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FASCICULE I
GÉNÉRALITÉS Présentation de la Cim-10
La Cim-10 est la dixième révision de la Classification internationale des maladies et des
problèmes de santé connexes, couramment dénommée Classification internationale des
maladies. Elle permet le codage des maladies, des syndromes, des symptômes et de tous les
motifs de recours aux soins, quels que soient la structure et le mode de leur délivrance.
Cette classification est maintenue et révisée par lOrganisation mondiale de la santé (OMS)
depuis sa sixième révision en 1946. La dixième révision a été publiée en 1993 : elle est mise à
jour annuellement par lOMS. Elle a par ailleurs reçu des modifications françaises pour pallier
certaines de ses insuffisances, notamment pour les besoins réglementaires du PMSI.
La Cim-10 comporte 3 volumes :
le volume 1 fournit la table analytique :
le volume 2 est un manuel dutilisation. Il contient des directives pour le codage en
fonction de lobjectif (pour la mortalité ou pour la morbidité). Même si la France sest
très largement inspirée de ces consignes, des instructions différentes peuvent être
données pour le recueil réglementaire dans le PMSI :
le volume 3 est lindex alphabétique.
Créé le [DATE]
Les évolutions de la Cim-10
La Cim-10 a subi de nombreuses évolutions depuis sa publication initiale.
Les erreurs constatées dans le volume 1 de lédition française initiale ont donné lieu à
publication de corrections dans une table derrata publiés dans les pages 759 à 761 du volume
3. Elles ont été intégrées dans une republication de la Cim-10 (1996, 1997, 1998).
LOMS a procédé à des mises à jour annuelles tant du volume 1 que du volume 3 depuis
1996. Elles nont été diffusées en France que depuis 2006 et nont concerné que celles
touchant le volume 1 : aucune des modifications du volume 3 na été publiée en France.
LATIH (et le PERNNS avant elle) effectue régulièrement des mises à jour depuis 1997. Elles
sont liées tant aux évolutions de la classification en GHM quà certains besoins
damélioration de la description.
En France, ces mises à jour interviennent annuellement le 1er janvier. Elles prennent effet à
une date variable selon le champ du recueil réglementaire pour le PMSI. Toutes sont publiées
sur le site de lATIH par reproduction des pages du volume 1 modifiées : elles sont par
ailleurs recensées dans un tableau au format Excel par origine (OMS ou ATIH), nature et date
dintroduction. Ces documents sont consultables dans lespace Informations/Nomenclatures/
Cim/Documentation.
Créé le [DATE]. Modifié le [DATE]
Les autres publications de lOMS
LOMS livre des publications utiles au codage des diagnostics autres que la Cim-10.
Elle édite des adaptations de la classification à diverses spécialités. En France, seuls ont été
retenus les volumes consacrés au codage des troubles mentaux et du comportement, lun
adapté à la description clinique, lautre pour la recherche. Leur utilisation pour les besoins
réglementaires a nécessité une adaptation de lencodage des libellés proposés dans ces
Service Classifications et information médicale I-1
Pôle Nomenclatures documents. Il existe en effet des irrégularités dencodage qui font que les volumes ne peuvent
pas être employés dans leur version dorigine. La version à utiliser en France est publiée sur le
site de lATIH.
Par ailleurs, lOMS publie une classification multiaxiale des tumeurs selon leur topographie et
leur morphologie, la Cim-O (Classification internationale des maladies, Oncologie). La
deuxième version de cette classification est fournie en annexe au volume 1 de la Cim-10. La
publication de la version 3 en français est prévue pour lété 2008.
Créé le [DATE]
I-2 Service Classifications et information médicale
Pôle nomenclatures VOLUME 1
Codes de catégories et de souscatégories
Les catégories sont les subdivisions de la Cim-10 repérées par un code à trois caractères.
Cest le pivot de la classification. La liste des catégories est fournie dans le volume 1 de la
Cim-10, avant la table analytique détaillée. Le code des catégories comprend une lettre
capitale initiale suivie de deux chiffres : cest la taille minimale des codes de la Cim-10.
Ces codes sont généralement subdivisés par ladjonction dun caractère numérique au-delà du
point qui suit le troisième caractère : ils repèrent les libellés des souscatégories. Ils apportent
des précisions au sein dune catégorie selon un axe variable. Ainsi les catégories des tumeurs
sont le plus souvent divisées selon un axe topographique, mais les tumeurs malignes
primitives des tissus lymphoïdes et hématopoïétique le sont selon leur nature morphologique.
