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FASCICULE DE CODAGE
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POUR LE PMSI
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Accidents vasculaires
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cérébraux
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Mai 2014TABLE DES MATIERES
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I. DÉFINITIONS .................................................................................................................................................. 3
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II. LES CODES .................................................................................................................................................... 3
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II.1. Types d’accidents ......................................................................................................................... 3
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II.2. Manifestations cliniques des accidents vasculaires cérébraux .................................................... 4
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II.3. Étiologies, séquelles, antécédents d’accidents vasculaires cérébraux ........................................ 4
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III. RÈGLES DE CODAGE DES ACCIDENTS VASCULAIRES CEREBRAUX EN MCO ................................... 5
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III.1. AIT ou AVC constitué, à la phase aigüe ...................................................................................... 5
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III.2. Séjour pour poursuite des soins dans une autre unité médicale ou un autre établissement ...... 6
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III.3. Séjour pour prise en charge d’une aggravation d’un état neurologique consécutif à un AVC, ou
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d’une complication d’un AVC ou de son traitement ............................................................................. 6
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III.4. Séjour pour récidive d’AVC .......................................................................................................... 7
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III.5. Séjour pour surveillance (suivi) au long cours d’un AVC ............................................................. 7
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III.6. Soins palliatifs .............................................................................................................................. 7
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III.7. Séjour pour répit de la famille ou des aidants ............................................................................. 7
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IV. LES RÈGLES DE CODAGE EN HOSPITALISATION À DOMICILE .............................................................. 8
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IV.1. Modes de prise en charge ........................................................................................................... 8
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IV.2. Diagnostics .................................................................................................................................. 8
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V. LES RÈGLES DE CODAGE EN SSR ............................................................................................................. 8
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VI. CAS PARTICULIER DE LA PEDIATRIE ....................................................................................................... 9
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VI.1. Généralités .................................................................................................................................. 9
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VI.2. Infarctus cérébral artériel périnatal .............................................................................................. 9
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VI.3. Hémorragie intracrânienne ........................................................................................................ 10
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VI.4. Thrombose veineuse ................................................................................................................. 11
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VI.5. Séquelles ................................................................................................................................... 11Consignes pour le codage des accidents vasculaires cérébraux
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Après avoir rappelé la définition de l’accident vasculaire cérébral, ce document précise :
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les codes de la 10e révision de la Classification internationale des maladies (CIM–10) relatifs
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aux accidents vasculaires cérébraux et aux accidents ischémiques transitoires, qui permettent
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d’en décrire les manifestations cliniques, les séquelles et les antécédents :
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les règles de codage pour les activités de médecine, chirurgie, obstétrique et odontologie
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(MCO), soins de suite et de réadaptation (SSR), hospitalisation à domicile (HAD).
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I. DÉFINITIONS
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Accident vasculaire cérébral (AVC) : l’AVC est, selon la définition internationale « un déficit brutal
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d’une fonction cérébrale focale sans autre cause apparente qu’une cause vasculaire »1.
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Accident ischémique transitoire (AIT) : il a été défini par la Haute Autorité de santé en 2004 : « Un
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AIT est un épisode neurologique déficitaire de survenue brutale causé par une ischémie focale du
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cerveau ou de la rétine, dont les symptômes durent typiquement moins d’1 heure, et sans signe
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d’infarctus cérébral aigu en imagerie. Le corollaire étant que tout symptôme neurologique persistant
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ou s’accompagnant de signes d’ischémie sur les examens neuroradiologiques est considéré comme
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un AVC. »2. Cette définition est donc fondée essentiellement sur l’imagerie cérébrale.
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II. LES CODES
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La CIM–10 permet le codage des différents types d’accidents ainsi que certaines étiologies
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particulières, les manifestations cliniques, les séquelles et les antécédents.
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II.1. Types d’accidents
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Le codage des AVC constitués fait appel, à la phase aigüe, aux catégories I60 à I63 qui excluent les
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lésions traumatiques.
