chore: add .gitignore
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FASCICULE SPÉCIAL
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2010Ce fascicule spécial réunit un certain nombre de consignes de codage des diagnostics à
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appliquer à partir de 2010. Elles sont valables pour tous les champs du PMSI.
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Les premières résultent d’une réflexion des experts de l’ATIH sur l’emploi de certains codes
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posant des difficultés aux utilisateurs et fournissant des sujets de litige éventuels lors de
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contrôles. La plupart reprennent des argumentaires déjà exposés en les précisant et en en
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fournissant les critères de validité. Ceux-ci doivent comme toujours être disponibles dans le
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dossier médical et accessibles au codeur et au contrôleur. Dans un seul cas la consigne de
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codage donnée jusqu’alors est modifiée : elle concerne le codage de l’insuffisance rénale
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fonctionnelle.
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Les conseils fournis dans la deuxième partie de ce fascicule sont liés aux évolutions de la
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Cim-10. Elles sont essentiellement dues aux modifications introduites par l’OMS pour assurer
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une description des affections plus complète et plus proche des concepts médicaux désormais
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admis.Consignes de codage de l’ATIH
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Insuffisance rénale fonctionnelle
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L'insuffisance rénale fonctionnelle est une altération de la fonction rénale, habituellement
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passagère et curable. Conséquence d’une diminution de la perfusion rénale, elle peut être
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secondaire à une hypovolémie, une hypotension ou une cause iatrogène. Elle représente une
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forme particulière d’insuffisance rénale aigüe dont la cause n’est ni une atteinte organique du
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rein ni un obstacle sur les voies excrétrices. Elle est qualifiée de prérénale ou d’extrarénale.
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Conformément à la note d’exclusion placée sous le titre du groupe N17–N19 Insuffisance
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rénale, l’insuffisance rénale fonctionnelle doit donc être codée R39.2 Urémie extrarénale.
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L’absence de lésion du parenchyme rénal invalide la consigne jusqu’ici donnée de la coder
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N17.8 Autres insuffisances rénales aiguës. La catégorie N17 doit être réservée au codage des
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insuffisances rénales aiguës avec atteinte organique du tissu rénal.
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Hypotension et baisse de la tension artérielle
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La Cim-10 distingue deux modalités de codage des baisses de la pression intraartérielle
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[tension artérielle]. Elles correspondent à deux conditions très différentes de diagnostic.
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Une baisse de la pression intraartérielle peut être un signe d’accompagnement de diverses
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maladies ou une « découverte fortuite isolée », ce qui ne permet pas de porter le diagnostic de
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maladie hypotensive chronique. Dans les deux circonstances, cette chute tensionnelle est
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qualifiée par la Cim-10 de « non spécifique » : elle doit alors être codée R03.1 Constatation
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d’une baisse non spécifique de la tension artérielle. Elle répond en effet aux critères qui
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conduisent à utiliser le chapitre XVIII qui contient les signes et symptômes « a) […] pour
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lesquels aucun diagnostic plus précis n’a pu être porté, même après examen de tous les faits
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s'y rapportant : b) […] existants lors de la première consultation, qui se sont avérés être
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transitoires et dont les causes n'ont pu être déterminées : c) [se rapportant] aux diagnostics
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provisoires chez un malade qui n'est pas revenu pour d'autres investigations ou soins […] ».
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L’utilisation du code R03.1 suit ainsi la logique exposée dans la note placée sous le libellé
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Constatation d’une élévation de la tension artérielle, sans diagnostic d’hypertension
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(R03.0) : par analogie, on doit considérer que « cette catégorie [R03.1] doit être utilisée pour
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enregistrer soit un épisode [hypotensif] chez un malade pour lequel aucun diagnostic formel
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d’ [hypotension] n'a été porté, soit une découverte fortuite isolée. »
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A contrario, l’hypotension artérielle qualifiée d’idiopathique ou d’orthostatique est une
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maladie chronique invalidante, nécessitant habituellement un traitement prolongé. Son
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diagnostic repose sur la constatation répétée d’une baisse des pressions diastolique et
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systolique, mesurées dans des conditions rigoureuses. Le code I95.– qui la repère ne doit être
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employé que devant un diagnostic établi de maladie hypotensive chronique (sauf si elle
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s’intègre dans un ensemble de troubles neurovégétatifs et neurologiques, constituant alors le
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syndrome de Shy et Drager [G90.3]).
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La même argumentation conduit à distinguer la maladie hypertensive (I10) et l’élévation
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« non spécifique » de la pression intraartérielle (R03.0).
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Anémie posthémorragique aigüe
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L’emploi du code D62 Anémie posthémorragique aigüe pour mentionner la constatation
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d’une anémie postopératoire a suscité de nombreuses remarques. Il se discute devant un
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Service Classifications et information médicale 3
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Pôle Nomenclaturesrésultat d’hémogramme postopératoire prouvant la chute de l’hémoglobine en deçà de
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13 grammes par litre chez l’homme, 12 grammes par litre chez la femme (11 grammes par
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litre chez la femme enceinte), chez un adulte jusqu’alors non anémié. Le présent article vise à
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rappeler et préciser les règles justifiant l’emploi du code D62 dans cette circonstance
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particulière.
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Les règles de l’art en matière de transfusion de malades subissant une intervention ont été
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définies par les experts de la Société française d’anesthésie et de réanimation (Sfar) lors de
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l’élaboration de la Classification commune des actes médicaux (CCAM). Il a été admis que
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l'anesthésiste doit assurer la compensation des pertes sanguines, en particulier au cours des
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interventions par nature hémorragiques : certaines interventions sur le squelette
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(particulièrement hanche, fémur, genou, colonne vertébrale) ou le système cardiovasculaire.
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Cette restitution du volume sanguin peut utiliser des modalités très variables : allotransfusion,
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autotransfusion, emploi de système de récupération sanguine peropératoire. Elle peut être
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entièrement effectuée au cours de l’intervention selon les pertes estimées et éventuellement
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poursuivie au décours de l’opération. Dans ces conditions le code D62 ne doit pas être
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mentionné.
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Inversement, une anémie postopératoire peut se révéler consécutive à un phénomène
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hémorragique inhabituel : le saignement peut résulter de la lésion elle-même (par exemple,
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rupture de la rate, plaie du foie) ou d’un traumatisme peropératoire (plaie d’un gros vaisseau,
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lâchage d’une suture vasculaire, conditions particulières de travail sur le site opératoire). Ces
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cas nécessitent des transfusions massives, ou à tout le moins dont le volume dépasse le
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volume prévisible en fonction de l’intervention. Le code D62 peut alors être mentionné sur le
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bordereau de recueil.
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Malnutrition
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La Cim-10 classe les états de malnutrition dans le groupe E40–E46 : E40 Kwashiorkor ;
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E41 Marasme nutritionnel : E42 Kwashiorkor avec marasme ; E43 Malnutrition
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protéinoénergétique grave, sans précision : E44.0 Malnutrition protéinoénergétique
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modérée : E44.1 Malnutrition protéinoénergétique légère ; E46 Malnutrition sans précision.
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Elle range sous le terme générique de malnutrition1 un groupe d’affections résultant d’une
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carence d’apport ou d’une désassimilation protéinoénergétique : on doit donc l’entendre dans
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le sens restreint de dénutrition. Dans un rapport publié en septembre 20032, l’Agence
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nationale d’accréditation et d’évaluation en santé (ANAES) en a donné une définition : « la
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dénutrition protéinoénergétique résulte d’un déséquilibre entre les apports et les besoins
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protéinoénergétiques de l’organisme. Ce déséquilibre entraîne des pertes tissulaires ayant des
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conséquences fonctionnelles délétères. Il s’agit d’une perte tissulaire involontaire. » Cette
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définition distingue clairement « l’amaigrissement […] de la dénutrition par le caractère non
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délétère de la perte pondérale » et sa nature éventuellement volontaire.