Le point qui sépare les troisième et quatrième caractères nest pas considéré comme un
caractère. Il doit être lu (par exemple, A15.0 se lit A quinze point zéro et non A cent
cinquante) et écrit dans un texte. Il nest généralement pas saisi dans les fichiers
informatiques.
On se doit de respecter le formalisme décriture des codes dans toute publication. Quand une
affection est décrite dans une catégorie non subdivisée, son code reste sur 3 caractères : par
exemple, les tumeurs malignes de la thyroïde se codent C73. Quand une catégorie subdivisée
est entièrement consacrée à la description dune affection de même nature, on peut adopter
deux modalités décriture : par exemple, les fractures du fémur se codent avec la catégorie
S72 : ou, mieux, les fractures du fémur se codent S72.. Cette convention décriture (.)
explicite le fait que la catégorie concernée est subdivisée et que lajout dun quatrième
caractère, obligatoire pour coder juste, nécessite une recherche dans le volume 1 de la
Cim-10. Quand le code est à trouver dans une série de catégories consécutives
constitutives ou non dun groupe ou bloc de catégories , on donne le premier et le dernier
code de la liste, séparés par un tiret : par exemple, les glomérulopathies se codent N00N08.
La mention dun quatrième caractère impose de le faire précéder dun point, à la différence de
celle dun caractère supplémentaire : par exemple, le quatrième caractère .1 a le sens de avec
acidocétose pour les catégories E10E14 : le cinquième caractère 1 a le sens de ouverte pour
les codes de fracture traumatique.
Créé le [DATE]
Les caractères supplémentaires des codes
On désigne ainsi les caractères placés après le quatrième caractère du code. Les codes
constitués de cinq caractères ou plus sont dits « étendus ». Le code sur lequel sont construites
les extensions est appelé « code-père » : chaque code étendu constitue un « code-fils ». La
mention dun caractère supplémentaire nest pas précédée du point : par exemple, les
cinquièmes caractères 0 et 1 doivent compléter les codes de fracture traumatique pour en
préciser le caractère ouvert ou fermé. Les extensions de codes ont diverses origines.
La Cim-10 propose un caractère numérique supplémentaire dans certains cas. Si lOMS nen
fixe pas la position dans le format du code, il est convenu en France de le placer en cinquième
position. Il est considéré comme facultatif par lOMS mais, en France, il est recommandé de
lutiliser dès lors quil est proposé.
Service Classifications et information médicale I-3
Pôle Nomenclatures Il est fourni dans trois occasions :
pour préciser la topographie des atteintes des maladies du système ostéoarticulaire
(chapitre XIII) :
pour spécifier le caractère ouvert ou fermé des fractures et des plaies des organes
intracrâniens, intrathoraciques et intraabdominaux (chapitre XIX) :
pour indiquer lactivité de la personne blessée au moment de laccident (chapitre XX).
LOMS a également adopté le principe de lextension des codes de la Cim originelle pour
certaines classifications supplémentaires de spécialité. En France seules celles consacrées aux
troubles mentaux et du comportement sont utilisables dans les recueils réglementaires. Les
extensions portent alors exclusivement sur certains codes du chapitre V et comportent un
voire deux caractères numériques supplémentaires placés en cinquième (voire en sixième)
position.
LATIH produit pour sa part des codes étendus : ils ont actuellement été créés essentiellement
pour les besoins de la classification en GHM en MCO. Ces codes numériques sont alors
toujours placés après le quatrième caractère et, sauf exception, occupent la cinquième
position.
Enfin, les sociétés savantes ont elles-mêmes pu créer des extensions propres à leur usage.
Dans ce cas les caractères supplémentaires sont placés au-delà de la cinquième position. Les
codes utilisés ne sont pas nécessairement numériques. Seules les extensions incluses dans les
tables officielles peuvent être utilisées dans le recueil dinformations réglementaire.
Dans la mesure où le respect des règles de création ci-dessus laisse une position vide de code,
celle-ci est remplie par le signe « + ».
Créé le [DATE]
Le caractère « + »
LOMS recommande (volume 2) dajouter le signe « X » en quatrième position des codes de
catégories non subdivisées, de façon à ce que les codes de souscatégories aient tous la même
longueur. Cette consigne nest pas reprise en France. Ainsi, par exemple, on code
lhyperplasie de la prostate N40 et non N40.X.
