229 lines
17 KiB
Plaintext
229 lines
17 KiB
Plaintext
FASCICULE SPÉCIAL
|
||
2010Ce fascicule spécial réunit un certain nombre de consignes de codage des diagnostics à
|
||
appliquer à partir de 2010. Elles sont valables pour tous les champs du PMSI.
|
||
Les premières résultent d’une réflexion des experts de l’ATIH sur l’emploi de certains codes
|
||
posant des difficultés aux utilisateurs et fournissant des sujets de litige éventuels lors de
|
||
contrôles. La plupart reprennent des argumentaires déjà exposés en les précisant et en en
|
||
fournissant les critères de validité. Ceux-ci doivent comme toujours être disponibles dans le
|
||
dossier médical et accessibles au codeur et au contrôleur. Dans un seul cas la consigne de
|
||
codage donnée jusqu’alors est modifiée : elle concerne le codage de l’insuffisance rénale
|
||
fonctionnelle.
|
||
Les conseils fournis dans la deuxième partie de ce fascicule sont liés aux évolutions de la
|
||
Cim-10. Elles sont essentiellement dues aux modifications introduites par l’OMS pour assurer
|
||
une description des affections plus complète et plus proche des concepts médicaux désormais
|
||
admis.Consignes de codage de l’ATIH
|
||
Insuffisance rénale fonctionnelle
|
||
L'insuffisance rénale fonctionnelle est une altération de la fonction rénale, habituellement
|
||
passagère et curable. Conséquence d’une diminution de la perfusion rénale, elle peut être
|
||
secondaire à une hypovolémie, une hypotension ou une cause iatrogène. Elle représente une
|
||
forme particulière d’insuffisance rénale aigüe dont la cause n’est ni une atteinte organique du
|
||
rein ni un obstacle sur les voies excrétrices. Elle est qualifiée de prérénale ou d’extrarénale.
|
||
Conformément à la note d’exclusion placée sous le titre du groupe N17–N19 Insuffisance
|
||
rénale, l’insuffisance rénale fonctionnelle doit donc être codée R39.2 Urémie extrarénale.
|
||
L’absence de lésion du parenchyme rénal invalide la consigne jusqu’ici donnée de la coder
|
||
N17.8 Autres insuffisances rénales aiguës. La catégorie N17 doit être réservée au codage des
|
||
insuffisances rénales aiguës avec atteinte organique du tissu rénal.
|
||
Hypotension et baisse de la tension artérielle
|
||
La Cim-10 distingue deux modalités de codage des baisses de la pression intraartérielle
|
||
[tension artérielle]. Elles correspondent à deux conditions très différentes de diagnostic.
|
||
Une baisse de la pression intraartérielle peut être un signe d’accompagnement de diverses
|
||
maladies ou une « découverte fortuite isolée », ce qui ne permet pas de porter le diagnostic de
|
||
maladie hypotensive chronique. Dans les deux circonstances, cette chute tensionnelle est
|
||
qualifiée par la Cim-10 de « non spécifique » : elle doit alors être codée R03.1 Constatation
|
||
d’une baisse non spécifique de la tension artérielle. Elle répond en effet aux critères qui
|
||
conduisent à utiliser le chapitre XVIII qui contient les signes et symptômes « a) […] pour
|
||
lesquels aucun diagnostic plus précis n’a pu être porté, même après examen de tous les faits
|
||
s'y rapportant : b) […] existants lors de la première consultation, qui se sont avérés être
|
||
transitoires et dont les causes n'ont pu être déterminées : c) [se rapportant] aux diagnostics
|
||
provisoires chez un malade qui n'est pas revenu pour d'autres investigations ou soins […] ».
|
||
L’utilisation du code R03.1 suit ainsi la logique exposée dans la note placée sous le libellé
|
||
Constatation d’une élévation de la tension artérielle, sans diagnostic d’hypertension
|
||
(R03.0) : par analogie, on doit considérer que « cette catégorie [R03.1] doit être utilisée pour
|
||
enregistrer soit un épisode [hypotensif] chez un malade pour lequel aucun diagnostic formel
|
||
d’ [hypotension] n'a été porté, soit une découverte fortuite isolée. »
|
||
A contrario, l’hypotension artérielle qualifiée d’idiopathique ou d’orthostatique est une
|
||
maladie chronique invalidante, nécessitant habituellement un traitement prolongé. Son
|
||
diagnostic repose sur la constatation répétée d’une baisse des pressions diastolique et
|
||
systolique, mesurées dans des conditions rigoureuses. Le code I95.– qui la repère ne doit être
|
||
employé que devant un diagnostic établi de maladie hypotensive chronique (sauf si elle
|
||
s’intègre dans un ensemble de troubles neurovégétatifs et neurologiques, constituant alors le
|
||
syndrome de Shy et Drager [G90.3]).