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Le codage des AVC hémorragiques utilise les catégories suivantes :
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I60 Hémorragie sous-arachnoïdienne : cette catégorie inclut la rupture d’anévrisme d’artère
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cérébrale :
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I61 Hémorragie intracérébrale :
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I62 Autres hémorragies intracrâniennes non traumatiques : cette catégorie inclut l’hémorragie
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sous-durale et extradurale.
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Les AVC par infarctus cérébral ou AVC ischémiques – embolie, thrombose, bas débit – sont codés
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avec la catégorie I63 Infarctus cérébral.
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L’infarctus cérébral dû à une thrombose veineuse non pyogène se code I63.6 Infarctus cérébral dû à
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une thrombose veineuse cérébrale, non pyogène. Une thrombose veineuse sans infarctus, situation
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1 Source : Dr France Woimant pour la Société française neurovasculaire, audition des sociétés savantes du [DATE] sur l’objectif 72 relatif aux accidents vasculaires cérébraux de la loi du [DATE] relative à la
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politique de santé publique, organisée par le Haut Conseil de la santé publique.
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2 ANAES. Prise en charge diagnostique et traitement immédiat de l’accident ischémique transitoire de l’adulte –
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Argumentaire. Mai 2004
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Service Classifications, Information médicale et Modèles de financement
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Pôle des Nomenclatures de santé Fascicule AVC Page 3 / 11qui ne correspond pas formellement à un AVC, se code I67.6 Thrombose non pyogène du système
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veineux intracrânien.
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La catégorie I64 Accident vasculaire cérébral, non précisé comme étant hémorragique ou par
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infarctus n’est employée qu’en l’absence d’examen d’imagerie diagnostique, par exemple, si le patient
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décède avant toute investigation.
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Les accidents ischémiques transitoires (AIT) sont codés avec la catégorie G45 Accidents ischémiques
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cérébraux transitoires et syndromes apparentés.
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II.2. Manifestations cliniques des accidents vasculaires cérébraux
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Les manifestations les plus fréquentes sont l’hémiplégie, le plus souvent flasque à la phase initiale
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(G81 Hémiplégie) et l’aphasie (R47 Troubles du langage, non classés ailleurs). À l’initiative de la
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Société française neurovasculaire, ces deux catégories ont fait l’objet d’extensions par l’ATIH en 2007
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afin de distinguer les symptômes selon leur moment d’apparition et leur évolution :
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G81.0 Hémiplégie flasque est subdivisé en : G81.00 Hémiplégie flasque récente, persistante au-
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delà de 24 heures, G81.01 Hémiplégie flasque récente, régressive dans les 24 heures et G81.08
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Hémiplégie flasque, autre et sans précision : on emploie les mêmes codes pour les parésies et
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les paralysies (–plégies) car ce sont des syndromes paralytiques que la CIM–10 classe dans les
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catégories G81 à G83 :
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R47.0 Dysphasie et aphasie est subdivisé en : R47.00 Aphasie récente, persistante au-delà de
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24 heures, R47.01 Aphasie récente, régressive dans les 24 heures, R47.02 Aphasie autre et
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sans précision, R47.03 Dysphasie.
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D’autres manifestations peuvent être observées : troubles de la conscience (catégorie R40
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Somnolence, stupeur et coma), de la sensibilité (R20 Troubles de la sensibilité cutanée), visuels (H51
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Autres anomalies des mouvements binoculaires, H53 Troubles de la vision), locked-in syndrome
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(G83.8+0 Syndrome de verrouillage).
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Les syndromes des artères cérébrales (G46) : la CIM–10 réserve les codes G46.0 à G46.2
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Syndromes de l’artère cérébrale moyenne, antérieure, postérieure, à l'enregistrement de syndromes
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neurologiques résultant d'une insuffisance circulatoire sans infarctus (voir le titre de la catégorie
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dague correspondante I66). Ainsi, G46.0, G46.1 et G46.2 ne peuvent pas être associés à un code
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d’AVC, alors que cette association est possible pour les codes G46.3 à G46.8.
