelle
ou aux besoins protéino-énergétiques ;
- absorption réduite (malabsorption/maldigestion) ;
- situation dagression (avec ou sans syndrome inflammatoire) : pathologie aiguë ou
pathologie chronique évolutive ou pathologie maligne évolutive.
3.1 Les critères de dénutrition modérée chez les patients âgés de 70 ans et plus
- 20 ≤ IMC < 22 ;
- perte de poids ≥ 5 % et < 10 % en 1 mois ou ≥ 10 % et < 15 % en 6 mois ou ≥ 10 % et <
15 % par rapport au poids habituel avant le début de la maladie ;
- mesure de lalbuminémie par immunonéphélémétrie ou immunoturbidimétrie > 30 g/L.
Lobservation dun seul critère de dénutrition modérée suffit pour poser le diagnostic de dénutrition
modérée dès lors que la dénutrition est présente (1 caractère phénotypique + 1 caractère
étiologique).
61 Ce critère ne concerne pas la personne âgée de 70 ans et plus en situation dobésité .
113
3.2. Les critères de dénutrition sévère chez les patients âgés de 70 ans et plus
- IMC < 20 kg/m2 ;
- Perte de poids ≥ 10 % en 1 mois ou ≥ 15 % en 6 mois ou ≥ 15 % par rapport au poids
habituel avant le début de la maladie ;
- mesure de lalbuminémie par immunonéphélémétrie ou immunoturbidimétrie ≤ 30 g/L.
Lobservation dun seul critère de dénutrition sévère suffit à qualifier la dénutrition de sévère dès lors
que la dénutrition est présente (1 caractère étiologique + 1 caractère phénotypique).
3.3. Consigne
Une dénutrition sévère se code E43 Malnutrition protéino-énergétique grave, sans précision , une
dénutrition modérée se code E44.0 Malnutrition protéino-énergétique modérée.
4. Consignes générales
Lemploi des codes E40 à E46 doit se fonder sur ces critères et nécessite que le dossier comporte
la mention de dénutrition
62
. Cette mention peut être indiquée par un clinicien ou par un diététicien.
Il est recommandé dintégrer les valeurs du poids et de la taille et de lIMC dans le dossier médical
partagé (DMP).
Le code CIM10 est déterminé en fonction des critères correspondant aux définitions publiées par
la HAS et retrouvés au dossier, sans que le niveau de sévérité ne doive nécessairement être
mentionné dans le dossier. Il est toutefois recommandé que ce niveau soit explicitement
mentionné.
4.1 Outil dévaluation de la masse et/ou de la fonction musculaire
Lutilisation dune seule de ces méthodes suffit
4.2 Critère « albuminémie »
Daprès la « Fiche-outil-diagnostic » HAS63 les seuils dalbuminémie sont à prendre en compte
quel que soit létat inflammatoire.
62 Pour mémoire lemploi des catégories E40, E41 et E42 ne peut être quexceptionnel en France.
63 https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2019-11/fiche_outil_diagnostic_denutrition.pdf
114
4.3 Critère « MNA »
Ce dépistage peut être formalisé par un questionnaire tel que le Mini Nutritional Assessment.
4.4 Courbes IOTF (IMC) et courbe de poids chez lenfant
Les courbes disponibles sur le site de la CRESS64 .
4.5 Courbe de poids chez lenfant : définition du couloir habituel
Le couloir habituel est le couloir habituel de croissance pondérale de lenfant ou de référence
pour des pathologies spécifiques (trisomie 21, myopathie, etc.).
4.6 Critère « stagnation pondérale aboutissant à un poids situé entre 2 et 3 couloirs en dessous
du couloir habituel » pour la dénutrition modérée chez lenfant
Pour le critère de la définition HAS, il faut comprendre 2 couloirs en dessous du couloir habituel,
et jusquà la limite du 3ème couloir
4.7 Critère « stagnation pondérale aboutissant à un poids situé au moins 3 couloirs en dessous
du couloir habituel » pour la dénutrition sévère chez lenfant
Pour le critère de la définition HAS « poids situé au moins « 3 couloirs (représentant 3 écart -
types) » il faut comprendre 3 couloirs en percentiles.
ŒDÈME PULMONAIRE
Les dénominations « œdème pulmonaire », « œdème aigu pulmonaire », « OAP »,
correspondent habituellement à une insuffisance ventriculaire [insuffisance cardiaque]
gauche. Dans ce cas, leur code est I50.1 Insuffisance ventriculaire gauche. Il sagit dune
affection fréquente relevant dune prise en charge cardiologique. La cause de lœdème
pulmonaire est cardiaque, doù son classement dans le chapitre IX de la CIM10 avec les
maladies cardiaques. On doit donc coder I50.1 tout œdème pulmonaire dont lorigine est
cardiaque.
Les œdèmes pulmonaires dus à des agents externes sont classés en J60J70. Les autres
formes dœdème pulmonaire se codent en J81 Œdème pulmonaire. Cest le cas par exemple
de lœdème pulmonaire de surcharge observé au cours de linsuffisance rénale.
PRÉCARITÉ
Pour mieux décrire les situations de précarité rencontrées par les patients et susceptibles
davoir un impact sur leur prise en charge, des consignes dutilisation de codes existants ont
été apportées et des extensions nationales ont été créées en 2015.
64 https://cress-umr1153.fr/index.php/courbes-carnet-de-sante/
115
Ces codes peuvent être utilisés en position de diagnostic associé dès lors quils en respectent
la définition notamment en termes daccroissement de la charge en soins ou lorsque les
conditions socioéconomiques ont justifié une prise en charge particulière
65
.
Une définition et des consignes de codage sont précisées ci-dessous.
Z55.00 Analphabétisme et illettrisme, concerne les personnes qui présentent une incapacité,
dorigine non médicale, à lire un texte simple en le comprenant, à utiliser et à communiquer
une information écrite dans la vie courante. Ce code est réservé aux personnes de plus de 15
ans et ne concerne que la langue dusage du patient.
Z55.1 Scolarité inexistante ou inaccessible, concerne les enfants de moins de 17 ans ne
suivant, au moment de ladmission, aucun processus dinstruction (filière scolaire en
établissement ou à distance, enseignement par tiers,…), et ce pour des raisons autres que
médicales. Labsentéisme chronique (enfant inscrit mais non présent) est également codé
ainsi.
Z59.0 Sans abri, sutilise pour une personne vivant dans la rue au moment de ladmission, ou
hébergée dans un centre dhébergement durgence, ou dans un centre dhébergement et de
réinsertion sociale (CHRS).
Plusieurs extensions nationales ont été créées pour décrire les conditions de logement.
Z59.10 Logement insalubre ou impropre à lhabitation, correspond aux logements présentant
un danger pour la santé de ses occupants, aux hébergements dans des lieux non destinés à
lhabitation ou aux squats. Z59.11 Logement sans confort, correspond aux logements sans
confort sanitaire, cest-à-dire lorsquun des éléments suivants est absent : eau courante,
installation sanitaire, WC intérieurs. Les logements sans chauffage ou avec un moyen de
chauffage sommaire, ou sans électricité relèvent également de ce code. Z59.12 Logement
inadéquat du fait de létat de santé de la personne, concerne un logement devenu inadéquat
du fait de létat de santé de la personne à la sortie de lhôpital. Enfin, Z59.13 Logement en
habitat temporaire ou de fortune, est à utiliser pour des hébergements tels que hôtel, mobil-
home, caravane, camping ou cabane.
Z59.50 Absence totale de revenu, daide et de prestations financières, correspond à une
absence totale de revenu (salaires, activité commerciale, prestations financières dont minima
sociaux,…) ou à des personnes nayant que la mendicité comme source de revenu. La
mendicité nest pas à coder ici si elle ne constitue pas lunique source de revenu.
Z59.62 Bénéficiaires de minima sociaux, concernent les personnes qui perçoivent des
allocations soumises à conditions de ressources telles que le revenu de solidarité active
(RSA), lallocation de solidarité spécifique (ASS), lallocation temporaire dattente (ATA),
lallocation équivalent retraite (AER), lallocation aux adultes handicapés (AAH), lallocation de
solidarité aux personnes âgées (ASPA) et lallocation supplémentaire dinvalidité (ASI).
Z60.20 Personne vivant seule à son domicile, concerne les personnes vivant seules à leur
domicile, quel que soit leur sentiment de solitude ou disolement. Ce code ne concerne pas
les personnes vivant en établissement collectif.
Z60.30 Difficultés liées à la langue, semploie lorsque le recours à un interprète (un tiers) est
nécessaire pour la prise en charge du patient.
RÉSISTANCE AUX ANTIMICROBIENS
Lors de la mise à jour de la CIM10 de 2013, applicable dans le PMSI en 2014, la
description des résistances aux traitements antibiotiques a été entièrement revue par lOMS.
Elle repose sur trois catégories U82 Résistance aux antibiotiques bétalactamines
[bétalactames], U83 Résistance aux autres antibiotiques et U84 Résistance aux autres
antimicrobiens. Les codes de résistance aux antibiotiques ont été enrichis en 2015 par lATIH
65 Ces situations doivent être mentionnées dans le dossier médical notamment suite à lintervention dune
assistante sociale.
116
avec notamment lajout dun caractère supplémentaire en 6e position
66 pour les catégories
U82 et U83 afin dindiquer si la situation de résistance concerne un germe responsable dune
infection en cours ou une situation de portage sain.
Dans le cadre du recueil PMSI, lemploi des codes de ces catégories doit respecter deux
conditions :
• la résistance doit être mentionnée dans le compte rendu du laboratoire de
bactériologie ;
• la résistance doit entrainer une modification du schéma thérapeutique habituel, ou la
mise en œuvre de mesures disolement spécifiques
6771.
En conséquence de ces conditions :
• les situations de résistance naturelle, c'est-à-dire les situations où la résistance est
liée à la nature du germe en termes de genre ou despèce, ne se codent pas ;
• les situations de portage sain de germe présentant une résistance et faisant lobjet, du
fait de cette résistance, de mesures telles que lisolement, lutilisation de matériels ou
dun chariot de soins spécifiques autorisent lemploi des codes des catégories U82 et
U83.
La mention de la résistance est indispensable : résistance à un antibiotique, ou
multirésistance.
La notion de bactérie multirésistante [BMR] ne concerne que certains germes et certaines
résistances bien précisées par les laboratoires de bactériologie et les CCLIN. Ce terme doit
figurer dans le dossier, la seule présence de plusieurs résistances sans mention de bactérie
ou de germe multirésistant n'autorise pas le code U83.71.
Exemples :
pneumonie à pneumocoque résistant à la pénicilline : J13, U82.0+0 ;
endocardite à Pseudomonas aeruginosa multirésistant : I33.0, B96.5, U83.710 ;
colonisation nasale par Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline [SARM]
ayant entrainé des mesures disolement et de décontamination : Z22.3, Z29.0,
U82.101.
SEPSIS ET CHOC SEPTIQUE
1. Sepsis
À partir du 1 er mars 2021 et suite à la modification de la définition du sepsis depuis 2016
(sepsis-368), le codage de celui-ci ne se basera plus sur le codage du syndrome de réponse
inflammatoire systémique d'origine infectieuse avec défaillance d'organe (R65.1). Il sera décrit
avec les codes qui comportent les termes sepsis dans leur libellé, dans les catégories A40-
66 Pour les codes qui ne comportent que 4 caractères, le signe « + » doit être noté en 5e position.
67 Par mesure disolement spécifique on entend les mesures dhygiène dites disolement septique qui sont
mises en place selon le mode de transmission (air, gouttelettes, contact) de lagent infectieux : port de
vêtement spécifique, matériel dédié, port de masque, limitation des contacts ou déplacements,…
Ces mesures se distinguent des précautions dhygiène standard.
68 Fascicule de codage des maladies infectieuses publié sur le site de lATIH
117
A41, B37.7, P36.-0 et O85 (exemples A40.0 Sepsis à streptocoques, groupe A, A41.5 Sepsis
à d'autres microorganismes Gram négatif).
En cas de sepsis et à fortiori de choc septique, le syndrome de réponse inflammatoire
systémique d'origine infectieuse avec défaillance d'organe (R65.1) ne doit plus être codé.
En cas dinfection hors sepsis, le syndrome de réponse inflammatoire systémique d'origine
infectieuse sans défaillance d'organe (R65.0) reste accessible au codage lorsque quil apporte
une information supplémentaire sur la sévérité de linfection. (exemple infection urinaire
basse).
Une bactériémie isolée, sans infection dorgane ou porte dentrée précisée ni critères de sepsis
et, en dehors dune complication suivant la pose de prothèses, dimplants et greffes internes
ou cardiaques et vasculaires, ne permet pas de coder linfection ou le sepsis. Dans ce cas un
code de la catégorie A49 sera utilisé en DP. Pour une bactériémie iatrogène, on codera
dabord la complication dans T80-T88 lorsquelle est précisée.
De façon générale, les informations propres à étayer le codage dun diagnostic doivent être
présentes dans le dossier médical du patient. Sagissant du sepsis, la référence au score
SOFA est recommandée mais nest pas nécessaire dans le cadre du codage de linformation
médicale pour le PMSI. Le diagnostic de sepsis, posé par le clinicien, doit être mentionné
dans le dossier médical du patient.
2. Choc septique
Le choc septique est un sous-ensemble du sepsis au cours duquel les anomalies circulatoires
et cellulaires ou métaboliques sous -jacentes sont suffisamment profondes pour augmenter
considérablement la mortalité à un mois de 25% à 35% Le choc septique est défini par la
présence des critères suivants au cours dun sepsis[1] :
• Besoin dun traitement vasopresseur par catécholamines en continu , malgré un
remplissage vasculaire adéquat, pour maintenir la pression artérielle moyenne à plus
de 65 mmHg
• Augmentation des lactates sériques >2mmol/l (ou 18mg/dl)
Lorsque linfection saccompagne dun sepsis avec choc septique comme défini ci-dessus, le
code R57.2 Choc septique devra être associé au code du sepsis.
Les actes CCAM de suppléance vitale, de remplissage vasculaire, dépuration extra -rénale
doivent aussi être codés à chaque fois quils sont réalisés.
SÉQUELLES DE MALADIES ET DE LÉSIONS TRAUMATIQUES
La CIM10 définit les séquelles comme des « états pathologiques stables, conséquences
d'affections qui ne sont plus en phase active » (volume 2 page 28 ou 33
69
).
[1] The Third International Consensus Definitions for Sepsis and Septic Shock (Sepsis-3) JAMA. 2016 ; 315(8) : 801-810. doi :
10.1001/jama.2016.0287 Abstract
69 Dans lensemble de ce chapitre, les numéros de page renvoient au volume 2 de lédition imprimée de la Classification statistique
internationale des maladies et des problèmes de santé connexes, dixième révision (CIM10) ; OMS éd. Le premier numéro (ici « 103 »)
correspond à lédition de 1993, le second (« 134 ») à lédition de 2008.
118
Elle précise (ib. page 101 ou 132) : « Si un épisode de soins se rapporte au traitement ou aux
examens entrepris pour une affection résiduelle (séquelle) dune maladie qui nexiste plus, on
décrira la nature de la séquelle de manière exhaustive et on en donnera lorigine [...] ».
Page 106 ou 138 : « La CIM10 fournit un certain nombre de catégories intitulées "
Séquelles de... " (B90-B94, E64.
