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FASCICULE I
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GÉNÉRALITÉSPrésentation de la Cim-10
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La Cim-10 est la dixième révision de la Classification internationale des maladies et des
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problèmes de santé connexes, couramment dénommée Classification internationale des
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maladies. Elle permet le codage des maladies, des syndromes, des symptômes et de tous les
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motifs de recours aux soins, quels que soient la structure et le mode de leur délivrance.
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Cette classification est maintenue et révisée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS)
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depuis sa sixième révision en 1946. La dixième révision a été publiée en 1993 : elle est mise à
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jour annuellement par l’OMS. Elle a par ailleurs reçu des modifications françaises pour pallier
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certaines de ses insuffisances, notamment pour les besoins réglementaires du PMSI.
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La Cim-10 comporte 3 volumes :
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– le volume 1 fournit la table analytique :
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– le volume 2 est un manuel d’utilisation. Il contient des directives pour le codage en
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fonction de l’objectif (pour la mortalité ou pour la morbidité). Même si la France s’est
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très largement inspirée de ces consignes, des instructions différentes peuvent être
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données pour le recueil réglementaire dans le PMSI :
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– le volume 3 est l’index alphabétique.
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Créé le [DATE]
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Les évolutions de la Cim-10
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La Cim-10 a subi de nombreuses évolutions depuis sa publication initiale.
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Les erreurs constatées dans le volume 1 de l’édition française initiale ont donné lieu à
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publication de corrections dans une table d’errata publiés dans les pages 759 à 761 du volume
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3. Elles ont été intégrées dans une republication de la Cim-10 (1996, 1997, 1998).
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L’OMS a procédé à des mises à jour annuelles tant du volume 1 que du volume 3 depuis
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1996. Elles n’ont été diffusées en France que depuis 2006 et n’ont concerné que celles
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touchant le volume 1 : aucune des modifications du volume 3 n’a été publiée en France.
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L’ATIH (et le PERNNS avant elle) effectue régulièrement des mises à jour depuis 1997. Elles
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sont liées tant aux évolutions de la classification en GHM qu’à certains besoins
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d’amélioration de la description.
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En France, ces mises à jour interviennent annuellement le 1er janvier. Elles prennent effet à
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une date variable selon le champ du recueil réglementaire pour le PMSI. Toutes sont publiées
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sur le site de l’ATIH par reproduction des pages du volume 1 modifiées : elles sont par
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ailleurs recensées dans un tableau au format Excel par origine (OMS ou ATIH), nature et date
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d’introduction. Ces documents sont consultables dans l’espace Informations/Nomenclatures/
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Cim/Documentation.
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Créé le [DATE]. Modifié le [DATE]
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Les autres publications de l’OMS
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L’OMS livre des publications utiles au codage des diagnostics autres que la Cim-10.
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Elle édite des adaptations de la classification à diverses spécialités. En France, seuls ont été
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retenus les volumes consacrés au codage des troubles mentaux et du comportement, l’un
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adapté à la description clinique, l’autre pour la recherche. Leur utilisation pour les besoins
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réglementaires a nécessité une adaptation de l’encodage des libellés proposés dans ces
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Service Classifications et information médicale I-1
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Pôle Nomenclaturesdocuments. Il existe en effet des irrégularités d’encodage qui font que les volumes ne peuvent
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pas être employés dans leur version d’origine. La version à utiliser en France est publiée sur le
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site de l’ATIH.
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Par ailleurs, l’OMS publie une classification multiaxiale des tumeurs selon leur topographie et
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leur morphologie, la Cim-O (Classification internationale des maladies, Oncologie). La
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deuxième version de cette classification est fournie en annexe au volume 1 de la Cim-10. La
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publication de la version 3 en français est prévue pour l’été 2008.
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Créé le [DATE]
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I-2 Service Classifications et information médicale
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Pôle nomenclaturesVOLUME 1
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Codes de catégories et de souscatégories
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Les catégories sont les subdivisions de la Cim-10 repérées par un code à trois caractères.
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C’est le pivot de la classification. La liste des catégories est fournie dans le volume 1 de la
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Cim-10, avant la table analytique détaillée. Le code des catégories comprend une lettre
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capitale initiale suivie de deux chiffres : c’est la taille minimale des codes de la Cim-10.