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II.3. Étiologies, séquelles, antécédents d’accidents vasculaires cérébraux
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Les étiologies des AVC sont classées dans des rubriques diverses de la CIM–10 : par exemple la
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fibrillation auriculaire (catégorie I483), les malformations congénitales vasculaires cérébrales (Q28.–),
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l’athérosclérose cérébrale (I67.2), l’encéphalopathie hypertensive (I67.4), etc.
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La CIM–10 définit les séquelles comme des « états pathologiques, stables, conséquences
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d’affections qui ne sont plus en phase active ». Leur codage donne la priorité aux manifestations
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cliniques observées, auxquelles on associe un code de la catégorie I69 Séquelles de maladies
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cérébrovasculaires.
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Par construction de la CIM–10, la notion d’antécédent d’AVC, codée Z86.704, exclut celle de
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séquelle. Le code Z86.70 Antécédents personnels de maladies cérébrovasculaires doit être employé
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dès que l’AVC est considéré comme ancien et qu’il ne persiste aucune séquelle fonctionnelle.
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3 En 2013, l’OMS a créé des subdivisions de cette catégorie selon les types de fibrillation et de flutter auriculaires.
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Ces modifications sont entrées en application en 2014 dans le recueil PMSI.
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Service Classifications, Information médicale et Modèles de financement
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Pôle des Nomenclatures de santé Fascicule AVC Page 4 / 11III. RÈGLES DE CODAGE DES ACCIDENTS VASCULAIRES CEREBRAUX EN MCO
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Elles sont répertoriées dans la CIM–10 et dans le Guide méthodologique de production des
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informations relatives à l’activité médicale et à sa facturation en médecine, chirurgie, obstétrique et
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odontologie.
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En MCO, les affections prises en charge sont décrites au moyen des informations suivantes :
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un diagnostic principal et un éventuel diagnostic relié :
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un ou des diagnostics associés, s’il y a lieu.
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Toute affection correspondant à la définition d’un diagnostic associé significatif doit être enregistrée
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dans le résumé d’unité médicale.
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III.1. AIT ou AVC constitué, à la phase aigüe
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Lors du séjour initial de prise en charge, le codage du diagnostic principal (DP) emploie :
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pour un AIT, la catégorie G45 : ses codes précisent la topographie ou la forme de l’accident,
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par exemple G45.3 Amaurose fugace :
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pour un AVC constitué, un code I60.–, I61.–, I62.– ou I63.–.
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Les codes I60.–, I61.–, I62.– ou I63.– sont employés pendant l’ensemble de la première prise en
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charge de l’AVC en médecine, chirurgie, obstétrique (MCO). Si plusieurs unités (mutations) ou
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établissements (transferts) successifs de MCO sont fréquentés pendant cette première prise en
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charge, ces codes sont employés par les unités médicales successives. En revanche, en cas de
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réhospitalisation en MCO après un retour à domicile ou après un séjour en soins de suite ou de
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réadaptation, l’AVC initial est codé comme une séquelle. Il importe que le dossier médical soit en
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accord avec cette règle, en ce qui concerne le parcours du patient. Ainsi, un AVC est considéré
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comme étant dans sa phase initiale aigüe tant que le malade n’a pas quitté le champ d’activité de
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MCO où l’a amené la survenue de son AVC. Il est considéré comme séquellaire dès lors qu’il a quitté
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ce champ.
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Le code I64 ne doit être employé qu’en l’absence d’examen de neuro-imagerie et ne doit pas l’être en
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association avec un code plus précis.
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Un code d’AIT (G45.–) et un code d’AVC constitué (I60–I64) ne peuvent être associés que s’il s’agit
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de deux épisodes distincts au cours du même séjour.
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Les manifestations cliniques de l’AVC sont codées comme diagnostics associés significatifs (DAS)
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lorsqu’elles elles en respectent la définition. Il importe de les coder le plus précisément possible et
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d’employer les extensions prévues pour certains codes (hémiplégie, dysphasie et aphasie : cf. II.2
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supra).