70
, E68, G09, I69., O97, T90-T98, Y85-Y89)
71
. Celles-ci
peuvent être utilisées pour coder les conséquences des affections qui ne sont pas elles-
mêmes présentes lors de lépisode de soins, comme causes du problème justifiant les soins
ou les examens. Le code retenu pour " affection principale " doit être celui qui désigne la
nature des séquelles elles-mêmes, auquel on peut ajouter le code " Séquelles de…" [...]. »
Un délai « dun an ou plus après le début de la maladie » est cité dans les notes propres à
certaines rubriques (G09, I69, T90-T98, Y85-Y89, O94). Il ny a pas lieu den tenir compte. Il
concerne les règles de codage de la mortalité et son sens est indiqué à la page 75 ou 101
du volume 2. Les situations concernées sont celles dans lesquelles il nest pas identifié
dautre cause au décès
72
.
La notion de séquelle doit être retenue et codée chaque fois quelle est
explicitement mentionnée. Il nappartient pas au médecin responsable de linformation
médicale ni au codeur de trancher entre le codage dune maladie présente ou dun état
séquellaire. Ce diagnostic est de la compétence du médecin qui a dispensé les soins
au patient.
Pour le codage dune séquelle, conformément à la consigne de la CIM10, on donne la
priorité au code qui correspond à sa nature. Le code de séquelle est un diagnostic associé
(se reporter au point 2 du chapitre précédent)
73
.
Exemples :
salpingite tuberculeuse dix ans auparavant, responsable d'une stérilité : on code
dabord la stérilité et on lui associe la séquelle de tuberculose : N97.1, B90.1 ;
monoplégie dun membre inférieur séquellaire dune poliomyélite : on code dabord
la monoplégie et on lui associe la séquelle de poliomyélite : G83.1, B91 ;
épilepsie séquellaire dun infarctus cérébral : on code dabord lépilepsie et on lui
associe la séquelle dinfarctus cérébral : G40., I69.3 ;
Les catégories Y85Y89 (chapitre XX de la CIM10) permettent de coder des
circonstances dorigine des séquelles. Il est recommandé de les utiliser, en position de
diagnostic associé
74
, chaque fois quon dispose de linformation nécessaire.
Exemple : épilepsie séquellaire dun traumatisme intracrânien dû à un ; le codage
associe G40., T90.5 et Y85.0.
70 On rappelle que le signe « . » (point tiret) de la CIM10 indique que le quatrième caractère du code dépend de linformation à coder
et doit être cherché dans la catégorie indiquée.
71 Auxquelles sajoute O94 Séquelles de complications de la grossesse, de laccouchement et de la puerpéralité, du fait de la mise à
jour de 2003.
72 Lexemple 17 donné page 106 ou 138 du volume 2 de la CIM10 illustre le cadre demploi des codes de sé quelles et labsence de
signification du délai de un an en matière de morbidité.
73 À partir du 1er mars 2013, un code de séquelle peut aussi être enregistré comme diagnostic relié lorsquil en respecte la définition.
74 On rappelle que les codes du chapitre XX de la CIM10 ne doivent jamais être utilisés en position de diagnostic principal ou relié.
119
SUICIDES ET TENTATIVES DE SUICIDE
Limportance de leur enregistrement tient au fait que la réduction de leur nombre fait partie des
objectifs nationaux de santé publique
75
.
Les RUM produits pour les séjours dont suicide ou tentative de suicide sont le motif,
mentionnent un diagnostic principal codé avec le chapitre XIX de la CIM10 Lésions
traumatiques, empoisonnements et certaines autres conséquences de cause externe. On
enregistre en tant que diagnostics associés (DA) les éventuelles complications,
conformément à la définition dun DA significatif (se reporter au point 2 du chapitre IV) ainsi
quun code du groupe X60X84 du chapitre XX
76 pour enregistrer le caractère auto-infligé
des lésions et le ou les moyens utilisés.
À propos des suicides et tentatives de suicide médicamenteuses, voir les effets nocifs des
médicaments plus haut dans ce chapitre.
TRAITEMENT DES GRANDS BRULÉS
Larticle R.6123-117 du code de la santé publique dispose que le titulaire de l'autorisation de
traitement des grands brulés participe aux actions de prévention et recueille à cet effet les
données sur les causes des brûlures qu'il est amené à prendre en charge. En
conséquence, une attention particulière sera portée au codage des causes des brulures avec
le chapitre XX de la CIM10, en particulier au moyen du logiciel de dépistage des atypies de
linformation médicale (DAtIM) lors de la transmission des données vers la plateforme e-
PMSI
77
.
TUMEURS À ÉVOLUTION IMPRÉVISIBLE OU INCONNUE
Le classement des tumeurs dans la CIM10 tient notamment compte de leur
comportement évolutif : tumeurs malignes (C00C97), tumeurs in situ (D00D09), tumeurs
bénignes (D10D36), tumeurs à évolution imprévisible ou inconnue (D37D48). Une note en
tête du groupe D37D48 explique lutilisation de ses codes.
Une tumeur à évolution imprévisible possède des caractéristiques déterminées et son
classement comme telle est un diagnostic positif qui repose sur un examen histologique. La
notion de tumeur à évolution imprévisible sous-entend lélimination des comportements malin,
in situ et bénin, et lidentification dun comportement évolutif différent. Un polyadénome
colique, par exemple, ne doit pas être considéré comme une tumeur à évolution imprévisible
au motif que, laissé à une évolution naturelle, il est susceptible de devenir malin. La CIM10
classe le polyadénome colique avec les tumeurs bénignes et ce classement (code D12.6) doit
être respecté. En revanche, la CIM10 classe le polype de vessie avec les tumeurs à
évolution imprévisible et ce classement (code D41.4) doit aussi être respecté. Le codage dune
tumeur comme étant à évolution imprévisible nécessite que les informations contenues
dans le doss ier médical, en particulier dans le compte rendu de lexamen
anatomopathologique, soient conformes à ce diagnostic.
75 Loi n° 2004-806 du 9 aout 2004, objectif n° 92.
76 NB : les codes du groupe X60-X84 sont des codes à quatre caractères. Une note dans le volume 1
de la CIM10, sous le titre du groupe, indique que les quatrièmes caractères sont indiqués au début du chapitre.
77 La transmission des données vers la plateforme e-PMSI, est traitée dans le point 1 du chapitre III.
120
Au contraire, une tumeur dévolution inconnue est une tumeur pour laquelle on ne dispose pas
dinformation sur son comportement évolutif : on ne possède pas dinformation sur son
caractère malin, in situ, bénin ou dévolution imprévisible. En pratique, la qualification de
tumeur dévolution inconnue concerne donc une tumeur pour laquelle on ne dispose pas
dexamen histologique, ou dont lexamen histologique nest pas contributif, et sur le
comportement de laquelle le médecin ne peut pas se prononcer.
VIOLENCE ROUTIÈRE
Pour tout accident de la circulation routière
78 on enregistre dans le résumé dunité
médicale les informations suivantes.
1. Nature des lésions traumatiques
Elles sont codées en position de diagnostic principal ou de diagnostic associé dans le
respect de leur définition (se reporter au chapitre IV), avec le chapitre XIX de la CIM10.
2. Circonstances des lésions
Elles sont codées au moyen du chapitre XX, spécialement de ses catégories V01 à V89.
V89.2, comprenant « accident de la circulation sans autre indication », peut coder la notion
d« accident de la voie publique » sans précision
79
.
3. Facteurs favorisants au moment de laccident
Déventuels facteurs favorisants présents au moment de laccident (effet de lalcool, de
drogue ou de médicament…) doivent être enregistrés, notamment avec les codes de la
catégorie R78 Présence de drogues et dautres substances non trouvées normalement dans
le sang ou avec ceux du groupe F10F19 Troubles mentaux et du comportement liés à
lutilisation de substances psychoactives. On rappelle que lenregistrement des effets
secondaires des médicaments impose lemploi des catégories Y40Y59 de la CIM10 (se
reporter plus haut dans ce chapitre). Les catégories Y90Y91 permettent de préciser
limportance dune intoxication alcoolique.
78 Programme interministériel de lutte contre la violence routière : loi n° 2003-495 du 12 juin 2003.
79 NB : tous les codes V01-V89 ont un quatrième caractère, indiqué dans le volume 1 de la CIM10 : avec
les codes eux-mêmes dans les catégories dont le troisième caractère est 9 (V09, V19, V29, etc.), sous le titre
du groupe (V01-V09, V10-V19, etc.) pour les autres.
CHAPITRE VI
GUIDE DES SITUATIONS CLINIQUES
122
VI. GUIDE DES SITUATIONS CLINIQUES
Tous les exemples donnés ci-après présupposent que soient réunies les conditions
dadmission en hospitalisation conformément à larrêté relatif à la classification et à la
prise en charge des prestations dhospitalisation pour les activités de médecine,
chirurgie, obstétrique et odontologie et pris en application de larticle L.162-22 du
code de la sécurité sociale (arrêté « prestations ») et - LInstruction N°
DGOS/R1/DSS/1A/2020/52 du 10 septembre 2020 (instruction gradation). Aucun des
exemples donnés ne saurait dispenser du respect de ces conditions. Elles sont un
préalable à la production dun RUM et, en conséquence, à lapplication des règles de
choix du DP.
1.1. HOSPITALISATION POUR DIAGNOSTIC
La situation est celle dun patient hospitalisé en raison dune symptomatologie, pour un
diagnostic étiologique. Le mot symptomatologie inclut les signes cliniques et les résultats
anormaux dexamens complémentaires.
Que le diagnostic saccompagne ou non d'un traitement au cours du séjour, la règle est
la même.
1.1.1. Le séjour a permis le diagnostic de laffection causale
Lorsque le séjour a permis le diagnostic de laffection causale, elle est le DP. [Règle D1
Exemples :
hospitalisation en raison dune confusion ; découverte d'une tumeur cérébrale ; DP :
tumeur cérébrale ;
hospitalisation en raison de douleurs thoraciques ; diagnostic dangine de poitrine ;
DP : angine de poitrine ;
hospitalisation en raison dune anémie ou pour occlusion intestinale ; découverte
dun cancer colique ; DP : cancer colique.
Dans cette situation, le codage du DP utilise en général les chapitres I à XVII et XIX
(voire XXII) de la CIM10. Il ne fait pas appel aux « codes Z », il ne doit donc pas être
mentionné de DR dans le RUM.
1.1.2. Il n'a pas été découvert de cause à la symptomatologie
Lorsqu'il n'a pas été découvert de cause à la symptomatologie, elle est le DP. [Règle D2]
Exemples :
hospitalisation en raison de céphalées ; conclusion de sortie : « céphalées sans
cause trouvée » ; DP : céphalées ;
hospitalisation en raison dun état de choc ; décès précoce sans diagnostic
étiologique ; DP : état de choc ;
123
hospitalisation en raison dun syndrome inflammatoire ; sortie sans diagnostic
étiologique ; DP : syndrome inflammatoire.
La symptomatologie qui a motivé lhospitalisation et qui a été explorée, est le DP, quelle
persiste ou quelle ait disparu lors du séjour. La situation clinique relative à la règle D2 est
ainsi la seule exception à la consigne selon laquelle il ne peut être codé dans le RUM que des
problèmes de santé présents — « actifs » — au moment de lhospitalisation.
Dans cette situation le codage du DP utilise souvent le chapitre XVIII de la CIM10
1 ; il ne
fait pas appel aux codes Z, il ne doit donc pas être mentionné de DR dans le RUM.
Sont équivalentes les situations rencontrées chez un patient atteint dune affection
chronique ou de longue durée connue, antérieurement diagnostiquée, admis pour une
symptomatologie qui reste sans diagnostic étiologique : le DP est la symptomatologie
Exemples :
hospitalisation dun patient diabétique en raison dun syndrome inflammatoire ;
sortie sans diagnostic étiologique ; DP : syndrome inflammatoire ;
hospitalisation dune patiente souffrant de polyarthrite rhumatoïde en raison de
douleurs abdominales ; disparition des douleurs en 48 heures, pas de cause
trouvée ; DP : douleurs abdominales.
La même règle sapplique aux circonstances dans lesquelles le motif d'admission est une
suspicion diagnostique qui n'est pas confirmée au terme du séjour. Dans ces situations
le DP est en général la symptomatologie, voire la suspicion (catégorie Z03) en labsence de
symptomatologie.
1.1.3. Cas particuliers
Pour les situations diagnostiques décrites dans les trois premiers points ci -dessous, il est
demandé dutiliser le code du motif de recours indiqué [Règle D3]
1) Lors des séjours (en général programmés) dont le motif a été une exploration nocturne
ou apparentée telle que :
• lenregistrement dun électroencéphalogramme de longue durée : dans ce cas le code
imposé pour le DP est Z04.800 Examen et mise en observation pour enregistrement
électroencéphalographique de longue durée ;
• un enregistrement polygraphique : dans ce cas le code imposé pour le DP est Z04.801
Examen et mise en observation pour polysomnographie.
Z04.800 ou Z04.801
2 simpose comme DP quelle que soit la conclusion du séjour, quune
maladie ait été diagnostiquée ou non.
Laffection diagnostiquée ou la symptomatologie explorée est mentionnée comme DR
lorsquelle respecte sa définition.
Exemple — Hospitalisation pour enregistrement polysomnographique en raison de
ronflements :
1 Quelques symptômes spécifiques dun appareil sont classés dans dautres chapitres (par exemple, Autres
signes et symptômes observés au niveau du sein : N64.5).
2 Codes étendus créés pour la version 11 des GHM (2009).
124
diagnostic dapnées du sommeil : DP Z04.801, DR apnées du sommeil ;
pas de cause diagnostiquée : DP Z04.801, DR ronflements.
2) Lors des séjours pour tests allergologiques
380. Que le résultat soit positif ou négatif, le
DP est codé Z01.5. Ce code simpose conformément à sa note dinclusion, quelle que
soit la voie dadministration de lallergène (cutanée ou autre).
3) Lors des séjours pour bilan préopératoire ou préinterventionnel. Z04.802 simpose
comme DP, quune affection soit ou non découverte au cours du bilan. Une affection
découverte au cours du bilan est enregistrée comme un diagnostic associé.
4) Lors des séjours, en général programmés pour une situation dexamen diagnostique
motivée par un antécédent personnel ou familial (de cancer ou de polyadénome colique,
par exemple) ou par une symptomatologie quelconque (élévation du PSA, par exemple),
le DP est, en labsence de mise en évidence du diagnostic, est la raison des explorations.
[Règle D4]
Exemples : lantécédent (catégorie Z80 et suivantes), le facteur de risque ou le signe
clinique ou paraclinique qui les a motivées, dans le respect du principe général selon
lequel le code le plus juste est le plus précis par rapport à linformation à coder.
N.B. : On prendra garde à lemploi parfois inapproprié du mot « dépistage » dans le
langage médical courant. Ce mot a dans la CIM10 le sens de « recherche de
certaines affections inapparentes par des examens effectués systématiquement dans
des collectivités » (dictionnaire Garnier-Delamare).
Dans le cas dun patient présentant un problème personnel de santé, les codes des
catégories Z11 à Z13 de la CIM-10 ne doivent pas être employés.
La situation clinique de diagnostic est ainsi caractérisée par une démarche médicale de
nature diagnostique. Celle-ci vise, à partir de la symptomatologie qui a motivé
lhospitalisation, à établir un diagnostic (suivi ou non dun traitement). Au terme dun séjour
correspondant à cette situation, le diagnostic a pu ou non être fait :
• soit il la été, et le traitement réalisé ;
o Exemple : hospitalisation pour fièvre et toux ; diagnostic de pneumonie,
traitement ; DP : la pneumonie
• soit il a été fait mais le traitement remis à plus tard ;
o Exemple : hospitalisation dun enfant pour une suspicion de tumeur osseuse ;
diagnostic dostéome ; sortie du patient avec les rendez-vous de consultation
préanesthésique et dadmission en chirurgie pour traitement ; DP : ostéome
• soit il na pas été fait de diagnostic étiologique ; la symptomatologie a été vainement
explorée ; elle a pu disparaitre (spontanément ou du fait dun traitement
symptomatique) ou bien elle peut persister, des investigations complémentaires étant
prévues ultérieurement.