Par contre, chaque fois quun caractère supplémentaire est placé après une position vide, il a
été décidé en France que celle-ci serait remplie par le signe « + ». Cest le cas lorsquun
cinquième caractère est ajouté à un code de catégorie non subdivisée, que cet ajout soit
proposé par lOMS (par exemple, une fracture ouverte du rachis de niveau non précisé se
code T08.+1) ou par lATIH (par exemple, C80.+0 repère la présence dune tumeur maligne
primitive de siège inconnu). Cest le cas également lors de la création dextensions de codes
à visée documentaire à la demande de sociétés savantes françaises : les caractères
supplémentaires sont alors placés après le cinquième caractère. J96.1+0 est ainsi le code de
linsuffisance respiratoire chronique obstructive.
Créé le [DATE]
Les libellés Autres… et sans précision
Les libellés comportant la mention « Autres… » ou « non classé ailleurs (NCA) »
concernent toujours des affections précisées pour lesquelles la Cim na pas prévu de catégorie
ou de souscatégorie spécifique. Le choix dun libellé de ce type nécessite donc de sassurer
I-4 Service Classifications et information médicale
Pôle nomenclatures préalablement de labsence de libellé mieux adapté dans la même catégorie, le même groupe
de catégories, le même chapitre, voire dans lensemble de la Cim-10. Ainsi, le libellé Autres
affections non inflammatoires précisées du col de lutérus (N88.8) ne peut être utilisé que
pour repérer une affection précisée du col de lutérus non décrite par les libellés précédents de
la catégorie N88 qui ne soit pas non plus une tumeur (chapitre II), ni un polype (N84.1), un
ectropion (N86) ou une dysplasie (N87.), ni une lésion obstétricale (O71.3) ni une
malformation congénitale (Q51.), ni une lésion traumatique (S37.6). Les libellés de
souscatégorie de ce type sont le plus souvent repérés par le quatrième caractère .8 du code.
Les libellés « sans précision » ou « non précisé », ou « sans autre indication (SAI) »
sont à utiliser quand manque linformation nécessaire pour choisir un libellé plus précis.
Quand ils sont ceux dune souscatégorie, ces libellés correspondent généralement au
quatrième caractère .9 du code.
Il est important de bien noter laxe sur lequel sont développées les subdivisions de la Cim :
« maladie de Crohn hémorragique » se code K50.9 Maladie de Crohn, sans précision et non
K50.8 Autres formes de la maladie de Crohn puisque laxe de description de la catégorie K50
est topographique.
Créé le [DATE]
Symboles conventionnels du volume 1
Les deux premiers de ces symboles apparaissent tant dans les libellés que dans les notes. Les
deux suivants sont réservés aux notes.
Parenthèses (…) : elles sont employées pour inclure des mots ou des expressions facultatifs,
c'est-à-dire ne modifiant pas le codage. On trouve ainsi sous le code I62.9 le libellé
Hémorragie intracrânienne (non traumatique), sans précision. Ceci signifie que lon doit
coder de la même façon une hémorragie intracrânienne quelle soit ou non précisée non
traumatique : a contrario, la même affection précisée traumatique se code S06.8 (Autres
lésions traumatiques intracrâniennes). Cette notion est très importante à connaitre car lOMS a
pris dans certains cas des options de codage en fonction de la fréquence des affections. Ainsi
une laryngite sans précision est codée laryngite aigüe (le terme aigüe est entre parenthèses),
une hémorragie extradurale sans précision est codée avec les traumatismes et non avec les
accidents vasculaires cérébraux…
Crochets […] : ils incluent des synonymes ou des phrases explicatives. On trouve ainsi
Syndrome de la crosse aortique [Takayasu], ou [Voir codage de la localisation ci-dessus].
Deux points : : précèdent une énumération de termes placés en liste verticale, destinés à
compléter une locution initiale. Ce signe évite la répétition de cette locution à chaque ligne de
la note. Ainsi, la note sous le libellé Pyodermite (L08.0) doit se lire dermite purulente,
dermite septique ou dermite suppurée.
}
Accolade : laccolade utilisée dans une liste de locutions à inclure ou exclure, indique
quaucun des mots qui la précèdent ou qui lui font suite ne sont complets. Chaque locution qui
la précède doit être complétée par la locution qui lui fait suite. Exemple :
Constriction
Rétrécissement du duodénum
Sténose
Service Classifications et information médicale I-5
Pôle Nomenclatures Point tiret . : le quatrième caractère dun code est parfois remplacé par un tiret. Ceci indique
au codeur quil existe un 4e caractère à chercher dans la catégorie appropriée. Exemple :
A lexclusion de : athérosclérose des artérioles rénales (I12.)