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Les codes G46.0 Syndrome de l'artère cérébrale moyenne, G46.1 Syndrome de l'artère cérébrale
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antérieure, G46.2 Syndrome de l'artère cérébrale postérieure, ceux des catégories I65 Occlusion et
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sténose des artères précérébrales, n'entraînant pas un infarctus cérébral, I66 Occlusion et sténose
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des artères cérébrales, n'entraînant pas un infarctus cérébral, et les codes I67.0 Dissection d'artères
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cérébrales, non rompue et I67.1 Anévrisme cérébral, (non rompu), ne doivent pas être employés en
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association avec un code I60–I64 pour décrire l’artère atteinte ou le mécanisme de l’accident.
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La CIM–10 exclut en effet l’usage de ces rubriques en cas d’infarctus cérébral.
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4 Code étendu créé pour la version 11 des GHM (2009).
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Service Classifications, Information médicale et Modèles de financement
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Pôle des Nomenclatures de santé Fascicule AVC Page 5 / 11L’étiologie ne peut être codée comme diagnostic associé que si elle en respecte la définition.
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Les complications sont codées comme DAS si elles en respectent la définition, par exemple,
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inhalation, épilepsie, escarre, démence vasculaire…
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Pour mieux repérer les situations où une thrombolyse a été effectuée pour traiter un AVC, un
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recueil des consommations de thrombolytiques a été mis en place en 2012. Ce recueil repose sur le
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fichier Fichcomp, où doivent être renseignées les spécialités pharmaceutiques utilisées dans la prise
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en charge de l’AVC.
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En janvier 2014, la liste des spécialités qui doivent faire l’objet d’un enregistrement est la suivante :
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Code UCD Libellé
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91[CODE_POSTAL] 10MG INJ FL+FL
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91[CODE_POSTAL] 20MG INJ FL+FL +CAN
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93[CODE_POSTAL] 2MG INJ FL+AMP
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91[CODE_POSTAL] 50MG INJ FL+FL +CAN
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92[CODE_POSTAL].100M INJ FL
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92[CODE_POSTAL].600M INJ FL
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92[CODE_POSTAL] 10000U INJ FL+SRG
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91[CODE_POSTAL] 10U INJ FL+SRG
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91[CODE_POSTAL] 1,5MN INJ FV6ML
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90[CODE_POSTAL] 250M INJ FL
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90[CODE_POSTAL] 750M INJ FL
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III.2. Séjour pour poursuite des soins dans une autre unité médicale ou un autre
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établissement
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En cas de mutation dans une autre unité médicale ou de transfert dans un autre établissement de
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MCO (c’est-à-dire sans retour à domicile ni passage en SSR entre les deux unités), l’AVC peut être
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codé comme DP dès lors qu’il continue d’être le sujet des soins (situation clinique de traitement
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unique partagé).
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Par exemple, en cas de transfert dans un autre établissement MCO pour poursuite des soins de l’AVC
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après hospitalisation en unité neurovasculaire, celui-ci est à coder en DP.
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III.3. Séjour pour prise en charge d’une aggravation d’un état neurologique consécutif
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à un AVC, ou d’une complication d’un AVC ou de son traitement
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Il s’agit ici de séjours distincts de celui où a eu lieu la prise en charge initiale. La manifestation ou la
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complication prise en charge est codée comme DP. Les exemples les plus fréquents sont les troubles
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de la marche ou l’aggravation de la spasticité (catégorie R26 Anomalies de la démarche et de la
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motilité), le syndrome dépressif (catégorie F32 Épisodes dépressifs), l’épilepsie (catégories G40
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Épilepsie et G41 État de mal épileptique), la démence vasculaire (catégorie F01 Démence vasculaire).
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Service Classifications, Information médicale et Modèles de financement
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Pôle des Nomenclatures de santé Fascicule AVC Page 6 / 11Un code de séquelle d’AVC de la catégorie I69 est enregistré en tant que DAS.