On rapproche de cette situation le décès précoce survenu avant quun diagnostic
étiologique nait pu être fait.
o Exemples :
hospitalisation pour douleurs abdominales ; disparition des douleurs, pas de
cause trouvée ; DP : douleurs abdominales ;
hospitalisation pour état de choc ; décès précoce sans diagnostic
étiologique ; DP : état de choc.
3 Lorsquils nécessitent une hospitalisation ; se reporter au point 1.5 du chapitre I.
125
1.1.4. Situations équivalentes
Sont équivalentes à celle décrite au point 1.1.1 les situations rencontrées chez un patient
atteint dune affection chronique ou de longue durée connue, antérieurement diagnostiquée,
admis pour une symptomatologie aboutissant à lun des diagnostics suivants.
1°) Poussée aigüe de la maladie chronique ou de longue durée.
Dans cette situation, le langage médical courant emploie volontiers les qualificatifs de
maladie « déséquilibrée », « décompensée », « déstabilisée » ou « exacerbée ».
Lorsque le séjour a été motivé par une poussée aigüe dune maladie chronique ou de longue
durée, cette maladie peut être le D P, que le diagnostic ait été ou non suivi dun traitement.
[Règle D5]
Exemples :
poussée aigüe d'une maladie de Crohn ; DP : maladie de Crohn ;
poussées hypertensives chez un hypertendu traité ; DP : HTA.
Il importe que le dossier médical contienne les informations étayant le diagnostic de
poussée aigüe. La survenue de celle-ci cause une rupture dans la prise en charge de la
maladie chronique ou de longue durée. Son traitement impose des mesures thérapeutiques
inhabituelles, transitoires, témoignant dune période critique. Il ne peut pas sagir seulement,
au cours du séjour, de modifications posologiques progressives du traitement antérieur, ou
de la mise en place progressive du traitement avec lequel le patient quittera lunité.
On ne doit pas considérer toute maladie chronique ou de longue durée comme étant
susceptible de poussée aigüe. Par exemple, on ne doit pas confondre laggravation
progressive dune maladie chronique avec la situation de poussée aigüe. Laboutissement
dune poussée aigüe dune maladie chronique est en général soit le décès (par exemple,
acutisation terminale dune hémopathie maligne), soit un retour à létat antérieur
(éventuellement aggravé ; par exemple, après une poussée de sclérose en plaques, le patient
peut souffrir dun déficit accentué). En revanche, des évolutions telles que laccroissement du
volume ou lextension par contiguïté dune tumeur connue, laugmentation de la dimension
dun anévrysme artériel ou du gradient dun rétrécissement aortique — et toutes évolutions
naturelles comparables — ne correspondent pas à la situation clinique de poussée aigüe au
sens du recueil dinformation du PMSI en MCO. La constatation de ces évolutions nautorise
pas à coder la maladie comme DP au terme des bilans ; on doit se référer à la situation de
surveillance (voir le point 1.3 de ce chapitre).
Laffection chronique sous-jacente nest pas le DP des séjours pour poussée aigüe quand la
CIM10 contient des rubriques ad hoc. [Règle D6]
Exemples :
thyréotoxicose aigüe : E05.5 ;
acidocétose diabétique : E1.1 ;
angor instable : I20.0 ;
exacerbation de maladie pulmonaire obstructive chronique : J44.1 ;
état de mal asthmatique : J46 ;
poussée aigüe de pancréatite chronique : K85. .
126
2°) Complication de la maladie chronique ou de longue durée, ou de son traitement.
Lorsque le séjour a été motivé par le diagnostic dune complication dune maladie chronique
ou de longue durée, ou dune complication du traitement de cette maladie, la complication est
le DP, que le diagnostic saccompagne ou non dun traitement. [Règle D7]
Exemples :
hospitalisation pour palpitations dun patient atteint dune cardiopathie chronique ;
diagnostic de fibrillation auriculaire ; DP : fibrillation auriculaire ;
hospitalisation du même patient pour lipothymies ; diagnostic de bradycardie par
effet indésirable dun digitalique ; DP : bradycardie ;
hospitalisation pour douleurs thoraciques dues à un cancer bronchique connu ; DP :
douleurs thoraciques ;
hospitalisation en raison de la survenue dun trouble neurologique chez un patient
atteint dun cancer ; découverte dune métastase cérébrale ; DP : la métastase.
La règle D7 sapplique dans le cas dune maladie chronique ou de longue durée connue avant
la survenue de la complication. On ne confondra pas la situation avec celle dune complication
révélatrice dune maladie auparavant méconnue : des cas tels que, par exemple, une détresse
respiratoire révélatrice dune infection pulmonaire, une anémie conduisant au diagnostic dun
cancer digestif ou un choc septique révélateur dune prostatite, ressortissent à la situation
clinique de diagnostic. La complication (la détresse respiratoire, lanémie, le choc septique...)
est dans ce cas la symptomatologie motivant ladmission et, conformément à la règle D1, le
DP est linfection pulmonaire, le cancer digestif ou la prostatite4,
3°) Affection ou lésion intercurrente, indépendante de la maladie chronique ou de longue
durée.
Lorsque le séjour a été motivé par le diagnostic dune affection ou dune lésion intercurrente
indépendante de la maladie chronique ou de longue durée, quil ait ou non été suivi dun
traitement, laffection ou la lésion est le DP. [Règle D8]
Exemple : hospitalisation dun patient diabétique à la suite dune chute en raison de
douleurs et dune impotence dun membre inférieur ; une fracture du col du fémur est
diagnostiquée et traitée ; DP : fracture du col du fémur.
Ces trois situations sont conformes à la règle D1. Le patient est hospitalisé pour une
symptomatologie (celle de la poussée, de la complication ou de laffection intercurrente)
appelant un diagnostic étiologique. Le DP est laffection diagnostiquée, cest-à-dire la
maladie en poussée aigüe, la complication ou laffection intercurrente.
4°) Par convention on considère également comme une situation équivalente le bilan initial
dextension dun cancer. En matière de choix du DP on lassimile à la situation 1.1.1 : au
terme du séjour concerné le DP est la tumeur maligne. On désigne par « bilan initial
dextension dun cancer » le séjour au cours duquel sont effectuées les investigations suivant
la découverte — le diagnostic positif — dune maladie maligne, investigations notamment
nécessaires pour déterminer son stade (par exemple, selon la classification TNM5) et pour
décider du protocole thérapeutique qui sera appliqué (bilan parfois dit de « stadification »
préthérapeutique). [Règle D9]
Exemple : hospitalisation d'un patient tabagique en raison d'hémoptysies ; découverte
d'un cancer bronchique suivie du bilan de stadification préthérapeutique ; le DP est le
cancer bronchique :
4 La complication révélatrice est un diagnostic associé significatif chaque fois quelle en respecte la définition
(voir le point 1 de ce chapitre).
5 Tumor, node, metastasis (tumeur, nœud [ganglion] lymphatique, métastase).
127
que le bilan d'extension ait été réalisé au cours du même séjour que le diagnostic
positif ou bien quil lait été au cours dun séjour distinct ;
quel que soit le résultat du bilan : si une métastase a été découverte, elle est une
complication du DP et elle est mentionnée comme diagnostic associé significatif
6
.
1.2. HOSPITALISATION POUR TRAITEMENT
La situation est celle dun patient atteint dune affection connue, diagnostiquée avant
ladmission, hospitalisé pour le traitement de celle-ci.
Les circonstances du diagnostic préalable nimportent pas : le diagnostic de laffection a pu
être fait par un médecin généraliste ou spécialiste « de ville », par un service médical
durgence et de réanimation (SMUR), lors du passage dans une structure daccueil des
urgences, lors dun séjour précédent dans une autre unité médicale, y compris lunité
dhospitalisation de courte durée, du même établissement de santé ou dun autre, etc. La
situation de traitement est présente lorsque le diagnostic de laffection est fait au moment de
lentrée du patient dans lunité médicale et que ladmission a pour but le traitement de
laffection.
La situation clinique de traitement comprend le traitement répétitif et le traitement unique.
1.2.1. Traitement répétitif
• Cas habituels
La dénomination traitement répétitif rassemble les traitements qui, par nature, imposent une
administration répétitive. En dautres termes, dès la prescription dun traitement répétitif, le fait quil
nécessite plusieurs administrations est connu, un calendrier peut en général être fixé à
priori.
Un traitement est répétitif soit parce que son efficacité dépend dun cumul posologique
(chimiothérapie, radiothérapie…), soit parce que, son effet sépuisant, il doit être renouvelé
(dialyse rénale, transfusion sanguine…).
Lexemple-type dun traitement répétitif est constitué par les séances au sens de la
classification des GHM — dialyse rénale, chimiothérapie, radiothérapie, transfusion
sanguine, aph érèse sanguine, oxygénothérapie hyperbare
7 — et de la Classification
commune des actes médicaux (actes « en séances »
8
).
Dans les situations de traitement répétitif le codage du DP utilise des codes du chapitre XXI
de la CIM10 (« codes Z »). [Règle T1]
Exemples :
hospitalisations pour hémodialyse dun insuffisant rénal chronique ; DP : dialyse
extracorporelle (Z49.1) ;
hospitalisations pour chimiothérapie d'une patiente atteinte d'un cancer du sein ;
DP : chimiothérapie antitumorale (Z51.1) ;
6 Les diagnostics associés sont le sujet du point 1 de ce chapitre.
7 Les séances sont le sujet du chapitre VII.
8 Lorsque leur réalisation justifie une hospitalisation : se reporter au point 1.5 du chapitre I.
128
hospitalisations pour transfusion sanguine d'un patient atteint d'anémie réfractaire ;
DP : transfusion sanguine (Z51.30)
9 ;
hospitalisations pour injection intraveineuse de fer dun patient atteint dune carence
martiale ; DP : autres formes de chimiothérapie (Z51.2)10.
Les séjours pour chimiothérapie, radiothérapie, transfusion sanguine, aphérèse
sanguine, oxygénothérapie hyperbare, injection de fer (pour carence martiale) quil
sagisse de séances
11 ou dhospitalisation complète, doivent avoir en position de DP le
code adéquat de la catégorie Z51 de la CIM10.
Exemple : hospitalisations pour traitement répétitif par infliximab dun patient atteint
dune polyarthrite rhumatoïde ; DP : autre chimiothérapie (Z51.2)
12
.
La règle est la même si la prise en charge, incidemment, na lieu quune fois : cest la
nature du traitement qui est prise en considération.
Exemples :
patient insuffisant rénal chronique en vacances, de passage dans un établissement
de santé pour hémodialyse ; DP : Z49.1 ;
cancéreux décédé après la première cure de chimiothérapie ; le DP de celle-ci reste
Z51.1.
Dans la situation de traitement répétitif, le DP étant un code Z, il faut mentionner laffection
traitée comme diagnostic relié (DR) toutes les fois quelle respecte sa définition. Cest le cas
dans les exemples ci-dessus et cest le cas habituel puisque la situation de traitement répétitif
concerne en général des maladies chroniques ou de longue durée.
• Cas particuliers
Il existe des exceptions13 : [Règle T2]
o le traitement de la douleur chronique rebelle : dans le cas dun séjour dont le motif
principal a été une prise en charge spécifiquement algologique, indépendante du
traitement de la cause, le DP est codé R52.10 ou R52.18
14 ; cest le cas lorsque
lhospitalisation sest déroulée dans une unité de prise en charge de la douleur
chronique.
o lévacuation dascite : le code du DP dun séjour dont le motif principal est lévacuation
dune ascite est R18 ;
o lévacuation dépanchement pleural : le DP dun séjour dont le motif principal est
lévacuation dun épanchement pleural est codé, selon le cas, J90, J91 ou J94. ;
o linjection de toxine botulique : laffection neurologique (par exemple vessie neurogène
réflexe : N31.1, blépharospasme : G24.5, crampe et spasme : R25.2) justifiant
linjection de toxine botulique peut être enregistrée comme DP dune hospitalisation
9 Dans ce cas, si le calendrier des séances de transfusion ne peut pas être établi à priori, celui des examens
sanguins lest en général (« contrôle de la numération globulaire tous les x mois »). Z51.30 est un c ode
étendu créé pour la version 10c des GHM (2008).
10 Sous réserve que lhospitalisation soit justifiée, dans le respect des conditions fixées par larrêté Forfaits
modifié du 19 février 2015, version consolidée au 2 mai 2017 (Art.17).
11 Les séances sont traitées dans le chapitre VII.
12 « Autre chimiothérapie » a le sens de « chimiothérapie pour autre (maladie) que tumeur » (voir la
catégorie Z51 dans le volume 1 de la CIM10).
13 Rappel : les exemples qui suivent sont des illustrations ; on ne saurait exciper deux pour déroger aux
conditions dhospitalisation fixées par larrêté « prestations » et linstruction « gradation ».
14 Dans cette situation, on ne tient pas compte de la note dexclusion de la catégorie R52.
129
pour cet acte, dès lors que lhospitalisation respecte les conditions exposées dans le
point 1.5 du chapitre I.
Le DP nétant pas un code Z, il ne doit pas être mentionné de DR dans le RUM.
1.2.2. Traitement unique
Le traitement « unique » est ainsi désigné par opposition au traitement répétitif. Du point de
vue du recueil dinformations du PMSI en MCO, un traitement non répétitif au sens de la
situation 1.2.1 est un traitement unique.
Dans la situation de traitement unique le DP est en général laffection traitée.
Le traitement unique peut être chirurgical, « interventionnel » ou médical.
1.2.2.1. Traitement unique chirurgical [Règle T3]
Dans la situation de traitement unique chirurgical, le DP est en général la maladie opérée.
• Cas habituels
Exemple : hyperplasie prostatique connue ; indication opératoire posée en
consultation externe ; hospitalisation pour adénomectomie prostatique ; DP :
adénome prostatique.
Le diagnostic résultant de l'intervention peut être différent du diagnostic préopératoire.
Exemple : même patient mais découverte, lors de l'examen anatomopathologique,
dun foyer dadénocarcinome ; DP : cancer prostatique.
Le DP doit en effet être énoncé en connaissance de l'ensemble des informations acquises
au cours du séjour (se reporter au point 1.1).
Dans cette situation, le DP nétant pas un code Z, il ne doit pas être mentionné de DR
dans le RUM.
• Cas particuliers
Certaines situations de traitement unique chirurgical font appel pour le codage du DP
aux codes des catégories Z40 à Z52 de la CIM10
15
. Sont spécialement dans ce cas
les hospitalisations dont le motif a été lun des suivants.
1°) Un acte de chirurgie esthétique : on désigne ainsi toute intervention de chirurgie
plastique non prise en charge par lassurance maladie obligatoire. Dans son cas le DP doit
toujours être codé Z41.0 ou Z41.1, à lexclusion de tout autre code. [Règle T4]
Exemples : séjour pour…
mise en place de prothèses internes pour augmentation du volume mammaire à
visée esthétique, non prise en charge par lassurance maladie obligatoire :
DP Z41.1 ;
rhinoplastie à visée esthétique, non prise en charge par lassurance maladie :
DP Z41.1.