|
||
La même argumentation conduit à distinguer la maladie hypertensive (I10) et l’élévation
|
||
« non spécifique » de la pression intraartérielle (R03.0).
|
||
Anémie posthémorragique aigüe
|
||
L’emploi du code D62 Anémie posthémorragique aigüe pour mentionner la constatation
|
||
d’une anémie postopératoire a suscité de nombreuses remarques. Il se discute devant un
|
||
Service Classifications et information médicale 3
|
||
Pôle Nomenclaturesrésultat d’hémogramme postopératoire prouvant la chute de l’hémoglobine en deçà de
|
||
13 grammes par litre chez l’homme, 12 grammes par litre chez la femme (11 grammes par
|
||
litre chez la femme enceinte), chez un adulte jusqu’alors non anémié. Le présent article vise à
|
||
rappeler et préciser les règles justifiant l’emploi du code D62 dans cette circonstance
|
||
particulière.
|
||
Les règles de l’art en matière de transfusion de malades subissant une intervention ont été
|
||
définies par les experts de la Société française d’anesthésie et de réanimation (Sfar) lors de
|
||
l’élaboration de la Classification commune des actes médicaux (CCAM). Il a été admis que
|
||
l'anesthésiste doit assurer la compensation des pertes sanguines, en particulier au cours des
|
||
interventions par nature hémorragiques : certaines interventions sur le squelette
|
||
(particulièrement hanche, fémur, genou, colonne vertébrale) ou le système cardiovasculaire.
|
||
Cette restitution du volume sanguin peut utiliser des modalités très variables : allotransfusion,
|
||
autotransfusion, emploi de système de récupération sanguine peropératoire. Elle peut être
|
||
entièrement effectuée au cours de l’intervention selon les pertes estimées et éventuellement
|
||
poursuivie au décours de l’opération. Dans ces conditions le code D62 ne doit pas être
|
||
mentionné.
|
||
Inversement, une anémie postopératoire peut se révéler consécutive à un phénomène
|
||
hémorragique inhabituel : le saignement peut résulter de la lésion elle-même (par exemple,
|
||
rupture de la rate, plaie du foie) ou d’un traumatisme peropératoire (plaie d’un gros vaisseau,
|
||
lâchage d’une suture vasculaire, conditions particulières de travail sur le site opératoire). Ces
|
||
cas nécessitent des transfusions massives, ou à tout le moins dont le volume dépasse le
|
||
volume prévisible en fonction de l’intervention. Le code D62 peut alors être mentionné sur le
|
||
bordereau de recueil.
|
||
Malnutrition
|
||
La Cim-10 classe les états de malnutrition dans le groupe E40–E46 : E40 Kwashiorkor ;
|
||
E41 Marasme nutritionnel : E42 Kwashiorkor avec marasme ; E43 Malnutrition
|
||
protéinoénergétique grave, sans précision : E44.0 Malnutrition protéinoénergétique
|
||
modérée : E44.1 Malnutrition protéinoénergétique légère ; E46 Malnutrition sans précision.
|
||
Elle range sous le terme générique de malnutrition1 un groupe d’affections résultant d’une
|
||
carence d’apport ou d’une désassimilation protéinoénergétique : on doit donc l’entendre dans
|
||
le sens restreint de dénutrition. Dans un rapport publié en septembre 20032, l’Agence
|
||
nationale d’accréditation et d’évaluation en santé (ANAES) en a donné une définition : « la
|
||
dénutrition protéinoénergétique résulte d’un déséquilibre entre les apports et les besoins
|
||
protéinoénergétiques de l’organisme. Ce déséquilibre entraîne des pertes tissulaires ayant des
|
||
conséquences fonctionnelles délétères. Il s’agit d’une perte tissulaire involontaire. » Cette
|
||
définition distingue clairement « l’amaigrissement […] de la dénutrition par le caractère non
|
||
délétère de la perte pondérale » et sa nature éventuellement volontaire.
|
||
Dans le même rapport, l’ANAES a établi les critères permettant d’évaluer la dénutrition
|
||
protéinoénergétique des adultes hospitalisés, tous âges confondus. Elle a en effet estimé que la
|
||
définition fournie par la Cim-10, reposant sur des critères statistiques, « n’est pas
|
||
opérationnelle en l’absence de données représentatives de la distribution du poids par tranche
|
||
d’âge et par sexe […] en France. » La Haute autorité de santé a révisé les critères permettant
|
||
1 Cet anglicisme désigne de fait tout trouble lié à un déséquilibre alimentaire, aussi bien en défaut qu’en excès.
|
||
2 Évaluation diagnostique de la dénutrition protéino-énergétique des adultes hospitalisés, ANAES, septembre 2003.
|
||
4 Service Classifications et information médicale
|
||
Pôle nomenclaturesd’évaluer la dénutrition protéinoénergétique chez la personne âgée dans un rapport publié en
|
||
avril 20073. Ces critères sont ici résumés.