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Ces codes sont généralement subdivisés par l’adjonction d’un caractère numérique au-delà du
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point qui suit le troisième caractère : ils repèrent les libellés des souscatégories. Ils apportent
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des précisions au sein d’une catégorie selon un axe variable. Ainsi les catégories des tumeurs
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sont le plus souvent divisées selon un axe topographique, mais les tumeurs malignes
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primitives des tissus lymphoïdes et hématopoïétique le sont selon leur nature morphologique.
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Le point qui sépare les troisième et quatrième caractères n’est pas considéré comme un
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caractère. Il doit être lu (par exemple, A15.0 se lit A quinze point zéro et non A cent
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cinquante) et écrit dans un texte. Il n’est généralement pas saisi dans les fichiers
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informatiques.
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On se doit de respecter le formalisme d’écriture des codes dans toute publication. Quand une
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affection est décrite dans une catégorie non subdivisée, son code reste sur 3 caractères : par
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exemple, les tumeurs malignes de la thyroïde se codent C73. Quand une catégorie subdivisée
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est entièrement consacrée à la description d’une affection de même nature, on peut adopter
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deux modalités d’écriture : par exemple, les fractures du fémur se codent avec la catégorie
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S72 : ou, mieux, les fractures du fémur se codent S72.–. Cette convention d’écriture (.–)
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explicite le fait que la catégorie concernée est subdivisée et que l’ajout d’un quatrième
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caractère, obligatoire pour coder juste, nécessite une recherche dans le volume 1 de la
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Cim-10. Quand le code est à trouver dans une série de catégories consécutives
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– constitutives ou non d’un groupe ou bloc de catégories –, on donne le premier et le dernier
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code de la liste, séparés par un tiret : par exemple, les glomérulopathies se codent N00–N08.
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La mention d’un quatrième caractère impose de le faire précéder d’un point, à la différence de
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celle d’un caractère supplémentaire : par exemple, le quatrième caractère .1 a le sens de avec
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acidocétose pour les catégories E10–E14 : le cinquième caractère 1 a le sens de ouverte pour
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les codes de fracture traumatique.
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Créé le [DATE]
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Les caractères supplémentaires des codes
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On désigne ainsi les caractères placés après le quatrième caractère du code. Les codes
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constitués de cinq caractères ou plus sont dits « étendus ». Le code sur lequel sont construites
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les extensions est appelé « code-père » : chaque code étendu constitue un « code-fils ». La
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mention d’un caractère supplémentaire n’est pas précédée du point : par exemple, les
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cinquièmes caractères 0 et 1 doivent compléter les codes de fracture traumatique pour en
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préciser le caractère ouvert ou fermé. Les extensions de codes ont diverses origines.
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La Cim-10 propose un caractère numérique supplémentaire dans certains cas. Si l’OMS n’en
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fixe pas la position dans le format du code, il est convenu en France de le placer en cinquième
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position. Il est considéré comme facultatif par l’OMS mais, en France, il est recommandé de
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l’utiliser dès lors qu’il est proposé.
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Service Classifications et information médicale I-3
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Pôle NomenclaturesIl est fourni dans trois occasions :
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– pour préciser la topographie des atteintes des maladies du système ostéoarticulaire
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(chapitre XIII) :
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– pour spécifier le caractère ouvert ou fermé des fractures et des plaies des organes
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intracrâniens, intrathoraciques et intraabdominaux (chapitre XIX) :
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– pour indiquer l’activité de la personne blessée au moment de l’accident (chapitre XX).
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L’OMS a également adopté le principe de l’extension des codes de la Cim originelle pour
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certaines classifications supplémentaires de spécialité. En France seules celles consacrées aux
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troubles mentaux et du comportement sont utilisables dans les recueils réglementaires. Les
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extensions portent alors exclusivement sur certains codes du chapitre V et comportent un
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voire deux caractères numériques supplémentaires placés en cinquième (voire en sixième)
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position.
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L’ATIH produit pour sa part des codes étendus : ils ont actuellement été créés essentiellement
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pour les besoins de la classification en GHM en MCO. Ces codes numériques sont alors
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toujours placés après le quatrième caractère et, sauf exception, occupent la cinquième
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position.