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III.4. Séjour pour récidive d’AVC
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Une récidive d’AVC, à la condition qu’elle soit confirmée par l’imagerie, doit être codée comme un
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AVC à la phase aigüe.
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III.5. Séjour pour surveillance (suivi) au long cours d’un AVC
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La situation est celle d’un patient atteint d’un AVC déjà diagnostiqué et traité, hospitalisé pour la
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surveillance des suites de celui-ci.
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S’il n’est pas découvert d’affection nouvelle le code du DP appartient au chapitre XXI de la CIM–10
|
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(se reporter aux consignes de codage de la situation clinique de surveillance négative dans le Guide
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méthodologique de production des informations). Un code de séquelle d’AVC (I69.–) est placé en DR
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et les manifestations séquellaires éventuelles sont codées comme DAS si elles en respectent la
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définition.
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En l’absence de séquelles, le DP est Z86.70 Antécédents personnels de maladies cérébrovasculaires,
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on ne code pas de diagnostic relié (DR).
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Si une affection nouvelle liée à l’AVC, c’est-à-dire une complication de celui-ci ou de son traitement,
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est découverte (surveillance dite positive), cette affection est le DP. Les éventuelles manifestations
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séquellaires respectant la définition d’un DAS, complétées par un code de séquelle I69.–, sont
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enregistrées en position de diagnostics associés.
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III.6. Soins palliatifs
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Le DP est codé Z51.5 Soins palliatifs. Un code d’AVC est placé en position de DR5 : soit un code
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d’AVC aigu lorsqu’il s’agit de la prise en charge initiale, qu’elle se fasse au sein d’un même
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établissement ou d’établissements différents (voir III.2 Séjour pour poursuite des soins), soit un code
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de séquelle d’AVC si ce dernier a été pris en charge lors d’un précédent séjour.
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Par exemple, en cas d’hospitalisation dans une première unité de soins (unité neurovasculaire, unité
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de neurologie ou autre) puis transfert dans une autre unité ou un autre établissement pour soins
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palliatifs, le DP de la première unité est un code d’AVC aigu, celui de la seconde est Z51.5 avec le
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code d’AVC aigu en DR.
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III.7. Séjour pour répit ou indisponibilité de la famille ou des aidants
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Le DP est Z74.2 Besoin d’assistance à domicile, aucun autre membre du foyer n’étant capable
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d’assurer les soins ou Z75.5 Prise en charge pendant les vacances. Un code de séquelle de maladie
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cérébrovasculaire est saisi en position de DAS.
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5 Seule une maladie chronique en cours (« active ») au moment de l’hospitalisation, un état permanent ou une
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maladie justifiant des soins palliatifs peut être mentionné comme DR (Guide méthodologique de production des
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informations relatives à l’activité et à sa facturation en médecine, chirurgie, obstétrique et odontologie).
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Service Classifications, Information médicale et Modèles de financement
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Pôle des Nomenclatures de santé Fascicule AVC Page 7 / 11IV. LES RÈGLES DE CODAGE EN HOSPITALISATION À DOMICILE
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Elles sont répertoriées dans la CIM–10 et dans le Guide méthodologique de production des recueils
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d’informations standardisés de l’hospitalisation à domicile.
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En hospitalisation à domicile (HAD), les affections et les prises en charges sont décrites au moyen de
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deux types d’informations : des modes de prise en charges et des diagnostics.
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IV.1. Modes de prise en charge
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On distingue un mode de prise en charge principal (MPP), un mode de prise en charge associé (MPA)
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et des modes de prise en charge documentaires.
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Exemple : prise en charge après AVC lors du retour à domicile :
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MPP n° 12 Rééducation neurologique :
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MPA n° 25 Prise en charge psychologique et/ou sociale.