15 Leur mode demploi est donné dans le chapitre V.
130
Sagissant de chirurgie esthétique, par conséquent en labsence daffection sous-jacente, la
question du diagnostic relié ne se pose pas. Toutefois, si le médecin souhaite coder le motif
de la demande (certains codes de la CIM10, en labsence de définition, sy prêtent : E65
Adiposité localisée, L98.7 Hypertrophie et affaissement de la peau et du tissu cellulaire sous
cutané, M95.0 Déformation du nez, N62 Hypertrophie mammaire, N64.2 Atrophie mammaire,
etc.) il peut lêtre comme DR mais pas comme diagnostic associé.
2°) Un acte de chirurgie plastique non esthétique, de réparation dune lésion congénitale
ou acquise, pris en charge par lassurance maladie obligatoire : le DP doit être codé avec un
code des chapitres I à XIX ou un code de la catégorie Z42. [Règle T5]
Exemples : séjour pour
mise en place dune prothèse mammaire interne après mastectomie, prise en
charge par lassurance maladie obligatoire : DP Z42.1 ;
rhinoplastie pour déviation de la cloison nasale, prise en charge par lassurance
maladie obligatoire : DP J34.2
dermolipectomie, par exemple dans les suites dune prise en charge chirurgicale ou
médicale dune obésité morbide, prise en charge par lassurance maladie
obligatoire : DP E65.Adiposité localisée, L98.7 Hypertrophie et affaissement de la
peau et du tissu cellulaire sous cutané.
Au terme des séjours pour chirurgie plastique réparatrice (chirurgie plastique non
esthétique), la question du DR ne se pose, par définition, que lorsque le DP est un code Z.
Exemples :
séjour de mise en place dune prothèse mammaire interne après mastectomie,
hors antécédent personnel de tumeur du sein : DP Z42.1 ; DR Z90.1
16 ;
séjour de mise en place dune prothèse mammaire interne après mastectomie,
pour tumeur du sein : DP Z42.1 ; DR Z85.3 ;
séjour pour rhinoplastie pour déviation de la cloison nasale : DP J34.2, pas de DR.
3°) Une intervention dite de confort : on désigne par intervention « de confort » un acte
médicotechnique non pris en charge par lassurance maladie obligatoire, autre que la
chirurgie esthétique. Le DP de ces séjours doit être codé Z41.80 Intervention de confort
17
, à
lexclusion de tout autre code. [Règle T6]
Sagissant dintervention « de confort », la règle est la même que pour la chirurgie
esthétique. Si le médecin souhaite coder le motif de la demande, il peut lêtre comme DR mais
pas comme diagnostic associé (par exemple, hospitalisation pour traitement chirurgical de la
myopie : DP Z41.80, DR H52.1 Myopie).
Il ne simpose pas au médecin responsable de linformation médicale ni au codeur de
trancher entre chirurgie esthétique et autre chirurgie plastique ou bien de décider
quune intervention est de confort. Il sagit dun choix qui est de la responsabilité du
médecin qui effectue lintervention, en cohérence avec la prise en charge par
lassurance maladie obligatoire.
4°) Dans la situation de prise en charge pour soins spécifiques de stomies, prothèses,
autres appareils, le DP fait appel aux catégories Z43 à Z47 ainsi que Z49.0. [Règle T7]
16 La plupart des séjours pour intervention plastique réparatrice des séquelles dune lésion traumatique ou dune perte de
substance postopératoire font en effet appel à la catégorie Z42 pour le codage du DP. Le DR peut être un code Z sil
correspond, tel Z90.1, à un « état permanent » (se reporter au point 1).
17 Code étendu créé pour la version 10 (2006) de la classification des groupes homogènes de malades.
131
Exemples :
patient ayant subi quelques mois plus tôt une résection sigmoïdienne pour
perforation diverticulaire, réhospitalisé pour fermeture de la colostomie
(rétablissement de la continuité colique) : DP Z43.3 ; laffection ayant motivé la prise
en charge nexiste plus, par définition elle na pas sa place dans le RUM (sinon
éventuellement comme donnée à visée documentaire
18
).
séjour de mise en place dun système diffuseur implantable sous-cutané : DP Z45.2 ;
séjour pour changement du générateur (épuisement normal) dun stimulateur
cardiaque : DP Z45.0 (en revanche, lors du séjour de mise en place initiale du
stimulateur, le DP est la maladie qui la motive) ;
séjour pour la mise en place d'un stimulateur du système nerveux central : Z45.84 ;
séjour dun patient en insuffisance rénale chronique terminale, pour confection dune
fistule artérioveineuse : DP Z49.0.
Les sens et modalités demploi de ces codes sont exposés dans le point 2 (Emploi des
codes du chapitre XXI de la CIM10) du chapitre V.
5°) Lopération prophylactique [Règle T15]
Dans la situation de prise en charge pour une intervention prophylactique, le DP fait appel à la
catégorie Z40.
Exemple :
Patiente hospitalisée pour mastectomie (s) prophylactique DP : Z40.00 Ablation
prophylactique du sein.
6°) Traitement unique en deux temps [Règle T14]
Lorsque simpose une « reprise » dun traitement unique chirurgical ou lorsque celui-ci se
déroule en deux temps, la situation clinique reste de traitement unique : cest la nature du
traitement qui est prise en considération
19
.
Exemples :
femme ayant récemment subi une mastectomie pour cancer ; lexamen
anatomopathologique de la pièce conclut à des « berges douteuses » ;
réhospitalisation pour réintervention de complément ; il sagit dun traitement unique
(la mastectomie nest pas un traitement répétitif) en deux temps, et le DP du second
séjour est encore le cancer du sein, que la nouvelle pièce opératoire montre ou non
des cellules tumorales ;
patiente ayant récemment subi une salpingoovariectomie pour un cancer de
l'ovaire ; réhospitalisation pour un curage lymphonodal ; il sagit dun traitement
unique (la salpingoovariectomie nest pas un traitement répétitif) en deux temps, et
le DP du second séjour est encore le cancer de lovaire, que les nœuds
lymphatiques montrent ou non des cellules tumorales.
La notion de traitement unique en deux temps sapplique ainsi à des actes dont le second
découle des examens per— ou postinterventionnels immédiats (anatomopathologie,
imagerie...) visant à contrôler le résultat du premier. Il y a traitement unique en deux temps
lorsquil est déduit de ce ou de ces examens quune intervention de complément est
nécessaire, du fait du caractère incomplet ou supposé incomplet de la première. La notion de
18 Voir le point 4 de ce chapitre.
19 On rappelle la définition dun traitement répétitif et le fait que, pour le recueil dinformation du PMSI en
MCO, un traitement non répétitif est un traitement unique.
132
traitement unique en deux temps exclut un acte ultérieur qui résulterait dune complication de
la première intervention ou dune complication de la maladie absente lors du premier acte.
1.2.2.2. Traitement Unique « Interventionnel » : Acte Thérapeutique Par Voie
Endoscopique Ou Endovasculaire, Imagerie Interventionnelle. [REGLE T8]
Dans la situation de traitement unique interventionnel, le DP est en général la maladie sur
laquelle on est intervenu.
Exemples :
hospitalisation pour embolie artérielle dun membre supérieur ; désobstruction par
voie artérielle transcutanée ; le DP est lembolie artérielle ;
hospitalisation pour lithiase biliaire ; traitement par voie transcutanée avec guidage
échographique, ou par lithotritie ; le DP est la lithiase.
Lorsque simpose une « reprise » dun traitement unique « interventionnel » ou lorsque celui-
ci se déroule en deux temps, la situation clinique reste de traitement unique : cest la nature
du traitement qui est prise en considération
20
.
Exemple : patient atteint dun hépatocarcinome hospitalisé pour une seconde injection
intraartérielle hépatique in situ d'agent pharmacologique anticancéreux avec
embolisation de particules (chimioembolisation) ; il sagit dun traitement unique (la
CCAM ne décrit pas lacte comme une séance) ; la décision dune seconde
chimioembolisation nétait pas initialement prévue, elle a résulté du résultat de la
première) en deux temps ; le DP de la seconde chimioembolisation est
lhépatocarcinome.
On rappelle quun acte médicotechnique non pris en charge par lassurance maladie
obligatoire, autre que la chirurgie esthétique, est considéré comme une intervention « de
confort ». Le DP du séjour doit être codé Z41.80 Intervention de confort, à lexclusion de tout
autre code. [Règle T6]
1.2.2.3. Traitement Unique Médical
• Cas habituels
Dans la situation de traitement unique médical, le DP est laffection traitée. [Règle T9]
Exemples :
hospitalisation en unité de soins intensifs cardiologiques (USIC) dun patient victime
dun infarctus du myocarde ; diagnostic et thrombolyse effectués par le SMUR ; le
DP de lUSIC est linfarctus (prise en charge initiale) ;
hospitalisation dun patient atteint dune pneumonie ; diagnostic établi lors du
passage dans la structure daccueil des urgences ; DP : la pneumonie.
Le DP nétant pas un code Z, il ne doit pas être mentionné de DR dans le RUM.
Le traitement médical peut être partagé entre deux unités médicales ou deux
établissements de santé. Le DP de chacun est alors laffection traitée.
Exemples :
infarctus cérébral ; hospitalisation initiale en soins intensifs
20 On rappelle la définition dun traitement répétitif et le fait que, pour le recueil dinformation du PMSI en
MCO, un traitement non répétitif est un traitement unique.
133
neurovasculaires (DP : linfarctus cérébral) ; mutation ou transfert au troisième
jour dans une unité de médecine ; celle-ci poursuivant la prise en charge
thérapeutique de linfarctus cérébral récent, il reste le DP de son RUM ;
hospitalisation pour suspicion dendocardite infectieuse ; transfert au CHR ;
confirmation de lendocardite et début du traitement (DP : lendocardite) ; transfert
au 12e jour dans létablissement dorigine pour la poursuite de lantibiothérapie ;
celui- ci poursuivant le traitement de lendocardite, elle reste le DP de son RUM.
• Cas particuliers
Il existe des exceptions :
o la curiethérapie et les irradiations en dose unique : le DP doit être codé Z51.01,
comme dans les autres cas dirradiation externe et interne ; [Règle T10]
o linjection de fer (pour carence martiale) en injection unique : le DP doit être
codé Z51.2
21
[Règle T10]
o les soins palliatifs : dès lors que leur définition est respectée 22 le DP est codé
Z51.5. [Règle T11]
Au terme des séjours pour curiethérapie à bas débit de dose, irradiation en dose unique, pour
soins palliatifs ou injection de fer (pour carence martiale), le diagnostic relié est laffection qui
a motivé la prise en charge.
Exemples :
séjour pour curiethérapie à bas débit de dose pour cancer de la prostate
: DP Z51.01, DR C61 ;
séjour de soins palliatifs pour cancer du corps utérin en phase terminale : DP Z51.5,
DR C54. ;
séjours de soins palliatifs pour SIDA avec cachexie : DP Z51.5, DR B22.2.
séjours pour injection de fer pour anémie par carence martiale : DP Z51.2,
lanémie D50. en DAS ou en DR dans le respect de la définition du DR.
Tous les séjours pour chimiothérapie, radiothérapie, transfusion sanguine,
oxygénothérapie hyperbare et aphérèse sanguine, injection de fer (pour carence
martiale
23
) quil sagisse dhospitalisation complète ou de séances
24
, doivent avoir en
position de DP le code adéquat de la catégorie Z51 de la CIM10. Lorsquun code Z51.0
, Z51.1, Z51.2, Z51.3, Z51.5 ou Z51.8 est en position de DP, la maladie traitée est
enregistrée comme DR chaque fois quelle respecte sa définition.
1.2.3. Situations équivalentes (au traitement unique)
On assimile à la situation de traitement unique les circonstances suivantes :
1°) La mise en route du traitement dune maladie chronique ou de longue durée, cest-à-dire
lhospitalisation nécessitée par la première administration dun traitement
médicamenteux appelé à être ensuite poursuivi au long cours. Les conditions précisées dans le
point 1.5 du chapitre I doivent être respectées.
21 Sous réserve que lhospitalisation soit justifiée, dans le respect des conditions fixées par larrêté Forfaits
modifié du 19 février 2015, version consolidée au 02 mai 2017 (Art.17).
22Instruction interministérielle N°DGOS/R4/DGS/DGSS/2023/76 du 21 juin 2023 relative à la poursuite de la structuration
des filières territoriales de soins palliatifs dans la perspective de la stratégie décennale 2024-2034.
23 Sous réserve que lhospitalisation soit justifiée, dans le respect des conditions fixées par larrêté Forfaits modifié du
19 février 2015, version consolidée au 02 mai 2017 (Art.17).
24 Les séances sont traitées dans le chapitre VII.
134
2°) Chez les patients diabétiques non amélioré par une adaptation ambulatoire du t raitement, la
nécessité dune rupture dans la prise en ch arge globa le avec cha ngement de la s tratégie
thérapeutique répondant au moins à lun des critères suivants :
- nécessité de recourir à un schéma insulinique avec plusieurs injections quotidiennes
dinsuline ou une insulinothérapie par pompe,
- nécessité de reconsidérer lapproche thérapeutique en cas déchec dun traitement
insulinique multi injections,
- nécessité de débuter ou modifier une insulinothérapie chez un patient à haut risque
cest-à-dire présentant au moins l'une des caractéristiques suivantes
o syndrome coronaire aigu ou AVC il y a moins dun an,
o rétinopathie pré proliférative sévère ou proliférative non stabilisée,
o insuffisance rénale avec un taux de filtration glomérulaire < 30 ml/mn (MDRD
ou CKD-EPI)
o antécédent dhypoglycémies sévères ou à répétition (plus de 4 par semaine)
ou non perçues
o grossesse chez une patiente diabétique de type 1 ou 2
o situation de précarité et disolement social.
Toute la prise en charge est réévaluée durant lhospitalisation (règles hygiéno-
diététiques, autosurveillance glycémique, traitement oral ou i njectable associé à
linsuline, traitement des comorbidités).
Il ne peut pas sagir seulement, au cours du séjour, de modifications posologiques
progressives du traitement antérieur, ou de la mise en place progressive du traitement avec
lequel le patient quittera lunité.
3°) Laccouchement normal
On désigne ainsi un accouchement en présentation du sommet sans complication chez
une femme indemne de toute morbidité obstétricale. Le DP du séjour est co dé O80.0
Accouchement spontané par présentation du sommet [Règle T12] .
4°) La naissance dun enfant séjournant en maternité avec sa mère : le DP du séjour du
nouveau-né est codé avec la catégorie Z38 Enfants nés vivants, selon le lieu de naissance
[Règle T13] . Si un problème de santé est découvert à la naissance ou pendant le séjour en
maternité, il est un diagnostic associé significatif du RUM du nouveau-né en maternité
25
.
5°) Linterruption volontaire de grossesse
Le DP du séjour dIVG est codé avec la catégorie O04 de la CIM10 interruption
médicale volontaire de grossesse en position de diagnostic principal (DP). Lorsquune
complication survient au cours du séjour même de lIVG, celle-ci est codée par le quatrième
caractère du code O04..
6°) Linterruption médicale de grossesse
Avant vingt-deux semaines révolues daménorrhée : le DP du séjour dIMG est codé avec la
catégorie O04 O04.-1 ; O04.-2 ou O04.-3 interruption médicale de grossesse ; à partir de vingt-
deux semaines révolues daménorrhée le DP du séjour dIMG est la cause fœtale ou
maternelle de lIMG
25 Les diagnostics associés sont traités dans le point 1 de ce chapitre.
135
1.3. HOSPITALISATION POUR SURVEILLANCE
La situation est celle dun patient atteint d'une affection connue, antérieurement
diagnostiquée, éventuellement traitée (antérieurement traitée ou en cours de traitement),
hospitalisé pour la surveillance de celle-ci.