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Enfin, les sociétés savantes ont elles-mêmes pu créer des extensions propres à leur usage.
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Dans ce cas les caractères supplémentaires sont placés au-delà de la cinquième position. Les
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codes utilisés ne sont pas nécessairement numériques. Seules les extensions incluses dans les
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tables officielles peuvent être utilisées dans le recueil d’informations réglementaire.
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Dans la mesure où le respect des règles de création ci-dessus laisse une position vide de code,
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celle-ci est remplie par le signe « + ».
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Créé le [DATE]
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Le caractère « + »
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L’OMS recommande (volume 2) d’ajouter le signe « X » en quatrième position des codes de
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catégories non subdivisées, de façon à ce que les codes de souscatégories aient tous la même
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longueur. Cette consigne n’est pas reprise en France. Ainsi, par exemple, on code
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l’hyperplasie de la prostate N40 et non N40.X.
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Par contre, chaque fois qu’un caractère supplémentaire est placé après une position vide, il a
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été décidé en France que celle-ci serait remplie par le signe « + ». C’est le cas lorsqu’un
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cinquième caractère est ajouté à un code de catégorie non subdivisée, que cet ajout soit
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proposé par l’OMS (par exemple, une fracture ouverte du rachis de niveau non précisé se
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code T08.+1) ou par l’ATIH (par exemple, C80.+0 repère la présence d’une tumeur maligne
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primitive de siège inconnu). C’est le cas également lors de la création d’extensions de codes
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à visée documentaire à la demande de sociétés savantes françaises : les caractères
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supplémentaires sont alors placés après le cinquième caractère. J96.1+0 est ainsi le code de
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l’insuffisance respiratoire chronique obstructive.
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Créé le [DATE]
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Les libellés Autres… et sans précision
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Les libellés comportant la mention « Autres… » ou « non classé ailleurs (NCA) »
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concernent toujours des affections précisées pour lesquelles la Cim n’a pas prévu de catégorie
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ou de souscatégorie spécifique. Le choix d’un libellé de ce type nécessite donc de s’assurer
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I-4 Service Classifications et information médicale
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Pôle nomenclaturespréalablement de l’absence de libellé mieux adapté dans la même catégorie, le même groupe
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de catégories, le même chapitre, voire dans l’ensemble de la Cim-10. Ainsi, le libellé Autres
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affections non inflammatoires précisées du col de l’utérus (N88.8) ne peut être utilisé que
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pour repérer une affection précisée du col de l’utérus non décrite par les libellés précédents de
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la catégorie N88 qui ne soit pas non plus une tumeur (chapitre II), ni un polype (N84.1), un
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ectropion (N86) ou une dysplasie (N87.–), ni une lésion obstétricale (O71.3) ni une
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malformation congénitale (Q51.–), ni une lésion traumatique (S37.6). Les libellés de
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souscatégorie de ce type sont le plus souvent repérés par le quatrième caractère .8 du code.
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Les libellés « sans précision » – ou « non précisé », ou « sans autre indication (SAI) » –
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sont à utiliser quand manque l’information nécessaire pour choisir un libellé plus précis.
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Quand ils sont ceux d’une souscatégorie, ces libellés correspondent généralement au
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quatrième caractère .9 du code.
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Il est important de bien noter l’axe sur lequel sont développées les subdivisions de la Cim :
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« maladie de Crohn hémorragique » se code K50.9 Maladie de Crohn, sans précision et non
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K50.8 Autres formes de la maladie de Crohn puisque l’axe de description de la catégorie K50
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est topographique.
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Créé le [DATE]
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Symboles conventionnels du volume 1
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Les deux premiers de ces symboles apparaissent tant dans les libellés que dans les notes. Les
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deux suivants sont réservés aux notes.