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Dans le même rapport, l’ANAES a établi les critères permettant d’évaluer la dénutrition
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protéinoénergétique des adultes hospitalisés, tous âges confondus. Elle a en effet estimé que la
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définition fournie par la Cim-10, reposant sur des critères statistiques, « n’est pas
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opérationnelle en l’absence de données représentatives de la distribution du poids par tranche
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d’âge et par sexe […] en France. » La Haute autorité de santé a révisé les critères permettant
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1 Cet anglicisme désigne de fait tout trouble lié à un déséquilibre alimentaire, aussi bien en défaut qu’en excès.
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||||
2 Évaluation diagnostique de la dénutrition protéino-énergétique des adultes hospitalisés, ANAES, septembre 2003.
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4 Service Classifications et information médicale
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Pôle nomenclaturesd’évaluer la dénutrition protéinoénergétique chez la personne âgée dans un rapport publié en
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avril 20073. Ces critères sont ici résumés.
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1) Le diagnostic de dénutrition repose sur la présence d’au moins un des critères suivants :
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– chez les patients âgés de moins de 70 ans2 :
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• perte de poids égale ou supérieure à 10 % par rapport à une valeur antérieure à
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l’hospitalisation actuelle, mentionnée dans un dossier médical précédent :
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• perte de poids égale ou supérieure à 5 % en 1 mois par rapport à une valeur
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antérieure à l’hospitalisation actuelle, mentionnée dans un dossier médical
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précédent :
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• indice de masse corporelle (IMC) inférieur ou égal à 17 kg/m² :
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• si le dosage est réalisé et en l’absence de syndrome inflammatoire :
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– albuminémie inférieure à 30 g/l :
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– préalbuminémie (transthyrétinémie) inférieure à 110 mg/l.
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– chez les patients âgés de 70 ans et plus3 :
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• perte de poids égale ou supérieure à 5 % en 1 mois, ou égale ou supérieure à 10 %
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en 6 mois :
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• IMC inférieur à 21 kg/m2 :
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• albuminémie inférieure à 35 g/l4.
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2) Le diagnostic de dénutrition sévère repose sur la présence d’au moins un des critères
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suivants :
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– chez les patients âgés de moins de 70 ans2 :
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• perte de poids égale ou supérieure à 15 % en 6 mois, ou égale ou supérieure à 10 %
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en 1 mois par rapport à une valeur antérieure à l’hospitalisation actuelle,
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mentionnée dans un dossier médical précédent :
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• si le dosage est réalisé et en l’absence de syndrome inflammatoire :
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– albuminémie inférieure à 20 g/l,
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– préalbuminémie (transthyrétinémie) inférieure à 50 mg/l.
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– chez les patients âgés de 70 ans et plus3 :
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• perte de poids égale ou supérieure à 10 % en 1 mois, ou égale ou supérieure à 15 %
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en 6 mois :
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• IMC inférieur à 18 kg/m2 :
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• albuminémie inférieure à 30 g/l4.
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L’emploi des codes E40 à E46 doit se fonder sur ces critères.
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Insuffisance respiratoire (chez l’adulte)
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L’utilisation du code J96.0 Insuffisance respiratoire aigüe nécessite que le dossier comporte
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la mention d’une insuffisance respiratoire aigüe ou d’une détresse respiratoire et la
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constatation au cours du séjour d’une saturation en oxygène (SaO )inférieure à 90 % ou d’une
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2
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pression partielle dans la sang artériel (PaO ) inférieure à 60 mm de mercure en air ambiant.
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2
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3 Stratégie de prise en charge en cas de dénutrition protéino-énergétique chez la personne âgée, HAS, avril 2007.
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4 L’interprétation du dosage doit tenir compte de l’état inflammatoire.
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Service Classifications et information médicale 5
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Pôle NomenclaturesL’utilisation du code J96.1 Insuffisance respiratoire chronique nécessite que le dossier
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mentionne la présence d’une insuffisance respiratoire chronique ou d’une affection
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respiratoire chronique et la constatation d’une PaO inférieure à 60 mm de mercure en air
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2
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ambiant de manière prolongée.
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Cystite aigüe
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Le diagnostic de cystite aigüe est posé devant l’association de signes fonctionnels de type
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pollakiurie, de douleurs mictionnelles ainsi que d’une pyurie sur bandelette urinaire ou d’une
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pyurie avec bactériurie en cas d’étude cytobactériologique urinaire. La mention de cystite
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(aigüe), d’infection vésicale (aigüe) ou d’infection urinaire basse dans le dossier, appuyée sur
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ce faisceau d’arguments, permet d’utiliser le code N30.0 Cystite aigüe pour mentionner cette
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||||
affection. Quand ces éléments manquent ou devant la présence isolée de germes sur
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l’uroculture (bactériurie), on codera N39.0 Infection des voies urinaires, siège non précisé.
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Dépendance envers des machines et appareils auxiliaires
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Est dépendante envers une machine ou un appareil une personne atteinte d’une affection
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chronique dont la survie est subordonnée à l’utilisation régulière et durable de ce matériel.
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C’est en ce sens que doit être comprise l’utilisation des codes de la catégorie Z99 Dépendance
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||||
envers des machines et appareils auxiliaires, non classée ailleurs. Ils ne peuvent pas être
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||||
portés pour mentionner l’utilisation d’un matériel de ce type en phase aigüe : par exemple,
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||||
Z99.0 Dépendance envers un aspirateur ou Z99.1 Dépendance envers un respirateur ne
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||||
doivent pas servir à mentionner l’utilisation de ces matériels chez un patient sous ventilation
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mécanique pour insuffisance respiratoire aigüe, Z99.2 Dépendance envers une dialyse rénale
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||||
ne peut pas repérer les séjours des patients dialysés pour insuffisance rénale aigüe.
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6 Service Classifications et information médicale
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Pôle nomenclaturesMODIFICATIONS APPORTÉES PAR L’OMS
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HELLP syndrome
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Le HELLP syndrome est une complication de la grossesse qui associe une hémolyse
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(Hemolysis), une cytolyse hépatique (Elevated Liver enzymes) et une thrombopénie (Low
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Platelets). L'incidence du HELLP syndrome parmi les patientes présentant une prééclampsie
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est de 2 % à 12 %. Il survient essentiellement entre 27 et 36 semaines d’aménorrhée. En 1999,
|
||||
l’OMS préconisait de coder ce syndrome comme une éclampsie sévère O14.1.
|
||||
En 2008, elle approuve la création d’un nouveau code O14.2 applicable au 1er janvier 2010.
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||||
En France, la date d’application dans le cadre du PMSI est fonction du champ concerné.
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Maladie due au virus de l'immunodéficience humaine [VIH] compliquant la grossesse,
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l’accouchement et la puerpéralité
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Avant la création de ce code, les maladies dues au VIH chez la femme enceinte étaient
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exclues du chapitre XV et devaient être codées avec les catégories B20–B24 (maladies dues
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au VIH) ou le code Z21 (infection asymptomatique). Elles sont dorénavant regroupées sous le
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code O98.7. De même que pour l’ensemble des codes des catégories O98–O99, le code précis
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de l’infection à VIH peut être associé à O98.7 ainsi que les manifestations de la maladie.
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Insuffisance rénale
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L’OMS décrit désormais les insuffisances rénales chroniques dans un cadre plus large de
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« maladie rénale chronique » et propose de coder en plus la maladie sousjacente éventuelle.
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Les différents stades sont définis en fonction de la filtration glomérulaire (FG) :
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N18.1 Maladie rénale chronique, stade 1 : FG égale ou supérieure à 90 ml/min ;
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N18.2 Maladie rénale chronique, stade 2 : FG entre 60 ml/min et 89 ml/min ;
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N18.3 Maladie rénale chronique, stade 3 : FG entre 30 ml/min et 59 ml/min ;
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N18.4 Maladie rénale chronique, stade 4 : FG entre 15 ml/min et 29 ml/min ;
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N18.5 Maladie rénale chronique, stade 5 : FG inférieure à 15 ml/min. Ce dernier stade inclut
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l’insuffisance rénale chronique terminale.