Par séjour de surveillance on entend tout séjour
26 visant au suivi médical dune affection, à faire
le point sur son évolution ou sur ladéquation de son traitement, affection diagnostiquée
antérieurement au séjour et déjà traitée (précédemment opérée, par exemple) ou en cours de
traitement. La situation de surveillance est rencontrée pour lessentiel dans deux types de
circonstances :
• surveillance des maladies chroniques ou de longue durée : elle correspond en
particulier à lappellation courante de « bilan » ; elle concerne souvent — mais pas
seulement — des prises en charge « à froid », programmées, de brève durée ; au
cours ou au terme du séjour, des investigations ultérieures peuvent être programmées
ou des décisions thérapeutiques prises : institution, poursuite ou modification dun
traitement, indication opératoire, etc. ;
• la surveillance dun patient transféré dun autre établissement de santé après un
traitement (surveillance postopératoire ou postinterventionnelle, ou après traitement
médical).
La situation clinique de surveillance comprend la surveillance négative et la surveillance
positive.
1.3.1. Surveillance négative
Lorsquil nest pas découvert daffection nouvelle la surveillance est dite négative, le DP
est un « code Z ». [Règle S1]
Exemple : bilan de synthèse annuel de l'infection par le VIH
27 ; absence daffection
nouvelle ; DP : code Z de surveillance.
Le codage du DP dans les situations de surveillance négative utilise le plus souvent les
rubriques suivantes de la CIM10 :
• les catégories Z08 et Z09 ;
• les catégories Z34, Z35, Z39 pour l'antepartum, le postpartum;
• les codes Z38. et Z76.2 pour les nouveau-nés ;
• la catégorie Z48 pour les patients transférés après un traitement chirurgical — y
compris une transplantation dorgane — ou « interventionnel » réalisé dans un autre
établissement de santé ;
• Z71.3 pour les affections nutritionnelles ou métaboliques, Z71.4 et Z71.5 pour les
addictions ;
• la catégorie Z94 pour les organes et tissus greffés ;
• les codes Z95.1 à Z95.8 pour les porteurs de pontage coronaire et de prothèse
endoartérielle (stent)), de prothèse valvulaire cardiaque et « autres implants et greffes
cardiaques et vasculaires ».
26 Rappel : dans la mesure où lhospitalisation est justifiée conformément à larrêté « prestations » et à
linstruction gradation.
27 Circulaire DHOS/M2A/DGS/RI2 no 2007-415 du 19 novembre 2007.
136
Les consignes demploi des codes de surveillance négative sont indiquées dans le point 2
(Emploi des codes du chapitre XXI de la CIM10) du chapitre V.
Les codes de la catégorie Z94 simposent en position de DP dans les situations de
surveillance négative dun patient transplanté, c'est-à-dire pour les séjours de surveillance
après greffe dorgane ou de tissu au terme desquels il nest pas diagnostiqué de complication.
[Règle S2]
De même, les codes de la catégorie Z95 simposent en position de DP dans les situations
de surveillance négative dun patient porteur dun implant ou dune greffe cardio vasculaire
compris dans la catégorie. [Règle S3]
Dans une situation de surveillance négative laffection surveillée doit être enregistrée
comme DR lorsquelle respecte sa définition.
Exemple : bilan de synthèse annuel de l'infection par le VIH ; absence daffection
nouvelle ; DP : code Z de surveillance, DR : l'infection par le VIH (maladie chronique,
présente lors du séjour, objet de la surveillance).
Si une affection sans rapport avec la maladie surveillée est découverte incidemment au cours
du séjour, conformément à la définition du DP la situation est néanmoins de surveillance
négative car laffection découverte nest pas « le problème de santé qui a motivé
ladmission ». Laffection découverte est un diagnostic associé significatif (DAS).
Exemple : hospitalisation pour surveillance après colectomie pour cancer ; « bilan »
négatif ; découverte dune diverticulose sigmoïdienne au cours de la coloscopie, ou de
calculs biliaires ou de kystes rénaux lors de léchographie abdominale. Le code du DP
est Z08.0, le DR est le cancer colique (la situation est de surveillance négative à son
égard) ; la diverticulose sigmoïdienne, les calculs biliaires ou les kystes rénaux sont
un DAS.
1.3.2. Surveillance positive
Lorsquune affection nouvelle respectant la définition du DP est découverte, la surveillance
est dite positive. Le DP est laffection diagnostiquée. [Règle SD1]
Exemples :
bilan de synthèse annuel de l'infection par le VIH ; découverte d'un sarcome de
Kaposi ; DP : sarcome de Kaposi ;
bilan après vésiculoprostatectomie pour cancer ; découverte dune métastase
fémorale ; DP : métastase osseuse.
En effet, laffection diagnostiquée est en général une complication de la maladie surveillée ou
de son traitement, ou une récidive : la situation de surveillance positive équivaut ainsi à
celle de diagnostic (se reporter au point 1.1.4).
On considère comme une situation de surveillance positive :
• la découverte dune nouvelle localisation secondaire tumorale, y compris lorsquelle
siège dans un organe préalablement connu comme métastatique (os, foie, poumon,
etc.) ;
Exemple : bilan après vésiculoprostatectomie pour cancer ; métastase
osseuse fémorale connue ; découverte dune nouvelle métastase osseuse ;
DP : la métastase découverte, quelle siège aussi sur le fémur ou sur un autre
os.
137
• la découverte dune sténose coronaire significative chez un patient déjà porteur dune
ou plusieurs sténoses coronaires traitées antérieurement ;
• la découverte dune localisation viscérale nouvelle dun lymphome connu.
On rappelle quen revanche, si une affection sans rapport avec la maladie surveillée est
découverte au cours du séjour, conformément à la définition du DP la situation nest pas de
surveillance positive. Elle est de surveillance négative car laffection découverte nest pas « le
problème de santé qui a motivé ladmission ». Dans ce cas, laffection découverte est un
diagnostic associé significatif (DAS).
1.3.3. Situations équivalentes
On assimile à la situation de surveillance négative les circonstances suivantes. Après
accouchement dans un établissement de santé A, une mère et son nouveau-né sont
transférés dans un établissement de santé B pour les soins du postpartum (soins standard,
pas de complication, nouveau-né normal) ; en B : [Règle S4]
le DP du RUM de la mère est codé Z39.08 Soins et examens immédiatement après
laccouchement, autres et sans précision ;
le DP du RUM du nouveau-né est codé Z76.2 Surveillance médicale et soins médicaux
dautres nourrissons et enfants en bonne santé.
On assimile à la situation de surveillance positive les cas de séjours motivés par un
antécédent de cancer, au cours desquels est découverte une récidive. La tumeur, récidivant
est le DP [Règle SD2]. La notion de récidive est réservée aux cas de cancer :
• non métastatique demblée ;
• dont les séquences thérapeutiques constituant le traitement initial sont terminées ;
• considéré comme étant en rémission complète avant la découverte de la récidive
28
.
Il résulte de la définition de la situation de surveillance que la modification,
ladaptation, pendant ou au terme du séjour, du traitement dune affection connue,
antérieurement diagnostiquée, antérieurement traitée ou en cours de traitement, ne
transforme pas une situation de surveillance négative en situation de traitement et nautorise
pas à coder laffection comme DP. Les prescriptions (examens paracliniques, modification du
traitement) conséquences des constatations ou investigations faites au cours dun
séjour pour surveillance font partie de la surveillance, à lexception du cas particulier de la
nécessité dune rupture de la prise en charge globale avec changement thérapeutique
chez les patients diabétiques (point 1.2.3 2° chapitre IV).
1.3.4. Remarque à propos de la notion de « bilan »
Le mot « bilan » est un faux ami aux sens multiples. Le langage médical courant
lemploie en effet dans des situations diverses. Par exemple :
• « bilan de céphalées » aboutissant au diagnostic de tumeur cérébrale (ou à toute autre
étiologie) ou à l'absence de diagnostic : sens de « bilan diagnostique » renvoyant à la
situation de diagnostic (1.1) ;
• « bilan de cirrhose » conduisant au diagnostic d'hépatocarcinome ou à l'absence de
découverte nouvelle ; bilan d'un « alcoolotabagisme » ou d'antécédents familiaux de
cancer : sens de « bilan de surveillance » renvoyant à la situation de surveillance
(1.3).
28 Bulletin du cancer, 2001, 88 (2).
138
En conséquence, devant le mot bilan, il faut se garder den déduire par réflexe un
codage « en Z » du DP. La mention de ce mot dans la description d'un séjour hospitalier ne
constitue jamais une aide au choix du DP et l'analyse doit toujours être faite en termes de
situation clinique. Il faut déterminer quel était le but du « bilan ». Il est parfois diagnostique, et
son codage alors nemploie pas un code Z : situation de diagnostic (1.1). Il est souvent de
surveillance : en cas de surveillance positive (situation 1.3.2) son codage nemploie pas un
code Z, il ne le fait quen cas de surveillance négative (situation 1.3.1). Un « bilan » peut être
aussi prétendu « de dépistage » et lon relira ce qui est dit de cette notion dans le point 1.1.3.
Le bilan dun cancer : le but d'un bilan peut aussi être de déterminer lextension d'une
tumeur maligne. Le bilan dun cancer peut être fait dans deux situations :
• dans les suites du diagnostic positif : cest la situation de bilan initial dextension dun
cancer, dite de stadification préthérapeutique, traitée dans le point 1.1.4 (4°) ;
• à distance du diagnostic positif et du bilan initial dextension préthérapeutique :
surveillance (habituellement programmée) au cours du traitement, à son terme ou
ultérieurement en période de rémission ; il sagit de la situation de surveillance décrite
dans le point 1.3 ; les règles de choix du DP sont celles qui ont été énoncées.
Exemples : surveillance d'un cancer du sein au cours ou au terme dune
chimiothérapie…
découverte d'une métastase osseuse ; situation de surveillance positive (1.3.2) : le
DP est la métastase ;
pas daffection nouvelle ; situation de surveillance négative (1.3.1) : DP
: surveillance (ici code Z08.) ; le cancer du sein est le DR.
En conclusion, un séjour pour « bilan » dun cancer renvoie à deux types de situation
clinique qui dictent le choix du DP :
• bilan initial de stadification préthérapeutique : situation équivalente à celle de
diagnostic (1.3.1) ; quel que soit son résultat le DP est le cancer primitif (règle D9) ; il
ny a pas de DR ;
• autres bilans : situations de surveillance négative ou positive (1.3) ; le DP est un code
Z (règle S1), une complication du cancer (telle une métastase) ou une complication de
son traitement (règle SD1). Il nest jamais le cancer primitif ; celui-ci est enregistré en
position de DR lorsque la surveillance est négative puisque dans cette situation le DP
est un code Z. Le cancer primitif nest le DP quen cas de récidive (règle SD2).
Il nappartient pas au médecin responsable de linformation médicale ni au codeur de
trancher entre cancer et antécédent de cancer. Ce diagnostic est de la compétence du
médecin qui dispense les soins.
1.4. MALADIES CHRONIQUES ET DE LONGUE DURÉE
Les trois situations cliniques de diagnostic, de traitement et de surveillance sappliquent
sans particularité aux maladies « au long cours » :
• au terme d'un séjour motivé par les premiers symptômes dune maladie chronique ou
de longue durée aboutissant à son diagnostic initial (1.1.1) ou lors des situations
équivalentes (1.1.4) les règles relatives à la situation de diagnostic s'appliquent : le DP
est la maladie diagnostiquée ;
• lorsquun patient atteint d'une maladie chronique ou de longue durée connue,
antérieurement diagnostiquée, est hospitalisé pour traitement, les règles relatives à la
situation 1.2 s'appliquent : le DP est la maladie traitée ou un code Z ;
• lorsqu'un patient atteint d'une maladie chronique ou de longue durée connue,
antérieurement diagnostiquée, est hospitalisé pour surveillance, les règles relatives
139
aux situations 1.3 sappliquent : le DP est un code Z de surveillance négative, ou la
complication ou la récidive découverte.
NB : les prises en charge pour mise en route ou pour adaptation du traitement dune maladie
chronique ou de longue durée ne font pas exception aux règles. La mise en route du
traitement renvoie à lune des deux situations suivantes :
• situation de diagnostic (1.1.1) lorsque la mise en route accompagne le diagnostic
initial (voir p. 117 : « Que le diagnostic soit suivi ou non d'un traitement au cours du
séjour, la règle est la même. ») ; la maladie diagnostiquée et dont le traitement est
mis en route est le DP (il ny a pas de DR) ;
• situation de traitement (1.2) lorsque la mise en route a lieu au cours dun séjour
particulier, postérieur à celui du diagnostic : traitement unique (le DP est alors la
maladie, pas de DR) ou première administration dun traitement répétitif (dans ce cas
le DP est un code Z, le DR est la maladie traitée).
À propos de ladaptation du traitement, on rappelle que la modification, ladaptation,
pendant ou au terme du séjour, du traitement dune affection connue, antérieurement
diagnostiquée, antérieurement traitée ou en cours de traitement, ne transforme pas une
situation de surveillance négative en situation de traitement et nautorise pas à coder
laffection comme DP. Les prescriptions (examens paracliniques, modification du traitement)
conséquences des constatations ou investigations faites au cours dun séjour pour
surveillance font partie de la surveillance.
On rappelle aussi que des évolutions telles que laccroissement du volume ou lextension par
contiguïté dune tumeur connue, laugmentation de la dimension dun anévrysme artériel ou
du gradient dun rétrécissement aortique, et toutes les é volutions naturelles comparables,
nautorisent pas à coder la maladie comme DP au terme des bilans : on doit se référer à la
situation de surveillance.
Il résulte de ce qui vient dêtre exposé quune maladie chronique ou de longue
durée ne peut être le DP dun séjour que dans les circonstances suivantes :
diagnostic positif de la maladie (règle D1) ;
poussée aigüe (règle D5)
29 ;
bilan initial préthérapeutique de stadification (dextension) du cancer (règle D9) ;
chez les patients diabétiques, la nécessité dune rupture dans la prise en charge
globale avec changement de la stratégie thérapeutique et réévaluation de toute la prise
en charge ;
traitement unique (règles T) ;
récidive après rémission (règle SD2) ; décès éventuellement
30
.
29 Si elle correspond à une réalité médicale et sil nexiste pas de code propre à létat aigu.
30 Hors complication terminale ou autre pr oblème de sa nté ayant motivé la dmission, conformément à la
définition du DP, et ayant son code propre — infection, par exemple ; se reporter à la règle D7 —, et hors
soins palliatifs (règle T11).
140
1.5. QUE FAIRE SI LANALYSE EN TERMES DE SITUATION CLINIQUE PROPOSE PLUS
DUN DIAGNOSTIC PRINCIPAL
Le DP étant le problème de santé qui a motivé ladmission, une telle circonstance ne peut
être que rare. Le DP, déterminé à la sortie de lUM, est alors celui des problèmes qui a
mobilisé lessentiel des efforts de soins. [Règle M1]
Dans le cas où les deux problèmes auraient mobilisé des efforts d'importance comparable,
cest-à-dire dans le cas de prises en charge équivalentes, et dans ce cas seulement
31
, le
choix du DP parmi les ex æquo est laissé à létablissement de santé. [Règle M2]
Laffection qui nest pas retenue comme DP est un DAS.