Dans de rares cas de création de codes étendus (M62.8, S37.8), lATIH a adopté la convention
de remplacer le 5e caractère proposé par la Cim par un tiret : par exemple, M62.80, S37.88.
Créé le [DATE]
Le mot « et » dans les titres
Le volume 2 de la Cim attire lattention de lutilisateur sur le caractère conventionnel du
terme « et » dans les titres, cest-à-dire dans les libellés de catégories et de souscatégories : il
y a le sens de « et/ou ». Ainsi K31.6 (Fistule de lestomac et du duodénum) code les fistules
de lestomac aussi bien que celles du duodénum ou celles atteignant les deux organes. Cette
convention nest pas appliquée dans la rédaction des notes.
Elle souffre cependant des exceptions :
« et » peut avoir le sens exclusif de « ou » quand le libellé décrit des affections dont
lassociation est médicalement improbable, mais que la Cim ne souhaite pas
distinguer. Ainsi, le code Q63.1 (Rein lobulé, soudé et en fer à cheval) code
indifféremment certaines affections congénitales du rein dont lassociation serait
surprenante :
inversement, « et » peut avoir le sens de « avec » : ainsi le libellé Diverticulose du
côlon et de lintestin grêle, avec perforation et abcès (K57.4) doit être compris comme
décrivant lassociation obligatoire dune diverticulose de lintestin grêle et du côlon
(en fait, du gros intestin) sens de « avec », rendu dans la version anglaise dorigine
par « both » compliquée soit dune perforation, soit dun abcès, soit de ces deux
affections sens de « et/ou ».
Les utilisateurs devront donc être prudents dans lutilisation de ces libellés et vérifier le sens
de ce terme en lisant les libellés voisins de la Cim.
Créé le [DATE]
Le double codage dague astérisque
Certains diagnostics font lobjet dun double codage dans la Cim. Ce sont ceux qui concernent
à la fois une maladie générale initiale et une manifestation localisée à un organe donné. Le
code employé pour la maladie générale (létiologie) est marqué par le symbole dague ou
croix ou obèle (†). Le code de la manifestation est marqué par le symbole astérisque (*).
Pour le recueil dinformation dans les établissements sanitaires français, la consigne est de
respecter cette modalité de double codage chaque fois que la Cim la propose. Par exemple,
coder une conjonctivite herpétique impose lemploi des deux codes B00.5† (Affections
oculaires dues au virus de lherpès) et H13.1* (Conjonctivites au cours de maladies
infectieuses et parasitaires classées ailleurs).
Lensemble des codes astérisque dun chapitre est énuméré au début de chacun des chapitres
concernés. Au sein du chapitre les termes avec dague peuvent apparaitre sous trois formes
différentes :
le symbole † et le code avec astérisque figurent tous les deux dans le titre de la
catégorie : tous les termes codés dans cette catégorie possèdent le même code
astérisque :
I-6 Service Classifications et information médicale
Pôle nomenclatures le symbole † apparait seul dans le titre : à chaque terme de la catégorie correspond un
code astérisque qui peut être différent des autres :
ni le symbole † ni le code astérisque ne sont mentionnés dans le titre de la catégorie :
seuls certains termes inclus dans cette catégorie sont lobjet du double codage : ils
comportent alors le symbole † et le code astérisque qui leur correspond.
La position prédominante de lun ou lautre code dans le système dinformation est fonction
de lobjectif du recueil. Un recueil de données de mortalité favorisera plutôt le code dague,
alors quun objectif de recensement de morbidité privilégiera plutôt le code astérisque.