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Cette modification s’accompagne de la mise à jour de tous les codes N18.– lorsqu’ils sont
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référencés comme code dague au sein des autres chapitres de la Cim.
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||||
Service Classifications et information médicale 7
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Pôle Nomenclatures8 Service Classifications et information médicale
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Pôle nomenclaturesSOMMAIRE
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A
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Insuffisance respiratoire............................5
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Anémie posthémorragique aigüe...............3
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aigüe..................................................................5
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Anémie postopératoire..............................3
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chronique...........................................................6
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B J
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Baisse de la tension artérielle....................3 J96.0..........................................................5
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J96.1..........................................................6
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||||
C
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Catégorie N18 ...........................................7 M
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Catégorie Z99............................................6 Maladie due au VIH et obstétrique...........7
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Cystite aigüe..............................................6 Malnutrition..............................................4
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D N
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D62............................................................3 N30.0 ........................................................6
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||||
Dénutrition ................................................4
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||||
Dépendance...............................................6 O
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||||
H O14.2 ........................................................7
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||||
O98.7 ........................................................7
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||||
HELLP Syndrome......................................7
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||||
Hypotension artérielle...............................3 R
|
||||
I R03.1.........................................................3
|
||||
R39.2.........................................................3
|
||||
I95..............................................................3
|
||||
Insuffisance rénale.....................................7
|
||||
extrarénale.........................................................3
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||||
fonctionnelle......................................................3
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||||
prérénale............................................................3
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||||
Service Classifications et information médicale 9
|
||||
Pôle Nomenclatures
|
||||
@@ -0,0 +1,8 @@
|
||||
{"page": 2, "kind": "DATE", "original": "15 février 2009", "placeholder": "[DATE]", "bbox_hint": null}
|
||||
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|
||||
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|
||||
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|
||||
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|
||||
@@ -0,0 +1,112 @@
|
||||
FASCICULE VI
|
||||
AFFECTIONS DU
|
||||
NOUVEAU-NÉEmploi des codes du chapitre XVI
|
||||
Le chapitre XVI est celui de Certaines affections dont l’origine se situe dans la période
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||||
périnatale. La définition de la période périnatale est donnée en annexe du volume 1 de la CIM
|
||||
et au paragraphe 5.7.1 du volume 2 : elle commence 22 semaines (154 jours) après le début de
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||||
la gestation et se termine 7 jours révolus après la naissance. L’expression semaines de
|
||||
gestation employée dans la Cim correspond en France à celle de semaines d’aménorrhée.
|
||||
C’est donc cette dernière sous sa forme abrégée (SA) qui sera employée dans l’ensemble de
|
||||
ce document.
|
||||
Les codes du chapitre XVI sont par conséquent employés pour toute affection qui a son
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||||
origine dans la période périnatale quel que soit le moment où elle est diagnostiquée et/ou prise
|
||||
en charge. C’est le sens de la note placée en tête de chapitre.
|
||||
Inversement il existe des exclusions à ce chapitre : se codent avec les chapitres habituels les
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||||
traumatismes ainsi que toutes les affections du chapitre XIX, les affections endocriniennes,
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||||
nutritionnelles et métaboliques, les malformations congénitales et anomalies
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||||
chromosomiques, le tétanos néonatal et les tumeurs.
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||||
En conséquence :
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||||
– les codes du chapitre XVI ne sont pas réservés au nouveau-né. Bien qu’ils lui soient le
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||||
plus souvent affectés il est possible de les employer à des âges plus avancés si
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||||
l’affection présentée a bien son origine dans la période périnatale :
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||||
– les affections du nouveau-né ne sont pas toujours codées avec le chapitre XVI.
|
||||
Créé le [DATE]
|
||||
À compter de 2010 les codes du chapitre XVI ne doivent plus être employés au-delà de [AGE].
|
||||
Créé le 1er Mars 2011
|
||||
Terme
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||||
L’OMS calcule la durée de la grossesse à partir du 1er jour de la dernière période menstruelle
|
||||
normale : l’âge gestationnel s’exprime en jours ou semaines révolues. Ainsi, un accouchement
|
||||
est dit à terme s’il survient entre la fin de la 37e semaine (259e jour) et la fin de la 42e semaine
|
||||
(293e jour) d’aménorrhée.
|
||||
Un enfant est prématuré s’il nait avant la 37e semaine d’aménorrhée (37 SA), il est après
|
||||
terme s’il nait après la 42e semaine.
|
||||
Créé le [DATE]
|
||||
Les catégories P00-P04
|
||||
Ces catégories permettent de coder des affections du nouveau-né (voire du fœtus) en rapport
|
||||
avec des troubles maternels ou des complications de la grossesse, du travail et de
|
||||
l’accouchement. Elles ne doivent pas être utilisées chez des enfants indemnes ou en bonne
|
||||
santé dans le seul but d’enregistrer l’affection maternelle ou les complications obstétricales.
|
||||
Cette consigne peut cependant faire l’objet d’amendements selon le champ de recueil de
|
||||
l’information, voir à ce sujet le Guide méthodologique de production des informations
|
||||
relatives à l'activité médicale et à sa facturation en MCO 2011.
|
||||
Créé le [DATE], mise à jour 2011
|
||||
Service Classifications et information médicale VI-1
|
||||
Pôle NomenclaturesFaible poids de naissance
|
||||
Il existe parfois une confusion dans l’emploi respectif des codes P05.0 (Faible poids pour
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||||
l’âge gestationnel) et P07.0 (Poids extrêmement faible à la naissance) ou P07.1 (Autres poids
|
||||
faibles à la naissance).
|
||||
Le libellé du code P05.0 induit de manière explicite que l’âge gestationnel est connu, alors
|
||||
que la catégorie P07 n’y fait pas référence. Ainsi un enfant de 1 500 g présente un poids trop
|
||||
faible s’il est à terme, alors que ce même poids peut être correct si l’enfant est prématuré. On
|
||||
emploie alors P05.0 dans le 1er cas et P07.1 dans le 2e.
|
||||
P05.0 est employé pour les enfants dont on connait l’âge gestationnel et dont le poids est
|
||||
insuffisant pour cet âge.
|
||||
P07.0 et P07.1 codent le faible poids de naissance des enfants dont l'âge gestationnel n’est pas
|
||||
connu ainsi que celui des prématurés dont le poids est adapté à l’âge gestationnel.
|
||||
Créé le [DATE]
|
||||
Catégorie Z38
|
||||
Les codes de la catégorie Z38 (Enfants nés vivants, selon le lieu de naissance) permettent
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||||
d’enregistrer la notion de naissance unique ou multiple ainsi que le lieu de naissance (hôpital
|
||||
ou non). Ils sont en général employés seuls chez les enfants nés en bonne santé et ne
|
||||
présentant aucun signe, symptôme ou affection particulière. Ils ne doivent pas être confondus
|
||||
avec les codes de la catégorie Z37 (Résultats de l’accouchement) qui sont réservés au dossier
|
||||
de la mère.
|
||||
Créé le [DATE]
|
||||
Les codes de la catégorie Z38 ne doivent être employés que pour les enfants non hospitalisés,
|
||||
c'est-à-dire restés auprès de leur mère en maternité. À compter de 2010 ils ne doivent plus être
|
||||
employés au-delà de [AGE].
|
||||
Créé le 1er Mars 2011
|
||||
Infections fœtomaternelles
|
||||
Il arrive qu’un enfant fasse l’objet d’investigations pour une suspicion d’infection
|
||||
fœtomaternelle. À la fin du séjour 3 éventualités se présentent :
|
||||
– l’enfant présente une infection avérée : on emploie dans ce cas un code des catégories
|
||||
P35–P39 en respectant leurs exclusions et les conditions d’utilisation des codes P36 à
|
||||
la suite de la création des extensions créées par l’ATIH :
|
||||
– seule la mère est porteuse de l’infection, l’enfant est indemne : c’est le code P00.2
|
||||
Fœtus et nouveau-né affectés par des maladies infectieuses et parasitaires de la mère
|
||||
qui est employé : cependant c’est le code P00.8 Fœtus et nouveau-né affectés par
|
||||
d’autres affections maternelles qui est à employer pour les infections de l’appareil
|
||||
génital de la mère :
|
||||
– l’infection a été suspectée – mais non confirmée – sur la présence d’un liquide
|
||||
amniotique teinté. Ce signe fait partie des inclusions de la catégorie P20 Hypoxie
|
||||
intra-utérine.