EN CONCLUSION : le diagnostic principal du RUM dépend de la situation clinique. Les
situations cliniques sont au nombre de trois :
• diagnostic ;
• traitement ;
• surveillance négative (la surveillance positive équivalant à la situation de diagnostic).
1.6. PRISE EN CHARGE PRÉVUE NON RÉALISÉE
Le DP défini comme le problème de santé qui a motivé ladmission ne connaît
quune exception. Elle concerne les situations dans lesquelles, alors quun patient est admis
pour une prise en charge prévue à lavance, celle-ci savère impossible à réaliser, en général
du fait dune contre-indication.
La règle sapplique à des hospitalisations motivées par des prises en charge (médicales,
chirurgicales ou interventionnelles) prévues à lavance (si une utilisation du plateau technique
est nécessaire, ses moyens ont été réservés antérieurement à lhospitalisation). La
production dun RUM doit respecter les conditions exposées dans le point 1.5 du chapitre I.
Exemples :
hospitalisation programmée pour chimiothérapie antitumorale ; le médecin
prend connaissance de la numération formule sanguine (NFS) qui montre une
leucopénie et une thrombopénie contre-indiquant la chimiothérapie, et
explique au patient pourquoi celle-ci ne peut pas être administrée ; le patient
retourne à son domicile. Aucun RUM nest produit car la lecture dune NFS et
lexplication donnée ne justifient pas une ho spitalisation (une consu ltation
externe peut-être facturée).
Panne de matériel ou non disponibilité plateau technique, aucun RUM nest produit.
Dans le cas où la production dun RUM est justifiée, il existe deux modalités de codage du
diagnostic principal :
• laffection cause de la contre-indication lorsquelle nécessite une prise en charge
diagnostique ou thérapeutique.
Exemples :
hospitalisation programmée pour chimiothérapie antitumorale ; une fièvre est
constatée à lentrée et la chimiothérapie annulée ; lhospitalisation permet le
diagnostic et le traitement dune pneumonie ; DP : la pneumonie.
31 Dont la réalité doit être contrôlable dans e dossier du malade : le RUM doit être conforme au contenu du
dossier médical du patient.
141
hospitalisation programmée pour intervention chirurgicale ; une fièvre est
constatée quelques heures après ladmission et lintervention annulée ; une
hospitalisation de 48 heures ne permet pas didentifier la cause de la fièvre ;
retour à domicile ; DP : la fièvre.
Un code de la catégorie Z53 Sujets ayant recours aux services de santé pour des actes
médicaux spécifiques, non effectués est enregistré comme diagnostic associé.
• Le motif de non-réalisation ne justifie quune surveillance, sans quune affection ne
soit mise en évidence ; cette circonstance ne peut être que rare car lhospitalisation
doit respecter les conditions exposées dans le point 1.5 du chapitre I ; DP : Z53.
CHAPITRE VII
LES SÉANCES
143
VII. LES SÉANCES
1. DÉFINITION ET RÈGLES GÉNÉRALES DU RECUEIL DINFORMATIONS
Au sens du PMSI, une séance est une venue dans un établissement de santé — « venue
pour séance » — limitée à une journée (dates dentrée et de sortie égales) ou à une nuit en
cas de séance nocturne (date de sortie supérieure de 1 à la date dentrée), impliquant
habituellement sa fréquentation itérative pour lun des motifs thérapeutiques suivants à
lexclusion de tout autre : épuration extrarénale, chimiothérapie (pour tumeur ou pour
affection non tumorale), radiothérapie (préparation et irradiation), transfusion sanguine,
oxygénothérapie hyperbare, aphérèse sanguine, injection de fer (pour carence
martiale). Seules les séances correspondant à ces critères peuvent donner lieu à la mention
dun chiffre supérieur à zéro au titre de litem « nombre de séances » du résumé de sortie
standardisé (RSS).
À une date calendaire donnée, il ne peut être réalisé quune séance et une seule. Si
plusieurs actes sont réalisés au cours dune séance, y compris au cours de venues
successives, par exemple une le matin et une laprès-midi, ils sont enregistrés dans le RSS
de la séance à la date de celle-ci. Cest en particulier le cas des traitements fractionnés dont
il est question dans ce chapitre.
Il est laissé au choix des unités médicales :
• soit de produire un RSS à chaque séance (RSS-séance) ;
• soit de produire un RSS réunissant des séances identiques dont le nombre est
enregistré au moyen de litem « nombre de séances » (RSS-séances).
On ne peut comptabiliser plusieurs séances dans un même RSS (« RSS-séances ») que si
toutes ont été identiques, notamment en matière dactes effectués.
Toutefois, les recommandations particulières faites pour la chimiothérapie depuis 2007229
sont désormais valables pour toutes les séances : il est fortement recommandé aux
établissements de santé de produire dans tous les cas un RSS par séance (RSS-séance) afin
de se préparer à la facturation individuelle des établissements de santé (FIDES) à
lassurance maladie. Les dates dentrée et de sortie mentionnées dans le RSS sont alors
celles de la séance et le « nombre de séances » est égal à 1230.
Dans les établissements qui continuent transitoirement de produire des « RSS-séances » (RSS
réunissant chacun plusieurs séances identiques), à lexclusion de la préparation à la
radiothérapie dont la particularité est traitée plus loin, la date dentrée du RSS est celle de la
première séance, la date de sortie celle de la dernière séance et litem « nombre de séances »
indique le nombre de séances identiques réalisées entre ces deux dates. La durée maximum
couverte par un RSS-séances est dictée par lobligation de transmission des fichiers de RSA
à lagence régionale de santé
231
.
Lorsquun patient hospitalisé dans un établissement de santé pour une raison autre quun des
motifs de séance cités ci-dessus doit subir, au cours de la même hospitalisation et dans le
même établissement, une ou des séances, on distingue trois situations.
229 Instruction de la DHOS du 25 janvier 2007. Rappel et précisions concernant la transmission du fichier
FICHCOMP par les établissements ex-DG.
230 Depuis le 1er mars 2012, le renseignement du « nombre de séances » est indispensable au
classement du RSS dans un groupe homogène de malades (GHM) de séances.
231 Se reporter au point 1 du chapitre III.
144
1°) Si le patient est hospitalisé en médecine, chirurgie, obstétrique ou odontologie (MCO),
autrement dit si les unités dhospitalisation et de réalisation de la séance appartiennent toutes
deux au champ dactivité de MCO de létablissement, il ne peut pas être produit de RSS-séance
(et si un RSS-séances avait été créé préalablement à lhospitalisation il doit être suspendu).
Toutes les fois quelle est codable avec la Classification commune des actes médicaux (CCAM),
lactivité liée aux séances doit être enregistrée en tant quactes dans le RSS dhospitalisation,
la zone « nombre de séances » étant laissée vide ou égale à 0. Seule la préparation à
lirradiation fait exception à cette règle générale : voir infra le point 4.1.
2°) Si le patient est hospitalisé en soins médicaux et de réadaptation (SMR), en psychiatrie ou
en soins de longue durée dans le même établissement : lunité de MCO qui réalise la
séance produit un RSS-séance (ou, si un RSS-séances avait été préalablement créé, il est
poursuivi
232
).
3°) Si le patient est hospitalisé à domicile (HAD), que lHAD soit une structure indépendante
ou quelle appartienne au même établissement, lunité de MCO qui réalise la séance produit
un RSS-séance (ou, si un RSS-séances avait été préalablement créé, il est poursuivi).
Pour des séances effectuées au bénéfice de patients hospitalisés dans un autre
établissement, se reporter aux consignes concernant les prestations interétablissements
(point 3 du chapitre I).
On ne doit pas confondre la séance telle quelle vient dêtre définie, avec les actes en
séances. Un jour donné il ne peut être réalisé quune séance au sens du PMSI (comme du
point de vue de la gestion administrative des patients
233
). En revanche, au cours de celle-
ci, p lusieurs actes médicotechniques en séances peuvent éventuellement être effectués.
Dans ce cas, le recueil voit lenregistrement dune séance au titre de litem « n ombre de
séances », et le codage des différents actes réalisés.
2. LHÉMODIALYSE ET LENTRAINEMENT À LA DIALYSE PÉRITONÉALE EN
SÉANCES
La réalisation dune séance dhémodialyse ou dentraînement à la dialyse péritonéale
effectuée dans un établissement de santé soumis au recueil dinformations du PMSI en MCO
donne lieu à la production dun RSS-séance, quune admission ait été prononcée ou non,
cest-à-dire y compris en labsence douverture dun dossier administratif dhospitalisation
dans une unité de MCO
234
.
Le codage du diagnostic principal des séances dhémodialyse utilise le code Z49.1 de la
Classification internationale des maladies (CIM10). Celui du diagnostic principal des
séances dentraînement à la dialyse péritonéale emploie les extensions Z49.20 et Z49.21
235
.
232 Par « poursuite dun RSS-séances » on désigne lincrémentation de litem « nombre de séances » du
nombre de séances effectuées.
233 Statistique annuelle des établissements : « Dans la même discipline, pour un même malade, on ne
compte qu'une seule venue ou séance par jour et par type dactivité, même si le malade vient plusieurs fois
le même jour ».
234 Les consignes relatives aux séances ne concernent pas lalternative à la dialyse en centre (se reporter
au point 1.2.2 du chapitre I et au chapitre II).
235 Codes étendus créés pour la version 10 (2006) de la classification des GHM.
145
3. LA CHIMIOTHÉRAPIE EN SÉANCES
La C IM10 ne réserve pas la chimiothérapie au traitement des tumeurs. Le mot chimiothérapie y
est présent dans son acception de « traitement par des moyens chimiques »
236
.
Le schéma élémentaire de production d'informations concernant les séances de
chimiothérapie est le suivant :
• un RSS est produit pour chaque séance ;
• à chaque RSS est attaché un numéro administratif de séjour ;
• ce même numéro administratif de séjour est reporté dans FICHCOMP
237 avec la
consommation médicamenteuse associée.
La règle à respecter est dans tous les cas, celle de l'association d'un numéro administratif de
séjour différent à chaque RSS.
3.1. LA CHIMIOTHÉRAPIE POUR TUMEUR
Une venue pour séance de chimiothérapie pour tumeur ne peut donner lieu à la production dun
RSS-séance que sil y a eu ouverture dun dossier administratif dhospitalisation dans une
unité de MCO.
Le codage du diagnostic principal des séances de chimiothérapie pour tumeur :
• utilise le code Z51.1 de la CIM10 ;
• la tumeur traitée est enregistrée comme diagnostic relié (DR).
3.2. LA CHIMIOTHÉRAPIE POUR AFFECTION NON TUMORALE
Une venue pour séance de chimiothérapie pour affection non tumorale ne peut donner lieu à
la production dun RSS-séance que sil y a eu ouverture dun dossier administratif
dhospitalisation dans une unité de MCO.
Le codage du diagnostic principal des séances de chimiothérapie pour affection non
tumorale utilise le code Z51.2 de la CIM10.
4. LACTIVITÉ DE RADIOTHÉRAPIE
Les consignes qui suivent concernent lactivité de radiothérapie dispensée sur un mode
ambulatoire dans un établissement de santé. Pour toutes les irradiations nécessitant une
hospitalisation les règles de production du résumé dunité médicale sont identiques à celles
des autres séjours hospitaliers.
Les consignes développées ici concernent les traitements de radiothérapie au sens large,
incluant lirradiation externe (pour la part la plus importante) mais aussi la curiethérapie,
lorsque celle-ci est réalisée en ambulatoire dans un établissement de santé.
236 Voir dans le point 2 du chapitre V (Emploi des codes du chapitre XXI de la CIM10) ce qui concerne
les codes Z08.2 et Z09.2, Z51.1 et Z51.2.
237 À propos de FICHCOMP, se reporter au chapitre II.
146
4.1. LE RÉSUMÉ STANDARDISÉ DE PRÉPARATION
Le résumé standardisé de préparation (RSP) à lirradiation est dune nature différente
de celle des autres résumés du PMSI. Il doit être conçu non comme un résumé de séjour
mais comme un support de description de la préparation à lirradiation dans son intégralité.
Il présente les propriétés suivantes :
• par convention il doit être élaboré à la fin du traitement de radiothérapie, cest-à-dire
après que la dernière séance dirradiation a eu lieu ;
• il est unique pour chaque patient subissant un traitement de radiothérapie ; à ce titre,
il doit résumer au mieux la totalité de la prise en charge pour préparation d'irradiation.
Pour son élaboration, outre le dossier médical du patient, il sappuie donc
particulièrement sur le document de suivi propre au service de radiothérapie ;
• pour un même patient, son numéro (numéro de RSP) est différent de celui du résumé
dirradiation.
Cas particuliers :
• les reprises de préparation sont à traiter de façon identique : le RSP doit résumer
lensemble des actes de préparation réalisés pour un patient donné ; dans les cas de
reprise il comporte donc les actes de première préparation ainsi que ceux de la
seconde (voire troisième) préparation
238
, dans le respect des règles demploi de la
Classification commune des actes médicaux (CCAM) ;
• lorsquun ou des actes de préparation à lirradiation sont effectués au cours dune
hospitalisation en MCO pour un autre motif :
lhospitalisation donne lieu à la production dun RSS selon les règles habituelles,
auquel sajoute un RSP qui enregistre les actes de préparation ; sils sont les
premiers du plan de traitement, le RSP est ouvert à la date dentrée de
lhospitalisation ; si un RSP avait été antérieurement ouvert, ce dernier est poursuivi ;
dans le cas très particulier (et relativement rare) où, à la fois, la totalité de la
préparation et lirradiation ont lieu au cours de la même hospitalisation, on ne réalise
pas de résumé standardisé de préparation. En revanche, il importe alors que les
actes de préparation soient reportés dans le RSS dhospitalisation
239
.
Ainsi, lorsque la préparation à lirradiation se déroule au cours dune hospitalisation,
les actes réalisés pendant celle-ci alimentent le RSP — et non le RSS — de la même
manière que sils avaient été réalisés en ambulatoire. Cette consigne est valable
quel que soit le moment de survenue de lhospitalisation :
• hospitalisation initiale au cours de laquelle est ouvert un RSP qui se poursuivra au-
delà delle (parce que une ou des séances dirradiation, éventuellement dautres actes
de préparation, auront lieu après cette hospitalisation) ;
• hospitalisation survenant alors quun RSP a été ouvert antérieurement à elle ;
En revanche, lorsque la totalité de la préparation et de lirradiation ont lieu au cours d une
même hospitalisation, on ne produit pas de RSP mais un RSS dans lequel sont enregistrés
les actes de préparation et dirradiation.
238 À propos de la prise en compte de ces reprises de préparation il est à noter que, lors du groupage, cest la
préparation la plus lourde qui détermine le groupe homogène de malades (GHM) daffectation. Par ailleurs, par
construction du modèle de létude nationale des couts par activité médicale, la valorisation des GHM de
préparation tient compte du fait que, dans un pourcentage de cas défini, les préparations à lirradiation comportent un
temps de reprise.
239 La mention de ces actes dans le RSS dhospitalisation peut permettre dobserver si le GHM daccueil de
ces séjours a lieu dêtre scindé pour isoler, par exemple, les irradiations en hospitalisation avec ou sans
préparation.
147
En conclusion, la réalisation dactes de préparation alimente toujours un RSP. Sauf lorsque
la totalité de la préparation et de lirradiation ont lieu au cours dune même hospitalisation.
Production du résumé standardisé de préparation :
1) La date dentrée est la date de première venue pour préparation.
2) La date de sortie est la date de la dernière séance dirradiation.