Créé le [DATE]
Doubles codages autres que le système dague astérisque
Bien que nutilisant pas le système dague astérisque, certaines situations nécessitent la
mention de deux codes pour être décrites complètement. Elles sont repérées dans le volume
analytique par la note : « Utiliser, au besoin, un code supplémentaire… ». Dans le cadre de la
production des résumés de séjours hospitaliers, il convient de suivre cette recommandation
chaque fois que la Cim la propose. Les principales situations concernées sont :
les infections localisées à un organe et classées dans le chapitre correspondant : des
codes du chapitre I (catégories B95B97) permettent de coder lorganisme
responsable de linfection :
les tumeurs : leur morphologie peut être précisée à laide de la CimO (Classification
internationale des maladies pour loncologie), reproduite en fin de volume 1 de la
Cim-10 :
les tumeurs ayant une activité fonctionnelle : celle-ci peut être enregistrée par un code
du chapitre IV :
les troubles mentaux organiques codés en F00F09 : un code dun autre chapitre peut
être ajouté pour indiquer la cause sousjacente :
les affections dues à un agent toxique : un code du chapitre XX permet didentifier
lagent en cause :
les traumatismes, intoxications ou effets indésirables dont la cause peut être signalée
par un code du chapitre XX.
Par ailleurs, en cas de résistance à certains traitements et tout particulièrement lors de la
résistance dun agent bactérien aux antibiotiques , il est possible dassocier un code du
chapitre XXII à celui de laffection traitée.
Créé le [DATE]
Les notes
Des notes complètent les titres et libellés pour en préciser lusage.
Les notes dinclusion sont introduites par Comprend : sous le titre dun chapitre, dun groupe
de catégories ou dune catégorie : à linverse, cette mention nintroduit pas les notes de
même nature placées sous un libellé de souscatégorie. Elles ne figurent jamais quà titre
dexemple dutilisation de la subdivision concernée. La liste des affections citées dans ces
notes nest donc pas limitative, lutilisation du libellé et du code non restreinte aux affections
qui y figurent.
Service Classifications et information médicale I-7
Pôle Nomenclatures A contrario, les notes dexclusion, constamment précédées de la mention À lexclusion de :
sont toujours limitatives. Elles renvoient à la subdivision de la Cim-10 dans laquelle se
trouve le libellé correct à utiliser : son code est fourni entre parenthèses. Certaines de ces
interdictions de codage sont considérées en France comme liées au principe de monocodage
étiologique de la Cim-10. Par exemple, lexclusion placée sous le code R02 (Gangrène, non
classée ailleurs) dutiliser ce code pour mentionner une gangrène au cours de lathéroclérose
nest pas retenue en France. Il faut cependant être très prudent dans la levée de ces
interdictions. Cette attitude nest acceptable que pour signaler des formes particulières de
certaines maladies : en aucun cas on ne doit passer outre pour coder des éléments habituels
de laffection principale (par exemple, la fièvre dans les maladies infectieuses).
Des notes dutilisation complètent les précédentes. Généralement introduites par la formule
Note : , elles renseignent sur certaines conditions dutilisation des rubriques concernées. On
doit faire particulièrement attention aux consignes fournies en tête de chapitre ou de groupes
de catégories : voir par exemple les notes en tête des chapitres X ou XVIII ou sous le titre du
groupe O80O84.
Enfin, sous le nom de glossaire, la Cim-10 fournit des définitions de certaines affections.
Lusage en est généralisé dans le chapitre V des troubles mentaux et du comportement : mais
on en trouve quelquefois dans dautres chapitres : ainsi, par exemple, du texte placé sous le
libellé codé Q23.4 ou Z60.5.
Créé le [DATE]
Les codes interdits
Quelques-uns des codes de la Cim-10 sont interdits dusage dans le PMSI en France.
Certains dentre eux correspondent à des libellés dont limprécision est telle quil ne parait
pas acceptable de les employer eu égard au développement du système de santé national et
aux exigences de tenue du dossier du patient. Leur usage ne pourrait quêtre le résultat dune
insuffisance ou dun défaut de renseignement dans ce dossier. Par exemple, il est impensable
dautoriser lemploi du code T14.9 (Lésion traumatique, sans précision) dans quelque champ
que ce soit : même en labsence de description précise, un médecin doit pouvoir préciser la
nature et la topographie de la lésion. Ces interdictions valent pour toute utilisation de la
Cim-10 dans le PMSI.
Dautres interdictions découlent des indications de la Cim-10 pour le codage des causes de
morbidité. La Cim-10 informe en effet lutilisateur de linterdiction demployer certains
codes pour mentionner l« affection (ou « cause ») principale » cette expression correspond
à la notion de « diagnostic principal » dans le PMSI en MCO. Ces codes ne peuvent jamais
être portés seuls et ne sont jamais prioritaires : ils ne doivent donc être utilisés quen
complément dun autre code de la Cim-10. Il en est ainsi, par exemple, des codes du groupe
B95B97 (Agents dinfections bactériennes, virales et autres) ou de ceux du chapitre XX,
mais aussi des codes O81O84.