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Parenthèses (…) : elles sont employées pour inclure des mots ou des expressions facultatifs,
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c'est-à-dire ne modifiant pas le codage. On trouve ainsi sous le code I62.9 le libellé
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Hémorragie intracrânienne (non traumatique), sans précision. Ceci signifie que l’on doit
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coder de la même façon une hémorragie intracrânienne qu’elle soit ou non précisée non
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traumatique : a contrario, la même affection précisée traumatique se code S06.8 (Autres
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lésions traumatiques intracrâniennes). Cette notion est très importante à connaitre car l’OMS a
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pris dans certains cas des options de codage en fonction de la fréquence des affections. Ainsi
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une laryngite sans précision est codée laryngite aigüe (le terme aigüe est entre parenthèses),
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une hémorragie extradurale sans précision est codée avec les traumatismes et non avec les
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accidents vasculaires cérébraux…
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Crochets […] : ils incluent des synonymes ou des phrases explicatives. On trouve ainsi
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Syndrome de la crosse aortique [Takayasu], ou [Voir codage de la localisation ci-dessus].
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Deux points : : précèdent une énumération de termes placés en liste verticale, destinés à
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compléter une locution initiale. Ce signe évite la répétition de cette locution à chaque ligne de
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la note. Ainsi, la note sous le libellé Pyodermite (L08.0) doit se lire dermite purulente,
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dermite septique ou dermite suppurée.
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}
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Accolade : l’accolade utilisée dans une liste de locutions à inclure ou exclure, indique
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qu’aucun des mots qui la précèdent ou qui lui font suite ne sont complets. Chaque locution qui
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la précède doit être complétée par la locution qui lui fait suite. Exemple :
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Constriction
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Rétrécissement du duodénum
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Sténose
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Service Classifications et information médicale I-5
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Pôle NomenclaturesPoint tiret .– : le quatrième caractère d’un code est parfois remplacé par un tiret. Ceci indique
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au codeur qu’il existe un 4e caractère à chercher dans la catégorie appropriée. Exemple :
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A l’exclusion de : athérosclérose des artérioles rénales (I12.–)
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Dans de rares cas de création de codes étendus (M62.8, S37.8), l’ATIH a adopté la convention
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de remplacer le 5e caractère proposé par la Cim par un tiret : par exemple, M62.8–0, S37.8–8.
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Créé le [DATE]
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Le mot « et » dans les titres
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Le volume 2 de la Cim attire l’attention de l’utilisateur sur le caractère conventionnel du
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terme « et » dans les titres, c’est-à-dire dans les libellés de catégories et de souscatégories : il
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y a le sens de « et/ou ». Ainsi K31.6 (Fistule de l’estomac et du duodénum) code les fistules
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de l’estomac aussi bien que celles du duodénum ou celles atteignant les deux organes. Cette
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convention n’est pas appliquée dans la rédaction des notes.
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Elle souffre cependant des exceptions :
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– « et » peut avoir le sens exclusif de « ou » quand le libellé décrit des affections dont
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l’association est médicalement improbable, mais que la Cim ne souhaite pas
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distinguer. Ainsi, le code Q63.1 (Rein lobulé, soudé et en fer à cheval) code
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indifféremment certaines affections congénitales du rein dont l’association serait
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surprenante :
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– inversement, « et » peut avoir le sens de « avec » : ainsi le libellé Diverticulose du
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côlon et de l’intestin grêle, avec perforation et abcès (K57.4) doit être compris comme
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décrivant l’association obligatoire d’une diverticulose de l’intestin grêle et du côlon
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(en fait, du gros intestin) – sens de « avec », rendu dans la version anglaise d’origine
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par « both » – compliquée soit d’une perforation, soit d’un abcès, soit de ces deux
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affections – sens de « et/ou ».
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Les utilisateurs devront donc être prudents dans l’utilisation de ces libellés et vérifier le sens
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de ce terme en lisant les libellés voisins de la Cim.
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Créé le [DATE]
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Le double codage dague – astérisque
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Certains diagnostics font l’objet d’un double codage dans la Cim. Ce sont ceux qui concernent
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à la fois une maladie générale initiale et une manifestation localisée à un organe donné. Le
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code employé pour la maladie générale (l’étiologie) est marqué par le symbole dague – ou
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croix ou obèle – (†). Le code de la manifestation est marqué par le symbole astérisque (*).