On rappelle que le RSP est unique pour le traitement dun patient donné. En
conséquence, sagissant de résumés de préparation, il ny a pas lieu de sattacher
au problème de périodicité ca lendaire. À titre dexemple, une préparation
commencée le 30 juin et achevée en juillet, avec une dernière séance dirradiation
réalisée le 15 aout ne donne lieu à lélaboration que dun seul RSP, dont la date
dentrée est le 30 juin et la date de sortie le 15 aout.
3) Le diagnostic principal (DP) est codé Z51.00 Séance de préparation à une irradiation.
4) On reporte le code de la tumeur irradiée en position de diagnostic relié.
5) Par convention on renseigne litem « nombre de séances » du RSS en y portant un chiffre
égal (ou supérieur) à 1. Leffet de cette consigne est de rattacher les résumés standardisés
de préparation à la catégorie majeure n° 28 des séances de la classification des GHM.
6) Les actes portés dans le RSP sont les actes de préparation à une irradiation, codés au
moyen de la CCAM.
4.2. LE RSS-SÉANCE(S) DIRRADIATION
Pour un même patient, le numéro du RSS-séance(s) dirradiation est différent de celui du
RSP.
Il est admis :
• soit délaborer un RSS à chaque séance dirradiation ;
• soit de produire un RSS réunissant des séances identiques ; il convient de considérer
comme identiques des séances dont les actes dirradiation sont identiques ; cette
consigne implique donc de produire un nouveau RSS-séance(s) chaque fois que lacte
dirradiation change.
Mais la première option est fortement recommandée aux établissements de santé afin de
préparer la facturation individuelle des établissements de santé (FIDES) à lassurance
maladie.
Production dun RSS-séance(s) dirradiation
1) Cas recommandé — Un RSS est produit pour chaque séance :
• la date dentrée est égale à la date de sortie et à la date de réalisation de la séance ;
• litem « nombre de séances » est renseigné et égal à 1 ;
• le DP est codé Z51.01 Séance dirradiation ;
• la tumeur traitée est enregistrée comme diagnostic relié (DR) ;
• on enregistre le type de dosimétrie (se reporter au point 1 du chapitre I) ;
• lacte codé est lacte dirradiation réalisé au cours de la séance.
148
2) Cas transitoire éventuel — Un RSS-séances réunit plusieurs séances:
• la date dentrée est la date de la première séance ;
• la date de sortie est la date de la dernière séance comportant le même acte
dirradiation ;
• litem « nombre de séances » est renseigné et supérieur à 1 ;
• le DP est codé Z51.01 ;
• la tumeur irradiée est enregistrée comme DR ;
• on enregistre le type de dosimétrie, identique lors de chacune des séances
correspondant à ce RSS-séances ;
• lacte codé est lacte dirradiation réalisé, identique lors de chacune des séances
correspondant à ce RSS-séances.
Un cas particulier est rencontré lorsque deux actes d'irradiation, voire davantage, sont
réalisés dans la même journée
24012. Deux circonstances doivent être envisagées :
1) Les actes ont été réalisés au cours de la même venue dans lunité de radiothérapie.
Cette circonstance se rencontre notamment dans les cas suivants :
• pour des raisons techniques les différentes irradiations nécessaires à la bonne
conduite du traitement ont été réalisées sur des machines distinctes, successivement ;
• pour des raisons médicales, plusieurs volumes cibles ont été traités lors de la venue
(par exemple, prise en charge de plusieurs métastases).
Dans ces cas on enregistre chacun des actes d'irradiation dans le RSS-séance(s).
2) Les actes ont été réalisés dans le cadre dun traitement fractionné dispensé au cours de la
même journée.
La notion de traitement fractionné (généralement bifractionné) est sans ambiguïté pour
les spéc ialistes (et sans confusion possible avec une irradiation comportant, par
exemple, deux passag es-machine). Il n'appartient donc pas au médecin
responsable de linformation médicale de décider de la qualification d'un traitement
multiple dans la journée. Dans tous les cas, la déclaration du médecin radiothérapeute,
prescripteur du traitement, doit être suivie. Quoi qu'il en soit, le cas le plus fréquent
est alors celui dun traitement bifractionné partagé entre le matin et laprès-midi du
même jour.
Dans cette circonstance on enregistre deux actes d'irradiation dans le RSS-
séance(s) pour un traitement bifractionné (trois pour un traitement trifractionné).
Il est souhaitable que les établissements de santé enregistrent, dune part tous les types
dirradiation réalisés au cours dune hospitalisation, dautre part les préparations à lirradiation
entièrement réalisées au cours dune hospitalisation. Pour être en mesure de faire évoluer la
classification des GHM il importe de caractériser au mieux les hospitalisations.
240 Le cas le plus fréquent est toutefois, de loin, celui de l'acte d'irradiation unique dans la journée : un
seul acte d'irradiation est réalisé, au cours d'une venue unique dans lunité de radiothérapie.
149
5. LA TRANSFUSION SANGUINE EN SÉANCES
Une venue pour transfusion sanguine en séance ne peut donner lieu à la production dun
RSS-séance(s) que sil y a eu ouverture dun dossier administratif dhospitalisation dans
une unité de MCO.
Le codage du diagnostic principal des séances de transfusion sanguine utilise le code
Z51.30. On rappelle que lindication « sans mention de diagnostic » contenue dans
son intitulé, désormais entre parenthèses, est liée à lesprit général du chapitre XXI de la
CIM 10
241 ; elle est sans conséquence pour le codage des séances de transfusion
sanguine et nempêche pas de coder la maladie motivant la transfusion comme diagnostic
relié lorsque celle-ci en respecte sa définition.
6. LOXYGÉNOTHÉRAPIE HYPERBARE EN SÉANCES
Une venue pour séance doxygénothérapie hyperbare (« séance de caisson ») ne peut
donner lieu à la production dun RSS-séance(s) que sil y a eu ouverture dun dossier
administratif dhospitalisation dans une unité de MCO.
Le codage du DP dune séance doxygénothérapie hyperbare utilise le code Z51.80
Un cas particulier est rencontré lorsque deux actes doxygénothérapie hyperbare (voire
davantage) sont réalisés dans la même journée, au cours de venues successives (par
exemple une le matin et une laprès-midi). Cette circonstance correspond aux traitements
délivrés de manière fractionnée. On enregistre autant dactes dans le RSS-séance(s) quil en
a été réalisé.
7. LES APHÉRÈSES SANGUINES EN SÉANCES
Une venue pour séance daphérèse sanguine ne peut donner lieu à la production dun RSS-
séance(s) que sil y a eu ouverture dun dossier administratif dhospitalisation dans une unité
de MCO.
Le codage du DP des séances daphérèse sanguine utilise le code Z51.31.
241Voir dans le point 2 du chapitre V (Emploi des codes du chapitre XXI de la CIM10) ce qui concerne le
code Z51.3.
150
INDEX ALPHABETIQUE
A
ABCÈS ............................................................... 86, 87
ACCIDENT DE VOITURE ..................................... 118
ACCIDENT DU TRAVAIL ......................................... 40
ACCIDENTS ISCHÉMIQUES TRANSITOIRES (AIT)
............................................................................ 78
ACCOUCHEMENT .............................................. 5, 12
ACTE
Daccouchement ......................................................... 23
Transfert pour ou après réalisation d'un acte ............. 14
ACTE CHIMIOTHÉRAPIE ........................................ 34
ACTE MÉDICAL
Autopsie d'un enfant né sans vie ................................ 22
Classant ....................................................................... 19
Date de réalisation de lacte........................................ 21
De confort ................................................................... 98
Effectués aux urgences................................................ 22
En séance .................................................................. 100
Nombre de réalisation ................................................ 21
Non effectués .............................................................. 71
Non pris en charge par lassurance maladie................ 98
Prélèvement dorganes ............................................... 37
Réalisé à titre externe ................................................... 6
Voie endoscopique ...................................................... 66
ACTE MÉDICOTECHNIQUE ................................... 32
ACTE RADIOTHÉRAPIE ......................................... 34
ACTES ............................... II, 18, 43, 46, 53, 103, 131
ACTES DE DIALYSE RÉNALE ............................... 34
ACTES DE RADIOTHÉRAPIE ................................. 26
ACTES EFFECTUÉS DANS DES
ÉTABLISSEMENTS ............................................ 88
ADDICTOLOGIE, UNITÉ MÉDICALE ........................ 3
ADMINISTRATION DE PRODUITS ......................... 19
Réserve hospitalière ................................................ 19
ADMISSION
Réadmission le jour de sortie .................................. 7, 15
AGE GESTATIONNEL ....................................... 23, 93
ALCOOLÉMIE .......................................................... 94
ALGOLOGIE .......................................................... 128
ALLERGOLOGIE,TEST ........................................... 93
ANÉMIE ............................................... 81, 82, 86, 100
ANÉMIE POSTHÉMORRAGIQUE .......................... 81
ANÉMIE POSTOPÉRATOIRE ................................. 81
ANÉVRISME CÉRÉBRAL........................................ 80
ANÉVRYSME ARTÉRIEL .............................. 125, 139
ANO-HOSP ........................................................ 40, 58
ANONYMAT ....................................................... 11, 25
ANTÉCÉDENT DE CANCER ........................... 82, 102
ANTÉCÉDENTS MALADIES
CÉRÉBROVASCULAIRES
personnel ..................................................................... 80
ANTEPARTUM .................................................. 70, 96
APHASIE ................................................................. 78
APHÉRÈSE SANGUINE ................................ 100, 143
APNÉES DU SOMMEIL ......................................... 124
ASCITE,ÉVACUATION .......................................... 128
ASTÉRISQUE (CODE CIM-10) ............................... 65
ATHÉROSCLÉROSE ............................................... 83
ATTENTE DE PLACEMENT .................................. 101
AUTODIALYSE .......................................................... 6
AUTORISATION D'UNITÉ MÉDICALE .................... 26
AVORTEMENT .................................. 15, 86, 107, 108
B
B HORS NOMENCLATURE (BHN) ........................ 46
B2, NORMES ........................................................... 17
BACTÉRIE MULTIRÉSISTANTE [BMR] ................ 116
BACTÉRIE, PORTEURS SAINS ............................. 96
BACTÉRIÉMIE ....................................................... 117
BAISSES DE LA PRESSION INTRAARTÉRIELLE104
BILAN..................................................................... 124
Après greffe ............................................................... 103
Cancer ...................................................................... 126
Préopératoire............................................................... 94
Préopératoire, préinterventionnel .............................. 94
BOTULIQUE,TOXINE ............................................ 128
BRÛLURES ........................................................... 119
C
CAISSON .................................. VOIR TRAITEMENTS
OXYGÉNOTHÉRAPIE HYPERBARE
CANCER ................................................................ 138
Bilan ........................................................................... 138
Récidive...................................................................... 137
Stadification ............................................. 126, 138, 139
CARENCE VITAMINIQUE ....................................... 83
CCAM
Codage ......................................................................... 21
CHAINAGE .............................................................. 45
CHAINAGE ANONYME
Principe ....................................................................... 56
Procédure ................................................................... 57
CHAMBRE IMPLANTABLE ..................................... 99
CHIMIOEMBOLISATION ....................................... 132
CHIMIOTHÉRAPIE
Orale ............................................................................ 48
151
Prophylactique ............................................................ 96
Séances ....................................................................... 33
Unité ambulatoire ....................................................... 27
CHIRURGIE
De confort ................................................................. 130
Esthéthique ............................................................... 129
Plastique non esthétique .......................................... 130
CHOC SEPTIQUE ................................................. 117
CHUTES À RÉPÉTITION ........................................ 83
CICATRICE.............................................................. 88
CLASSIFICATION INTERNATIONALE DES
MALADIES ........................................ 21, 31, 63, 76
CLASSIFICATION TNM ......................................... 126
COLONISATION BACTÉRIENNE ................... 91, 116
COLOSTOMIE ......................................................... 98
COLOSTOMIE (CODAGE) .................................... 131
COMA .................................................... 71, 78, 89, 90
COMPLICATION DUN ACTE DIAGNOSTIQUE OU
THÉRAPEUTIQUE .............................................. 84
COMPLICATIONS
Actes médicaux......................................................... 84
Codage en T ................................................................. 84
COMPLICATIONS DES ACTES MÉDICAUX ET
CHIRURGICAUX ................................................. 85
CONDITION ÉCONOMIQUE, FAMILIALE,
SOCIAUX, ÉCONOMIQUES,
PSYCHOLOGIQUES, ........................................ 101
CONFIDENTIALITÉ DES INFORMATIONS ............ 59
CONFORT (ACTE, INTERVENTION DE..) .............. 98
CONSERVATION DES FICHIERS ACTIVITÉS ET DE
FACTURATION... ................................................ 61
CONSERVATION DES INFORMATIONS
durée des fichiers de facturation ................................ 61
CONSERVATION DES INFORMATIONS ............... 61
durée des fichiers d'activité ........................................ 61
CONSULTATIONS EXTERNES . 6, 32, 37, 38, 43, 45,
50, 51
CONTINUITÉ INTESTINALE, RÉTABLISSEMENT 98,
99, 103, 131
CONTRE-INDICATION .......................................... 140
CONTRÔLE, SOINS DE .......................................... 98
CONTRÔLES QUALITÉ INFORMATION .................. 8
CONVERSION
Variable de conversion ................................................ 17
CRITÈRE PHÉNOTYPIQUES ... VOIR DÉNUTRITION
CYSTITE AIGÜE ...................................................... 88
D
DAGUE (CODE CIM-10) .......................................... 65
DATE DE LHOSPITALISATION ............................. 39
DATE DE NAISSANCE ............................................ 11
DATE DE SORTIE ................................................... 18
DATE D'ENTRÉE:.................................................... 13
DATEXP (FICHIER) ................................................. 42
DÉCÈS
Date de sortie ............................................................ 18
Mode de sortie .......................................................... 18
DÉCOMPENSATION
Maladie chronique ................................................... 125
Respiratoire ............................................................... 106
DÉNUTRITION ...................................................... 109
DÉPENDANCE
Envers une machine ................................................... 103
DÉPISTAGE .......................................................... 124
Surdité néonatale ...................................................... 95
DÉPISTAGE (CODE CIM-10) .................................. 95
DIABÈTE
Codage ....................................................................... 89
DIAGNOSTIC ASSOCIÉ .......................................... 66
Par convention ........................................................... 68
Significatif .................................................................... 66
DIAGNOSTIC PRINCIPAL
Information médicale .................................................. 21
Maladie chronique ..................................................... 125
Morbidité principale ................................................... 63
Multiple ..................................................................... 140
Symptôme, syndrome .................................................. 64
DIAGNOSTIC RELIÉ ............................................... 64
DIALYSE RÉNALE
A domicile, en autodialyse ............................................. 6
Code Z49 ...................................................................... 99
Confection dune fistule ............................................ 99
Entrainement à la dialyse péritonéale ... Voir Dialyse
rénale: hémodialyse en séance
Hémodialyse en séance ......................................... 144
Prestation interétablissement ..................................... 33
Séances .......................................................................... 6
DISPOSITIF MÉDICAL IMPLANTABLE................... 99
DON
Lactarium ..................................................................... 46
Ovocytes .................................................................... 101
DOSIMÉTRIE ........................................................... 24
DOSSIER MÉDICAL ............................................... 60
DOULEUR CHRONIQUE ......................................... 89
Unité médicale ............................................................. 27
DRUIDES ........... 25, 40, 42, 43, 45, 51, 52, 53, 58, 59
E
ÉCHEC INTERRUPTION DE GROSSESSE ......... 107
EEG ............ VOIR ÉLECTROENCÉPHALOGRAMME
EFFET NOCIF DE MÉDICAMENT .......................... 90
ELECTRODE DE STIMULATION CARDIAQUE,
DÉPLACEMENT .................................................. 85
ÉLECTROENCÉPHALOGRAMME ........................ 123
ELECTROENCÉPHALOGRAMME DE LONGUE
DURÉE ................................................................ 94
EMBOLIE CÉRÉBRALE .......................................... 78
ENDOCARDITE SUR VALVE PROTHÉTIQUE ....... 88
ENFANT NÉ SANS VIE ............................................. 5
ENREGISTREMENT POLY(SOMNO)GRAPHIQUE
Codage ......................................................................... 94
ENREGISTREMENT POLYSOMNOGRAPHIQUE 123
ENTRAINEMENT À LA DIALYSE PÉRITONÉALE 144
ENTRÉE
152
Date, mode .................................................................. 13
EPANCHEMENT PLEURAL,ÉVACUATION ......... 128
E-PMSI ............................... III, 10, 27, 40, 56, 59, 119
EPURATION EXTRARÉNALE ................................... 6
ESTHÉTIQUE, CHIRURGIE ESTHÉTIQUE....... 3, 98,
130, 132
ÉTAT GRABATAIRE .............................................. 103
Consignes de codage ............................................ 103
ETAT PERMANENT .................................. 64, 65, 130
EXTERNES (ACTE,CONSULTATIONS,SOIN) .......... 6
F
FICHCOMP . 22, 33, 34, 38, 41, 42, 52, 53, 57, 58, 59,
73, 143, 145
FICHCOMP
fichier .......................................................................... 41
FICHIER
dinformation des unités médicales ............................ 26
Fichier national des établissements sanitaires et sociaux
................................................................................ 10
FICHSUP
Fichier .......................................................................... 46
FICHSUP. ................................................................ 38
FIDES ................................................ 40, 44, 143, 147