Par ailleurs, beaucoup des codes-pères qui ont donné lieu à des extensions de la part de
lATIH ne peuvent être utilisés pour le renseignement des résumés de sortie pour le PMSI.
Enfin, il peut être imposé en sus des interdictions propres au recueil dans certains champs du
PMSI.
LATIH publie sur son site la liste de ces interdictions selon leur type dans la rubrique
Informations/Nomenclatures/Cim/Documentation.
Créé le [DATE]
I-8 Service Classifications et information médicale
Pôle nomenclatures VOLUME 3
Avantages et insuffisances du volume 3
Lavantage évident du volume 3 est tout dabord la présence de nombreux synonymes ou
expressions renvoyant au même code du volume 1. On y trouve développés tous les termes
présents dans les inclusions mais aussi des termes absents du volume 1. Cest le cas par
exemple de lembolie de lartère auditive interne qui nest pas mentionnée comme inclusion
du libellé Occlusion et sténose dune autre artère précérébrale (I65.8) dans le volume 1.
Les catégories du type Affections de … au cours daffections classées ailleurs sont déclinées
plus précisément dans le volume 3 permettant de trouver ainsi les codes dague non répertoriés
comme tels dans le volume 1. Ainsi, le code D63.8* est intitulé dans le volume 1 Anémie au
cours dautres maladies chroniques classées ailleurs. Le volume 3 liste plusieurs types
daffections en rapport avec ce code ainsi que les codes dague correspondants : anémie due au
botriocéphale, paludéenne, tuberculeuse…
De nombreux termes ou qualificatifs sont placés entre parenthèses dans le volume 3, alors
quils sont absents du volume 1 : on trouve par exemple : Gangrène (cutanée) (extensive)
(humide) (infectée) (locale) (par stase) (sèche) (septique) (ulcéreuse) (de) (due à) R02 dans le
volume 3, alors que dans le volume 1 le libellé unique est Gangrène, non classée ailleurs.
Par contre le volume 3 peut se révéler insuffisant. En particulier les exclusions mentionnées
dans le volume 1 ny sont pas reprises. De plus, en France, ce volume na pas été modifié
depuis sa parution initiale : il nintègre pas les mises à jour ou corrections de lOMS (par
exemple, on ny trouve pas les codes de référence au chapitre XXII) et ne comporte pas les
créations françaises.
Il est donc fortement conseillé de toujours coder avec les deux volumes 1 et 3 afin de vérifier
dans le premier la validité du code trouvé dans lindex alphabétique.
Créé le [DATE]
Conventions décriture du volume 3
Renvois : ils peuvent prendre plusieurs formes. Par exemple :
Dépôt (dans) (de)
calcaire voir Calcification
Afin de ne pas répéter sous le terme Dépôt de calcaire tous les qualificatifs placés sous le
terme Calcification, le codeur est renvoyé directement à ce dernier terme.
Encéphalomyélite (voir aussi Encéphalite) G04.9
Une encéphalomyélite sans plus de précision se code G04.9 comme une encéphalite.
Cependant si lon souhaite apporter une précision qui nest pas listée dans les qualificatifs
placés sous le terme Encéphalomyélite, on doit aller la chercher sous le terme Encéphalite.
Dans tous les cas si le terme recherché nest pas trouvé avec précision il est recommandé de
toujours aller voir à lendroit du renvoi.
Service Classifications et information médicale I-9
Pôle Nomenclatures Parenthèses (…) : elles incluent des termes facultatifs pour le codage de même que dans le
volume 1. Ainsi :
Abcès (embolique) (infectieux) (multiple) (pyogène) (septique) (de)
cérébral (toute région) G06.0
signifie que labcès cérébral est codé G06.0 quelle que soit la région touchée et que labcès
soit ou non embolique, infectieux, multiple, pyogène ou septique.
Signes dague † et astérisque * : leur emploi est détaillé au paragraphe relatif au volume 1.
NCA signifie « Non Classé Ailleurs » comme dans le volume 1 (voir ce paragraphe).
Note : une note est parfois placée sous un terme principal juste avant les renvois (voir par
exemple le terme Kyste). Elle précise des conventions de codage ou de description applicables
à ce terme.