|
||||
Créé le [DATE]
|
||||
VI-2 Service Classifications et information médicale
|
||||
Pôle NomenclaturesService Classifications et information médicale VI-3
|
||||
Pôle NomenclaturesVI-4 Service Classifications et information médicale
|
||||
Pôle NomenclaturesSOMMAIRE
|
||||
A N
|
||||
Accouchement Nouveau-né affecté par
|
||||
après terme.................................................................1 complication obstétricale...........................................1
|
||||
terme (à).....................................................................1 trouble maternel.........................................................1
|
||||
Nouveau-né en bonne santé......................2
|
||||
C
|
||||
P
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||||
Catégorie Z38............................................2
|
||||
Catégories P00–P04 ..................................1 Période périnatale.....................................1
|
||||
Catégories P35–P39 ..................................2 Poids de naissance faible..........................2
|
||||
Prématurité................................................1
|
||||
E
|
||||
S
|
||||
Enfant
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||||
mort-né.......................................................................3 Semaines
|
||||
né sans vie..................................................................3 aménorrhée (d’).........................................................1
|
||||
gestation (de).............................................................1
|
||||
I
|
||||
T
|
||||
Infection fœtomaternelle...........................2
|
||||
Terme........................................................1
|
||||
L
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||||
Liquide amniotique teinté..........................3
|
||||
Service Classifications et information médicale VI-5
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||||
Pôle Nomenclatures
|
||||
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|
||||
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|
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|
||||
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|
||||
FASCICULE DE CODAGE
|
||||
POUR LE PMSI
|
||||
Maladies infectieuses
|
||||
Mise à jour 2023
|
||||
1Table des matières
|
||||
FASCICULE DE CODAGE POUR LE PMSI .............................................................................................. 1
|
||||
1. Codage des infections : généralités ................................................................................................. 3
|
||||
1.1. Utilisation des catégories de la CIM-10 ........................................................................................ 3
|
||||
1.2. Hiérarchisation des codes ............................................................................................................. 3
|
||||
1.3. Codage des résistances antimicrobiennes .................................................................................. 3
|
||||
1.3.1. Règles générales ..................................................................................................................... 3
|
||||
1.3.2. Multirésistance ........................................................................................................................ 4
|
||||
1.3.3. Bactéries hautement résistantes émergentes ..................................................................... 4
|
||||
2. Codage de la sévérité des infections : sepsis et choc septique .......................................................................... 5
|
||||
2.1. Diagnostic de sepsis et de choc septique .................................................................................... 5
|
||||
2.2. Codes de sepsis et de choc septique en CIM-10 ......................................................................... 5
|
||||
2.3. Consignes de codage du sepsis et du choc septique ................................................................ 6
|
||||
2.3.1. Cas général du sepsis et du choc septique ......................................................................... 6
|
||||
2.3.2. Utilisation du code A41.8 "Autres sepsis précisés"............................................................ 7
|
||||
2.3.3. Codage du sepsis chez le nouveau-né ................................................................................. 8
|
||||
2.3.4. Codage du sepsis sans étiologie et/ou sans germe retrouvés .......................................... 8
|
||||
3. Codage de situations infectieuses particulières .............................................................................................. 9
|
||||
3.1. Place du syndrome de réponse inflammatoire systémique (SRIS) ........................................... 9
|
||||
3.2. Bactériémie ...................................................................................................................................... 9
|
||||
3.3. Infections compliquant des actes ............................................................................................... 10
|
||||
3.4. Infection urinaire ........................................................................................................................... 11
|
||||
3.5. Syndrome infectieux sans germe ni organe source retrouvé .................................................. 11
|
||||
Annexe : Scores SOFA ................................................................................................................................. 12
|
||||
21. Codage des infections : généralités
|
||||
1.1. Utilisation des catégories de la CIM-10
|
||||
Le codage des infections peut recourir à plusieurs catégories de la CIM-10 selon la
|
||||
situation clinique :
|
||||
• localisation à l’origine des symptômes infectieux, c’est-à-dire infection d’organe
|
||||
causale :
|
||||
• agent infectieux lorsqu’il est connu :
|
||||
• résistance aux médicaments anti-infectieux :
|
||||
• complication infectieuse de soins :
|
||||
• sévérité de l’infection : sepsis et choc septique.
|
||||
Pour les infections localisées, classables dans les chapitres « systèmes, appareils et
|
||||
organes », des codes du Chapitre I peuvent être ajoutés pour identifier l’organisme
|
||||
infectieux, lorsque cette information n’apparaît pas dans le titre de la catégorie. Le
|
||||
groupe de catégories, B95-B98 à la fin du Chapitre I est prévu à cet usage1.
|
||||
Lorsque le libellé du code de pathologie d’organe précise le germe en cause, il n’est
|
||||
pas recommandé de coder celui-ci en plus.
|
||||
• Exemple : Le codage de la pneumopathie à mycoplasme J15.7 (pneumopathie due à
|
||||
Mycoplasma pneumoniae) n’autorise pas l’utilisation du code supplémentaire B96.0
|
||||
Mycoplasmia pneumoniae.
|
||||
1.2. Hiérarchisation des codes
|
||||
Lorsque l’infection est le motif d’hospitalisation dans l’unité médicale, l’infection
|
||||
d’organe est le diagnostic principal. Les informations concernant l’agent infectieux, la
|
||||
résistance aux antibiotiques, les complications de l’infection sont codées en
|
||||
diagnostics associés.
|
||||
• Exemple : hospitalisation pour une pyélonéphrite à Escherichia coli
|
||||
▪ Diagnostic principal : N10 Néphrite tubulo-interstitielle aigüe
|
||||
▪ Diagnostic associé : B96.2 Escherichia coli, cause de maladies
|
||||
classées dans d'autres chapitres
|
||||
1.3. Codage des résistances antimicrobiennes
|
||||
1.3.1. Règles générales
|
||||
La description des résistances aux traitements antibiotiques repose sur trois
|
||||
catégories :
|
||||
• U82 Résistance aux antibiotiques bétalactamines [bétalactames] :
|
||||
• U83 Résistance aux autres antibiotiques :
|
||||
• U84 Résistance aux autres antimicrobiens.
|
||||
Les codes de résistance aux antibiotiques ont été enrichis en 2015 par l’ATIH
|
||||
avec notamment l’ajout d’un caractère supplémentaire en 6e position2 pour indiquer
|
||||
si la situation de résistance concerne un germe responsable d’une infection en cours
|
||||
ou une situation de portage sain.
|
||||
Dans le cadre du recueil PMSI, l’emploi des codes de ces catégories doit
|
||||
respecter deux conditions :
|
||||
1 CIM-10 Volume 2 : 3.1.3 Deux codes pour certaines affections
|
||||
2 Pour les codes qui ne comportent que 4 caractères, le signe « + » doit être noté en 5e position
|
||||
3• la résistance doit être mentionnée dans le compte rendu du laboratoire de
|
||||
bactériologie : résistance à un antibiotique ou résistances multiples ;
|
||||
• la résistance doit entrainer une adaptation du schéma thérapeutique à cette
|
||||
situation de résistance et/ou la mise en œuvre de mesures d’isolement
|
||||
spécifiques3.
|
||||
En conséquence :
|
||||
• les situations de résistance naturelle, c'est-à-dire les situations au cours
|
||||
desquelles la résistance est inhérente à la nature du micro-organisme, ne se
|
||||
codent pas :
|
||||
• les situations de portage sain de germe présentant une résistance et faisant
|
||||
l’objet, du fait de cette résistance, de mesures telles que l’isolement, l’utilisation
|
||||
de matériels ou d’un chariot de soins spécifiques autorisent le codage des codes
|
||||
de ces catégories.