|
||
1) Le diagnostic de dénutrition repose sur la présence d’au moins un des critères suivants :
|
||
– chez les patients âgés de moins de 70 ans2 :
|
||
• perte de poids égale ou supérieure à 10 % par rapport à une valeur antérieure à
|
||
l’hospitalisation actuelle, mentionnée dans un dossier médical précédent :
|
||
• perte de poids égale ou supérieure à 5 % en 1 mois par rapport à une valeur
|
||
antérieure à l’hospitalisation actuelle, mentionnée dans un dossier médical
|
||
précédent :
|
||
• indice de masse corporelle (IMC) inférieur ou égal à 17 kg/m² :
|
||
• si le dosage est réalisé et en l’absence de syndrome inflammatoire :
|
||
– albuminémie inférieure à 30 g/l :
|
||
– préalbuminémie (transthyrétinémie) inférieure à 110 mg/l.
|
||
– chez les patients âgés de 70 ans et plus3 :
|
||
• perte de poids égale ou supérieure à 5 % en 1 mois, ou égale ou supérieure à 10 %
|
||
en 6 mois :
|
||
• IMC inférieur à 21 kg/m2 :
|
||
• albuminémie inférieure à 35 g/l4.
|
||
2) Le diagnostic de dénutrition sévère repose sur la présence d’au moins un des critères
|
||
suivants :
|
||
– chez les patients âgés de moins de 70 ans2 :
|
||
• perte de poids égale ou supérieure à 15 % en 6 mois, ou égale ou supérieure à 10 %
|
||
en 1 mois par rapport à une valeur antérieure à l’hospitalisation actuelle,
|
||
mentionnée dans un dossier médical précédent :
|
||
• si le dosage est réalisé et en l’absence de syndrome inflammatoire :
|
||
– albuminémie inférieure à 20 g/l,
|
||
– préalbuminémie (transthyrétinémie) inférieure à 50 mg/l.
|
||
– chez les patients âgés de 70 ans et plus3 :
|
||
• perte de poids égale ou supérieure à 10 % en 1 mois, ou égale ou supérieure à 15 %
|
||
en 6 mois :
|
||
• IMC inférieur à 18 kg/m2 :
|
||
• albuminémie inférieure à 30 g/l4.
|
||
L’emploi des codes E40 à E46 doit se fonder sur ces critères.
|
||
Insuffisance respiratoire (chez l’adulte)
|
||
L’utilisation du code J96.0 Insuffisance respiratoire aigüe nécessite que le dossier comporte
|
||
la mention d’une insuffisance respiratoire aigüe ou d’une détresse respiratoire et la
|
||
constatation au cours du séjour d’une saturation en oxygène (SaO )inférieure à 90 % ou d’une
|
||
2
|
||
pression partielle dans la sang artériel (PaO ) inférieure à 60 mm de mercure en air ambiant.
|
||
2
|
||
3 Stratégie de prise en charge en cas de dénutrition protéino-énergétique chez la personne âgée, HAS, avril 2007.
|
||
4 L’interprétation du dosage doit tenir compte de l’état inflammatoire.
|
||
Service Classifications et information médicale 5
|
||
Pôle NomenclaturesL’utilisation du code J96.1 Insuffisance respiratoire chronique nécessite que le dossier
|
||
mentionne la présence d’une insuffisance respiratoire chronique ou d’une affection
|
||
respiratoire chronique et la constatation d’une PaO inférieure à 60 mm de mercure en air
|
||
2
|
||
ambiant de manière prolongée.
|
||
Cystite aigüe
|
||
Le diagnostic de cystite aigüe est posé devant l’association de signes fonctionnels de type
|
||
pollakiurie, de douleurs mictionnelles ainsi que d’une pyurie sur bandelette urinaire ou d’une
|
||
pyurie avec bactériurie en cas d’étude cytobactériologique urinaire. La mention de cystite
|
||
(aigüe), d’infection vésicale (aigüe) ou d’infection urinaire basse dans le dossier, appuyée sur
|
||
ce faisceau d’arguments, permet d’utiliser le code N30.0 Cystite aigüe pour mentionner cette
|
||
affection. Quand ces éléments manquent ou devant la présence isolée de germes sur
|
||
l’uroculture (bactériurie), on codera N39.0 Infection des voies urinaires, siège non précisé.
|
||
Dépendance envers des machines et appareils auxiliaires
|
||
Est dépendante envers une machine ou un appareil une personne atteinte d’une affection
|
||
chronique dont la survie est subordonnée à l’utilisation régulière et durable de ce matériel.