Créé le [DATE]
Index alphabétique des chapitres I à XIX et XXI
La première section de lindex alphabétique concerne les chapitres I à XIX et XXI à
lexclusion des intoxications par médicaments et produits chimiques. Il est présenté sous
forme de deux colonnes par page. Le terme principal est inscrit en gras et aligné à gauche. Il
est repris en tête de chaque colonne, suivi de la mention —suite sil fait lobjet de plusieurs
colonnes.
Si nécessaire des termes précisant ou qualifiant ce libellé lui font suite avec différents niveaux
dindentation vers la droite marqués par un tiret. Il est essentiel de bien repérer le niveau de
décalage auquel on se situe pour interpréter correctement le code que lon consulte. On trouve
par exemple :
Infection—suite
généralisée —suite
pneumocoques A40.3
puerpérale, post partum, suites de couches O85
staphylocoques A41.2
streptocoques A40.9
Le code A41.2 correspond à une infection généralisée à staphylocoques (une septicémie). Une
lecture rapide pourrait faire croire par erreur que lon code ainsi toute infection à
staphylocoque.
Créé le [DATE]
Table des tumeurs
Au terme Tumeur de la première section est inséré un tableau qui indique pour chaque
localisation anatomique le code des tumeurs malignes primitives et secondaires, in situ,
bénignes, et dévolution imprévisible ou inconnue de cette localisation. Deux signes
particuliers sont employés dans ce tableau :
I-10 Service Classifications et information médicale
Pôle nomenclatures # : ce sigle concerne des sièges externes relativement imprécis (face NCA par exemple) pour
lesquels la Cim prend le parti de proposer un code de tumeur de la peau. Le comportement
malin ou bénin est ensuite choisi selon la morphologie de la tumeur.
◊ : les carcinomes et adénocarcinomes (sauf intra-osseux ou odontogènes) de sièges suivis de
ce signe sont considérés comme des métastases de siège primitif non précisé. Exemple :
ischion ◊.
Créé le [DATE]
Index des causes externes de traumatismes
La deuxième section du volume 3 correspond aux codes du chapitre XX Causes externes de
morbidité et de mortalité à lexception des empoisonnements (on parle plus couramment
dintoxications) dus aux médicaments et produits chimiques.
Créé le [DATE]
Index des médicaments et autres substances chimiques
La troisième section du volume 3 présente en colonnes le code des différentes circonstances
dintoxication par médicament ou produit chimique.
Pour chaque substance on trouve successivement le code dintoxication du chapitre XIX
correspondant à ce produit puis les codes du chapitre XX décrivant les circonstances
accidentelle, intentionnelle auto-induite ou dintention non déterminée de lintoxication. Pour
les médicaments et substances biologiques, une colonne supplémentaire permet denregistrer
la notion deffet indésirable au cours dun usage thérapeutique.
Créé le [DATE]
Service Classifications et information médicale I-11
Pôle Nomenclatures I-12 Service Classifications et information médicale
Pôle nomenclatures SOMMAIRE
A I
Accolade....................................................5 Index alphabétique..................................10
Adaptations à la psychiatrie......................1 Index des causes externes.......................11
Astérisque..................................................6 Index des médicaments...........................11
Autres publications de lOMS...................1
L
C
Le point dans le code................................3
Caractère + du code...................................4 Libellés .....................................................4
Caractères supplémentaires.......................3 Libellés imprécis.......................................8
Catégories..................................................3
Cim-O........................................................2 N
Code-fils....................................................3
Notes...................................................7, 10
Code-père..................................................3
Notes dexclusion.....................................8
Codes interdits...........................................8
Notes dinclusion......................................7
Conventions décriture du volume 3.........9
Notes dutilisation.....................................8
Crochets.....................................................5
P
D
Parenthèses .........................................5, 10
Dague ........................................................6
Point tiret ..................................................6
Deux points ...............................................5
Présentation de la Cim-10.........................1
Double codage.......................................6, 7
R
E
Renvois.....................................................9
Écriture du code ........................................3
Évolutions de la Cim-10............................1 S
Extensions ATIH.......................................4
Extensions OMS........................................3 Souscatégories..........................................3
Extensions sociétés savantes.....................4 Symboles conventionnels du volume 1....5
F T
Format du code..........................................3 Table des tumeurs...................................10
G V
Glossaire....................................................8 Volume 1 ..............................................1, 3
Volume 2 ..................................................1
Volume 3 ..............................................1, 9
Service Classifications et information médicale I-13
Pôle Nomenclatures