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NB :
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le mode de prise en charge n° 12 doit être associé à un autre mode pour justifier l’HAD. Dans le
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cas contraire, une « confirmation de codage » serait demandée (se reporter au Guide
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||
méthodologique de production des recueils d’informations) :
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||
l’éducation d’un patient victime d’un AVC ou de son entourage est incluse dans les bonnes
|
||
pratiques de soins. En conséquence, l’enregistrement du mode de prise en charge n° 15
|
||
Éducation du patient et/ou de son entourage en tant que mode associé n’est possible que si
|
||
l’éducation est en rapport avec un problème de santé différent de l’AVC.
|
||
IV.2. Diagnostics
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||
On distingue d’une part le diagnostic principal (DP) et le(s) diagnostic(s) correspondant au MPP
|
||
(DCMPP), d’autre part les diagnostics correspondant au MPA (DCMPA) et enfin les diagnostics
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associés.
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||
Par convention, l’AVC (I60–I64) est le diagnostic principal. Le ou les déficits rééduqués (par exemple,
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||
une hémiplégie (G81.–), une aphasie (R47.02) ou une dysphasie (R47.03) sont des diagnostics
|
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correspondant au MPP ou des diagnostics associés.
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||
Le ou les diagnostics correspondant au MPA sont ceux relatifs à d’autres problèmes de santé pris en
|
||
charge : par exemple, un épisode dépressif (F32.–) pour le MPA n°25.
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V. LES RÈGLES DE CODAGE EN SSR
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Elles sont répertoriées dans la CIM–10 et dans le Guide méthodologique de production des
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informations relatives à l’activité médicale et à sa facturation en soins de suite et de réadaptation.
|
||
En SSR, les affections et leur prise en charge sont décrites au moyen des informations suivantes :
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la finalité principale de prise en charge (FPPC) : nature principale de la prise en charge (celle
|
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qui mobilise l’essentiel des soins) pendant la semaine considérée :
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Service Classifications, Information médicale et Modèles de financement
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Pôle des Nomenclatures de santé Fascicule AVC Page 8 / 11 la manifestation morbide principale (MMP) : problème de santé qui a motivé l’essentiel des
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soins au cours de la semaine considérée :
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l’affection étiologique (AE) : étiologie de la manifestation morbide principale ;
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d’éventuels diagnostics associés.
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Le séjour-type en SSR associe en conséquence une FPPC exprimant la nature des soins, une MMP
|
||
correspondant au déficit pris en charge, ou au déficit requérant l’essentiel des soins s’il en existe
|
||
plusieurs, et une AE qui est l’AVC (I60.–, I61.–, I62.– ou I63.–).
|
||
Exemples :
|
||
rééducation d’une hémiplégie au stade spastique, due à un infarctus par embolie
|
||
cérébrale : FPPC Z50.1 Autres thérapies physiques6; MMP G81.1 Hémiplégie spastique ; AE :
|
||
I63.4 Infarctus cérébral dû à une embolie des artères cérébrales :
|
||
soins d’un malade dans le coma après une hémorragie du tronc cérébral : FPPC Z51.88 Autres
|
||
formes précisées de soins médicaux, non classées ailleurs : MMP R40.2 Coma, sans
|
||
précision : AE I61.3 Hémorragie intracérébrale du tronc cérébral ;
|
||
soins pour répit des familles : la FPP est codée avec la catégorie Z50 ou Z54 selon les soins
|
||
dispensés. La MMP est codée Z74.2 Besoin d’assistance à domicile, aucun autre membre du
|
||
foyer n’étant capable d’assurer les soins ou Z75.5 Prise en charge pendant les vacances. Un
|
||
code de séquelle de maladies cérébrovasculaires (I69.–) est saisi en position de DAS.
|
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VI. CAS PARTICULIER DE LA PEDIATRIE 7
|
||
VI.1. Généralités
|
||
Les codes sus-cités s’appliquent aux AVC de l’enfant et du nourrisson dès lors que l’AVC est postérieur
|
||
à la période néonatale, c’est à dire survenant après 28 jours de vie révolus. Les complications sont
|
||
identiques à l’exception de la démence vasculaire qui ne se code pas chez l’enfant. Les codes décrivant
|
||
les séquelles motrices ou phasiques sont identiques. Les séquelles cognitives sont codées par leur
|
||
description (catégories F7x.–) et leur retentissement (catégories F8x.–).