|
||||
La mention de la résistance est indispensable : résistance à un antibiotique, ou
|
||||
multirésistance.
|
||||
Exemple : Pneumonie à pneumocoque résistant à la pénicilline : J13, U82.0+0.
|
||||
1.3.2. Multirésistance
|
||||
Le code U83.71– Bactérie multirésistante [BMR] doit être employé pour coder la
|
||||
présence d’une bactérie multirésistante, c’est-à-dire une bactérie caractérisée
|
||||
comme telle par le laboratoire de bactériologie ou selon les critères du CLIN de
|
||||
l’établissement, sauf dans les cas où cette situation de multirésistance de type BMR
|
||||
est spécifiquement décrite par un autre code. Ainsi, une résistance par
|
||||
bétalactamases à spectre étendu se code U82.2– Résistance par bétalactamases
|
||||
à spectre étendu [BLSE] et non U83.71–.
|
||||
La seule présence de plusieurs résistances sans mention de BMR n'autorise pas
|
||||
le code U83.71–.
|
||||
Dans les situations où un germe présente plusieurs résistances qui répondent
|
||||
aux conditions de codage mais qui ne correspondent pas à une situation de BMR
|
||||
telle que définie ci-dessus, on recommande de coder chaque résistance
|
||||
individuellement.
|
||||
Exemples : Endocardite à Pseudomonas aeruginosa multirésistant : I33.0, B96.5,
|
||||
U83.710 :
|
||||
Colonisation nasale par Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline [SARM] ayant
|
||||
entrainé des mesures d’isolement et de décontamination : U82.101, Z22.3, Z29.0.
|
||||
1.3.3. Bactéries hautement résistantes émergentes
|
||||
La présence de bactérie hautement résistante émergente [BHRe], comme les
|
||||
entérobactéries productrices de carbapénémases (EPC) et les entérocoques
|
||||
résistants aux glycopeptides (ERG), se code U83.70–. Il s’agit là d’un codage
|
||||
d’exception pour les situations qui relèvent de l’instruction
|
||||
N°DGOS/PF2/DGS/RI1/2014/08 du [DATE] relative aux recommandations
|
||||
pour la prévention de la transmission croisée des bactéries hautement résistantes
|
||||
aux antibiotiques émergentes.
|
||||
3 Par mesure d’isolement spécifique on entend les mesures d’hygiène de « précautions complémentaires » qui sont mises
|
||||
en place selon le mode de transmission (air, gouttelettes, contact) de l’agent infectieux : port de vêtement spécifique, matériel
|
||||
dédié, port de masque, limitation des contacts ou déplacements. Ces mesures se distinguent des précautions d’hygiène
|
||||
standard.
|
||||
42. Codage de la sévérité des infections : sepsis et choc septique
|
||||
2.1. Diagnostic de sepsis et de choc septique
|
||||
Le sepsis est défini par le consensus international « sepsis 3 », (cf. Annexes de ce
|
||||
fascicule), publié en 2016, comme une défaillance d'organe(s) menaçant le pronostic
|
||||
vital, causée par une réponse dérégulée de l'hôte à une infection bactérienne, virale,
|
||||
fongique ou parasitaire avec un risque de mortalité à un mois évalué à 10% à 15%.
|
||||
Le diagnostic des défaillances d’organe peut reposer sur le score SOFA (≥ 2 points,
|
||||
ou augmenté de 2 points par rapport à un état basal). L’utilisation des codes de sepsis
|
||||
est conditionnée par la mention du diagnostic de sepsis établi par le clinicien dans le
|
||||
dossier médical du patient. La référence aux scores SOFA est recommandée mais
|
||||
n’est pas nécessaire dans le cadre du codage de l’information médicale pour le PMSI.
|
||||
D’autres scores SOFA ont été publiés pour l’enfant et pour les séjours en dehors d’une
|
||||
unité de soins critiques. Ces scores sont présentés en Annexe.
|
||||
Depuis l’élaboration du consensus Sepsis-3, le SRIS, avec ou sans défaillance
|
||||
d’organe, n’est plus utilisé pour établir le diagnostic de sepsis dans un contexte
|
||||
infectieux.
|
||||
Le choc septique est défini selon le consensus international « sepsis 3 » par
|
||||
l’association d’une défaillance circulatoire caractérisée chez l’adulte4 par le besoin d’un
|
||||
traitement vasopresseur par catécholamines en continu pour maintenir une pression
|
||||
artérielle moyenne ≥65 mm Hg et d’une souffrance cellulaire majeure documentée par
|
||||
une augmentation des lactates sériques > 2mM (ou 18 mg/dl), malgré un remplissage
|
||||
vasculaire adéquat.
|
||||
Le sepsis peut être accompagné, ou non, du passage de germes dans la circulation
|
||||
sanguine, avec hémoculture(s) positive(s). En accord avec cette nouvelle définition, le
|
||||
terme de septicémie ne doit plus être utilisé.
|
||||
2.2. Codes de sepsis et de choc septique en CIM-10
|
||||
A02.1 Sepsis à Salmonella
|
||||
A22.7 Sepsis charbonneux
|
||||
A26.7 Sepsis à Erysipelothrix
|
||||
A32.7 Sepsis à Listeria
|
||||
A40.0 Sepsis à streptocoques, groupe A
|
||||
A40.1 Sepsis à streptocoques, groupe B
|
||||
A40.2 Sepsis à streptocoques groupe D et entérocoques
|
||||
A40.3 Sepsis à Streptococcus pneumoniae
|
||||
A40.8 Autres sepsis à streptocoques
|
||||
A40.9 Sepsis à streptocoques, sans précision
|
||||
A41.0 Sepsis à staphylocoques dorés
|
||||
A41.1 Sepsis à d'autres staphylocoques précisés
|
||||
A41.2 Sepsis à staphylocoques non précisés
|
||||
A41.3 Sepsis à Haemophilus influenzae
|
||||
A41.4 Sepsis à microorganismes anaérobies
|
||||
A41.5 Sepsis à d'autres microorganismes Gram négatif
|
||||
A41.8 Autres sepsis précisés
|
||||
A41.9 Sepsis, sans précision
|
||||
A42.7 Sepsis actinomycosique
|
||||
4 Chez l’enfant, la mise à jour de la définition des entités « sepsis » et « choc septique » est annoncée par les
|
||||
experts, et un addendum à ce fascicule sera dès lors publié par l’ATIH. Une note de cadrage de la HAS annonce
|
||||
un travail de recommandations concernant la prise en charge du sepsis du nouveau-né, de l’enfant et de l’adulte
|
||||
5B37.7 Sepsis à Candida
|
||||
O85 Sepsis puerpéral
|
||||
P36.-0 Sepsis du nouveau-né
|
||||
R57.2 Choc septique
|
||||
2.3. Consignes de codage du sepsis et du choc septique
|
||||
2.3.1. Cas général du sepsis et du choc septique
|
||||
2.3.1.1. Principes généraux
|
||||
Le sepsis est codé lorsque le diagnostic est clairement mentionné dans le dossier du
|
||||
patient.
|
||||
À partir du 1er mars 2021 et à la suite de l’application de la définition du sepsis de
|
||||
2016, le codage de celui-ci n’utilise plus les codes R65.0 (Syndrome de réponse
|
||||
inflammatoire systémique d'origine infectieuse sans défaillance d'organe) ni R65.1
|
||||
(Syndrome de réponse inflammatoire systémique d'origine infectieuse avec défaillance
|
||||
d'organe), mais les codes CIM-10 de sepsis cités ci-dessous.
|
||||
Le code R65.1 n’est plus accessible au codage, le code R65.0 n’est pas compatible
|
||||
avec le codage des entités « sepsis » et « choc septique ». L’usage du code R65.0 est
|
||||
précisé au chapitre 3 de ce fascicule.
|
||||
Les consignes de codage du sepsis et du choc septique, énoncées ci-dessous dans le
|
||||
cas général, sont illustrées par un arbre décisionnel d’aide au codage (Figure 1 : arbre
|
||||
décisionnel d’aide au codage du sepsis et du choc septique).