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Pour le recueil d’information dans les établissements sanitaires français, la consigne est de
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respecter cette modalité de double codage chaque fois que la Cim la propose. Par exemple,
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coder une conjonctivite herpétique impose l’emploi des deux codes B00.5† (Affections
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oculaires dues au virus de l’herpès) et H13.1* (Conjonctivites au cours de maladies
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infectieuses et parasitaires classées ailleurs).
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L’ensemble des codes astérisque d’un chapitre est énuméré au début de chacun des chapitres
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concernés. Au sein du chapitre les termes avec dague peuvent apparaitre sous trois formes
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différentes :
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– le symbole † et le code avec astérisque figurent tous les deux dans le titre de la
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catégorie : tous les termes codés dans cette catégorie possèdent le même code
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astérisque :
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I-6 Service Classifications et information médicale
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Pôle nomenclatures– le symbole † apparait seul dans le titre : à chaque terme de la catégorie correspond un
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code astérisque qui peut être différent des autres :
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– ni le symbole † ni le code astérisque ne sont mentionnés dans le titre de la catégorie :
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seuls certains termes inclus dans cette catégorie sont l’objet du double codage : ils
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comportent alors le symbole † et le code astérisque qui leur correspond.
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La position prédominante de l’un ou l’autre code dans le système d’information est fonction
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de l’objectif du recueil. Un recueil de données de mortalité favorisera plutôt le code dague,
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alors qu’un objectif de recensement de morbidité privilégiera plutôt le code astérisque.
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Créé le [DATE]
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||
Doubles codages autres que le système dague – astérisque
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Bien que n’utilisant pas le système dague – astérisque, certaines situations nécessitent la
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mention de deux codes pour être décrites complètement. Elles sont repérées dans le volume
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analytique par la note : « Utiliser, au besoin, un code supplémentaire… ». Dans le cadre de la
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production des résumés de séjours hospitaliers, il convient de suivre cette recommandation
|
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chaque fois que la Cim la propose. Les principales situations concernées sont :
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||
– les infections localisées à un organe et classées dans le chapitre correspondant : des
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codes du chapitre I (catégories B95–B97) permettent de coder l’organisme
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responsable de l’infection :
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– les tumeurs : leur morphologie peut être précisée à l’aide de la Cim–O (Classification
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||
internationale des maladies pour l’oncologie), reproduite en fin de volume 1 de la
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||
Cim-10 :
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– les tumeurs ayant une activité fonctionnelle : celle-ci peut être enregistrée par un code
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||
du chapitre IV :
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– les troubles mentaux organiques codés en F00–F09 : un code d’un autre chapitre peut
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||
être ajouté pour indiquer la cause sousjacente :
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||
– les affections dues à un agent toxique : un code du chapitre XX permet d’identifier
|
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l’agent en cause :
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– les traumatismes, intoxications ou effets indésirables dont la cause peut être signalée
|
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par un code du chapitre XX.
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||
Par ailleurs, en cas de résistance à certains traitements – et tout particulièrement lors de la
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||
résistance d’un agent bactérien aux antibiotiques –, il est possible d’associer un code du
|
||
chapitre XXII à celui de l’affection traitée.
|
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Créé le [DATE]
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||
Les notes
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||
Des notes complètent les titres et libellés pour en préciser l’usage.
|
||
Les notes d’inclusion sont introduites par Comprend : sous le titre d’un chapitre, d’un groupe
|
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de catégories ou d’une catégorie : à l’inverse, cette mention n’introduit pas les notes de
|
||
même nature placées sous un libellé de souscatégorie. Elles ne figurent jamais qu’à titre
|
||
d’exemple d’utilisation de la subdivision concernée. La liste des affections citées dans ces
|
||
notes n’est donc pas limitative, l’utilisation du libellé et du code non restreinte aux affections
|
||
qui y figurent.