|
||
Il est exceptionnel qu’une imagerie cérébrale ne soit pas réalisée chez un enfant ayant une suspicion
|
||
d’AVC. Le code I64 Accident vasculaire cérébral, non précisé comme étant hémorragique ou par
|
||
infarctus ne doit donc pas être utilisé en pédiatrie.
|
||
De même, les AIT sont plus rares chez l’enfant que les déficits neurologiques transitoires de cause
|
||
non vasculaire (migraine, épilepsie…). La catégorie G45 ne doit être utilisée que lorsque l’AIT est la
|
||
cause la plus probable des signes cliniques après bilan étiologique extensif et mise en route d’un
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traitement adapté. Les manifestations neurologiques transitoires qui n’ont pas une origine vasculaire
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focale ne doivent pas être codées avec la catégorie G45.
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VI.2. Infarctus cérébral artériel périnatal
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Les infarctus artériels ont un mécanisme et une présentation clinique spécifiques au nouveau-né, justifiant
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l’individualisation d’un groupe autonome : l’infarctus cérébral artériel périnatal. Avec une prévalence de
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1/2300 à 1/5000 naissances c’est aussi la forme la plus fréquente d'AVC de l'enfant.
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6 Qui comprend l’essentiel de la rééducation mécanique, le mot autres faisant la distinction avec Z50.0, réservé à
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la rééducation cardiaque.
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7 Consignes rédigées avec l’aide des Drs Stéphane Chabrier et Manoëlle Kossorotoff du Centre national de
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référence pour l’AVC de l’enfant.
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Service Classifications, Information médicale et Modèles de financement
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Pôle des Nomenclatures de santé Fascicule AVC Page 9 / 11Du fait d’une continuité clinique entre infarctus cérébral artériel (entraînant par définition une lésion
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focale) et encéphalopathie hypoxique ischémique du nouveau-né (code P91.6 : induisant des lésions
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diffuses) il peut exister une ambigüité lors du codage. Celui-ci doit respecter la définition des infarctus
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cérébraux artériels périnataux : interruption focale du flux sanguin cérébral due à une thrombose
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artérielle ou à une embolie survenant entre la 22ème semaine de vie fœtale et le 28ème jour post natal,
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confirmée par l’imagerie cérébrale ou les études neuropathologiques8. La notion de lésion cérébrale
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focale de distribution artérielle est donc primordiale pour utiliser un code de la catégorie I63
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Infarctus cérébral chez le nouveau-né.
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Une des caractéristiques de la neurologie néonatale est l'absence de concomitance obligée entre la
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survenue de la lésion cérébrale et les signes cliniques. Certains infarctus, constitués durant la vie fœtale
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peuvent ainsi être symptomatiques en période néonatale, tandis que d’autres survenant à la naissance
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pourront passer inaperçus pendant plusieurs mois. En fonction de la date de survenue de la lésion, trois
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sous-groupes sont distingués9 :
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- infarctus cérébral fœtal diagnostiqué avant la naissance par l’imagerie anténatale ou les études
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neuropathologiques chez les bébés mort-nés : le DP est P95 Mort fœtale de cause non
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précisée en application de la règle relative aux enfants nés sans vie, et un code d’infarctus
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cérébral (I63–) sera placé en DAS :
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- infarctus cérébral néonatal donnant lieu à une symptomatologie neurologique (convulsions,
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apnées, malaise, hypotonie…) pendant la période néonatale et confirmé par l’imagerie. En plus
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de la définition clinique (cf. supra), une confirmation du caractère aigu de la lésion ischémique
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par l’imagerie en séquences de diffusion est en effet désormais recommandée10 : ce type
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d’infarctus est codé avec la catégorie I63 Infarctus cérébral :
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- infarctus cérébral présumé périnatal, diagnostiqué chez les enfants de plus de 28 jours chez
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qui il est supposé que l’évènement ischémique est survenu entre la 22ème semaine de vie fœtale
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et le 28ème jour de vie révolu : la symptomatologie à l’origine du séjour hospitalier et de la
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suspicion d’infarctus cérébral sera codée en DP et un code de séquelle d’AVC (I69.3 Séquelles
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d’infarctus cérébral) en DAS. Par exemple, une hémiplégie cérébrale infantile est codée G80.2
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Paralysie cérébrale spastique hémiplégique en DP et le code I69.3 est placé en position de
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DAS.