|
||||
2.3.1.2. Codage du sepsis sans choc septique
|
||||
Le sepsis est codé en diagnostic associé significatif, le diagnostic principal est
|
||||
l’infection étiologique, sauf dans deux situations :
|
||||
- En l’absence de foyer infectieux causal, le sepsis est codé en diagnostic principal
|
||||
de façon dérogatoire.
|
||||
- En cas d’admission5 en soins critiques, le sepsis est codé en diagnostic principal
|
||||
du séjour de soins critiques, s’il s’agit du motif d’admission6.
|
||||
On associe au codage du sepsis celui des diagnostics de défaillances d'organes en
|
||||
codes CIM-10 lorsqu'ils existent et des actes CCAM de suppléances vitales réalisés
|
||||
(ex. remplissage vasculaire, épuration extra-rénale...etc.).
|
||||
Lorsque le libellé des codes de sepsis ou d’organe ne précise pas l’agent infectieux en
|
||||
cause celui-ci doit être codé en sus.
|
||||
Exemples :
|
||||
• Exemple 1 : Hospitalisation pour pyélonéphrite à Proteus mirabilis avec sepsis et
|
||||
insuffisance cardiaque globale :
|
||||
o Diagnostic principal : N10 Néphrite tubulo-interstitielle aigüe
|
||||
o Diagnostics associés : A41.5 Sepsis à d’autres micro-organismes gram
|
||||
négatif, B96.4 Proteus (P. mirabilis) (P. morganii), cause de maladies classées
|
||||
dans d'autres chapitres, I50.0- Insuffisance cardiaque congestive.
|
||||
• Exemple 2 : Admission du patient en réanimation pour prise en charge du sepsis avec
|
||||
insuffisance cardiaque globale :
|
||||
o Diagnostic principal : A41.5 Sepsis à d’autres micro-organismes gram
|
||||
5 Admission au sens du guide méthodologique : « L’admission dans une unité médicale d’hospitalisation de MCO
|
||||
est le facteur déclenchant de la production d’un résumé d’unité médicale (RUM) ».
|
||||
6 Admissions directes, transferts et mutations.
|
||||
6o Diagnostics associés : N10 Néphrite tubulo-interstitielle aigüe, B96.4
|
||||
Proteus P. mirabilis (P. morganii), cause de maladies classées dans d’autres
|
||||
chapitres, I50.0 Insuffisance cardiaque congestive.
|
||||
2.3.1.3. Sepsis avec choc septique
|
||||
Lorsque l’infection s’accompagne d’un sepsis avec choc septique comme défini ci-dessus, le
|
||||
code R57.2 Choc septique devra être associé au code du sepsis.
|
||||
Le choc septique est codé en diagnostic associé significatif, le diagnostic principal est l’infection
|
||||
étiologique.
|
||||
En cas d’admission7 en soins critiques, le choc septique est codé en diagnostic principal du
|
||||
séjour de soins critiques s’il s’agit du motif d’admission.
|
||||
On associe le codage de la ou des défaillance(s) d’organe présente(s) au codage du choc
|
||||
septique.
|
||||
Lorsque le libellé des codes de sepsis ou d’organe ne précise pas l’agent infectieux en cause
|
||||
celui-ci doit être codé en sus.
|
||||
Les actes CCAM de suppléance vitale réalisés, par exemple remplissage vasculaire, épuration
|
||||
extra-rénale, etc. sont codés.
|
||||
Exemples :
|
||||
• Exemple 1 : Hospitalisation pour diverticulite sigmoïdienne avec perforation et abcès, péritonite,
|
||||
insuffisance cardiaque gauche et choc septique, sepsis à Escherichia Coli :
|
||||
o Diagnostic principal : K57.2 Diverticulose du gros intestin, avec perforation et
|
||||
abcès
|
||||
o Diagnostic associé : A41.5 Sepsis à d'autres micro-organismes Gram
|
||||
Négatif, R57.2 Choc septique, B96.2 Escherichia coli, cause de maladies
|
||||
classées dans d'autres chapitres, I50.1 Insuffisance ventriculaire gauche.
|
||||
• Exemple 2 : Mutation du patient de l’unité médicale d’hospitalisation de la situation précédente
|
||||
en soins critiques pour la prise en charge d’un choc septique
|
||||
o Diagnostic principal : R57.2 Choc septique Diagnostic associé :
|
||||
A41.5 Sepsis à d'autres micro-organismes Gram négatif.
|
||||
2.3.2. Utilisation du code A41.8 "Autres sepsis précisés"
|
||||
Les codes de sepsis ne sont pas exhaustifs dans la CIM-10 quant à l’expression de l’agent
|
||||
infectieux causal. Il est recommandé d’utiliser le code A41.8 « Autres sepsis précisés » en
|
||||
diagnostic associé dès lors que l’information la plus précise concernant l’agent infectieux en
|
||||
cause est portée par le libellé de l’infection causale.
|
||||
Exemples :
|
||||
• Exemple 1 : Sepsis au cours d’une méningite à méningocoque
|
||||
o Diagnostic principal : A39.0† Méningite à méningocoques
|
||||
o Diagnostics associés : G01* Méningite au cours d'affections bactérienne
|
||||
classées ailleurs, A41.8 Autres sepsis précisés
|
||||
• Exemple 2 : Sepsis au cours d’une infection à clostridium
|
||||
o Diagnostic principal : A48.0 Gangrène gazeuse
|
||||
o Diagnostic associé : A41.8 Autres sepsis précisés
|
||||
• Exemple 3 : Sepsis au cours d’une infection virale
|
||||
o Diagnostic principal : A97.2 Dengue sévère
|
||||
o Diagnostic associé : A41.8 Autres sepsis précisés
|
||||
7 Admission au sens du guide méthodologique : « L’admission dans une unité médicale d’hospitalisation de MCO
|
||||
est le facteur déclenchant de la production d’un résumé d’unité médicale (RUM) »
|
||||
72.3.3. Codage du sepsis chez le nouveau-né
|
||||
Les codes à cinq caractères à usage PMSI, décrits ci-dessous, permettent de coder le sepsis
|
||||
chez le nouveau-né :
|
||||
P36.00 Sepsis du nouveau-né à streptocoques, groupe B
|
||||
P36.10 Sepsis du nouveau-né à streptocoques, autres et sans précision
|
||||
P36.20 Sepsis du nouveau-né à staphylocoques dorés
|
||||
P36.30 Sepsis du nouveau-né à staphylocoques, autres et sans précision
|
||||
P36.40 Sepsis du nouveau-né à Escherichia coli
|
||||
P36.50 Sepsis du nouveau-né à anaérobies
|
||||
P36.80 Sepsis du nouveau-né à autres bactéries
|
||||
P36.90 Sepsis du nouveau-né, bactérie non précisée
|
||||
2.3.4. Codage du sepsis sans étiologie et/ou sans germe retrouvés
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Dans certains cas plus rares, une infection accompagnée d’un sepsis est diagnostiquée sans
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||||
que l’infection d’organe causale ne soit déterminée. Dans ce cas le code de sepsis peut être
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codé en diagnostic principal.
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• Exemple : hospitalisation pour syndrome infectieux avec hémoculture positive à staphylocoque
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||||
aureus sans foyer infectieux causal documenté, avec insuffisance cardiaque globale. Le
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||||
diagnostic de sepsis est porté par le clinicien :
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||||
o Diagnostic principal : A41.0 Sepsis à staphylocoques dorés
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||||
o Diagnostic associé : I50.0 Insuffisance cardiaque congestive
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||||
Dans le cas d’un sepsis avéré sans que le germe en cause ait pu être retrouvé, le code A41.9
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sera utilisé.