|
||
C’est en ce sens que doit être comprise l’utilisation des codes de la catégorie Z99 Dépendance
|
||
envers des machines et appareils auxiliaires, non classée ailleurs. Ils ne peuvent pas être
|
||
portés pour mentionner l’utilisation d’un matériel de ce type en phase aigüe : par exemple,
|
||
Z99.0 Dépendance envers un aspirateur ou Z99.1 Dépendance envers un respirateur ne
|
||
doivent pas servir à mentionner l’utilisation de ces matériels chez un patient sous ventilation
|
||
mécanique pour insuffisance respiratoire aigüe, Z99.2 Dépendance envers une dialyse rénale
|
||
ne peut pas repérer les séjours des patients dialysés pour insuffisance rénale aigüe.
|
||
6 Service Classifications et information médicale
|
||
Pôle nomenclaturesMODIFICATIONS APPORTÉES PAR L’OMS
|
||
HELLP syndrome
|
||
Le HELLP syndrome est une complication de la grossesse qui associe une hémolyse
|
||
(Hemolysis), une cytolyse hépatique (Elevated Liver enzymes) et une thrombopénie (Low
|
||
Platelets). L'incidence du HELLP syndrome parmi les patientes présentant une prééclampsie
|
||
est de 2 % à 12 %. Il survient essentiellement entre 27 et 36 semaines d’aménorrhée. En 1999,
|
||
l’OMS préconisait de coder ce syndrome comme une éclampsie sévère O14.1.
|
||
En 2008, elle approuve la création d’un nouveau code O14.2 applicable au 1er janvier 2010.
|
||
En France, la date d’application dans le cadre du PMSI est fonction du champ concerné.
|
||
Maladie due au virus de l'immunodéficience humaine [VIH] compliquant la grossesse,
|
||
l’accouchement et la puerpéralité
|
||
Avant la création de ce code, les maladies dues au VIH chez la femme enceinte étaient
|
||
exclues du chapitre XV et devaient être codées avec les catégories B20–B24 (maladies dues
|
||
au VIH) ou le code Z21 (infection asymptomatique). Elles sont dorénavant regroupées sous le
|
||
code O98.7. De même que pour l’ensemble des codes des catégories O98–O99, le code précis
|
||
de l’infection à VIH peut être associé à O98.7 ainsi que les manifestations de la maladie.
|
||
Insuffisance rénale
|
||
L’OMS décrit désormais les insuffisances rénales chroniques dans un cadre plus large de
|
||
« maladie rénale chronique » et propose de coder en plus la maladie sousjacente éventuelle.
|
||
Les différents stades sont définis en fonction de la filtration glomérulaire (FG) :
|
||
N18.1 Maladie rénale chronique, stade 1 : FG égale ou supérieure à 90 ml/min ;
|
||
N18.2 Maladie rénale chronique, stade 2 : FG entre 60 ml/min et 89 ml/min ;
|
||
N18.3 Maladie rénale chronique, stade 3 : FG entre 30 ml/min et 59 ml/min ;
|
||
N18.4 Maladie rénale chronique, stade 4 : FG entre 15 ml/min et 29 ml/min ;
|
||
N18.5 Maladie rénale chronique, stade 5 : FG inférieure à 15 ml/min. Ce dernier stade inclut
|
||
l’insuffisance rénale chronique terminale.
|
||
Cette modification s’accompagne de la mise à jour de tous les codes N18.– lorsqu’ils sont
|
||
référencés comme code dague au sein des autres chapitres de la Cim.
|
||
Service Classifications et information médicale 7
|
||
Pôle Nomenclatures8 Service Classifications et information médicale
|
||
Pôle nomenclaturesSOMMAIRE
|
||
A
|
||
Insuffisance respiratoire............................5
|
||
Anémie posthémorragique aigüe...............3
|
||
aigüe..................................................................5
|
||
Anémie postopératoire..............................3
|
||
chronique...........................................................6
|
||
B J
|
||
Baisse de la tension artérielle....................3 J96.0..........................................................5
|
||
J96.1..........................................................6
|
||
C
|
||
Catégorie N18 ...........................................7 M
|
||
Catégorie Z99............................................6 Maladie due au VIH et obstétrique...........7
|
||
Cystite aigüe..............................................6 Malnutrition..............................................4
|
||
D N
|
||
D62............................................................3 N30.0 ........................................................6
|
||
Dénutrition ................................................4
|
||
Dépendance...............................................6 O
|
||
H O14.2 ........................................................7
|
||
O98.7 ........................................................7
|
||
HELLP Syndrome......................................7
|
||
Hypotension artérielle...............................3 R
|
||
I R03.1.........................................................3
|
||
R39.2.........................................................3
|
||
I95..............................................................3
|
||
Insuffisance rénale.....................................7
|
||
extrarénale.........................................................3
|
||
fonctionnelle......................................................3
|
||
prérénale............................................................3
|
||
Service Classifications et information médicale 9
|
||
Pôle Nomenclatures |