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Le code P91.0 Ischémie cérébrale néonatale est imprécis et son usage est déconseillé. Le codage de
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l’infarctus cérébral renvoie à la catégorie I63.
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VI.3. Hémorragie intracrânienne
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Les hémorragies intracrâniennes non traumatiques dont l’origine se situe dans la période périnatale
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(c’est-à-dire survenues chez le fœtus ou pendant la période néonatale) sont décrites avec les codes
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de la catégorie P52 Hémorragie intracrânienne non traumatique du fœtus et du nouveau-né. Le code
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à utiliser dépend de la localisation de l’hémorragie. Lorsque l’hémorragie survient après 28 jours
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révolus le codage est identique à celui de l’adulte.
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Les hémorragies intracrâniennes dues à un traumatisme obstétrical ne sont pas des AVC par
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définition. Elles utilisent un code de la catégorie P10 Déchirure et hémorragie intracrânienne dues à
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un traumatisme obstétrical selon la localisation de l’hémorragie.
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8 Raju TN, Nelson KB, Ferriero D, Linch JK, and the NICHD-NINDS perinatal stroke workshop participants.
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Ischemic perinatal stroke : summary of a workshop sponsored by the National Institute of Child Health and Human
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Development and the National Institute of Neurological Disorders and Stroke. Pediatrics 2007 : 120:609-16.
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9 Ibid.
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10 Kirton A & Deveber G. Life after perinatal stroke. Stroke 2013 : 44:3265-71
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Service Classifications, Information médicale et Modèles de financement
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Pôle des Nomenclatures de santé Fascicule AVC Page 10 / 11Certaines hémorragies intracrâniennes (notamment sous et extradurales) de l’enfant d’apparence
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spontanée sont en fait secondaires à un traumatisme inavoué. Pour la même raison que les
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hémorragies dues à un traumatisme obstétrical, elles ne constituent pas un AVC. Elles utilisent un
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code de la catégorie S06 Lésion traumatique intracrânienne.
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VI.4. Thrombose veineuse
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Les thromboses veineuses se codent de la même manière qu’elles surviennent chez les nouveau-nés,
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les enfants et les adultes. L’infarctus cérébral dû à une thrombose veineuse non pyogène se code
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I63.6 Infarctus cérébral dû à une thrombose veineuse cérébrale, non pyogène.
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En l’absence d’infarctus, la thrombose veineuse se code alors I67.6 Thrombose non pyogène du
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système veineux intracrânien. Ces situations où il n’existe pas de lésion parenchymateuse ne sont
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pas formellement des AVC.
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Les thromboses veineuses d’origine septique se codent G08 Phlébite et thrombophlébite
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intracrâniennes et intrarachidiennes.
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VI.5. Séquelles
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Lorsque l’enfant est hospitalisé pour prise en charge d’une séquelle d’AVC, le code retenu pour
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l’affection principale est celui qui désigne la nature des séquelles et un code de la catégorie I69
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Séquelles de maladies cérébrovasculaires est placé en DAS.
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Les séquelles motrices sont codées par leur description : hémiplégie spastique (G81.1), troubles de
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la marche (catégorie R26 Anomalies de la démarche et de la motilité), scoliose (catégorie M41
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Scoliose), hémianopsie (H53.4 Anomalies du champ visuel), strabisme (catégories H49 Strabisme
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paralytique et H50 Autres strabismes) : les troubles spécifiques de l’apprentissage emploient les
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codes des catégories F80–F89 Troubles du développement psychologique.
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Service Classifications, Information médicale et Modèles de financement
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Pôle des Nomenclatures de santé Fascicule AVC Page 11 / 11
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