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||||
• Exemple : pneumopathie, germe non identifié, accompagnée d’un sepsis sans hémoculture
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positive, avec choc septique :
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o Diagnostic principal : J18.8 Autres pneumopathies, microorganisme non
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précisé
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o Diagnostic associé : A41.9 Sepsis, sans précision, R57.2 Choc septique
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||||
Figure 1 : arbre décisionnel d’aide au codage du sepsis et du choc septique
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||||
83. Codage de situations infectieuses particulières
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3.1. Place du syndrome de réponse inflammatoire systémique (SRIS)
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||||
Depuis l’élaboration du consensus Sepsis-3, le SRIS, avec ou sans défaillance d’organe, ne
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permet plus au clinicien d’établir le diagnostic de sepsis dans un contexte infectieux. Le codage
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||||
du SRIS peut cependant toujours être utilisé dans le cas de syndromes inflammatoires non
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||||
infectieux (pancréatite aiguë, syndrome de lyse tumorale, pathologies tumorales,
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||||
polytraumatismes, brûlures étendues, etc.)
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||||
Ce syndrome est caractérisé par l’association de signes cliniques et biologiques peu spécifiques
|
||||
(fièvre ou hypothermie, tachycardie, …) pouvant être la conséquence de différentes agressions
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||||
cliniques graves (pancréatite aigüe, ischémie, polytraumatisme, infection…). Il n’est donc pas
|
||||
spécifique d’une atteinte infectieuse.
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||||
On parle de SRIS lorsqu’au moins deux signes parmi les suivants sont présents :
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• température corporelle supérieure à 38°C ou inférieure à 36°C :
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||||
• rythme cardiaque supérieur à 90 battements par minute chez l’adulte ou supérieur à 2
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||||
déviations standards selon l’âge chez l’enfant :
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||||
• rythme respiratoire supérieur à 20 par minute (ou une hyperventilation se traduisant par une
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||||
baisse de la PaCO2 en-deçà de 32 mm Hg) chez l’adulte, ou supérieur à 2 déviations standards
|
||||
selon l’âge chez l’enfant :
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||||
• taux de leucocytes dans le sang supérieur à 12 000/mm3 ou inférieur à 4000/mm3 ou taux de
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||||
cellules immatures supérieur à 10%.
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||||
Il importe également de vérifier qu’un critère du SRIS ne soit pas expliqué par un mécanisme ne
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||||
témoignant pas d’une réponse à une agression (ex : une tachycardie sur trouble du rythme).
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||||
En cas d’infection hors sepsis, le syndrome de réponse inflammatoire systémique d’origine
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||||
infectieuse sans défaillance d’organe (R65.0) reste accessible au codage lorsqu’il apporte une
|
||||
information supplémentaire sur la sévérité de l’infection.
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||||
3.2. Bactériémie
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||||
Le terme de bactériémie définit le passage de bactéries dans la circulation sanguine. On utilise
|
||||
les termes de virémie, de fongémie et de parasitémie pour les autres microorganismes.
|
||||
Une bactériémie isolée, sans infection d’organe ou porte d’entrée précisée ni critères de sepsis
|
||||
et en dehors d’une complication suivant la pose de prothèses, d’implants et greffes internes
|
||||
ou cardiaques et vasculaires, ne permet pas de coder l’infection ou le sepsis. Dans ce cas un
|
||||
code de la catégorie A49 sera utilisé en DP.
|
||||
Il est recommandé d’associer si besoin un code supplémentaire (B95-B98) pour identifier
|
||||
l'agent infectieux.
|
||||
Lorsque la bactériémie survient pendant ou au décours d'une infection d'organe identifiée (ou
|
||||
d’un sepsis), alors le codage de l'infection l'emporte sur celle-ci. La bactériémie (A49.-) ne doit
|
||||
dans ce cas pas être codée en plus.
|
||||
En revanche, si la bactériémie survient suite à une complication d'acte à visée diagnostique
|
||||
ou thérapeutique, ou sans qu'aucune étiologie précise ne soit identifiée, alors il faut la coder,
|
||||
ainsi que l'agent infectieux retrouvé à l'hémoculture si besoin.
|
||||
Exemples :
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||||
• Exemple 1 : Bactériémie avec une porte d’entrée jugée très probable mais sans foyer
|
||||
infectieux causal précis, comme une effraction cutanée non identifiée, une translocation
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digestive sans colite identifiée etc. :
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||||
o Diagnostic principal : A49.- Infection bactérienne à …, siège non précisé
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||||
o Diagnostic associé : microorganisme codé en B95-B96.
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||||
9• Exemple 2 : Fongémie à Candida Albicans isolée et traitée
|
||||
o Diagnostic principal : B37.8 Autres localisations de candidose.
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||||
La situation des bactériémies liées aux soins est abordée au chapitre 3.3
|
||||
3.3. Infections compliquant des actes
|
||||
Le codage des complications infectieuses des actes et des dispositifs médicaux suit
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||||
les règles habituelles préconisées par l’OMS (cf. CIM-10, volume 2) : c’est le code de
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||||
la nature de cette infection qui est l’affection principale.
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||||
On y associe, en DAS, certains codes des catégories T80 à T88 du chapitre XIX de la
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||||
CIM 10 et un code des catégories Y83 ou Y84 du chapitre XX de la CIM 10 « Actes
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||||
chirurgicaux et autres actes médicaux à l'origine de réactions anormales du patient ou
|
||||
de complications ultérieures, sans mention d'accident au cours de l'intervention »,
|
||||
complété si besoin par un code des catégories B95-B98 pour identifier le germe.
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||||
En application de la règle générale rappelée ci-dessus, un code T peut être placé en
|
||||
DP (exemple : T87.4 Infection d'un moignon d'amputation).
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||||
Le caractère nosocomial d’une infection autorise l’utilisation du code Y95 facteurs
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nosocomiaux.
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||||
La situation particulière du codage des infections du site opératoire (ISO) après
|
||||
prothèse de genou ou prothèse de hanche a été précisée par l’ATIH dans la note de
|
||||
codage de 2018.
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||||
Pour une bactériémie iatrogène, on codera d’abord la complication dans T80-T88
|
||||
lorsqu’elle est précisée et Y95 facteurs nosocomiaux lorsqu’ils sont présents.
|
||||
En l’absence de tout signe infectieux local ou général, un examen microbiologique
|
||||
positif isolé sur cathéter intraveineux de longue durée ne se code pas. Ainsi, les
|
||||
résultats positifs consécutifs aux analyses effectuées de manière systématique après
|
||||
le retrait du matériel ne sont pas à coder, en l’absence de symptomatologie et de
|
||||
traitement.
|
||||
Exemples
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||||
• Exemple 1 : Séjour pour infection d’un stimulateur cardiaque :
|
||||
o Diagnostic principal : T82.7 Infection et réaction inflammatoire dues à d’autres
|
||||
prothèses, implants et greffes cardiaques et vasculaires
|
||||
o Diagnostic associé : A49.- lorsque l’hémoculture est positive, agent infectieux
|
||||
codé en B95-B98
|
||||
• Exemple 2 : Ostéite à staphylocoque doré sur prothèse de hanche : M86.-, T84.5,
|
||||
B95.6, Y83.1.
|
||||
o Diagnostic principal : M86.- Ostéomyélite
|
||||
o Diagnostics associés : T84.5 Infection et réaction inflammatoire dues à une
|
||||
prothèse articulaire : B95.6 Staphylococcus aureus, cause de maladies
|
||||
classées dans d’autres chapitres : Y83.1 Intervention chirurgicale avec
|
||||
implantation d'une prothèse interne
|
||||
• Exemple 3 : Infection sur matériel d’ostéosynthèse : ;
|
||||
o Diagnostic principal : codes de l’ostéite ou de l’ostéoarthrite
|
||||
o Diagnostic associé : T84.6 Infection et réaction inflammatoire dues à un
|
||||
appareil de fixation interne [toute localisation]
|
||||
• Exemple 4 : Bactériémie à point de départ d’un cathéter à chambre implantable :
|
||||
o Diagnostic principal : T82.7 Infection et réaction inflammatoire dues à d'autres
|
||||
prothèses, implants et greffes cardiaques et vasculaires
|
||||
10o Diagnostic associé : codes A49 ; agent infectieux codé en B95-B98
|
||||
• Exemple 5 : Sepsis à point de départ d’un cathéter à chambre implantable :
|
||||
o Diagnostic principal : T82.7 Infection et réaction inflammatoire dues à d'autres
|
||||
prothèses, implants et greffes cardiaques et vasculaires
|
||||
o Diagnostic associé : codes A40-A41 ; agent infectieux codé en B95-B98
|
||||
3.4. Infection urinaire8
|
||||
Le diagnostic de cystite aigüe est posé devant l’association de signes fonctionnels de
|
||||
type pollakiurie, douleurs mictionnelles et d’une pyurie sur bandelette urinaire ou d’une
|
||||
pyurie avec bactériurie en cas d’étude cytobactériologique urinaire. La mention de
|
||||
cystite (aigüe), d’infection vésicale (aigüe) ou d’infection urinaire basse dans le dossier,
|
||||
appuyée sur ces arguments, permet d’utiliser le code N30.0 Cystite aigüe pour
|
||||
mentionner cette affection. Quand ces éléments manquent ou devant la présence
|
||||
isolée de germes dans l’uroculture (bactériurie), on code N39.0 Infection des voies
|
||||
urinaires, siège non précisé.