FINESS ...................................................................... 2
FOIN ........................................................................ 57
FORAIN ................................................................... 17
FORME D'ACTIVITÉ (SAE) ....................................... 4
G
GÉNÉRATEUR DE RSA (GENRSA) ....................... 25
GRABATAIRE ........................................................ 103
GRANDS BRULÉS ................................................ 119
GREFFE .................................................................. 65
Complication ............................................................... 87
Rejet ............................................................................ 85
Surveillance ............................................................... 102
GROSSESSE .......................................................... 23
Interruption ................................................................... 4
Normale, surveillance.................................................. 96
GROUPAGE .............................................................. 9
H
HÉBERGEMENT,(DANS UNE UNITÉ MÉDICALE)... 1
HÉMANGIOME ...................................................... 104
HÉMIPLÉGIE FLASQUE ......................................... 78
HÉMODIALYSE ................... VOIR DIALYSE RÉNALE
HÉMODIALYSE
Type unité .................................................................. 26
HÉMORRAGIE
(intra) Cérébrale, extradurale, intracrânienne, sous
durale ..................................................................... 78
HOSPITALISATION
A domicile ............................................. 7, 13, 15, 18, 19
Alternative à ................................................................ 37
De courte durée ............................................................. 4
Temps partiel ................................................................ III
HOSP-PMSI ............................................................. 58
HYPOTENSION
Consignes de codage ............................................. 104
I
IMG ................ VOIR INTERRUPTION MÉDICALE DE
GROSSESSE
INCOMPATIBILITÉS
Directives PMSI et CIM-10 ........................................... 76
INFARCTUS DU MYOCARDE
Consignes de codage ............................................. 105
INJECTION DE FER
Codage en DP ............... Voir Traitement unique: médical
INSTRUCTION GRADATION .................................. 19
INSUFFISANCE RÉNALE FONCTIONNELLE
Consignes de codage ............................................. 105
INSUFFISANCE RESPIRATOIRE
Consignes de codage ............................................. 106
INTERRUPTION DE LA GROSSESSE
Consignes de codage ............................................. 106
INTERRUPTION VOLONTAIRE DE GROSSESSE
Consignes de codage ................................................. 106
Échec ......................................................................... 107
Réhospitalisation ....................................................... 107
INTOXICATION (CODAGE) ..................................... 71
IVG ............ VOIR INTERRUPTION VOLONTAIRE DE
GROSSESSE
M
MAGIC ................................................................ VOIR
MALADIE CHRONIQUE ........................................ 125
Mise en route, adaptation traitement ....................... 139
MALADIES CHRONIQUES
Surveillance ................................................................ 135
MALADIES PROFESSIONNELLES
Consignes de codage ............................................. 109
MALNUTRITION (DÉNUTRITION) ........................ 109
MATÉRIEL DOSTÉOSYNTHÈSE
Ablation ....................................................................... 99
Infection ................................................................. 86, 87
MÉDICAMENT
Complication .............................................................. 91
Effet indésirable ........................................................... 91
Effet nocif .................................................................... 90
Effet secondaire ......................................................... 120
Intoxication ................................................................. 90
Intoxication accidentelle et volontaire ........................ 90
IVG ............................................................................. 107
Tentative de suicide ................................................... 119
MÉDICOSOCIAL
153
Mode d'entrée ............................................................ 14
MÉDICOSOCIALE
Mode de sortie ............................................................ 19
MODE DENTRÉE ................................................... 13
MODE DE SORTIE .................................................. 18
MODÉRÉE
Dénutrition ............................................ Voir Dénutrition
MONO-UNITÉ
Séjour ............................................................................ 9
MORBIDITÉ
Principale ..................................................................... 63
MORT-NÉ .................... VOIR ENFANT NÉ SANS VIE
MULTIRÉSISTANTE
Bactérie .................................................................... 116
BMR .......................................................................... 116
MULTIUNITÉ
Numéro de RUM ......................................................... 12
Séjour ............................................................................ 7
MUTATION
Mode de sortie (code) ................................................. 18
Mode d'entrée (Code) ................................................. 13
MYOPIE ................................................................. 130
N
NOMBRE DE SÉANCES ......................................... 19
NORMES
B2 52
NOUVEAU-NÉ
Code postal ................................................................. 11
Date d'entrée .............................................................. 13
Facture ........................................................................ 50
Lactarium .................................................................. 102
Mode d'entrée ............................................................ 14
Numéro de facture du séjour de la mère .................... 51
Poids ............................................................................ 22
Production d'un RUM .................................................... 5
Sans vie ......................................................................... 5
Supplémentation en vitamine ..................................... 83
Unité médicale ............................................................ 12
NOUVEAU-NÉ
Sans vie ...................................................................... 92
NUMÉRO
Administratif de séjour ........................................... 10
FINESS .................................................................. 2, 10
GHS ............................................................................. 26
Innovation ................................................................. 24
RSS ................................................................................. 7
RUM ........................................................................... 12
Unité médicale ......................................................... 12
NUMÉRO ANONYME
Creation ....................................................................... 57
O
OEDÈME PULMONAIRE
Codage ..................................................................... 114
P
PIA ................. VOIR PRESTATION INTER-ACTIVITÉ
POUSSÉE AIGÜE .................................................. 125
PRÉCARITÉ
Codage ..................................................................... 114
PRÉLÈVEMENT
Fichcomp...................................................................... 22
Organe .......................................................................... 5
Tissu ............................................................................. 49
PRESTATION INTER-ACTIVITÉ ............................. 34
PRODUIT
Interruption de grossesse .............................................. 5
Q
QUALITÉ DES INFORMATIONS ............................. 60
Chaine de responsabilité ............................................. 60
R
RAAC ....................................................................... 17
RÉADMISSION .................... 7, 8, 9, 10, 13, 14, 15, 18
RÈGLE
D1 ...................................................................... 122, 126
D2 ...................................................................... 122, 138
D3 .............................................................................. 123
D4 .............................................................................. 124
D5 .............................................................................. 125
D6 .............................................................................. 125
D7 .............................................................................. 126
D8 .............................................................................. 126
D9 .............................................................................. 126
M1 .............................................................................. 140
M2 .............................................................................. 140
S1 .............................................................................. 135
S2 .............................................................................. 136
S3 .............................................................................. 136
S4 .............................................................................. 137
SD1 ............................................................................ 136
SD2 ............................................................................. 137
T1 …………………………………………………………………………..127
T10 ............................................................................. 133
T11 ............................................................................. 133
T12 ............................................................................. 134
T13 ............................................................................. 134
T14 ............................................................................. 131
T15 ............................................................................. 131
T2 …………………………………………………………………………. 128
T3 …………………………………………………………………………. 129
T4….. .......................................................................... 129
T5. .............................................................................. 130
T6 ……………………………………………………………………130, 132
154
T7 …………………………………………………………………………..130
T8 …………………………………………………………………………..132
T9 …………………………………………………………………………..132
RÉHOSPITALISATION LE MÊME JOUR
Sortie ............................................................................. 7
RELIÉ
Diagnostic .................................................................. 64
RÉMISSION ........................................................... 137
RÉPARATRICE,CHIRURGIE PLASTIQUE ............. 98
REPRISE RADIOTHÉRAPIE ................................. 146
RÉSIDENCE
Code postal ................................................................. 11
Détenu......................................................................... 11
Nouveau-né ................................................................. 11
RÉSISTANCE AUX ANTIBIOTIQUES .................... 115
RÉSISTANCE AUX ANTIMICROBIENS ................ 115
RÉSULTAT ANORMAL D'EXAMEN ...................... 122
RÉSUMÉ
Parcours patient ...................................................... 29
Rsa ............................................................................. 25
RÉSUMÉ DE SORTIE ANONYME
Conservation ............................................................... 61
Transmission ............................................................... 56
RÉSUMÉ DE SORTIE STANDARDISÉ ..................... 9
Confirmation du codage .............................................. 12
Conservation ............................................................... 61
Groupé .......................................................................... 9
Mono-unité, monoRUM ................................................ 9
Multiunité,multiRUM .................................................... 9
Numéro ....................................................................... 11
RÉSUMÉ D'UNITÉ MÉDICALE ................................. 1
Champ de production.................................................... 4
Groupé .......................................................................... 9
Version du format ....................................................... 30
RÉSUMÉ STANDARDISÉ DE FACTURATION . 43, 51
Anonyme ..................................................................... 51
Transmission ............................................................... 51
RÉSUMÉ STANDARDISÉ DE PRÉPARATION .... 146
RÉTABLISSEMENT DE LA CONTINUITÉ
INTESTINALE ..................................................... 98
RHINOPLASTIE ..................................................... 129
RSS-SÉANCES(S) .................................................. 33
S
SCOLAIRE (SITUATION, CONDITION) ................ 101
SÉANCES .... III, 4, 6, 10, 26, 32, 33, 34, 40, 100, 127,
128, 133, 143, 144, 145, 146, 147, 148, 149
SECRET PROFESSIONNEL ................................... 59
SÉDATION............................................................... 69
SEIN (PROTHÈSE) ................................................. 98
SÉJOUR
Mono-unité, monoRUM ................................................ 9
Multinité, multiRUM ..................................................... 9
SEPSIS .......................................................... 116, 117
SÉQUELLES
D'accident vasculaire cérébral .................................... 78
SÉROPOSITIVITÉ AU VIH ...................................... 96
SIDA....................................................................... 133
SITUATION CLINIQUE .......................................... 135
Diagnostic .................................................................. 124
Surveillance ............................................................. 135
Surveillance négative ................................................. 135
Surveillance positive .................................................. 136
Traitement ................................................................. 132
Traitement répétitif ................................................... 127
Traitement unique ..................................................... 129
SITUATION ÉCONOMIQUE, FAMILIALE, SOCIALE
.......................................................................... 101
SOINS INTENSIFS ................................................ 105
SOINS PALLIATIFS ............................................... 133
Codage en DP ............... Voir Traitement unique: médical
Lits identifiés dédiés .................................................... 12
SORTIE
Avis médical ............................................................... 101
Date ............................................................................. 40
Mode ........................................................................... 18
Réadmission ....................................... 7, 9, 10, 13, 15, 18
STADIFICATION D'UN CANCER .......................... 126
STIMULATEUR CARDIAQUE ................. 99, 103, 131
STOMIES ....................................................... 102, 130
SUICIDE OU TENTATIVE DE ............................... 71
SURVEILLANCE .................................................... 135
Après greffe ............................................................. 136
Cancer ........................................................................ 138
Continue ...................................................................... 24
Des maladies chroniques ........................................... 135
D'une grossesse ........................................................... 70
Négative ................................. Voir Surveillance négative
Postopératoire ou après traitement .......................... 135
SUSPICION DE MALADIES, NON CONFIRMÉES .. 93
SYMPTÔMES ............................ 65, 78, 104, 123, 138
SYNDROME INFLAMMATOIRE ............ 110, 111, 123
SYNDROMES DES ARTÈRES CÉRÉBRALES ....... 79
SYSTÈME NERVEUX CENTRAL.................... 99, 131
T
TENSION ARTÉRIELLE ........................................ 104
TENTATIVE DE SUICIDE
Codage ......................................................................... 71
TENTATIVES DE SUICIDE .................................... 119
TESTS ALLERGOLOGIQUES ............................... 124
THROMBOSE ........................................ 78, 86, 87, 88
TISSUS, PRÉLÈVEMENT ............ 5, 18, 41, 101, 135
TNM ....................................................................... 126
TOXINE BOTULIQUE ............................................ 128
TRACHÉOSTOMIE .......................................... 98, 102
TRAITEMENT
Adaptation ................................................................. 134
Situation clinique ....................................................... 132
TRAITEMENT UNIQUE
Accouchement normal ............................................... 134
Chirurgical ................................................................ 129
Diabète ...................................................................... 134
En deux temps ........................................................... 131
155
IVG ............................................................................. 134
Maladie chronique .................................................... 133
Médical ..................................................................... 132
TRAITEMENTS
Chimiothérapie .......................................................... 100
Fractionnés ................................................................ 143
Mise en route du traitement ..................................... 133
Oxygénothérapie hyperbare ..................................... 149
Partagé ...................................................................... 132
Radiothérapie ............................................................ 145
Répétitif .............................. 127, 128, 129, 131, 132, 139
TRANSFERT ........................................................... 13
Définitif ....................................................................... 14
Réalisation d'un acte ................................................... 14
Réalisation d'un acte,provisoire .................................. 14
TRANSFUSION SANGUINE . 100, 101, 127, 128, 133,
143, 149
TRANSMISSION DES INFORMATIONS. ................ 10
TRAVAIL, ACCIDENT DU ........................................ 40
TYPE DAUTORISATION ................................. 12, 25
TYPE DE DOSIMÉTRIE .......................................... 24
TYPE DE MACHINE EN RADIOTHÉRAPIE ............ 24
TYPE UNITÉS MÉDICALES
Classification UM ......................................................... 26
U
UHCD ......................................................................... 4
UNITÉ MÉDICALE
Fichier dinformation ............................................... 26
URGENCES
Actes réalisés aux urgences ......................................... 67
Diagnostiqués ou diagnostic associé effectué aux - ..... 68
V
VALIDATION DE LA PRESCRIPTION ..................... 41
VERSION DU FORMAT DU RUM ........................... 10
VIDHOSP ........................................................... 40, 44
VID-HOSP ................................................................ 32
VIH ............ VOIR VIRUS DE LIMMUNODÉFICIENCE
VIOLENCES ROUTIÈRE
Codage ..................................................................... 120
VIRUS DE LIMMUNODÉFICIENCE HUMAINE ...... 96
VITAMINE CARENCE .............................................. 83