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||
Service Classifications et information médicale I-7
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||
Pôle NomenclaturesA contrario, les notes d’exclusion, constamment précédées de la mention À l’exclusion de :
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||
sont toujours limitatives. Elles renvoient à la subdivision de la Cim-10 dans laquelle se
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||
trouve le libellé correct à utiliser : son code est fourni entre parenthèses. Certaines de ces
|
||
interdictions de codage sont considérées en France comme liées au principe de monocodage
|
||
étiologique de la Cim-10. Par exemple, l’exclusion placée sous le code R02 (Gangrène, non
|
||
classée ailleurs) d’utiliser ce code pour mentionner une gangrène au cours de l’athéroclérose
|
||
n’est pas retenue en France. Il faut cependant être très prudent dans la levée de ces
|
||
interdictions. Cette attitude n’est acceptable que pour signaler des formes particulières de
|
||
certaines maladies : en aucun cas on ne doit passer outre pour coder des éléments habituels
|
||
de l’affection principale (par exemple, la fièvre dans les maladies infectieuses).
|
||
Des notes d’utilisation complètent les précédentes. Généralement introduites par la formule
|
||
Note : , elles renseignent sur certaines conditions d’utilisation des rubriques concernées. On
|
||
doit faire particulièrement attention aux consignes fournies en tête de chapitre ou de groupes
|
||
de catégories : voir par exemple les notes en tête des chapitres X ou XVIII ou sous le titre du
|
||
groupe O80–O84.
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Enfin, sous le nom de glossaire, la Cim-10 fournit des définitions de certaines affections.
|
||
L’usage en est généralisé dans le chapitre V des troubles mentaux et du comportement : mais
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||
on en trouve quelquefois dans d’autres chapitres : ainsi, par exemple, du texte placé sous le
|
||
libellé codé Q23.4 ou Z60.5.
|
||
Créé le [DATE]
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||
Les codes interdits
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||
Quelques-uns des codes de la Cim-10 sont interdits d’usage dans le PMSI en France.
|
||
Certains d’entre eux correspondent à des libellés dont l’imprécision est telle qu’il ne parait
|
||
pas acceptable de les employer eu égard au développement du système de santé national et
|
||
aux exigences de tenue du dossier du patient. Leur usage ne pourrait qu’être le résultat d’une
|
||
insuffisance ou d’un défaut de renseignement dans ce dossier. Par exemple, il est impensable
|
||
d’autoriser l’emploi du code T14.9 (Lésion traumatique, sans précision) dans quelque champ
|
||
que ce soit : même en l’absence de description précise, un médecin doit pouvoir préciser la
|
||
nature et la topographie de la lésion. Ces interdictions valent pour toute utilisation de la
|
||
Cim-10 dans le PMSI.
|
||
D’autres interdictions découlent des indications de la Cim-10 pour le codage des causes de
|
||
morbidité. La Cim-10 informe en effet l’utilisateur de l’interdiction d’employer certains
|
||
codes pour mentionner l’« affection (ou « cause ») principale » – cette expression correspond
|
||
à la notion de « diagnostic principal » dans le PMSI en MCO. Ces codes ne peuvent jamais
|
||
être portés seuls et ne sont jamais prioritaires : ils ne doivent donc être utilisés qu’en
|
||
complément d’un autre code de la Cim-10. Il en est ainsi, par exemple, des codes du groupe
|
||
B95–B97 (Agents d’infections bactériennes, virales et autres) ou de ceux du chapitre XX,
|
||
mais aussi des codes O81–O84.
|
||
Par ailleurs, beaucoup des codes-pères qui ont donné lieu à des extensions de la part de
|
||
l’ATIH ne peuvent être utilisés pour le renseignement des résumés de sortie pour le PMSI.
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||
Enfin, il peut être imposé en sus des interdictions propres au recueil dans certains champs du
|
||
PMSI.
|
||
L’ATIH publie sur son site la liste de ces interdictions selon leur type dans la rubrique
|
||
Informations/Nomenclatures/Cim/Documentation.
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||
Créé le [DATE]
|
||
I-8 Service Classifications et information médicale
|
||
Pôle nomenclaturesVOLUME 3
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||
Avantages et insuffisances du volume 3
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||
L’avantage évident du volume 3 est tout d’abord la présence de nombreux synonymes ou
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expressions renvoyant au même code du volume 1. On y trouve développés tous les termes
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présents dans les inclusions mais aussi des termes absents du volume 1. C’est le cas par
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exemple de l’embolie de l’artère auditive interne qui n’est pas mentionnée comme inclusion
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du libellé Occlusion et sténose d’une autre artère précérébrale (I65.8) dans le volume 1.