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||||
3.5. Syndrome infectieux sans germe ni organe source retrouvé
|
||||
Au décours d’un séjour pour syndrome infectieux sans foyer ni agent causal
|
||||
documenté, le code B99+1 Syndrome infectieux sans cause retrouvée peut être utilisé.
|
||||
Exemples :
|
||||
• Exemple 1 : hospitalisation pour douleurs de l’hypochondre droit avec syndrome
|
||||
infectieux, prélèvements bactériologiques négatifs, le diagnostic de cholécystite n’a pas
|
||||
pu être affirmé, apyrexie obtenue en 48h sous traitement antibiotique.
|
||||
o Diagnostic principal : B99.+1 Syndrome infectieux sans cause retrouvée
|
||||
o Diagnostic associé : R10.1 Douleur localisée à la partie supérieure de
|
||||
l'abdomen.
|
||||
• Exemple 2 : patient en aplasie fébrile à la suite d’une chimiothérapie, hospitalisé en
|
||||
urgence pour syndrome infectieux sans agent infectieux identifié, ni foyer infectieux
|
||||
causal retrouvé :
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||||
o Diagnostic principal : D70 Agranulocytose ou D61.1 Aplasie médullaire
|
||||
médicamenteuse
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||||
o Diagnostic associé : B99+1 Syndrome infectieux sans cause retrouvée
|
||||
8 La mise à jour de ce chapitre est inscrite au programme de travail de l’ATIH. Dans l’attente de cette mise à jour,
|
||||
les consignes énoncées dans le fascicule publié en 2021 restent en vigueur.
|
||||
11Annexe : Scores SOFA
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||||
A. Calcul du score SOFA (Sequential Organ Failure Assessment Score)
|
||||
Pour les patients adultes (≥ [AGE]), le score SOFA peut être évalué en additionnant les points
|
||||
(somme) pour chaque critère du tableau ci-dessous9 :
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||||
Calcul du score 0 point 1 point 2 points 3 points 4 points
|
||||
SOFA
|
||||
PaO²/FiO² mm Hg >400 301-400 201-300 101-200 et VA ≤ 100 et VA
|
||||
Plaquettes >150 101-150 51-100 21-50 ≤20
|
||||
x103/mm3
|
||||
Bilirubine totale <12 (<20) 12-19 (20-32) 20-59 (33-101) 60-119 (102- ≥120 (>204)
|
||||
mg/L (µmol/L) 204)
|
||||
Hypotension PAM≥70mmH PAM<70mmH Dopamine ≤5 Dopamine>5 ou Dopamine>15 ou
|
||||
G G ou dobutamine adrénaline ≤0,1 adrénaline>0,1 ou
|
||||
(toute dose) ou noradrénaline
|
||||
noradrénaline >0,1
|
||||
≤0,1
|
||||
Score de Glasgow 15 13-14 10-12 6-9 <6
|
||||
Créatinine mg/l <12 (<110) 12-19 (110- 20-34 (171- 35-49 (300-440) ≥50 (>440)
|
||||
(μmol/l) 170) 299)
|
||||
ou diurèse ml/j ou <500 ou <200
|
||||
VA : Ventilation assistée, PAM : pression artérielle moyenne [estimée par (PAS+2xPAD)/3. Amines : dose en µg
|
||||
/kg/mn
|
||||
Le score SOFA de base est nul ou est supposé être nul chez les patients dont on sait qu'ils ne
|
||||
présentent pas de dysfonctionnement d'organe préexistant.
|
||||
Le sepsis est défini par une variation aigüe du SOFA ≥ 2 points dans un contexte de maladie
|
||||
infectieuse1.
|
||||
Un score SOFA ≥ 2 points, ou augmenté de 2 points par rapport à un état basal en cas de
|
||||
défaillance chronique d’organe, permet d’affirmer le sepsis.
|
||||
B. Calcul du score pSOFA (pediatric Sequential Organ Failure Assessment
|
||||
Score)
|
||||
Pour les patients mineurs (< [AGE]), les critères SOFA sont ajustés à l’âge dans le score
|
||||
pSOFA. Ce score peut être évalué en additionnant les points (somme) pour chaque critère du
|
||||
tableau ci-dessous10 :
|
||||
9 Tableau extrait de « Info-antibio n°68 » de la SPILF – Juin 2016
|
||||
10 https : //jamanetwork.com/journals/jamapediatrics/fullarticle/2646857
|
||||
12C. Calcul du qSOFA (Quick Sequential Organ Failure Assessment Score)
|
||||
Le test du quick SOFA (qSOFA) proposé par la conférence de consensus « Sepsis 3 » avait
|
||||
une finalité de prédiction du sepsis dans un contexte infectieux et en dehors d’une unité de
|
||||
soins critiques, lorsqu’au moins 2 des 3 critères suivants étaient présents chez un patient :
|
||||
- pression artérielle systolique ≤ 100 mm Hg
|
||||
- fréquence respiratoire ≥ 22 cycles/min
|
||||
- trouble des fonctions supérieures (confusion, désorientation, GCS<15)
|
||||
La mise à jour des recommandations internationale "Surviving sepsis campaign : international
|
||||
guidelines for management of sepsis and septic shock 2021" plaide finalement en défaveur de l’usage
|
||||
du qSOFA jugé trop peu sensible.
|
||||
13
|
||||
|
||||
|
||||
Calcul du score
|
||||
SOFA : 0 point 1 point 2 points 3 points 4 points
|
||||
PaO²/FiO² mm Hg : >400 301-400 201-300 101-200 et VA ≤ 100 et VA
|
||||
Plaquettes
|
||||
x103/mm3 : >150 101-150 51-100 21-50 ≤20
|
||||
Bilirubine totale
|
||||
mg/L (µmol/L) : <12 (<20) 12-19 (20-32) 20-59 (33-101) 60-119 (102-
|
||||
204) ≥120 (>204)
|
||||
Hypotension : PAM≥70mmH
|
||||
G PAM<70mmH
|
||||
G Dopamine ≤5
|
||||
ou dobutamine
|
||||
(toute dose) Dopamine>5 ou
|
||||
adrénaline ≤0,1
|
||||
ou
|
||||
noradrénaline
|
||||
≤0,1 Dopamine>15 ou
|
||||
adrénaline>0,1 ou
|
||||
noradrénaline
|
||||
>0,1
|
||||
Score de Glasgow : 15 13-14 10-12 6-9 <6
|
||||
Créatinine mg/l
|
||||
(μmol/l)
|
||||
ou diurèse ml/j : <12 (<110) 12-19 (110-
|
||||
170) 20-34 (171-
|
||||
299) 35-49 (300-440)
|
||||
ou <500 ≥50 (>440)
|
||||
ou <200
|
||||
VA : Ventilation assistée, PAM : pression artérielle moyenne [estimée par (PAS+2xPAD)/3. Amines : dose en µg
|
||||
/kg/mn
|
||||
| ||||