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Les catégories du type Affections de … au cours d’affections classées ailleurs sont déclinées
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plus précisément dans le volume 3 permettant de trouver ainsi les codes dague non répertoriés
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comme tels dans le volume 1. Ainsi, le code D63.8* est intitulé dans le volume 1 Anémie au
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cours d’autres maladies chroniques classées ailleurs. Le volume 3 liste plusieurs types
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d’affections en rapport avec ce code ainsi que les codes dague correspondants : anémie due au
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botriocéphale, paludéenne, tuberculeuse…
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De nombreux termes ou qualificatifs sont placés entre parenthèses dans le volume 3, alors
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qu’ils sont absents du volume 1 : on trouve par exemple : Gangrène (cutanée) (extensive)
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(humide) (infectée) (locale) (par stase) (sèche) (septique) (ulcéreuse) (de) (due à) R02 dans le
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volume 3, alors que dans le volume 1 le libellé unique est Gangrène, non classée ailleurs.
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Par contre le volume 3 peut se révéler insuffisant. En particulier les exclusions mentionnées
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dans le volume 1 n’y sont pas reprises. De plus, en France, ce volume n’a pas été modifié
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depuis sa parution initiale : il n’intègre pas les mises à jour ou corrections de l’OMS (par
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exemple, on n’y trouve pas les codes de référence au chapitre XXII) et ne comporte pas les
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créations françaises.
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Il est donc fortement conseillé de toujours coder avec les deux volumes 1 et 3 afin de vérifier
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dans le premier la validité du code trouvé dans l’index alphabétique.
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Créé le [DATE]
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Conventions d’écriture du volume 3
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Renvois : ils peuvent prendre plusieurs formes. Par exemple :
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Dépôt (dans) (de)
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– calcaire – voir Calcification
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Afin de ne pas répéter sous le terme Dépôt de calcaire tous les qualificatifs placés sous le
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terme Calcification, le codeur est renvoyé directement à ce dernier terme.
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Encéphalomyélite (voir aussi Encéphalite) G04.9
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Une encéphalomyélite sans plus de précision se code G04.9 comme une encéphalite.
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Cependant si l’on souhaite apporter une précision qui n’est pas listée dans les qualificatifs
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placés sous le terme Encéphalomyélite, on doit aller la chercher sous le terme Encéphalite.
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Dans tous les cas si le terme recherché n’est pas trouvé avec précision il est recommandé de
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toujours aller voir à l’endroit du renvoi.
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Service Classifications et information médicale I-9
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Pôle NomenclaturesParenthèses (…) : elles incluent des termes facultatifs pour le codage de même que dans le
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volume 1. Ainsi :
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Abcès (embolique) (infectieux) (multiple) (pyogène) (septique) (de)
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– cérébral (toute région) G06.0
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signifie que l’abcès cérébral est codé G06.0 quelle que soit la région touchée et que l’abcès
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soit ou non embolique, infectieux, multiple, pyogène ou septique.
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Signes dague † et astérisque * : leur emploi est détaillé au paragraphe relatif au volume 1.
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NCA signifie « Non Classé Ailleurs » comme dans le volume 1 (voir ce paragraphe).
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Note : une note est parfois placée sous un terme principal juste avant les renvois (voir par
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exemple le terme Kyste). Elle précise des conventions de codage ou de description applicables
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à ce terme.
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Créé le [DATE]
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Index alphabétique des chapitres I à XIX et XXI
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La première section de l’index alphabétique concerne les chapitres I à XIX et XXI à
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l’exclusion des intoxications par médicaments et produits chimiques. Il est présenté sous
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forme de deux colonnes par page. Le terme principal est inscrit en gras et aligné à gauche. Il
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est repris en tête de chaque colonne, suivi de la mention —suite s’il fait l’objet de plusieurs
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colonnes.
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Si nécessaire des termes précisant ou qualifiant ce libellé lui font suite avec différents niveaux
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d’indentation vers la droite marqués par un tiret. Il est essentiel de bien repérer le niveau de
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décalage auquel on se situe pour interpréter correctement le code que l’on consulte. On trouve
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par exemple :
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Infection—suite
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– généralisée —suite
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– – pneumocoques A40.3
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– – puerpérale, post partum, suites de couches O85
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– – staphylocoques A41.2
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– – streptocoques A40.9
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Le code A41.2 correspond à une infection généralisée à staphylocoques (une septicémie). Une
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lecture rapide pourrait faire croire par erreur que l’on code ainsi toute infection à
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staphylocoque.
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Créé le [DATE]
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Table des tumeurs
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Au terme Tumeur de la première section est inséré un tableau qui indique pour chaque
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localisation anatomique le code des tumeurs malignes primitives et secondaires, in situ,
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bénignes, et d’évolution imprévisible ou inconnue de cette localisation. Deux signes
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particuliers sont employés dans ce tableau :
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I-10 Service Classifications et information médicale
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Pôle nomenclatures# : ce sigle concerne des sièges externes relativement imprécis (face NCA par exemple) pour
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lesquels la Cim prend le parti de proposer un code de tumeur de la peau. Le comportement
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malin ou bénin est ensuite choisi selon la morphologie de la tumeur.
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◊ : les carcinomes et adénocarcinomes (sauf intra-osseux ou odontogènes) de sièges suivis de
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ce signe sont considérés comme des métastases de siège primitif non précisé. Exemple :
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ischion ◊.
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Créé le [DATE]
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Index des causes externes de traumatismes
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La deuxième section du volume 3 correspond aux codes du chapitre XX Causes externes de
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morbidité et de mortalité à l’exception des empoisonnements (on parle plus couramment
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d’intoxications) dus aux médicaments et produits chimiques.
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Créé le [DATE]
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Index des médicaments et autres substances chimiques
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La troisième section du volume 3 présente en colonnes le code des différentes circonstances
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d’intoxication par médicament ou produit chimique.
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Pour chaque substance on trouve successivement le code d’intoxication du chapitre XIX
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correspondant à ce produit puis les codes du chapitre XX décrivant les circonstances
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accidentelle, intentionnelle auto-induite ou d’intention non déterminée de l’intoxication. Pour
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les médicaments et substances biologiques, une colonne supplémentaire permet d’enregistrer
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la notion d’effet indésirable au cours d’un usage thérapeutique.
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Créé le [DATE]
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Service Classifications et information médicale I-11
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||
Pôle NomenclaturesI-12 Service Classifications et information médicale
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Pôle nomenclaturesSOMMAIRE
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A I
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Accolade....................................................5 Index alphabétique..................................10
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Adaptations à la psychiatrie......................1 Index des causes externes.......................11
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Astérisque..................................................6 Index des médicaments...........................11
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||
Autres publications de l’OMS...................1
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L
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||
C
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Le point dans le code................................3
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Caractère + du code...................................4 Libellés .....................................................4
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Caractères supplémentaires.......................3 Libellés imprécis.......................................8
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||
Catégories..................................................3
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Cim-O........................................................2 N
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Code-fils....................................................3
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Notes...................................................7, 10
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Code-père..................................................3
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||
Notes d’exclusion.....................................8
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Codes interdits...........................................8
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Notes d’inclusion......................................7
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Conventions d’écriture du volume 3.........9
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Notes d’utilisation.....................................8
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||
Crochets.....................................................5
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||
P
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||
D
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||
Parenthèses .........................................5, 10
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||
Dague ........................................................6
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||
Point tiret ..................................................6
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||
Deux points ...............................................5
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||
Présentation de la Cim-10.........................1
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||
Double codage.......................................6, 7
|
||
R
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||
E
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||
Renvois.....................................................9
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||
Écriture du code ........................................3
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Évolutions de la Cim-10............................1 S
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||
Extensions ATIH.......................................4
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||
Extensions OMS........................................3 Souscatégories..........................................3
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||
Extensions sociétés savantes.....................4 Symboles conventionnels du volume 1....5
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||
F T
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||
Format du code..........................................3 Table des tumeurs...................................10
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||
G V
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Glossaire....................................................8 Volume 1 ..............................................1, 3
|
||
Volume 2 ..................................................1
|
||
Volume 3 ..............................................1, 9
|
||
Service Classifications et information médicale I-13
|
||
Pôle Nomenclatures |